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  1. Hommage aussi au très fertile (et tjs très inspiré) compositeur de musique de film !
    J’ai eu l’occasion de le rencontrer à maintes reprises dans les couloirs du CRR de Rueil Malmaison où il dispensait un cours d’improvisation Jazz ;-))

  2. Bonjour Jean-Louis,
    J’ai vu ce documentaire et j’ai les même regrets que toi ayant fait en 2006 le Tour du Viso
    et plein d’autres randos dont le Pic de Caramantran en raquettes au coeur de l’hiver ! ;-))

  3. Merci pour cette belle initiative. Votre propos est éclairant et je l’ai lu tout en écoutant, envouté, cette œuvre dans laquelle je n’avais jamais osé pénétrer. Je me permets de vous signaler que le romancier américain Richard Powers évoque sa création et commente ses mouvements dans son ouvrage « Orfeo ». Dans la traduction parue au Cherche Midi (Lot 49), ce passage va du bas de la page 125 à la page 137. Suivent quelques pages sur ce que sont devenus les trois compagnons de stalag, qui avaient contribué à la création de ce quatuor magique, donné en 1941 devant les prisonniers et leurs geôliers réunis. Pour corriger un peu ce que dit l’un de vos commentateurs, Messiaen et ses compagnons n’étaient pas des civils déportés comme Simone Veil, mais des soldats prisonniers de guerre. Powers indique sa source dans ses remerciements : « Et Messiaen composa » de Rebecca Rischin.

  4. Bonjour
    « la prescription interdit à l’homme mortel de conserver une haine immortelle »
    Quelqu’un sait-il de quel chant d’Homère vient cet extrait?

  5. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’assimilation au violon d’une note diésée et de sa seconde bémolisée. Certes, la différence est minime, mais dans certains cas, dans certaines gammes, pour certaines musiques, les confondre fait perdre de la « teinte » au morceau (en irlandais par exemple). Un cas typique est le si, 1er doigt corde de la, qui peut se jouer en harmonie avec le ré à vide ou avec le mi à vide. Il y a alors un comma de différence entre les deux et l’effet de tension disparait si l’on joue le si en sixte du ré.

  6. Bien sûr c’est une blague: on peut voir les pierres constituant le tour de l’arche présent, déjà en place avant le soit-disant percement… le tas de pierrailles devant l’Arc de Triomphe n’a rien à voir avec ce qui a été soit-disant enlevé… C’est comme si on avait construit l’ « Arc » comme un mur plein pour devoir percer l’arche par la suite: quelle stupidité!!!

  7. Bonjour,
    Je suis la fille de François Duhamel. J’ai le regret de vous dire que mon père est décédé au mois d’oc 2018. J’aurais beaucoup aimé pouvoir écouter le morceau qui lui a valu ce prix. Malheureusement je n’ar Pas à y accéder.
    Je vous remercie pour cet article même s’il date déjà de 2010.

    1. Bien triste, cette nouvelle du décès de notre ami François Duhamel.
      Bricas (c’était son pseudo sur internet) a beaucoup publié sur les forums de notre association:
      https://musicarmonia.fr/index.php/fr/forum/index
      Nous regretterons qu’il ne nous propose plus ses dernières compositions sur ce site de notre association, ainsi que ses critiques, toujours pertinentes !
      Le site où François publiait ses compositions, http://musique.edilia.fr n’existe plus, ce qui explique que le lien ne fonctionne pas, dans mon blog. Désolé

  8. Très intéressant exposé.
    J’aurais toutefois apprécié encore plus cette démonstration si elle avait été accompagnée de la fréquence des notes .
    Par exemple la fréquence des notes suivantes: si dièse – do – do bémol
    Bien cordialement

  9. c’est le  » Titien à sa mèmère » assurément
    mais dans beaucoup de tableaux il y a ce petit chien blanc et roux reconnaissable à sa tache rousse sur l’œil qui je pense lui appartient et je cherche son nom désespérément !

  10. Cher Jean-Louis
    J’ai découvert ton activité de compositeur, et ton site, par le plus grand des hasards il y a quelques années. J’ignore si tu as quelques souvenirs de réunions de famille d’autrefois où nous nous sommes croisés. Pour me situer (si besoin est), je suis un des fils de ta cousine Denise.
    Je prends contact avec toi pour la raison suivante: étant sur le point de déménager, je trie mes affaires et ce faisant, suis tombé sur un lot de partitions anciennes, (fin XIXème, début XXème) certaines de musique  »légère », d’autres de musique  »sérieuse » Massenet, Gounod ou Saint Saens. Ces partitions ont appartenu à notre ancêtre commun, Louis Foucart, dont, comme tu le sais, le père était professeur de musique.
    Je ne savais plus du tout que je les avais en ma possession et songeais à m’en débarrasser, et puis j’ai soudain pensé que cela pourrait peut-être t’amuser de les récupérer. Ou peut-être simplement de les voir, avant de décider quoi en faire.
    J’habite Paris donc il me serait facile de te les apporter dans un lieu convenu ensemble si cette idée te rend curieux.
    A bientôt peut-être,
    Pierre-Yves
    PS, j’ai beaucoup apprécié ton hommage à Michel Legrand, dont j’ai infiniment aimé les compositions (en particulier pour les films de Demy dont je suis fan).

  11. Jean-Pierre Nouvel « entre Bernard Palissy et Padre PIO 10 mars 2009
    Cher Monsieur,
    Le pur hasard m’a conduit sur votre bloc-note et j’aimerais savoir si ce compositeur que j’ai connu dans une autre vie a réussi a financer la suite de son opéra. Son site est fermé. Si je clique sur son nom sur votre site, un message d’erreur apparaît.
    Votre intervention généreuse date d’il y a 10 ans. Qu’en est-il aujourd’hui?
    A titre d’information ,les congrégations religieuses vendent des articles de toutes sortes, des livres religieux , peut-être même des CD. Je l’ai constaté à l’Abbaye de Citeaux près de Dijon et j’ai vu des reportages sur leurs activités commerciales. Bonne Chance à vous et à Jean Pierre.

    1. Chère Madame,
      Merci pour ce commentaire qui m’a permis de mettre à jour les posts concernant Michel Legrand 🙂
      Quant à Jean-Pierre Nouvel, je n’ai plus de nouvelles de lui depuis de longues années, en fait depuis qu’il a renoncé à la composition. Non, il n’a pas réussi à financer la suite de son opéra. Ceci explique cela. 🙁

  12. Toutes mes félicitations pour cet ouvrage très large, clair et actuel. Permettez-moi de vous proposer cette réponse concernant l’emploi d’un la# vers si: il s’agit d’un mouvement ascendant de type « sensible » comme les autres dièses appartenant aux dominants secondaires, ce dernier étant le F#7 (V7 de VIIm7b5). Ceci dit, je vois bien aussi un V7 minorisé (G min7) avec si bémol évoluer vers « si  » de V7. Bien à vous.

  13. Slt tt le monde! En fait après avoir telecharger vingt lecons d’harmonie version pdf ,j’ai fini par voir que c’est tous ce qui me manquait.bravo,pour ce beau er grand ouvrage! Mais j’ai deux petit probleme: 1) je n’arrive pas a trouver les extrais d’audio sur le site.
    2) je n’arrive pas a m’aborner sur le site non plus.
    J’espere que vous allez m’aider.merci deja!

  14. Je pense que c’est une photo truquée.
    On ne peut percer un édifice quel qu’il soit de cette façon.
    Et pourquoi ce flou artistique et grossier à l’endroit du percement et autour des gravas…?
    Une arche doit être prévue à la conception par une linteau de pierre ou autre matériau pour soutenir la partie supérieure de l’édifice.
    Salutations
    JP Carrez

  15. Bonjour,
    Je suis musicien amateur orienté rock et j’apprend sur le « tas » par ci par là! Du coup j’ai téléchargé « mes 20 leçons d’harmonie » et je dois dire que ça à l’air costaud! Il faut pouvoir digérer ce genre de lecture, mais toutefois intéressante. Par contre les liens vers les fichiers mp3 ne fonctionnent pas, on tombe sur l’erreur 404. Comment écouter les extraits?
    Cordialement

  16. Pourquoi faut-il que la plupart des compositeurs modernes pensent-il qu’il faut imiter l’IRCAM pour composer…
    Même Enio Moricone n’a pas échappé à cette malédiction où on travaille les sons plutôt que les harmonies!?

    1. « imiter l’IRCAM pour composer… »
      Est à dire en composant sur ordinateur avec des sons acoustiques et synthétiques, image stéréotypée de l’IRCAM?
      Ce n’est pas le cas de Dusapin que je sache. Ni d’ailleurs de Enio Morricone.
      La plupart des compositeurs contemporains se tiennent d’ailleurs éloignés de l’IRCAM et de sa « philosophie », qu’ils considèrent souvent comme trop influencée par son créateur, Pierre Boulez. Ils se considèrent d’un autre siècle. C’est clairement ce que dit Dusapin dans cet article.
      Enfin, on ne peut pas dire que des compositeurs quarantenaires comme Guillaume CONNESSON (Écoutez ici : https://www.youtube.com/watch?v=9UaesjPQoiI ) ou Karol BEFFA privilégient le son au détriment de l’harmonie. Ils font une musique qui allie le coté vertical (harmonie) et horizontal (contrepoint, mélodie) de toutes les musiques classiques.

  17. Bonjour
    merci pour votre explication en effet le La diése est un si bemolle et je devenais fous pour le trouver ,car mon Korg chromatique ne le reperait pas en tant que La diése

    je suis deboutant de 6 mois et avant de prendre un prof il faut que je me degourdisse à la lecture des notes
    Merci
    Theo

  18. Que dire… Bravo ! J’ai beaucoup aimé le tableau A, le Tableau C et le D ! Même si je ne comprends pas toute la description, ces parties sont très agréables.

  19. Bonjour et merci pour ce blog !

    Suite à la lecture d’un billet consacré au Piano à quatre Mains écrit par « Emilie », je me permets de vous envoyer un lien vidéo d’une œuvre crée en 2015 par le Duo Eclypse composée par Michaël Sebaoun, compositeur français d’aujourd’hui, montrant les différentes possibilités qu’offre cette formation et comment un compositeur l’exploite.
    Empruntant son inspiration à C. Debussy, mais également à O. Messiaen, P. Glass ce Lied-fantaisie demande aux pianistes une parfaite cohésion.
    Merci de votre écoute !
    https://www.youtube.com/watch?v=mR3K5r370B8
    EM

  20. C’est vrai que ce fût une très belle comédie musicale, une de celles que j’ai préférées parmi tous les spectacles que j’ai eu l’occasion de voir ces dernières années !

  21. Passionnant ! Comme vous l’évoquez, le deep learning ne s’arrête pas qu’au domaine de la musique et a déjà été expérimenté en peinture, notamment.
    De plus, La notion de créativité fait l’objet de nombreux débats dans la communauté de recherche, et le deep learning ne fait qu’accentuer les divisions !
    S’agit-il de capacité artistique ? D’imagination ? D’inventivité ?
    Très bon partage ! Merci

  22. Bravo, compliments.
    Une question, une remarque:
    Sur l’invitation à la première audition il est mentionné
     » Quatuor de la fin du temps »
    Alors que nous avons tous appris, et lu,
    même chez DURAND
     » Quatuor pour la fin du temps »
    Qui serait à l’origine de cette modification?
    Elle peut, à réfléchir, modifier la perception de cet ouvrage!
    À suivre …
    Merci.

  23. Le dynamisme du portrait est cree par une serie de petits triangles dans diverses positions d’ou emerge la figure centrale. Alors que chez Malevitch la couleur metallique vient « futuriser » la construction, Klioune reste fidele aux couleurs du cubisme, a leurs tons de terre.

  24. N’oublions pas que cette œuvre fut écrite pour quelques instruments, incomplets et désaccordés, dont Messian put entrevoir l’existence dans le Camp. Sa philosophie chrétienne à l’écoute des oiseaux y est pour une autre part. Car même au-dessus des camps de la mort, survolaient et gazouillaient des oiseaux. Son idée d’Apocalypse (selon Saint Jean) est le reflet de ce qu’il ressentit dans ce camp. Finalement la Musique avec un GRAND aiMe le sauva, et tel Simone Veil, il nous apporte une vision du monde pleine d’espoirs. Laissez-vous emporter par cette musique, et suspendez le temps sur le tout dernier phrasé au violon, qui bien que mourant, en s’évanouissant, est un message ardent d’Espoir de vie.

  25. Assister aux répétitions doit être un moment aussi agréable que le concert en lui-même ! Ce devait être un très beau moment, merci de l’avoir partagé !

  26. oui, je me prend sûrement un petit peu trop la tête je pense, surtout vu la musique que je fais, mais j’avais envie d’en savoir un peu plus sur ces notions classiques d’harmonie qui sont quand même à la base de comment on perçoit la musique; merci encore!

  27. Bonjour,
    je viens de me procurer votre livre « 20 leçons d’harmonie » (format pdf), gratuit et contenant une mine de connaissances; excellent! merci!
    étant novice en matière d’harmonie, j’ai cependant quelques doutes sur ma compréhension de certains passages; les réponses sont sûrement contenues dans le livre mais même après plusieurs lectures, n’étant pas très aguérri, je ne suis sûr d’avoir bien saisi; peut-être pourriez-vous m’éclairer;voici ce qui me turlupine:
    .le tableau récapitulant les enchainements possibles des accords de fondamentales (p15) est-il valable sur toutes les gammes (majeure mais aussi mineure naturelle, et autres) ou uniquement sur la gamme majeure? en regard d’un autre cours d’harmonie visible sur http://e-harmonie.e-monsite.com/pages/niveau-2/rappor.html , les enchainements possibles diffèrent…
    .de même, est-ce que les cadences énoncées p22 sont valables pour la gamme mineure naturelle? est-ce que la cadence plagale spéciale (p32) est valable sur le mode majeur (non harmonique) et sur le mode mineur naturel (éolien)? les cadences de la page 36 s’appliquent-elle uniquement sur la gamme mineure mélodique?
    .pour une compo classique variété/pop/rock (basse, guitare rythmique, guitare soliste, chant donc structure à la fois homophonique et polyphonique), considère t’on qu’il s’agit d’un ensemble de 4 voix ou doit-on considérer la guitare rythmique comme 3 voix (pour un accord à 3 sons) à elle seule (soit 7 voix pour l’ensemble des instruments)?
    quelle position est à suivre (fermée ou ouverte)? ouverte plutôt non (puisque l’intervalle harmonique des accords de guitare rythmique dépasse un octave)?
    les règles du contrepoint s’y appliquent t’elles (la basse et la guitare soliste peuvent former deux lignes mélodiques simultanées) ou non (le fait que la guitare rhythmique (qui joue des accords) se superpose à la basse et à la guitare solo fait que l’on est pas dans le contrepoint)?
    beaucoup de questions à vrai dire mais c’est un peu confus pour moi;
    merci d’avance pour vous éventuels éclaircissements.

      1. oui, erreur de ma part, il s’agit du tableau de la p.18 de votre livre ce qui correspond à la fig7 de la partie ‘enchaînement des accords de fondamentale’ du chapitre 3 de la bibliothèque

        1. Bonsoir
          – >Il faut bien intégrer que l’harmonie n’est pas une science exacte. Elle est donc sujette à diverses analyses et interprétations de règles qui ont beaucoup varié dans le temps.
          Les enchainements proposés de la figure 7, chap 3 sont liés à des choix de cadences basées sur des accords de fondamentales, mais heureusement la musique moderne, quelle qu’elle soit (classique, variété…) n’est pas affaire de cadences seulement mais affaire de gout ! Et surtout elle n’utilise généralement pas les accords de fondamentale mais leurs renversements, sinon on s’ennuierait !
          Réponses suivantes :
          « .pour une compo classique variété/pop/rock (basse, guitare rythmique, guitare soliste, chant donc structure à la fois homophonique et polyphonique), considère t’on qu’il s’agit d’un ensemble de 4 voix ou doit-on considérer la guitare rythmique comme 3 voix (pour un accord à 3 sons) à elle seule (soit 7 voix pour l’ensemble des instruments)? »
          > Un voix par son émis, c’est la théorie. La ligne mélodique doit faire partie de l’accord, mais de façon pratique quand on compose (ou inconsciemment quand on improvise) on fabrique les accords à partir de la ligne mélodique et de la ligne de basse. Ceci étant la guitare rythmique et la basse ont forcément des notes communes (dans des octaves différentes),donc on évite d’harmoniser avec 7 voies (ce qui serait un calvaire!)

          – « quelle position est à suivre (fermée ou ouverte)? ouverte plutôt non (puisque l’intervalle harmonique des accords de guitare rythmique dépasse un octave)? »
          > Ouverte ici, évidemment.
          – « les règles du contrepoint s’y appliquent t’elles (la basse et la guitare soliste peuvent former deux lignes mélodiques simultanées) ou non
          (le fait que la guitare rhythmique (qui joue des accords) se superpose à la basse et à la guitare solo fait que l’on est pas dans le contrepoint)? »
          > Quand on analyse les règles d’enchainement des accords de la théorie classique, on se rend compte que les voies entre deux accords successifs varient en obéissant finalement aux règles du contrepoint. De fait, la théorie de la musique occidentale est basée sur le contrepoint.
          (On simplifie l’analyse musicale en distinguant musique « verticale » (l’harmonie vue comme verticale, vue comme une suite d’accords) et la musique mélodique ( horizontale, le contrepoint).
          Pour composer de façon plus originale dans la formation rock considérée, je vous encourage à vous étudier et à vous inspirer des pratiques du jazz : utilisation des accords de7e, 9e, etc, voir les chapitres qui parle des musiques modales. Écouter les extrais musicaux dans mon bouquin, écouter aussi et analyser (en la répétant) la musique des bons auteurs !
          Bon courage.

          1. merci pour ces explications; « Un voix par son émis, c’est la théorie. La ligne mélodique doit faire partie de l’accord, mais de façon pratique quand on compose (ou inconsciemment quand on improvise) on fabrique les accords à partir de la ligne mélodique et de la ligne de basse. Ceci étant la guitare rythmique et la basse ont forcément des notes communes (dans des octaves différentes),donc on évite d’harmoniser avec 7 voies (ce qui serait un calvaire!) »; donc, si j’ai bien compris, dans une configuration de groupe rock, afin de ne pas se retrouver avec trop de voix on peut faire abstraction des règles concernant les doublures de notes et donc considérer une même note jouée sur 2 instruments différents (ex: guitare et basse)(ou une même note doublée sur un accord de guitare) comme une seule et même voix?

          2. Oui… Nota : L’harmonie dans le rock n’est pas l’essentiel, même si ça compte bien sûr 🙂

  28. De D.E.:
    « Je ne suis pas un amateur de ces ruptures dissonantes
    Si j’en apprécie l’audace j’ai, vis à vis de ce genre, la même attitude qu’avec les créations orchestrales d’Ennio Morricone ( je ne parle pas de ses musiques de films qui ont fait sa réputation).

    Je crois en la musique qui comme celle de Verdi ou de Beethoven, prend aux tripes en n’hésitant pas à la trivialité en empruntant aux folklores et aux rythmes qui font danser dans la tête ».

    JLF => C’est vrai que ce n’est pas une musique « facile » 🙂
    Le 2e mouvement que je suis en train de terminer sera d’ailleurs beaucoup plus consonant.

  29. Bonjour
    Je collectionne les partitions de chant – piano et possède un exemplaire de la première édition de « André Chénier » par Giordano (Paris, Heugel, 1896). Un bel exemplaire acheté l’année de sa parution chez Heugel rue Vivienne à Paris. La couverture couleur est un dessin de décor floral signé P. Borie. Je ne connais qu’un exemplaire actuel visible en bibliothèque, à la villa Medicis à Rome. Si vous êtes intéressé, je peux vous le céder à un prix raisonnable. Bien à vous.

  30. Même si dans les écoles on fait découvrir aux enfants de nombreux instruments, ça ne suscite pas toujours des vocations comme on l’aimerait… difficile en effet à 5 ou 6 ans de choisir un instrument comme le cor ou le tuba ! Les enfant se tournent vers les instruments qu’ils connaissent mieux, et qui leur font moins peur 🙂

  31. Il faudrait peut-être préciser qu’il s’agit d’un montage, ou je me trompe ?
    Le Fake est-il d’époque ou réalisé aujourd’hui ?

      1. Appréciez plutôt le travail du montage, tout ça pour nous faire sourire, à cette période, on en a besoin.
        En tous cas, je le montre sur mon forum dans  » Images pour rire » merci jlfoucart
        Michel

  32. SVP.
    Veuillez intervenir pour que je ne reçoive plus de flot d’e.maïls et messages téléphoniques.
    Merci.
    Considération.
    JHM.

  33. Accident brutal du premier destin (cf. mon analyse du bouquin « Un président ne devrait pas dire ça »): Hollande ne se représentera pas, mon analyse était bonne ! 😉
    C’est aussi un accident dans la vente de ce bouquin à succès (voir l’article de Ridet dans Le Monde ! « François Hollande, spoiler de best seller » (http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/12/03/francois-hollande-spoiler-de-best-seller_5042758_4854003.html« )

  34. La problématique est tout à fait intéressante. L’approche qui consiste à retranscrire de manière stricte et presque « photographique » semble être parfois ce que l’on nous demande. D’une au côté côté, compte tenu de la part d’interprétation qui est inhérente au musicien qui va devoir jouer l’oeuvre, une simplification semble être un meilleur parti. Cela est d’autant plus vrai dans le monde des Musiques Actuelles et notamment dans lequel la part d’interprétation dépasse largement les barrières rythmiques de la mélodie et vient parfois l’enrichir de notes ornementales.

    La retranscription stricte d’un phrasé peut quant à elle être un besoin lorsque la transcription est destinée au même instrument, tandis que lorsque l’instrument auquel la partition est destinée change de famille, la question de la simplification se pose éminemment.

    Merci à Laurent pour ce billet de qualité dans ce contexte web où le monde de la musique à tendance à perdre en prestige…

    Cordialement

  35. Oui, si la peur, l’indécision et l’irresponsabilité continuent de dominer, tout ceci risque de finir avec une dictature.

  36. L’ orgue de choeur de la cathédrale Notre-Dame de Paris est un instrument de trente jeux repartis sur deux claviers et un pédalier. Il comporte deux mille tuyaux et est place du cote nord du choeur, au-dessus des stalles.

    1. Merci pour votre commentaire ! La section de 5.01 à 5.53 vous paraît-elle si datée que ça ?

      Bien cordialement

      Olivier TEITGEN

      1. Ooops ! Je n’avais pas vu la question. Hé bien ce passage me fait penser aux Carmina Burana. Pas spécialement de la musique contemporaine.

  37. Pouvez-vous me donner le © de cette très belle photo de Ligeti ?
    j’ain été très intéressée et je le suis encore par vos commentaires si divers
    Cordialement
    Josseline

  38. Bientôt un tout nouveau projet réservé aux auteurs-compositeurs interprètes francophones avec plusieurs partenaires !!!! Casting en mai prochain !!! Mise en scène le 16-17-18 septembre 2016 ! Je vous en dis plus bientôt sur la page SMACI (Strucutre Musicale d’Aide aux Chanteurs Indépendants) https://www.facebook.com/smacI75/

  39. Ba-Ta-Clan donné à Paris par Léonard Ganvert

    « Communiqué de Presse » Paris le 11 février 2016

    En hommage aux victimes des attentats parisiens du 13 novembre 2015, et de sa propre initiative, le jeune chef d’orchestre Léonard GANVERT* a donné dimanche 31 janvier 2016, l’œuvre de Jacques OFFENBACH sur un livret de Ludovic HALÉVY : Ba-Ta-Clan, Chinoiserie musicale en un acte, en version intégrale (avec orchestre).

    Cette œuvre, créée pour l’inauguration du théâtre d’Offenbach – les Bouffes Parisiens – en 1855, Passage Choiseul à Paris, avait remporté un tel succès que le café-théâtre ouvert dix ans plus tard en 1865 sur l’actuel boulevard Voltaire, a été baptisé du nom de Bataclan, nom devenu tristement célèbre depuis.

    La représentation du dimanche 31 janvier dernier a eu lieu en l’église luthérienne Saint-Paul-de-Montmartre (!), pleine à craquer, en présence de l’actuel propriétaire du Bataclan et de l’arrière petit-fils du librettiste, célèbre personnalité politique (ancien ministre, ancien membre du Conseil constitutionnel). Le final de cette œuvre à la gaieté communicative, a dû être joué trois fois à la demande d’un public enthousiaste, conquis et très ému.

    Le spectacle a fait l’objet d’une captation pour sa diffusion par France Télévision, dans le cadre de la Collection de clips « Fraternité ».

    *Prix de direction du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, lauréat de la Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation et du Lions Clubs International.

  40. Albert Einstein, Étienne Klein, et vous Jean Louis, avez une qualité commune, celle de transmettre généreusement ce qui est beau dans la science et dans la musique.

  41. Très belle interprétation ! emprunte d’une légère nostalgie … Natacha K. est une pianiste très touchante j’aime bien la façon qu’elle a d’aborder ici le répertoire de Rameau, il y a eu une réelle rencontre entre elle et ce compositeur, c’est une démarche de véritable interprète,

    les oeuvres de Rameau sont des leçons d’écriture, on devine le maître derrière chaque phrase musicale : écoutez moi !! » voilà comment écrire, agrémenter, varier ou conclure en cadences savantes » …c’est exactement comme l’art de la fugue ou l’offrande musicale d’un Jean-Sébastien, cela sonnera bien sur n’importe quel instrument, tant l’écriture est accomplie.
    Ceci dit, les ornements restent un problème lié à la facture instrumentale même , au piano on a intérêt à les  » dégraisser », » les alléger » le plus possible, … la prise de son aussi peut être trompeuse et enjoliveuse , non ? les clavecins de Jean-Philippe Rameau devaient sonner plus sec , d’où un tempo rigoureux, et peu de rubato à l’époque…

    pour compléter voir l’article ici : http://www.tutti-magazine.fr/news/page/Natacha-Kudritskaya-Rameau-Abel-Decaux-Musee-Orsay-fr/

  42. Je suis tout à fait d’accord avec toi. C beau, simple, plein d’énergie, surprenant et évident. Je vais acheter le cd… Merci et gros bisous

  43. cher Monsieur,
    contrairement à ce que je viens de lire :
    « Il n’y a pas, actuellement, de traitement médical efficace des acouphènes  » qui se fait sans doute l’écho du savoir de l’ORL passé par l’université, il y a des traitements, ou plus exactement des personnes qui peuvent SUPPRIMER les acouphènes.
    Mais là, je ne veux pas vous effrayer ;=) …. on sortr de la médecine occidentale (l’acupuncture pratiquée par un grand maitre est la solution. Attention à tous ces apprentis, médecins, qui ont une plaque devant chez eux, et un certificat d’acupuncteur acquis en 1 an….)
    cdlt
    th M

  44. Cette analyse est super! Mais j’aurai une question. Quelles pourrait être la problématique et conclusion de cette analyse?

  45. Pauvre béotien que je suis!
    Je découvre, grâce à vous, cette musique magnifique et rentre dans ce sujet.
    Fervent catholique, sans doute moins exigeant que Messiean, et mélomane par amour de la musique.
    Merci.
    Alain

  46. Ce sont les reflets de la fresque de Valerio Adami.
    J’en profite pour corriger les nombresues photes d’orthographe de mon billet et pour publier l’article que le critique du Monde a écrit sur ce concert :

    Voyage de Richard Galliano vers la sobriété
    Le concerto  » Contrastes « , pour accordéon, violoncelle et orchestre, a été créé au Châtelet

    Prodige de l’accordéon dans sa prime jeunesse, tromboniste, arrangeur et accompagnateur de Claude Nougaro, jazzman émérite, Richard Galliano est tout sauf un puriste. A l’image de l’Argentin Astor Piazzolla (1921-1992), qui l’a aidé à trouver sa voie, Richard Galliano adore voyager, et sa musique en témoigne.

    Lundi 15 décembre, trois jours après son 64e anniversaire, le créateur est à l’affiche du Théâtre du Châtelet, à Paris, avec deux concertos, Opale et Contrastes, ce dernier donné en création mondiale. Le programme commence sous l’égide de Jean-Sébastien Bach (transcription d’une page concertante, BWV 1060).

    A gauche, Richard Galliano en maître de cérémonie, écharpe rouge glissée sous les bretelles de l’accordéon. A droite, le violoncelliste Henri Demarquette en invité de marque, tête de pont de l’Orchestre royal de chambre de Wallonie dirigé avec bravoure par un Frank Braley aux allures de mousquetaire. Le violoncelliste occupe ensuite seul le devant de la scène avec Le Grand Tango, d’Astor Piazzolla, déployé avec élégance.

    Richard Galliano revient pour interpréter – sans écharpe mais toujours debout, ce qui n’est pas rien avec un instrument de 11 kg – son Opale concerto. L’œuvre s’apparente à une carte des styles.
    Influences exhibées

    D’ordinaire, les compositeurs tentent de masquer leurs influences. Pas Galliano, qui les exhibe, dans un geste d’offrande semblable à sa façon de jouer, fléchi sur les genoux, l’accordéon tendu vers les cieux. De l’Europe de l’Est à l’Amérique latine, les images défilent sur grand écran – qualité qui n’a pas échappé aux producteurs de  » P.J. « , série policière diffusée par France 2 à partir de 1997, qui en ont tiré un générique à succès.

    Après une symphonie de Boccherini servie avec brio par l’orchestre, place à la création du soir. Cette fois, Richard Galliano est au bandonéon, du moins pour le premier mouvement, une séduisante milonga dans laquelle Henri Demarquette se fond avec art. L’accordéon réapparaît pour les besoins d’une valse jazzy avant une Pavane qui rappelle les premières amours du musicien pour Ravel et d’autres pages (telle une Fugue/Tango) qui font de ces Contrastes une rhapsodie éclectique. Rien à voir, toutefois, avec le patchwork d’Opale concerto. Sans renoncer à sa générosité première (quel virtuose !) Galliano a appris la sobriété.

    Pierre Gervasoni
    © Le Monde

  47. Thank you for your appreciation for Mr. Nobuyuki Tsujii. I do not work for him, but I have become a huge fan and have followed his career avidly.
    Please allow me to make a minor correction. As of today Nobu is age 25 – he was born on September 13, 1988.
    Also, his recital at the Louvre was webcast live on Medici-Tv and an archieved video of it can still be viewed for free
    http://www.medici.tv/#!/nobu-piano-recital-auditorium-du-louvre
    Merci beaucoup!

  48. Compte-rendu très intéressant de ce magnifique concert Steve Reich ! merci d’avoir
    mis le lien arte.tv qui permet de le réécouter et de le visionner encore aujourd’hui.
    Dans « Clapping music », on entend moins la partie « frappée » par Reich je trouve, le jeu du chef ( Järvi en l’ocurrence ) est plus percutant , un peu écrasant .
    le Duet , l’hommage à Menuhin, est très bien interprété, d’autant qu’il est dirigé par Kristjan Järvi ( quel sourire !) Les autres pièces du concert sont plus imposantes, mais s’écoutent aussi avec plaisir, et facilité, pour des pièces contemporaines et …américaines 🙂 d’aucun y décélerait , de part l’omniprésence des cordes, un certain romantisme…
    la prise de son est excellente, on s’y croirait Salle Pleyel !!!
    Emilie

  49. Bonjour,
    Je suis Hana Regaya,étudiante en master à l’institut superieur de musique à Tunis(specialité Piano),je prépare actuellement un mémoire sur la coordination des mains
    pourriez-vous m’aider en me procurant qq publications ou recherches en Francais si possible
    Merci beaucoup

    1. Bonjour Hana Regaya,
      le sujet  » coordination des mains » en musique, et en piano plus particulièrement, renvoie immédiatement aux travaux des grands maîtres,
      tout dépend ce que vous recherchez …( travaux anciens, ou contemporains)

      je pense sans ordre chrono ni d’importance à : Heinrich Neuhauss, (art du piano) Alfred Cortot, (techniques pianinistiques) Marie Jaëll,( travaux sur la main) Franz Liszt, et même à Chopin avec ses » Esquisses pour une méthode de piano  » et Lucette Descaves,(nouvel art du piano)
      autour de ces noms on trouve des ouvrages théoriques et pratiques sur le web, mais aussi dans les biblio ( voir les sites de la BN, le CDMC, la BPI) certains docs sont mis en ligne.
      pour Marie Jaëll : http://www.marie-jaell.info/methode/
      il faut chercher dans les centres de doc des cefedem musique, certains travaux sont consultables,
      ici un travail sur les doigtés :

      http://www.grame.fr/jim07/download/14-Robine.pdf

      Il existe aussi médecine & arts : site et revue très documentés, avec des articles plus contemporains :
      http://www.medecine-des-arts.com/spip.php?page=recherche&recherche=piano

      vous pouvez y naviguer et organiser votre propre recherche
      voilà rapidement ce qui me vient à l’esprit,
      Bon courage !

      Emilie

  50. Lauréat de nombreuses récompenses internationales, dont le prestigieux concours Tchaïkovski en 1998, le pianiste sibérien Denis Matsuev a un parcours de concertiste professionnel de haut niveau. Formé dans la droite ligne de la traditionnelle école russe (son premier enregistrement paru est d’ailleurs consacré à un hommage à Horowitz), il dispose d’une solide maîtrise du clavier.Paris l’a découvert en 2005, au théâtre des Champs-Elysées, à l’occasion d’un mémorable 3e concerto de Rachmaninov, avec ses compatriotes du Philharmonique de Saint-Pétersbourg et Youri Temirkanov.Le public découvrait, peu de temps après, son enregistrement paru chez Sony-BMG et dédié à Tchaïkovski et à Stravinsky.

  51. Monsieur,

    Article convaincant sur la Traviata. MAIS Verdi n’a pas vécu à Brusseto mais à Busseto.

    Veuillez corriger votre article.

    Bonne année 2014

  52. Bonjour.
    Je n’arrive pas à trouver avec certitude la reponse à cette question: pour un concert lyrique avec orchestre, public avec entrées payante 10E, peut on utiliser sans aucun problème les impressions imprimées depuis le site IMSLP ????
    Merci

  53. Bonjour, passionnée de chant lyrique depuis á présent un certain temps, je viens
    d´entrevoir ci-dessus des réflexions totalement dénués de bon sens et de vérité :
    la beauté, pour commencer, est une notion purement subjective dépendant des goûts de chacun et donc, l´on ne peut affirmer de maniere aussi péremptoire que les artistes lyriques actuels seraient  » plus beaux » ou  » moins beaux » que ceux d´antan, les avis sont sans nul doute tres partagés á ce sujet et de plus, l´on ne regarde et n´écoute point un(e) artiste pour son apparence physique mais pour son talent, sa prestance, pour ce qu´il/ elle apporte sur scene .

    Ensuite, affirmer que la morphologie a un lien avec la voix est une stupidité éhontée: depuis quand ce qui se trouve dans notre assiette a un rapport avec nos cordes vocales ?
    Quant aux ténors, eh non, ne vous en déplaise, ils ne sont pas tous obeses
    ( faut-il vraiment être squelettiques pour plaire ?) et ils n´ont pas tous non plus la gorge courte , force est de constater que l´on trouve absolument de toutes les morphologies pour toutes les catégories vocales, ce que l´on ne trouve pas est la maigreur extrême, d´abord parce qu´elle est pratiquement inexistance en Europe et ensuite parce que, á cause d´une faiblesse trop importante, un organisme trop maigre ne pourrait assurer le soutien et la force nécessaire pour chanter .

    Que de sottises l´on trouve sur le Net et ailleurs au sujet de ce si bel art qu´est
    l´art lyrique ! Les mentalités s´effondrent véritablement, certains se complaisent á se vautrer dans la fiente et cela en devient pitoyable autant que ridicule .

  54. – Vie et oeuvre : hum .. cf. « Contre Sainte Beuve »

    – pour le cas Beethoven : nous aurait il priver d’autres chefs d’oeuvre , peut-être ? mais ceux qui l’a déjà laissés sont …inépuisables !

    – Je n’ai rien contre la paléopathologie, mais l’autopsie systématique d’un artiste pour justifier ou non de son génie quel qu’il soit me semble très suspect.

    – que les musiciens , classiques ou jazzmen usèrent de drogues et d’alcool , cela s’est souvent avéré,on peut s’interroger sur la responsabilité du public lui même,
    et celle des médecins, étaient ils dans une totale ignorance du fait ?

    – Lire que la vie de Beethoven est »plombée par le vin…( frelaté de Hongrie) », c’est un peu fort de café, dirait l’autre… y aurait il trouvé par hasard l’inspiration nécessaire à ses compositions ?

    -D’ailleurs Beethoven évoque dans ses lettres  » du champagne ou du vin comme d’un « moyen curatif. »..on a bien du lui enseigner la chose comme telle.

    – Pourquoi ses propos sur Beethoven ,homme célèbre et non pas sur Monsieur Tartonpion ? dont tout le monde se moque ? volonté de détruire ? ou question de com ?

    Requiem in pace !

  55. Et alors qu’est-ce que tous ces propos d’apothicaires peuvent bien nous faire ? je trouve cet article sans intérêt, du moins » musical »…je m’attendais à une démonstration « intelligente » et brillante…J’y vois plutôt une lecture politique anti Beethoven, anti occidentale…non ? Le vin lui même à l’époque était considéré comme un breuvage d’apothicaire, voire miraculeux… 🙂 comme le chocolat vendu autrefois en pharmacie.

    1. Je ne comprends pas ce courroux. Vie et oeuvre, ombres et lumière sont les ingrédients d’un portrait VRAI. Dieu sait que sa surdité a couté au grand homme et que sa vie trop breve nous a peut être privé d’autres chefs d’œuvre.

  56. La longueur des cheveux est de 7 à 15 cm. Etant donné que les cheveux poussent en moyenne de 1,5 cm par mois, ces derniers coupés sur la tête de Beethoven sur son lit de mort représentent les 6 à 12 derniers mois de la vie du compositeur.

  57. Monsieur,

    Pourquoi donc vos images ont-elles disparues sur « les-statues-de-sepa-et-neset-du-louvre ».
    Cela detruit l’exposé.

    Sincèrement votre.
    (JLF=> Elles ont réapparues 🙂 Merci de votre remarque)

  58. Karol Beffa n’est pas le fils de l’ancien pdg de st Gobain mais son neveu , et certainement pas issu de la grande bourgeoisie ( parents profs).
    (JLF=>Merci pour cette rectification)

  59. Oui = c’est bien connu : les journalistes restent les plus compétents dans ce genre d’affaire.(cf. Hergé Tintin et son double, Milou ) quoique ces derniers soient plus reporters qu’investigateurs.

  60. Je trouve ça bien naïf comme conclusion. Au contraire c’est révélateur que le système n’a pas fonctionné parce que lorsque le FISC a fait son enquête et n’avait rien trouvé. Il a fallu que des journalistes s’en occupe…

  61. ps : Ohé ! prière de lire  » Sa demande de pardon , hé ! personne ne l’a agréée ni entendue,

    pps : excellents liens donnés par JLF !

  62. C’est vrai : on a envie d’hurler avec les loups de La Fontaine , mais pas forcément « tous pourris »…
    « car Il y a encore des gens honnêtes en ce bas monde, mon brave Môssieur ! « …

    Ceci dit je trouve que Sir Jérôme C. a un culot époustouflant, et même du cran, d’avoir avoué par écrit le mensonge,qu’il tenait « pour vrai » par oral il y a peu, dans un lieu que d’aucuns tiennent pour quasi sanctuaire de la nation !!! ( il ne joue donc que très partiellement le rôle du » baudet » de la fable de La Fontaine ), …j’aime bien ce côté « chevalier désespéré seul contre tous », le baudet est déguisé c’est un renard rusé !!! mais il fait montre d’un certain courage, assez rare dans cette classe politique. non ? plutôt langue de bois…Avez vous jamais entendu quelqu’un demander pardon à qui que ce soit ? Démarche calculée ou non elle a le mérite d’être faite sans façon…Pure folie ? peut-être. Sa demande de pardon , hé ! personne ne l’a agréer ni n’entendu, au contraire il semble bien que le pardon soit impossible à accorder, on cherche de plus belle des preuves à « enfoncer » et des poux plein la tête ( aucun rapport avec cette histoire d’implants capillaires) Pas de seconde chance en France ni pour les vieux renards rusés ( et celui là a plutôt belle allure) ni pour les baudets. Triste époque.

    Emilie

  63. Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
    Je crois que le Ciel a permis
    Pour nos péchés cette infortune ;
    Que le plus coupable de nous
    Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
    Peut-être il obtiendra la guérison commune. (…)

    Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
    Au dire de chacun, étaient de petits saints. (…)

    L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
    Qu’en un pré de Moines passant,
    La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
    Quelque diable aussi me poussant,
    Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
    Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
    A ces mots on cria haro sur le baudet.
    Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
    Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
    Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
    Sa peccadille fut jugée un cas pendable.

    extrait des Animaux malades de la peste
    La Fontaine

    1. ‘sa peccadille fut jugée un cas pendable’ => c’est drôle (merci Émilie de nous rappeler les bons auteurs) mais est-ce d’actualité, sauf à crier ‘tous pourris’ avec les loups de La Fontaine ?

  64. Je suis à la retraite depuis 4 ans
    2009 Tours Santiago
    2010 Tours Budapest
    2011 Montreux Biarritz
    2013 Biarritz Cap Finiterre.
    Que de beaux paysages et souvenirs

  65. Nicolas POUSSIN , dont on aime à direqu’il est le peintre classique par excellence! moi j’ai découvert le peintre secret et magique . J’ai eu la chance arès huit ans de recherches et de découvertes sur deux tableaux de famille qui m’ont amené su la piste de ce maitre, de pouvoir accéder au monde occulte et secret , qui est l’essence même de sa peinture .J’espère que mon site http://www.lesecretdepoussin.com vous guidera vers ce DA POUSSIN ..

  66. @ Bruno je peux t’assurer que Véro à gardé son bouquet et après l’avoir gardé en loge il est partit avec elle dans la voiture et maintenant il est chez elle 🙂

  67. Bonjour Monsieur,

    Vous aviez eu la gentillesse de parler du concert de mon fils Thibault LEBRUN à la Scot’s Kirk le 5 mars 2011 (votre article du 27/2/11).

    Depuis, il a fait un chemin considérable et à 21 ans (3ème année au CNSM), il entre vraiment dans la « carrière ».
    Il donne un nouveau récital à la Scot’s Kirk samedi 19 janvier, je serai ravie d’y faire votre connaissance si vous avez l’occasion de venir, car j’apprécie beaucoup votre blog.
    Si cela vous intéresse, je peux vous envoyer l’annonce de ce concert avec l’affiche.

    A bientôt,

    Bien cordialement à vous,

    Marie Sheridan

  68. mouiiii suis peut être allée un peu loin, là, ….très intéressantes tes réponses dans l’ensemble, JLF, …je le reconnais, sauf une
    –  » Et la démesure ou la « folie » n’est souvent qu’une manière de se faire remarquer d’un public que l’on recherche,  »
    eh bien non justement !!! cette démesure n’existe que si le compositeur oublie totalement le public , l’idée même du  » public » freine, mutile et déforme toute pensée créatrice. On ne devrait composer que comme des dieux, soi et la musique !!!

  69. contrairement aux apparences, je suis plutôt réaliste.
    Je pense qu’il faut dédramatiser cette affaire. Elle a pris des proportions folles parce qu’elle se traite encore à la loupe déformante et persifleuse des réseaux- soc. et de la blogosphère. ( c’est un système amplificateur, et sans aucune limite , pas très intelligent et infiniment grégaire)
    Même si Depardieu a joué les provocateurs par des déclarations incroyables et regrettables; il joue « du répertoire de l’extrême »,j’en conviens, il faut reconnaître qu’on l’ a aussi provoqué.
    Personne n’est dupe, le bonhomme doit en avoir gros sur la patate pour avoir poussé jusqu’en Russie quand même !!! à moins que le souvenir de Napoléon…
    Depardieu est un artiste de stature internationale. il a des faiblesses certes , mais et alors ? qui n’en a pas ? les poètes et les compositeurs maudits n’en avaient ils pas ?
    Il aurait du répondre à la Cyrano :
    « minable ? » c’est un peu court jeune homme on pouvait dire …bien des choses en somme tenez par exemple en variant le ton…etc.
    Pour moi je ne vois rien de minable chez lui , il touche plutôt au grandiose, même… dans ses dérapages.
    On ne peut que lui souhaiter de retrouver ses esprits et le calme nécessaire pour continuer son travail d’acteur :
    ici un des meilleurs passages de Cyrano
    http://www.youtube.com/watch?v=Zj840BbvMIk

  70. « Le géant Depardieu s’offre un rôle en « caméra réalité » , quel panache, »

    Trop drôle ! Ton empathie est sans limite, Emilie !!
    Quand D. est monté sur l’estrade sans qu’on le lui demande lors d’un meeting de Sarkosy pour dire tout le bien qu’il pensait de lui ou quand il chante les louanges de Poutine en le traitant de démocrate, tu lui trouves toujours du « panache » ?
    Non, non, c’était un grand acteur, il n’a jamais été aussi bon que dans ses premiers films et c’est devenu un clown triste qui donne une piètre image de lui même et de son pays de naissance ou d’adoption (encore un alcoolique de plus chez nous disent les russes), et ce, quelles que soient par ailleurs les excuses (« il est malheureux ») que son ex-femme lui trouve.

  71. « une musique « politiquement correcte »
    Le « politique » est affaire d’époque. Dans les années 60s-70s, c’était Boulez…
    Et le public n’a pas trop aimé…

    « qui ne prend pas de risque »,
    On prend toujours des risques quand on compose, quoi que l’on compose. Et d’abord par ce que le compositeur veut se frotter à un auditoire. Et la démesure ou la « folie » n’est souvent qu’une manière de se faire remarquer d’un public que l’on recherche, et ce n’est pas nécessairement signe de talent…

    « et qui semble prête à être consommer par le public »
    Le public ne consomme pas de la musique quand il va au concert. C’est un évènement qui est tout sauf le robinet à musique de la radio, le super marché culturel comme la FNAC ou une quelconque boite de nuit..

  72. Le géant Depardieu s’offre un rôle en « caméra réalité » , quel panache, il rassemble pour nous tous les rôles à la fois, le colonel Chabert, Montecristo, Jean Valjean, et…Rodin ? Je serais d’avis de se souvenir du meilleur de l’acteur. point //. Il y avait de l’humour et une certaine tendresse je trouve à s’installer à quelques km de la frontière française…Je ne vois pas d’acteur vivant de cette stature dans le monde du cinéma contemporain français…j’ai beau réfléchir…

    à lire : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/01/06/01016-20130106ARTFIG00155-la-famille-de-gerard-depardieu-prend-sa-defense.php

  73. bof, je n’aime pas cette formule là…une musique « politiquement correcte », qui ne prend pas de risque, et qui semble prête à être consommer par le public, non ? ça ne correspond pas à l’excellente musique de Beffa. Qu’est ce que c’est que cette histoire d’équilibre entre l’art et le cerveau ? l’art n’est que démesure !!! sinon quel ennui !

    les grands artistes , acteurs ou musiciens , d’ailleurs ne sont souvent que démesure, même les plus « ‘intellectuels » d’entre eux ( il y a une certaine folie dans l’art de la fugue de Bach, toute maîtrisée que cette oeuvre sublime soit ! )

    1. Il ne fait que paraphraser ravel. Le beau: « le point à égale distance de la sensibilité et de l’intelligence »

      Ce que j’adore, c’est le mot « égal ». Génie !

    1. visite de la semaine dernière, époustouflant, grandiose, guide génial, une belle et interessante découverte, je conseille la visite, c’est vraiment un autre monde.
      Danielle 78

  74. Bonjour
    C’est une bonne chose.
    Le net est incontournable pour de nouveaux talents qui souhaitent élargir leurs relations et partager leurs oeuvres.
    Cdlt
    Jean-Erik Larrivoire

  75. J’y étais le même soir que toi 🙂
    J’ai découvert Véronique Sanson assez tard (j’ai 32 ans) vers la fin des années 90 avec ses reprises de Berger… Et puis je suis tombée amoureuse de tout son répertoire et cette voix magnifique. Je me suis fait les mêmes remarques que toi sur sa générosité envers le public, c’est une belle personne, sensible… trop peut-être ?
    J’ai passé deux heures assez magiques et sa voix a longtemps résonné dans ma tête, pour la première fois j’ai regretté de ne pas avoir acheté un bouquet de fleurs à lui offrir (alors que euh…. ce côté « fanitude » démonstratif n’est absolument pas mon genre, mais j’avais juste envie de la remercier :d).

    Un très joli moment musical que je n’oublierai sûrement jamais. J’espère avoir l’occasion et la chance de l’entendre en live à nouveau un jour.

    1. Pour avoir longtemps travaillé dans des théâtres, je peux vous dire que les artistes gardent très rarement les bouquets de fleurs pour eux, mais les laissent dans leurs loges (s’ils jouent plusieurs sois sur la même scène) ou les offrent au personnel du théâtre. Les joujoux, les peluches, pareil.
      Ravi de constater une fois encore que des « jeunes » prennent le relai et que l’émotion procurée par Véronique et ses chansons dépassent les questions d’âge et de générations.

      1. Merci à tous deux pour vos témoignages – cela m’a permis de me relire et de corriger quelques fautes d’orthographe dans mon billet 😉

  76. Le site de la Scala parle toujours de « persistent flu » le 22 décembre 2012 :
    « Due to a persistent flu, Mrs. Anja Harteros is forced to postpone her debut in Lohengrin,
    ( http://www.teatroallascala.org/en/season/opera-ballet/2012-2013/lohengrin.html )

    Donc ce n’est pas gagné. D’un autre coté, d’ici le 27, dernier jour, il peut encore se passer des choses. Après tout, une grippe ne dure pas un mois. Mais je reste dubitatif. Ils ont déjà changé de cheval une fois, le succès est là, pourquoi prendre un nouveau risque?

    Ceci étant, on peut toujours revoir sur le net les émissions d’ARTE , quand on les a manquées, ceci pendant un certain temps.

  77. J’aimerais savoir si Anja Harteros reprendra le r:ôle d’Elsa le 27 décembre 2012. et si il y aura un enregistrement. Merci pour votre réponse. Nous avons beaucoup regretté cette merveilleuse chanteuse.

  78. Votre commentaire était intéressant car il m’a permis de réactualiser le billet qui datait d’il y a… 7ans ! (A relire, donc !)
    Mon bouquin est accessible dans ma Bibliothèque après inscription, il suffit de choisir son identifiant et son mot de passe, indiquer son adresse email qui reste invisible au public, et voilà. C’est là :
    http://foucart.net/Bibliotheque/index.php?op=edito
    Bonne lecture !
    J-Louis Foucart

  79. Bonjour,
    J’ai visité votre site et lu votre  » 20 lecons d’harmonie » que j’ai trouvé très intéressant. Cette lecture a permis de m’aider dans la composition de ma propre musique. J’aurais en revanche besoin des figures des sons qu’on trouve sur le document auquels je n’ai pas pu accèder.
    Je serai ravis que vous m’indiquez comment y procéder.
    merci
    Beracah Phibel

  80. excellent billet JLF bravo ! j’ai appris beaucoup de choses outre que Mozart peut s’avérer être un excellent somnifère, que Zygel est peut-être légèrement cabotin, et que Beffa excellent compositeur aurait une grosse tête ( bien faite) bon heureusement que la musique réunit tout ce beau monde …
    Personne n’arrive à la cheville du Maestro ZYgel, dispensateur généreux et passionnant d’un savoir incroyable, les polytechnicien ou les savants de la rue d’ulm ont d’autres qualités.

  81. Bel hommage pour Ce grand compositeur Elliott Carter qui aura eu une belle vie, et quelle présence à 103 ans jusque dans cet ultime interview avec la talentueuse violoncelliste Alisa Weilerstein. : voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=1stGn4NA-tU

    je remarque que la toile s’est enrichie depuis 2007 sur Elliott Carter, sans doute grâce à l’anniversaire du centenaire en 2008, et les concerts qui ont suivi, à vrai dire, lorsque je décidais d’écrire ce papier  » Elliott Carter un jeune centenaire et un grand compositeur » en 2007, sur le site de JLFoucart, il n’y avait pratiquement aucun exemple audio sur le web.et très peu d’articles. You tube and cie et les divers sites de musique, se sont actualisés tant mieux, that’s great !!!
    Adieu et Merci Maestro !

  82. Oh Le Coucou vous êtes bien pessimiste !!!

    C’est toujours déroutant d’écouter un jeune prodige, ou bien on l’admire béatement, ou bien on le plaint à l’excès ( « pauvre petit Mozart privé de son enfance et de ses récréations…le travail , toujours le travail « ) …Difficile de savoir si ce jeune pianiste est réellement » bien dans sa peau », ou s’il a subi des heures forcées au clavier.

    A première vue, il a l’air de bien s’amuser !! et de prendre plaisir à jouer, c’est ce qu’on remarque tout de suite. Et nous l’écoutons aussi avec bonheur, car c’est de la musique !!! pas seulement des notes…
    Pour ma part je suis admirative, non pas de la technique mais surtout de la maturité de son phrasé, il joue avec énergie, la même je suppose qu’il mettrait dans un match de foot ou de ping-pong qu’il disputerait avec ses copains.
    Le danger dans l’entraînement intensif, pratiqué très jeune c’est d’abord l’isolement, ( on travaille de longues heures tout seul ) , c’est aussi la trop grande fatigue nuisant à la santé, et enfin le  » décalage  » vécu au quotidien, par rapport aux autres enfants du même âge que l’on devrait fréquenter, mais aujourd’hui la pédagogie a bien évoluée depuis l’âge des  » coups de baguette » et autres brimades …
    (Beaucoup de musique d’ensemble, de rencontre avec les grands virtuoses, de formations orchestrales pour junior, d’opéras destinés aux enfants etc. )

    D’ailleurs on entend une voix familière et chaleureuse près de lui et qui l’écoute, son professeur ou son père …c’est sûrement le plus important…Il n’est pas certain que cet enfant ne connaisse « rien d’autre » …Ce genre de gamin est au contraire très curieux, et avide d’apprendre.
    ( L’avenir musical n’est pas plus facile pour ces enfants surdoués, car le public jadis ébloui par l’enfant est d’autant plus cruel pour l’adulte qu’ il est devenu ) Garder le plaisir de jouer malgré un entraînement certainement exigeant et de haut niveau , là est le challenge !
    Il existe vraiment des enfants surdoués, jouant excellemment en travaillant juste  » un peu  » …Ils devinent les gestes à faire, retiennent une pièce dès la première écoute, c’est un don ! ce sont les projets de concours et de concerts qui leur mettent la pression ensuite, et les ambitions des « maîtres » ou des familles qui rivalisent de projets pour eux.

    Peut être faudrait il privilégier « composition et improvisation » dès le plus jeune âge ? pour pallier la folie de la performance à tout prix et éviter la pédagogie du  » petit-singe-savant  » …Ce que n’est absolument pas ce jeune pianiste dans cette vidéo . Les petits singes ont toujours l’air triste…

    Permettre à la virtuosité ( enfantine) de ré « inventer la musique » .

    Emilie

  83. Bonjour, permettez moi de laisser ici le commentaire d’un ignorant qui après 40 années d’interrogations infructueuses en musique ne sait toujours pas harmoniser les comptines pour enfants mais sait interpréter des morceaux de musiques plus complexes à la manière des perroquets sans comprendre ce qu’il joue!
    Suite à cette steppe musicale je me suis interrogé pendant ces mêmes 40 années sur la cause de mon ignorance.
    Il faut arrêter d’enfariner le peuple et surtout la jeunesse!
    Sans connaître Mr. Zimmer ni avoir vu le documentaire, je confirme : HZ est un travailleur, affable, sympathique, doué et talentueux. Mais il n’est pas un mythe, ni un génie ou un héros.
    Il transparaît de sa photo et les textes qu’il est un pur produit bavarois né et élevé par ses géniteurs et leurs réseaux pour éduquer et créer un expert musical.
    Le fait que HZ ait étét mis très tôt dans un environnement propice avec des VRAIS maîtres connaisseurs en la matière lui a permis de développer les connaissances nécessaires dans le tiers du temps nécessaire au commun des mortels.

    J’ai bien découvert qu’il n’est pas nécessaire de connaître 70% de ce qui est enseigné dans les conservatoires pour développer la création musicale. Mais le secret réside dans les 30% restant dans l’art et la manière, la chronologie dont lui ont été inculqué ces connaissances nécessaires.

    H.Z. doit cesser d’affirmer qu’il ne connaît rien en théorie musicale. Il vaut mieux ne rien dire ou annoncer qu’il ne veut pas divulguer son secret plutôt qu’affirmer sa méconnaissance. Cela aussi lui a été inculqué par les maîtres qui l’on formé dans tous les domaines du « savoir-tromper »! Son seul mérite réside dans sa volonté et sa passion pour travailler l’environnement musical où on l’a plongé depuis son enfance.
    Le vrai mérite revient aux maîtres qui connaissent et qui lui on enseigné le juste minimum à connaître pour développer des facultés de créations musicales.
    Il est triste que la majorité des mélomanes les plus avertis ne connaissent ou ne reconnaissent pas ce juste minimum qui est d’or.
    Secret jalousement gardé ce qu’on peut accepter, mais il n’est pas acceptable qu’on divulgue de fausses (ou incomplètes) informations pour éviter de dire la vérité.

  84. Pauvre Gosse… Pour avoir un peu vécu çà (a l’europeenne), je ne peux voir que l’envers du décor, et c’est pas beau a voir. Même si le gamin n’a pas l’air malheureux, après tout, il ne connait rien d’autre, et pour faire faire ça a un gamin, il faut y passer pas mal de temps, tous les jours.
    Aucun môme n’est programmé pour ça. Attendons de voir sa crise d’ado, dans le meilleur des cas…..

  85. bien sûr pour transposer d’une tierce, mineure, ou majeure, ou monter d’un ton, les clés seront autres, il y a du choix parmi les sept clés, …mais le raisonnement est le même :
    – quelle est la nouvelle tonalité ? et son armure ?
    – les altérations accidentelles éventuelles ? se référer à do M et à l’intervalle de transposition considéré.
    – déterminer les nouvelles clés ( ut 4 , 3 fa 4 ou ut 1ere ) à la main droite et ( ut 3, ut 2, fa 2 ou clé de sol ) à la main gauche

    ou bien laisser les cantatrices chanter a capella …

  86. Transposer à vue en « réfléchissant » c’est toujours un peu difficile , c’est vrai…Il est plus facile de transposer d’instinct, d’oreille, si on est sûr de soi…
    1) passe de Sol b à Fa b majeur, c’est descendre d’un ton, on se retrouve en Mi majeur, l’enharmonique de Fa b M.
    2) -voilà donc la nouvelle tonalité: Mi majeur avec ses 4 dièses, ( armure)
    3) – on pense maintenant aux altérations accidentelles que l’on va rencontrer, raisonnons : passer de sol bemol à fa bémol c’est comme passer de do Majeur à si bémol Majeur, donc il faudra dans notre transposition, baisser d’un demi ton devant si et mi
    4) les nouvelles clés de lecture seront la clé ut 4 eme pour la main droite ( au lieu de clé de sol) et ut 3 eme pour la main gauche ( au lieu de clé de Fa ).

    Certes, il faut réfléchir fort et vite…mais il y a ensuite des automatismes qui s’installent. Les seules contraintes :
    Connaître les gammes et leurs armures
    Savoir lire dans les 7 clés
    S’exercer régulièrement, et gagner de la vitesse d’exécution…

    Je me souviens que ans le cours de « technique au clavier » c’était l’exercice de transpo le plus redouté de nous …On transpose en général d’un ton, d’une tierce mineure ou majeure,
    (soit en montant soit en descendant). Il est rare que l’on transpose d’une quatre, à moins que la chanteuse soit très spéciale…

    Transposer « d’oreille » et certainement plus agréable, …reste encore les vieux harmoniums à claviers transpositeurs…ça « couine » un peu mais ça « couine juste ».

    Emilie

  87. Faire une dictée musicale et interpréter une partition au piano sont deux choses différentes, même si dans les deux cas il s’agit de « reconnaitre des notes ».

    Dans un cas, on entend des notes. Dans l’autre, on les lit, et en général on en a plusieurs à lire en même temps (dans un accord). Et l’exercice est autrement difficile quand on déchiffre en même temps que l’on doit jouer sans fausses notes, comme en concert, ce qui est le cas des artistes professionnels.
    Ceci étant, dans les deux cas, on parle toujours d’intervalle, même si c’est inconscient. La preuve, avant de commencer la dictée musicale, on donne le LA pour que l’élève trouve d’abord la tonalité et puisse noter les altérations à la clé!

  88. jolene-suarez, le 14/12/2011 à 17h31
    Vous faites de la « formation musicale » car vous êtes de votre époque : vous nous demandez donc d’entendre « des intervalles ». Mais croyez vous que vous préparez bien à la dictée en demandant aux auditeurs de trouver un intervalle ? Quand on fait une dictée, on n’a pas le temps de penser à l’intervalle, il faut penser tout de suite à la note. Ici, vous travaillez sans donner le la, donc sans tonalité définie. Cela n’empêche pas de trouver l’intervalle bien sûr. Mais une fois qu’on a trouvé l’intervalle il faut trouver la note pour l’écrire si on fait une dictée, il faut donc perdre du temps à compter sur ses doigts . Moi, je fais l’inverse, je ne reconnais pas les intervalles, j’entends des notes et c’est après seulement que je qualifie l’intervalle, si je pense que c’est nécessaire. La différence, c’est que ma méthode est bien plus efficace pour le déchiffrage, la dictée, bref pour tout. D’ailleurs ce n’est pas « ma » méthode, c’est LA méthode traditionnelle qui prévalait depuis longtemps avant la réforme des années 70. Ceci dit, si on entend l’intervalle en même temps que les 2 notes, c’est très bien. Mais la pédagogie actuelle semble vouloir faire trouver l’intervalle seul, les gens trouvent des intervalles et sont empêtrés ensuite pour chanter ce qu’ils lisent ou écrire ce qu’ils ont entendu.

  89. Dans l’implication par rapport à l’égo, au contraire, on fait des comparaisons sociales, on relie le résultats aux qualités de la personne. (Ex : « C’est très bien, vous faîtes un bon travail », « C’est mauvais, vous devriez faire mieux », « D’habitude les gens ne mettent pas plus de 15 minutes pour faire ça »).

  90. C’est exact. Mais le latin est aussi une langue de communication internationale pratiquée par bon nombre de non-catholiques. Regardez à « Ephemeris », « Domus Latina », « Schola Nova » ou « Nuntii Latini », et vous serez étonné du nombre de gens qui parlent le latin indépendamment de tout contexte religieux, ce qui n’empêche nullement ces gens d’être, par ailleurs catholiques ou protestants, ou athées.

  91. Etant moi-même professeur de formation musicale / solfège, je partage malheureusement les propos de cet article. Je rêve qu’un bon programme officiel national soit mis au point car parmi toutes les méthodes qui existent, beaucoup sont trop difficiles, ne sont pas assez progressives et je suis obligée de les décaler d’un niveau pour qu’elles marchent. Il faut arrêter l’élitisme dans les petits niveaux et réserver certaines difficultés à ceux qui veulent enseigner la FM sans pour autant tomber dans l’excès inverse …
    J’ai partagé cet article sur facebook, que tous ceux qui le partagent cliquent sur « j’aime ».

  92. j’ ai bien reçu un peu moins de publicites dans la boite a lettres mais il y en a encore beaucoup trop. Ce qui devrait etre interdit c’ est que les listes de publicites soient revendables. merci quand même.

  93. Ce fut une excellent concert, avec un chœur de chambre « Artemisia » qui a beaucoup travaillé et acquis un niveau professionnel. Mais je n’aurais garde d’oublier les solistes instrumentaux, flutistes et pianiste!
    On attend les enregistrements (audio et vidéo) avec impatience.

  94. merci JLF pour cette découverte !!!

    Aelita est une véritable artiste au sens plein du mot :
    il me semble que les toiles de Pollock soient tout de même plus accomplies et plus complexes, mais
    l’ intuition d’Aelita est déjà très sûre, il y a du rythme dans la composition, fantaisie bondissante et rafraîchissante dans le style, collages, couleurs, mélange de textures…Grande maîtrise aussi dans les faits et gestes, la gestique est précise même quand elle semble improviser.
    j’aime bien ses harmonies de couleurs, les « opaques » et les lumineux » aussi, superbes !
    quelle est la part du hasard dans tout cela ? probablement la même que pour un compositeur-improvisateur…
    un seul bémol : ses poumons !! cette fillette n’a que cinq ans ! si petite à peindre sans doute longtemps au milieu de ses flacons et pots de peinture, il vaudrait mieux peindre au grand air, on pense à la grande plasticienne Niki de Saint Phalle, disparue il y a quelques années, des suites d’une maladie respiratoire, directement liée aux produits toxiques respirés continuellement en atelier. Espérons que ces produits là soient inoffensifs !
    En tous Bravo mademoiselle Picasso !

    Picasso ne disait-il pas : on ne crée qu’entre 0 et six ans , ensuite on se répète ! ? …

    Emilie

  95. Merci Agnès je vais de ce pas télécharger votre livre.
    J’ai bien noté aussi que « Agnès Boucher participera à l’emission « Les femmes, toute une histoire » sur France Inter le 13 mai à 16 heures ».
    A ce propos, connaissez-vous le compositeur français Florentine Mulsant? Elle m’a avoué avoir eu quelque mal à se faire éditer et avoir choisi finalement un éditeur allemand qui s’est spécialisé dans l’édition des compositeurs femmes, et notamment de Fanny Mendelssohn, Clara Schumann, Alma Mahler et quelques autres.
    Intéressant, non?

  96. Alma disait avant leur mariage que la musique de son fiancé était assourdissante…

    Je me suis intéressée à Alma, ainsi qu’à Fanny Mendelssohn et Clara Wieck, au travers d’un essai, publié chez L’Harmattan.
    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=36589

    Si Félix avait un petit problème avec sa grande soeur… si géniale… et Robert (Schumann) avec sa chère et tendre Clara… finalement, Gustav (Mahler) fut sans doute le plus « clair » des trois

    J’ai écrit ce livre, par amour pour la musique, par envie de parler de trois femmes aux destinées à la fois similaires et dissemblables, dans leur réalisation et/ou leur frustration.
    Même si ces destins remontent aux 19ème et 20ème siècles, ils peuvent apparaître à nombre d’entre nous diablement modernes dans leur combat pour exister en dépit de tous les apriorismes.

    Merci pour l’attention que vous voudrez bien lui apporter.
    Bien cordialement

  97. L’avantage du verre est qu’il est recyclable à l’infini et que sa technologie est de plus en plus performante, adaptée aux exigences écologiques et d’économies d’énergie actuelles.
    Le projet de l’agence Sanaa présente l’avantage d’être sobre, comme l’architecture art déco de Sauvage et d’unifier des façades disparates par une peau de verre ondulée transparente et légère à la vue. Cela ne pourra pas être pire que l’indigent projet de pseudo-canopée en verre du futur Forum des Halles de David Mangin, véritable manifeste de non-architecture voire d’architecture honteuse de se montrer. Je recommande plutôt comme modèle de recyclage d’une architecture moderne, la Cité de la Mode et du Design, réalisée sur une structure en béton armée de 1909 (classée monument historique), dont le dessin ludique évoque un improbable monstre du Loch Ness, clin d’oeil à la nationalité écossaise d’un des deux architectes qui l’ont conçu : l’agence Jakob et MacFarlane. Il s’agit du meilleur des grands gestes architecturaux réalisés à Paris depuis au moins 20 ans : http://www.contemporist.com/2009/01/12/docks-de-paris-by-jakobmacfarlane/

  98. Chère Danielle,
    Rien d’insultant dans mon propos: « Pépé Barenboïm » a aussi le même age que moi. 😉
    Et j’ai remarqué comme vous qu’il ne manquait pas d’énergie, en effet; combien de fois s’est-il épongé le front d’un geste rapide tout en dirigeant la 9e de Bruckner!

  99. est-ce que vous payez votre place salle Pleyel ?
    c’est dommage de le faire pour vous y assoupir en écoutant Mozart.

    Personnellement je paierais 10 soirées pour écouter tous les concertos de
    Mozart.

    J’étais Salle Pleyel et le « pépé » – comme vous dites – a le même âge que moi.
    Force est donc de constater que l’énergie n’a pas de rapport avec l’âge !

  100. Excellent numéro ce JSB décontracté ! D’ailleurs il est juste de penser que Bach devait terriblement s’ennuyer pendant ses propres cours… Ici le prof en perruque dénommé Bach- Astier parle de réponse « à la quarte » , ( descendante ) il faudrait dire « au ton de la dominante », si c’est une réponse « réelle » c’est plus précis. On ne confond pas ainsi avec l’éventuelle réponse plagale. ( ton de la sous-dominante) . Certainement il a voulu jouer avec l’expression  » à la carte ».

    voir ici (archives INA .fr) ce que le pianiste classique & jazz Jacques Loussier réussit à faire de la fugue BWV 565 il est accompagné par Pierre Michelot à la basse et Christian Garros à la batterie.
    La fugue devient plus un thème ( libre) et variations, qu’une fugue d’école stricte . On note des rappels brefs du discours initial, collés ça et là , histoire de ne pas perdre le fil…Divertissement plutôt réussi non ?

  101. Beau compte-rendu en effet ! merci JLF ! .

    Par contre je trouve que ce surnom de « doigts volants » terriblement laid et réducteur…même si flatteur. ( virtuosité oblige ? )
    autant cerf-volant est joli autant l’autre terme est inélégant. A moins qu’il ne soit mal traduit de l’anglais ? ou du chinois ? ( vous avez dit flying fingers ? c’est nettement plus musical…même si le terme désigne aussi l’art délicat…du tricot )
    De toute façon les stars du piano ne sont pas uniquement des « faiseurs de sensationnel « . Bon il faudrait trouver un nom plus poétique.

    Sinon écoutons son rachmaninov dirigé par Claudio Abbado !

  102. Quoi de plus agréable que d’écouter un trio printanier en plein hiver ! « L’appel des fleurs » avait déjà suscité sur le forum plusieurs commentaires et je l’entendais moi-même déjà comme une Sinfonia à 3 voix , toute en force et en énergie, ( voir forum : http://foucart.net/musicomposer_fr/viewtopic.php?topic=1228&forum=19 ) . Soulignant le caractère légèrement plus enjôleur et parfois consonant et de cette musique en adéquation avec le titre même du morceau  » l’appel des fleurs » .

    Dans « l’appel de la forêt ,  » le Second Mouvement du trio, une seule note , (do ) inquiète, jouée au violoncelle , puis répétée trois fois , et « appoggiaturée  » lance un motif ascendant plus lyrique, repris par le violon et bientôt commenté par le piano.
    De cette introduction mystérieuse et sombre, s’échappent des thèmes plus allègres, quasi descriptifs.
    On y distingue des cellules rythmiques percussives, en valeurs brèves et répétées, presque joyeuses. Le martèlement de ces ostinati rappelle même certains des chants d’oiseaux Ils définissent d’ailleurs des repères au fil du morceau.
    L’aspect très concret de cette musique illustre une certaine réalité de la forêt, et s’oppose aux passages plus langoureux et sombres, interrogatifs, où les cordes par exemple dialoguent entre elles et équilibrent les passages plus heurtés du piano. Lorsque le trio s’anime , les trois instruments évoluent de manière égale et développent des phrases plus longues, l’espace de la forêt aussi semble s’élargir.
    L’appel de la forêt , mouvement plus doux (dolce) que le premier mouvement, génère pourtant une certaine tension intérieure. Cette pièce semble concilier deux mondes opposés : le premier appartient à l’imaginaire la forêt rêvée) et le second au réel, au concret ( la forêt arpentée, vécue) D’où ce caractère musical oscillant entre le scherzo et l’andante lyrico.
    L’expressivité et la grande variété du rendu instrumental, très soigné, est particulièrement appréciable (sons plaintifs, narquois, lyriques, attaques forté, appogiatures ).
    Le piano a plus le rôle conciliateur reliant les deux autres protagonistes cello / violon, en évoluant souvent par plages d’accords ou passages arpégés.

    Emilie

  103. Oui, pauvre Italie… Parmi le train de mesures prises sous le gouvernement Berlusconi, il y a eu des coupes sombres opérées dans les budgets éducatifs. Finie l’Histoire de l’Art, véritable épine dorsale nationale d’une Italie demeurée profondément régionaliste ; fini l’enseignement du français, relégué au magasin des antiquités, les jeunes italiens se ruant sur l’anglais (normal) et aussi sur l’espagnol (bizarre). Les « Humanités » souffrent le plus de ces mesures draconiennes, l’école nouvelle voulue par les dirigeants italiens devant, avant tout, faire la preuve de son « utilité » économique. Tout comme en France, où, sous prétexte qu’elle constituait un obstacle discriminatoire, l’épreuve de Culture Générale a été supprimée du concours de Sciences Po. Plutôt que d’élever le niveau général en rendant la culture accessible aux plus défavorisés, on préfère niveler par le bas pour produire de nouvelles générations de technocrates incultes. L’Italie et la France, jadis modèles d’excellence culturelle et de civilisation, risquent de s’enliser dans le marais de l’Histoire. Peut-être ira-t-on, dans un avenir pas si lointain, visiter les dépouilles et ruines de ces deux pays, comme l’on visite aujourd’hui celles de la défunte Grèce Antique, l’actuelle n’étant plus que l’ombre de sa prestigieuse devancière.
    Y.R.

  104. Oui, tout cela est très juste. On suppose notamment que plus de la moitié des plantes qui entreront dans l’alimentation de demain et bon nombre de futurs médicaments se trouvent dans la forêt tropicale, amazonienne notamment. C’est la raison pour laquelle de nombreux laboratoires recherchent là-bas des molécules thérapeutiques et des principes actifs contenus dans des plantes, insectes et autres animaux encore inconnus, à condition que les grandes compagnies forestières qui dévastent cet écosystème richissime ne l’aient pas anéanti avant qu’on puisse découvrir de quoi sauver l’humanité de la famine ou des futures pandémies.
    Concernant l’évolution lente des systèmes socio-culturels qui est un frein au progrès, de nombreux évènements, plus ou moins récents, prouvent que rien n’est définitivement acquis et qu’une marche arrière est toujours possible. Ainsi, dans les années 1970, l’Afghanistan était cité comme exemple, pour sa société moderne, ouverte à l’émancipation des femmes. La Hongrie, qui veint de renouer officiellement avec le fascisme nous montre qu’en Europe, nous ne sommes pas plus à l’abri de ces phénomènes régressifs qu’ailleurs. Il semble qu’à ce sujet, l’UE ait été aussi efficace à prévenir l’instauration d’une dictature fasciste en Hongrie que la SDF de jadis en Allemagne. L’histoire ne se répète pas ; elle a seulement une facheuse tendance à bagayer.
    Y.R.

  105. Pour ce qui concerne la musique elle-même, je n’ai pas grand’chose à dire car elle ne m’inspire pas du tout, mais j’ai beaucoup apprécié le décor bucolique de la vidéo, notamment le tuyau d’arrosage jaune….
    Y.R

  106. La prospective démographique me semble être un exercice difficile : il suffit de se souvenir du Club des Sages (démographes) de Rome qui avait prédit, à court terme, une croissance exponentielle, catastrophique, de l’humanité (dans les années 1960, sauf erreur…). En cinquante ans le nombre des humains s’est fortement accru, mais pas dans les proportions prévues. La production des ressources s’est développée plus que proportionnellement ce qui correspond globalement à une amélioration du niveau de la vie matérielle et en particulier à un recul de la faim, le cas de l’Afrique devant être traité à part. Les démographes actuels semblent être d’avis que les ressources terrestres deviendraient problématiques au-delà de 10 milliards d’humains. Il est sans doute difficile d’évaluer les ressources productibles dans le futur, car il y en a vraisemblablement de nombreuses que nous ne connaissons pas encore, et en particulier dans le domaine alimentaire. Quelle était l’importance de la pomme de terre, avant Parmentier ? Il convient donc d’être prudents en avançant les chiffres.

    L’inquiétude justifiée semble bien provenir du continent africain. La population actuelle d’un milliard passerait à deux milliards et demi dans cette prospective. Or la pauvreté et l’insuffisance alimentaire dont souffre la majorité des Africains ont des causes diverses qui ne peuvent être éradiquées à moyenne échéance (quelques décénnies). En incluant la responsabilité des pays industrialisés dans l’exploitation des richesses, les causes sont structurelles, culturelles, religieuses, avec pour conséquence désastreuse la difficulté d’organiser ces sociétés de telle façon à les rendre capables de faire face aux problèmes. Or les bases structurelles, culturelles, religieuses sont caractérisées par la lenteur de leur évolution, quand évolution il y a…Dans plusieurs états africains, on assiste plutôt à une régression, de ce point de vue, et les perspectives sont mauvaises. Quant aux espoirs de limitation des naissances, ils sont illusoires.

  107. Oui, et puis, à défaut de pouvoir découvrir ce fameux Boson De Higgs, pour lequel on a construit cet accélérateur géant, il faut bien justifier les sommes astronomiques investies avec l’argent du contribuable européen….. Gageons que ce monstre technologique réservera de (bonnes) surprises à la physique, en mal d’une théorie unifiant la Mécanique Quantique et la Relativité Générale, pour le moment incompatibles, et pourtant, traitant toutes deux d’un même objet – la matière- mais à des échelles bien différentes….. D’ailleurs, les découvertes récentes en microfluidique prouvent que la matière se comporte différemment selon son échelle…. mystère, mystère…
    Y.R.

  108. Merci à Jean-Louis Foucart de faire la promotion de l’ELC ArteMisiA qui possède comme spécificité de ne créer que des oeuvres de musique contemporaine « classique » (ou un peu moins « classique ») émanant de compositeurs vivants, oeuvres profanes et aussi sacrées, ces dernières faisant l’objet des prochains concerts du groupe. Le choix des oeuvres fait l’objet d’une décision collégiale et ne connaît comme limite que la qualité des pièces proposées, en fonction de leur intention.
    L’ELC ArteMisiA recherche activement des barytons-basses et des alti !!! Venez assister aux répétitions si vous êtes intéressés et vous constaterez que le travail sur des oeuvres de musique vivante, aussi sérieux soit-il, ne rime jamais avec morosité ; bien au contraire !!!!
    Y.R

  109. Effectivement, nous assistons, sous couvert du politiquement et du historiquement corrects, à un véritable hold-ip de la pensée critique. Des élus, pas forcément compétents en la matière, dictent aux historiens la manière de considérer l’Histoire et aboutissent à priver les citoyens de tout droit au débat, fut-il l’occasion d’intentions révisionnistes. Imaginons cependant que le Parlement ait voté une loi similaire dans les années 1960/1970, une loi qui aurait interdit de remettre en cause la responsabilité des armées nazies dans les massacres des officiers polonais à Katin. Nous nous serions retrouvés bien cois lorsqu’après la chute du Mur de Berlin, on put prouver que c’était bien l’Armée Rouge qui en était la responsable des « Fosses de Katin », Staline partageant à l’époque les mêmes intérêts stratégiques qu’Hitler, notamment en Pologne. Loin de moi l’idée de remettre en cause la réalité du génocide arménien perpétré par les turcs en 1915. Mais je doute que nous, français, apprécierions que le Parlement turc légifère pour interdire toute négation du génocide vendéen perpétré par la Convention, lors des la Terreur révolutionnaire. À force de légiférer au gré des faits divers, des élections et des fluctuations des sondages d’opinion, nous en viendrons à réaliser la prédiction de Balzac : « Un pays de trop de lois n’a plus de Loi ».
    Y.R.

  110. Cher Monsieur,
    J’ai voté pour vous au 1er et 2e tour des « primaires citoyennes » car si le candidat du PS est appelé à se présenter au 2e tour des « vrais élections » pour battre Mr Sarkosy, autant que ce soit vous !
    Mais je ne suis pas encore sûr de voter pour vous au premier tour… ne m’en veuillez pas 🙂

  111. Les deux mouvements adoptent deux démarches différentes et me semblent à ce titre incomparables. Le premier, porté par une rythmique répétitive au piano sonne agréablement pour celui, qui comme moi, apprécie la musique tonale et mélodique. C’est un terrain pas aussi aisé qu’on le dit et l’incursion de Jean-Louis Foucart dans ce domaine, assez inhabituel chez lui,est ici heureuse. Certes, la force rythmique de ce premier mouvement semble éloignée des évocations habituelles de l’univers floral : point d’accents debussystes par touches évanescentes ; on est plutôt dans un défilé de couleurs battues par les vents, printaniers… Quant au second mouvement (second ou deuxième ?), il fragmente l’espace avec des cellules sonores évocatrices d’une atmosphère plus conforme aux codes poétiques se rapportant à la description du monde sylvestre, chargé de mystères et d’inquiétudes multiples. La réverbération y contribue mais pas seulement. C’est la composition et la répartition des instruments qui contribuent à élargir l’espace sonore de cette pièce, plus statique, plus mystérieuse et tellement différente de la première. Cette variété peut étonner, elle ne détone pas.

  112. Merci JLP pour cette écoute attentive et indulgente ! Après les remarques ci-dessus, j’ai repris le premier mouvement du triple point de vue de la compo (certains passages en contrepoint), de l’orchestration (le violon joue à l’octave pour qu’on l’entende sur le violoncelle) et de l’enregistrement (modification de la réverb et plus de réverb sur le piano qui est maintenant moins « sec »).
    J’ai laissé l’ancienne version du 1er mouvement, pour comparaison.
    Les partitions sont sur le chevalet, mais ne seront pas prêtes avant la fin septembre, du fait de mon absence prochaine.

    Par ailleurs, j’ai reçu ces deux mails de Magali Heyries (depuis Facebook) concernant ces deux pièces et celle du concours, écoutées sur le blog.
    Bonjour Jean Louis.
    J’ai lu l’interview du pianiste JB Milon et j’ai adoré sa personnalité, j’ai bien plus aimé votre colombine sous ses doigts !! C’est cent fois mieux qu’un fichier midi !) A ce sujet, le quatuor du gagnant de votre concours mériterait vraiment d’être joué. Il me semble trés intéressant; motivez -le pour obtenir un enregistrement autre que numérique (avec des glissandi qu’on croirait être bruits de ressort!!) A bientôt sur le net, heureuse d’avoir pu discuter musique avec vous.

    2e mail (concerner ces deux pièces):
     » Bonjour Jean Louis. Superbe ! Belle inspiration que celle des oiseaux de votre jardin ! Musique et poésie ont toujours porté de beaux fruits gorgés de soleil ! Je vous rejoins sous peu sur votre site, promis, d’autant que j’avais beaucoup aimé l’excellent travail que vous y faites.  » Magali

  113. Pour ma part, j’aime bien les deux car je trouve qu’ils se complètent admirablement.

    Dans le 1er Mt le dialogue entre le violon et le violoncelle soutenu par un piano volubile, est très intéressante. Par contre effectivement l’accentuation trop forte des accords plaqués au piano dans certains passages aurait tendance à perturber l’homogénéité harmonieuse de l’ensemble.
    Dans le 2ème Mt le discours mélodique qui s’égrène par petites touches tout au long de l’oeuvre génère une atmosphère mystérieuse très réussie. On notera les belles accentuations très variées (y compris les harmoniques) des cordes, la démarche incisive du violon et la rondeur des graves du violoncelle. Bravo Cubase!. Pourtant pour moi, la reverb est un peu trop violente et malgré qu’elle renforce à souhait le côté mystérieux recherché, elle amène un petit coté artificiel et un peu forcé de la musique de studio à la limite du réel.
    Mais finalement c’est quand même très beau! ………

  114. Et bien moi c’est le contraire, je préfère le premier mouvement, plus mélodique et rythmique, même si le piano sonne trop métallique et martelé. Le deuxième mouvement est plus thématique me semble t-il. Ce n’est pas un hasard si j’écris des mélodies accompagnées. C’est par goût personnel.

  115. Bonjour à tous deux et merci pour avoir écouter et commenter si vite : ça fait plaisir !
    A Nicolas:
    Ce problème de lecteur audio a été réglé avec les webmasters.
    Concernant le premier mvmt, j’ai conscience que le son n’est pas très bon en effet. A reprendre, avec la partition d’ailleurs.
    A François :
    Ce que tu appelles « effets spéciaux » sont des articulations classique du violon et du violoncelle, soit joués en harmoniques, soit près du chevalet, cf. la musique de Flotentine Mulsant que j’avais publiée sur le blog (et que l’on peut toujours entendre ici :
    http://musiquecomposer.fr/2010/07/24/florentine-mulsant-portrait-d-un-compositeur/
    Encore merci, et content que cela vous plaise.

  116. Bien agréable de te retrouver sur le site!

    En ce qui concerne le premier mouvement de ce Trio, je rejoins Nicolas pour sa remarque sur la nuance du piano au début. Mais dans l’ensemble, j’ai un peu de mal à m’accrocher au déroulement mélodique de cet « Appel des Fleurs ». Au départ, elles sentent plutôt bon, mais ensuite le « discours mélodique » comprend des brutalités qui me paraissent assez gratuites, à moins d’être tombé sur certaines fleurs de la forêt amazonienne qui ont fort mauvaise réputation. C’est, à mon avis, un peu dommage, car il y a des passages poétiques dont les odeurs ne demanderaient pas mieux que de se répandre…

    Je préfère nettement le deuxième mouvement du Trio, à la fois original, sensible et varié. J’ai le sentiment que la reverb a été poussée et celà donne une bonne spacialisation à cet « Appel de la Forêt », particulièrement pour les effets spéciaux. En salle de concert, il y aurait peut-être un petit problème pour obtenir cette spatialité… Je ne connais pas assez les cordes pour me représenter comment obtenir ces effets spéciaux: sont-ce des harmoniques, des positions particulières de l’archet? Quelle est l’indication sur la partition?

    En tout cas c’est très agréable à écouter et très bien réalisé. Félicitations!

  117. Le premier mouvement est très sympathique, pas trop tonal à mon goût (on s’approche plus de la modalité jazz il me semble). Malheureusement les sons n’y font pas l’honneur dû : les nuances du piano sont mal rendues (il serait impossible à un pianiste d’atteindre un niveau si bas qu’on l’entende à peine sous un mf de violon, d’autant plus que seul le volume semble changer, et non le timbre). Ce premier mouvement manque quand même de parties solistes malgré tout, à mon avis.

    Très beau second mouvement, extrêmement poétique, narratif, descriptif, tout ce que j’aime ! Même le timbre des instruments est beaucoup mieux, je crois. Plus de polyphonie, non pas simplement plusieurs voix homogènes et basées sur le même discours, mais chacune vivant pour elle-même par moment. Très réussi. Bravo !

  118. Bravo Jean-Louis . Je m’aperçois que tu manipulais déjà très bien le PRO24 à cette époque glorieuse de nos expériences avec le début de la MAO !!! … J’aime beaucoup cette pièce car elle nous plonge dans une bonne atmosphère douce et généreuse, très homogène sans jamais générer l’ennui à l’encontre de bien des pièces d’électroacoustique!!! ……

  119. Je ne savais pas que tu avais trempé aussi dans la musique électronique. Bravo Jean-Louis, cela me plait beaucoup : le rythme obstiné de la première partie, la nappe du synthétiseur à partir de 4mn… Par contre, cela s’arrête un peu trop abruptement.

  120. Ah, nostalgie des années passées !
    C’est fou comme on reconnaît l’époque au son des synthés en quelques secondes !

    En tout cas, très belle pièce électronique/expérimentale. Ce n’est pas mon domaine d’expertise (du tout, à vrai dire) mais les enveloppes et les timbres me semblent bien maîtrisés. Et l’arrivée de la mélodie ajoute justement cette nostalgie dont beaucoup ont cherché à se débarrasser depuis le début du XXe siècle. Et bien c’est agréable de l’avoir ici !

    Manque à mon goût le son concret narratif, justement prise de son des vagues et des oiseaux (pas besoin de prendre les cloches dont le timbre est déjà suggéré). Mais comme toujours, c’est ce que je ferais aujourd’hui, et cela ne signifie nullement que la pièce ne se suffit pas à elle-même.

    Donc bravo encore et à bientôt !

  121. La prestation de Pierre-Yves plat illustre bien ce qu’Eric Satie appelait lui-même « musique d’ameublement » ( était-il ironique ? ) une musique qui selon lui,  » adoucirait le bruit des fourchettes, sans le dominer, sans s’imposer  » …Il est Impressionnant ce bruit de fond ici, ! Cela fait sans doute partie du spectacle.

  122. Hum… dorénavant il y aura « jouer comme un pied » et « jouer comme un bon pied » 🙂
    Pas mal, Poulenc, hein !

  123. Idylle est en fait un poème de Satie à l’adresse de Debussy:

    (Etranges ces mots des avant -dernières pensées ! on ne sait pas non plus quelles étaient les dernières pensées de Satie…)

    Idylle

    Que vois-je ?
    Le Ruisseau est tout mouillé ;
    et les bois sont inflammables et secs comme des triques.
    Mais mon cœur est tout petit.
    Les Arbres ressemblent à de grands peignes mal faits ;
    et le Soleil a, tel une ruche, de beaux rayons dorés.
    Mais mon cœur a froid dans le dos.
    La Lune s’est brouillée avecque ses voisins ;
    et le ruisseau est trempé jusqu’aux os.

    Voir ici d’autres poèmes de Satie :

    http://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=satie/idylle

    Sur le site de l’INA : ici dans cette vidéo à 3 ‘ 07 on voit Francis Poulenc jouer au piano le début d’une pièce très connue d’ Eric Satie , de quelle pièce s’agit-il ? :
    http://www.ina.fr/art-et-culture/musique/video/I00008481/le-groupe-des-six.fr.html

    Et voici une interprétation très inattendue : ce pianiste est loin de jouer… comme un pied :

    http://www.youtube.com/watch?v=CXTjrz_vet8

  124. Complément au message précédent :

    Autre pratique ancienne qui a de moins en moins cours aujourd’hui : ne pas graver les reprises prescrites pour « économiser » le support

    J’ai connu toutes les symphonies de Beethoven avec une forme sonate amputée, jusqu’à ce que je les entende enfin telle qu’elles sont écrites, et ce bond qualitatif est arrivé grâce au numérique…

    Certes, il y a des pratiques nouvelles malsaines qui prennent la place des anciennes : copier-coller certaines sections en reprise au lieu de les jouer pour de vrai, par exemple etc…

    Mais ces dérives affectent relativement peu l’univers feutré du classique

    Enfin, dernier avantage, et non des moindres : la mémoire collective s’est enrichie d’un support renouvelable à l’infini via le numérique : cette pérennité donne aux enregistrements historiques la valeur inestimable d’un « Musée imaginaire »

  125. Jean-Armand :

    « Autrement dit ce n’est pas un avantage inhérent au support, mais dû aux traitements à la noix que les ingénieurs du son font subir aux enregistrements, et qu’ils ne faisaient pas à l’époque des vinyles »

    Mon commentaire :

    Il me semble que la « compression » c’était plutôt « avant », pour le simple motif qu’une pointe de lecture physique aurait immanquablement « déraillé » au delà d’une certaine « déviation » latérale du sillon, et que la tolérance physique au suivi d’une piste sinueuse par un objet physique est limitée par les lois inertielles (les mêmes qui limitent le rayon des courbes d’une voie de chemin de fer à une valeur elle-même fonction de la vitesse de défilement du rail sous la roue)

    Pour notre sujet, il en découle une pratique permanente très intéressante au niveau de la « remasterisation » (quel horrible néologisme) des anciennes matrices analogiques : le premier boulot des ingénieurs est de restaurer la dynamique d’origine, précédemment volontairement « aplatie » pour le motif évoqué ci-dessus

    Or, il se trouve que la perception auditive humaine est associative : l’expérience est d’autant plus prise en compte pour l’interprétation du réel qu’elle est ancienne et répétée, ce qui est peu ou prou le cas de tous les gens de ma génération : l’habituation au son « microsillon » nous fait ressentir comme une sorte de surprise malencontreuse à la découverte des mêmes enregistrement remastérisés … jusqu’à ce qu’une nouvelle habitude s’installe, à partir de laquelle, c’est l’ancien son qui sera perçu comme « non naturel », ce que vous rappelez très justement en écrivant : « je ne voudrais pas revenir au microsillon », et que le vulgum pecus traduit par l’adage : « On n’arrête pas le progrès » (sous-entendu : on est bien obligé finalement de l’accompagner)

    C’est encourageant de penser qu’en cette époque de pétrole rare et cher, on ne reverra jamais revenir les lampes à pétrole, sauf pour la décoration rustique, ha, ha, ha

    Bien amicalement,

    Christian Faivre

  126. C’est avec une grande joie et une réelle émotion que je reçois ce premier prix! Un grand merci aux jurés qui ont couronné AZORTINE et qui de ce fait consolide la confiance que j’ai dans mon travail qui malgré tout, est toujours soumis au doute! C’est un immense honneur que d’avoir été choisi parmi tous ces concurrents, tous ces compositeurs de bonne musique …. et je remercie toute l’équipe de MUSICOMPOSER pour l’organisation irréprochable de cet évènement.

    Encore , un grand Merci à tous!…

  127. Bonjour à tous!

    Je tiens à remercier très sincèrement le jury pour le choix de Lili-Sherbrooke pour le 2e prix du concours de printemps 2011.

    Merci très sincèrement!

  128. Merci JLF ! Il est vrai que ce Mazeppa est un tsunami pianistique : tourmenté, violent et exacerbé, ce n’est pas le plus facile « à écouter »… mais cette œuvre n’est pas moins « musicale » ni moins romantique pour autant.

    Les années de pélérinage correspondent plus à l’idée qu’on se fait de la musique romantique Lisztienne :
    http://www.youtube.com/watch?v=RABb9a15oxg&feature=related

  129. Merci Emilie ! Pour ma part, je ne connaissais pas ce pianiste.
    J’aime pas trop ce ce Liszt des études transcendantes, je préfère la Polonaise en Do mineur de Chopin, plus musicale.

  130. Merci Jean-Armand pour ce résumé de l’article, résumé que je n »avais pas fait faute de temps. 🙂

  131. Les avantages du vinyle semblent surtout venir de la compression du CD. Par exemple la dynamique relative. Autrement dit ce n’est pas un avantage inhérent au support, mais dû aux traitements à la noix que les ingénieurs du son font subir aux enregistrements, et qu’ils ne faisaient pas à l’époque des vinyles.

    Il y a déjà eu quantité d’articles sur le sujet. Le codage utilisé par les CD n’est pas exempt de reproche. Il y a un bruit de quantification (qui peut être augmenté par les équipements analogiques, l’ampli et les enceintes), il y a la limite du 0 dB au-delà de laquelle se produit une coupure, il y a la coupure en fréquence au-delà de 22 kHz (quoiqu’il soit bien établi que les adultes n’entendent absolument rien dans cette zone), il peut même dans certains cas y avoir du pleurage, aussi surprenant que cela paraisse.

    Il n’empêche que j’ai encore en tête la mauvaise qualité des disques que j’écoutais quand j’étais petit, et je ne voudrais pas y revenir.

  132. Je viens de visionner le concert/interview de Lang Lang à la Cité de la musique sur http://fr.medici.tv/#!/lang-lang-masterclass-chopin-liszt-debussy-rachmaninoff-bach-cite-musique
    La prise de son et d’image sont d’une qualité absolument remarquables. Pour ceux qui ont un débit suffisant, ce concert proposé gratuitement sur internet est une occasion à ne pas manquer pour faire connaissance avec ce sympathique Lang Lang, immense pianiste.
    L’ensemble du programme proposé par medici.tv est là :http://p3trc.emv2.com/HM?a=ENX7CqkpW-4b8SA9MKJMOFfnGHxKLNrMiPcStGb5lw8W0bBhOG5mpqVsje_Hhe-gJlJ1

  133. Les chaussures ? la marque Montblanc ? bah ! Peut-être bien…Il est difficile de ne pas être « récupéré » avec une telle notoriété.

    Lang-Lang est aussi bien engagé pour les droits de l’enfance ( UNICEF, diverses fondations ) http://www.unicef.org/french/infobycountry/china_46066.html

    à propos les amateurs de musique doivent regarder ces concert éducatifs, celui de Lang -Lang en particulier :
    http://www.citedelamusiquelive.tv/Concert/0961889.html

  134. Tellement à contre-courant dans le monde des artistes qu’il a, en 2008, lancé au niveau international la chaussure Adidas « Lang Lang ». En 2009, il est l’égérie de la marque Montblanc.

  135. Lang-Lang est un univers à lui tout seul, une sorte d’extra-terrestre.

    Lisez aussi sa biographie, « Lang-Lang le piano absolu, » c’est un récit passionnant, en fait un véritable roman ! Très facile à lire, on assiste pas à pas aux péripéties du jeune prodige… On y apprend aussi beaucoup sur les mentalités des professionnels de la musique d’orient et d’occident. On s’étonne qu’un artiste aussi épanoui, et joyeux que lui ait reçu une éducation si stricte, si intransigeante, dans un milieu professionnel plutôt hostile malgré son talent évident d’enfant prodige et ses milliers d’heures de travail acharné. Lang Lang a toujours cru à sa bonne étoile, il a bien eu raison !

    Ce n’est pas la première fois qu’il joue avec Hankock : http://www.dailymotion.com/video/x9wh6v_herbie-hancock-lang-lang-avec-l-onl_music

    J’aime bien aussi sa leçon plus ou moins improvisée sur cette pièce de Schumann :
    http://www.youtube.com/watch?v=ldlFa7qgPq0&feature=related

    Lang-Lang a le côté un peu « crazy » et généreux des musiciens de génie.

  136. Je reste que le bonheur existe et.au delà des  » fautes » de style ..quel bonheur de voir les limites des artistes mais leur joie .. communicative..le lendemain.. pogorelich incarne le paradoxe du.contre sens..fascinant

  137. Un peu sentencieux que le « Pour certains, le concert, c’est comme l’office du dimanche. C’est une affaire sérieuse ». D’autant que je n’aimerais pas que la sobriétés des concerts classique se voient dévoyer dans un show à l’américaine comme c’était le cas samedi soir.
    C’est d’ailleurs le principal reproche que je ferais à ce concert, que j’ai par ailleurs beaucoup apprécié – ma petite amie s’était saignée les veines pour me l’offrir.

    Tout d’abord, l’arrivé de HH en star internationale (qu’il est) tel un candidat en campagne, son jeu plus qu’approximatif et son manque de préparation à peine caché (transposition à l’octave systématique lors de sa piètre improvisation et mauvaise lecture de ma mère l’Oye sur certaines pièces).

    Concernant LL, dont je redoute qu’il ne soit lui aussi définitivement happé par le star-system, j’ai en revanche été très impressionné par sa technique, sa musicalité et sa maîtrise. J’ai adoré les pièces chinoises et leurs harmonies debussystes (ou plutôt les harmonies chinoises de Debussy) mais aussi ses libertés sur les partitions toujours bien senties.

    Enfin, a soufflé sur moi comme un vent de pitié à la vue des autographes quémandés lors des rappels et à la standing ovation (faut pas déconner !).

    1. C’est vrai que ce concert avait un coté « concert pop » assez étonnant pour les habitués (comme moi) des concerts classiques ou même de jazz, surtout salle Pleyel.

  138. La raison de ce sujet sur Pascal Dusapin…Serait-ce de la jalousie ?

    Serais-je jaloux de cet excellent vendeur de sa musique qu’est Pascal Dusapin?
    A la réflexion, peut-être… Il est clair que pour ma part, j’ai beaucoup plus de mal à vendre la mienne…d’autant que je n’ai pas encore commencé. 🙂
    Ce billet reflète mon opinion sur le bonhomme. Quant à savoir ce que je pense du compositeur, il suffit de taper Dusapin dans le moteur du blog, en haut à droite pour avoir la réponse.

  139. Bonjour, je découvre ce blog qui me semble très intéressant mais j’avoue ne pas comprendre très bien la raison de ce sujet sur Pascal Dusapin. Serait-ce de la jalousie ?

  140. Frédéric : pour revoir ce documentaire « Hans Zimmer , des mélodies pour Hollywood, » prévoir d’être devant sa tv le Mercredi 30 mars à 5 h du matin, ou prévoir l’enregistrement : voir là le guide tv Arte http://www.arte.tv/fr/Programmes/72,week=13,year=2011.html
    et là :
    http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1211867,day=5,week=13,year=2011.html

    cit. Fred. :  » Hans Zimmer est un vrai compositeur »
    oui, tout à fait d’accord…mais au fait comment définir un « faux compositeur « ? y en a- t -il vraiment ?
    tout essai de composition reste une composition, réussie ou non.

    Emilie

  141. Tout à la fin du documentaire, il est très instructif d’observer la façon dont Hans Zimmer dit surmonter son trac au moment où il doit se mettre au piano :
    il se convainc de ne jouer que  » pour lui-même « quelques secondes avant de monter sur scène..En fait intuitivement il se retrouve dans l’état de gestation de sa pièce musicale, compositeur, seul face à sa musique: une manière habile de se re-concentrer.
    En général on conseille aux concertistes qui ont le trac, telle ou telle manière de respiration, de pensée, de méditation ou encore ceci :  » choisis une personne dans le public  » et joues pour elle, ou essaie de te détendre et de raconter une histoire au public, ou je ne sais quoi encore…)

    autres mots intéressants que j’ai appréciés dans cet excellent documentaire :

    par Hans ZImmer :
    ( « de la composition ») …

    « Ce n’est pas un simple boulot quand je compose je mets mon cœur à nu , je passe énormément de temps à m’interroger sur le sens du film , à comprendre sa signification profonde, mais il faut que j’arrête d’intellectualiser pour pouvoir me mettre à composer. »

    « Ça doit venir du cœur, les premiers jours de travail sur un film sont toujours un cauchemar, je suis là à essayer d’écrire quelque chose mais je ne sais pas encore quoi, pendant des heures je n’arrive à rien faire de bon. …Et puis soudain le déclic se produit, et je ne m’en rends pas compte tout de suite, c’est inconscient, je me recule un peu et je dis c’est bon ça comme si ce n’était pas de moi. » ( Hans Zimmer Arte TV documentaire )

    – de James L. Brooks réalisateur :

     » Il ne suffit pas d’être talentueux et passionné, il faut rester vulnérable et anxieux même quand on a du succès : c’est le prix à payer pour conserver son originalité, c’est difficile surtout quand le succès est grand… »( James L. Brooks, réalisateur, Arte TV documentaire )

    sur la vie de concert :
    par Hans ZImmer :

     » J’ai le trac je n’aime pas jouer en public « j’étais très stressé pour ce concert donné en avant première, le concert se terminait par un morceau au piano que je devais jouer tout seul,
    En montant su scène je me suis dit « je vais jouer que pour moi », comme quand je l’avais composé,… je ne sentais complètement libéré; ( Hans Zimmer- Arte TV )

    du Solfège:
    En fait c’est vrai « le solfège » signifie ici un peu fréquentation du « conservatoire » , ou « académie musicale ».
    (Je crois bien qu’en Allemagne l’apprentissage du solfège est différent, les jeunes élèves apprennent directement dans le texte , dans  » la partition ».)

    Hans Zimmer ne s’est pas contenté de prendre des leçons de musique. Il a eu la chance et la volonté de « choisir » la musique dès son enfance et en toute liberté…Son travail acharné et passionné, ses rencontres avec des pédagogues d’avant-garde et intelligents (à Londres) et la rencontre décisive avec un maître et « allié en composition », Stanley Myers, ont fait le reste.

    Les écoles comme les conservatoires ont du bon, l’essentiel est de savoir en « sortir » …un jour.

  142. Je ne connaissais pas Younh Soun Nah, je ne trouve pas cet exemple musical très « jazz », ce pourrait être une « ballade » pop tout simplement, Cette artiste a beaucoup d’élégance et sa prestation est stylée, très personnelle.

    C’est fou le nombre d’artistes par delà le monde , toutes cultures et toutes nations confondues, qui se réclament du jazz, n’est ce pas risquer une appellation facile, un genre « fourre tout » ?
    (Je ne parle pas pour cette artiste précisément qui est une « grande », mais en général)
    Ici la prise de son ressemble à une prise en studio, on n’a pas l’impression d’un extérieur.

  143. C’est une chance que Mezzo transmette cette soirée dès demain et en direct !

    Je me demande pourquoi les billets de concert de musique baroque sont si chers comparés à ceux de la musique contemporaine…Les pièces musicales sont elles tellement plus longues (?) et les instruments plus difficiles à accorder , les artistes si rares ?…
    merci encore pour ce compte rendu qui donne envie d’entendre Orlando Furioso !

  144. tout a fait d’accord avec ce propos je n’ai pas vu ce documentaire mais je suis tout a fait en pahse avec ce qui été ecrit.
    La facon de faire la musique change, il y a touhjours eu des evolutions. le materiel ne compte pas seul l’idée compte.
    mais aujourd’hui on a faire a des personnes notamment dans le cinema et meme chez les americains qui n’ont aucune culture musicale, aucune reference. c’est la raison pour laquelle il faut maquetter à outrance. le passage a l’orchestre devient presque une formalité tellement le travail a été fais en amont pour des gens parfois qui vous donne des critiques completement hors sujet, et c’est la que leur culture ou la culture devient indispensable pour au moins avoir confiance avec les gens avec lesquels on travaille.
    croyez bien que cette situation existe depuis environ 30 ans. alors heureusement que gens comme lengeling ou steinberg ont eu l’intelligence d’apporter des outils pour montrer nos musiques pour les ecrire les sonoriser e cela bien sur avec 0 moyens au depart.
    car en face même l’idée d’un theme d’une melodie ne concainc plus, certainement par meconnaissance et souvent par peur des producteurs et televisions qui sont devenus aujourd’hui les decedeurs
    hans zimmer est un vrai compositeur.
    IL a D’abord des idées. je ne les aimes pas toutes mais d’abord : CELA : DES IDEES et DU TRAVAIL
    ensuite il a appris a utliser les outils que : aujourd’hui tout le monde utilise. moi le premier et depuis 30 ans. temps ou l’informatique ne se vendait pas avec la baguette de pain. ou il fallait fabriquer ses logiciels.
    Bravo ZIMMER c’est un sacré vendeur. et un tres bon musicien.
    MAIS BRAVO aussi a DESPLAT et tous les autres qui sont dans le meme systeme.
    cela n’empeche pas le papier bien au contraire. c’est souvent le meilleur outil pour choper l’idée qui vous traverse et rien sur vous pour vous en souvenir par la suite. j’ai beau utiliser l’informatique. j’ai toujours un carnet de note sur moi.
    l’ouitil aide a la réalisation et est un formibable outil pour rendre le tout plus rapide.
    rappeler aussi que le premier a avoir travaillé en musique de film a la maniere de ZIMMER ….. c’est ….. vangelis
    ou il jouait des synthé a l’image avec le rea aux studios les prod deriiere.
    souvenez vous des « chariots de feux »…. ou pour la musique d’un certain « synclavier » le plus cher des synthes existant toujours aujourd’hui. sorte de cubase et sampler sans ecran.
    voila seulement mon avis, face a certain puriste de l’ecriture ou seul le conservatoire donne les clés si on les écoute religieusement.

    si vous pouviez me dire ou revoir ce doc.
    cel

  145. Demain soir vendredi 18 mars 2011, un concert est donné par l’Orchestre National de Radio France avec la participation de la violoniste japonaise Midori (http://www.gotomidori.com/english/). Retransmis en direct sur France Musique, ce concert sera dédié aux milliers de victimes japonaises. Midori jouera le concerto N°2 de Bartok.

    Pauvres japonais !
    Précurseurs dans bien des domaines, ce sont aussi Les expérimentateurs des désastres nucléaires: Hiroshima et Nagasaki dans les années 40s et maintenant Fukushima, résultat du récent tsunami… mais aussi de la politique démente de leur nucléocrates.
    Le programme du Concert de Pleyel comporte aussi « l’apprenti sorcier » de Paul Dukas. Une musique emblématique de l’industrie nucléaire.

  146. Excellent documentaire en effet, un peu « hollywoodien » voire complaisant parfois mais c’est la loi du genre!
    Une chose qui m’énerve : les journalistes interviewers rapportent habituellement le propos : « Hans Zimmer n’a pas appris le solfège ». Ici, on ajoute quand même : »enfin, il l’a appris en quelques jours dans sa petite enfance ».
    Il ne faut pas prendre ces propos au pied de la lettre, il faut interpréter, traduire : « Il n’est pas passer par les conservatoires. il a appris les notes en trois jours étant enfant ». Et cela n’a rien d’exceptionnel, pour un gosse doué et motivé!

    On dit aussi : « il sait se servir des logiciels complexes, d’ordinateurs et autres claviers numériques ».
    En fait j’ai vu que HZ composait avec un logiciel que je connais bien, Cubase. Et il dispose en effet d’un studio numérique d’enfer, à la mesure de la fortune qu’il a amassée, avec pas mal de collaborateurs qu’il a formés. En fait, là encore, ce n’est pas ça qui en fait un génie de la musique !
    Pour manier Cubase correctement et l’utiliser dans des compositions symphoniques comme il les produit avec des partitions jouées par des orchestres de cent musiciens, il faut savoir faire la maquette numérique que l’on va « vendre » au producteur, bien sûr, mais aussi nécessairement connaitre la musique à tous les sens du terme. La notation musicale – ce qu’on a appelle « solfège » à l’école primaire n’en est qu’un infime partie et il la maitrise évidemment. Hans Zimmer n’est pas un « autodidacte », terme un peu méprisant associé généralement à « musique facile » dans la bouche des musiciens professionnels diplômés et des journalistes qui rapportent ces propos, mais un pionnier de la musique et de la composition « moderne », celle que l’on apprend encore trop peu dans les conservatoires.

    Je pense – j’espère ! – que ce point de vue va hérisser quelques poils chez les âmes bien pensantes de la musique traditionnelle et les inciter à me répondre… en tout cas il est fait pour ça ! 🙂

  147. Quel superbe reportage sur Gênes ! et qui donne envie de voyager !
    Jolies photos des Palais, églises, sculptures,paysages, et vues sur la mer,
    merci…même l’écureuil dit « italien » a du style…( photo 100) Je ne savais pas que l’un des deux architectes de « Beaubourg » était natif de cette ville.

  148. bravo et merci pour les photos.J’avais traversé Gênes, il y a fort longtemps…Je ne me doutais pas de toutes ces merveilles….

  149. La nouvelle video de Emmanuel Ceysson à la harpe est un vrai plaisir des yeux (et je ne parle pas du tableau de Dufy… 😀 )

  150. Traduction du titre (pour les « purs » francophones 🙂 ): « Choisir un instrument de musique : par tradition, fierté ou… préjugé »

  151. Merci beaucoup Chris pour la très juste remarque, ce « e » même pas muet qui m’a échappé !!! et Je suis en tous cas très heureuse de vous lire ici ! J’ai donc corrigé dans le texte. J’aurais du me souvenir de La Fontaine et de « La Gent trotte-menu s’en vient chercher sa perte. » (une histoire de souris, de rat et de chat ) dans une de ses fables… Point de « gentes » ni de « gentilles demoiselles » dans cette histoire, et rien à voir avec l’ « espèce », (gens, gentis en effet)
    Emilie

  152. Ca me rappelle un kiné, qui jouait de la trompe de chasse dans un ensemble qui donne des sonneries en plein air. Il me parlait régulièrement des exercices de respiration et de musculation qu’il faisait – c’est assez logique, pour un kiné, d’être porté sur l’entretien du corps.

    Un jour, il m’a tout de même avoué que la personne qui jouait le plus fort de leur groupe, c’était… une femme. 🙂

  153. Vivaldi semble incontournable en effet et ses Quatre Saisons sont assurément une de ses œuvres les plus connues, les plus jouées et les plus appréciées du public.

    Qui pourrait bien nous en donner les raisons ? Sans doute sont-elles multiples…Est-ce parce que cette œuvre descriptive, d’inspiration poétique, est résolument émouvante, quasi lyrique, rythmique et même dansante ?
    Est ce parce qu’ elle traduit merveilleusement l’histoire de nos saisons et finalement celle de nos vies, de la Vie tout court? Thèmes classiques, éternels, ressassés…et donc d’actualité (!) -Printemps, été, automne, Hiver.-

    On peut se demander si ces concertos pour violon ont toujours servi les danses et les ballets, car les poèmes qui les accompagnent évoquent bien la danse.

    Quant au choix du répertoire, il est difficile d’en juger Jean-Armand, et une œuvre beaucoup jouée, ne perd rien de son originalité. C’est un peu sa vocation justement d’être souvent à l’affiche (c’est le lot de toute œuvre « solaire », dite « facile d’accès », chantante, aux thèmes facilement mémorisables, aux formules rythmiques entraînantes, même si c’est une pièce difficile à jouer)
    Pour ce qui est de  » l’original à tout prix »
    on observe que dans l’opéra de Nicolas Le Riche, le fait d’associer Vivaldi à Racine (Caligula) n’ est déjà pas si banal, ( Caligula le sombre, le sanguinaire, le cruel, lié à un Vivaldi, pacifique, poétique, pastoral, météoro-écolo…) le fait d’alterner une musique baroque avec une création électro-acoustique de Louis Dandrel ne l’est pas non plus (banal), bien au contraire.
    N’empêche que Vivaldi, s’il le pouvait, aurait droit à d’importants droits d’auteur, depuis le temps où Jean-Sébastien Bach lui-même transcrivait ses concerto (à l’orgue) !
    (Personne d’ailleurs, à ma connaissance, n’a jamais mentionné une réelle rencontre entre ces deux géants de l’ère baroque.)

  154. C’est incroyable le nombre de créations chorégraphiques qui exploitent les Quatre Saisons de Vivaldi. Quel manque d’imagination !

  155. Alors j’en déduis que Michel Drucker n’est pas quelqu’un de sérieux ? Moi je trouve que c’est une très bonne idée de faire intervenir les compositeurs pour expliquer la gestation de leur pièce. Je ne pense que ce soit cela qui soit reproché. Car cela peut se faire dynamiquement,sans nonchalance.

  156. Animation nonchalante ? Oui, certes, mais nous étions en petit comité, entre nous, alors c’était tout de même plus sympathique que l’on prenne le temps d’apostropher les uns et les autres, leur demandant s’ils s’occupaient d’un orchestre à Pantin, etc.

    Effectivement pour les concerts de mai et juin il faudra être plus sérieux, il y aura des maisons d’édition et des auteurs. Mais Yves sait s’adapter à son public donc cela se fera très naturellement.

  157. Merci, cher Jean-Louis foucart, pour ce compte-rendu et cet échantillon de réactions au concert. J’ai personnellement pris beaucoup de plaisir à le présenter et ai particulièrement apprécié la convivialité manifestée par tous : musiciens, compositeurs et public. C’est sans nul doute le concert le plus fidèle à l’esprit associatif de MusiComposer.fr qui ait eu lieu, jusqu’à présent. On remerciera chaleureusement les interprètes qui ont donné beaucoup de leur talent, gratuitement avec une mention particulière pour les deux « piliers » pour l’occasion, à savoir Etienne Champollion et Eric Seys.
    N’oublions pas Emilie qui fut héroïque et nous a montré combien elle méritait notre (très grande) estime, voire plus encore.
    Je ne crois pas que l’absence de pièces de moi ait justifié une moindre fréquentation du public, par rapport au précédents concerts et je le dis sans fausse modestie. Je crois que la date – en tout début d’année – a joué en notre défaveur. Peut-être le Printemps éveille-t-il plus la volonté de sortir à Paris écouter des créations musicales ? Espérons-le pour nos deux prochains concerts des 28 mai et 17 juin…
    Bravo à tous les participants !

  158. Le type te semble à moitié « autiste »?! Tu rigoles !! Au contraire, très à l’écoute, beaucoup d’humour, de vivacité. Bon, il y a de la mise en scène, aussi, c’est vrai.
    Quant aux réglages du piano, il fait ce que lui demande le pianiste. Quand PL Aymard lui demande que son piano sonne comme un clavecin mais aussi, – selon la façon de jouer – comme un orgue, IL Y ARRIVE ! C’est étonnant.
    Ceci étant, je n’aime pas du tout le son obtenu, mais ça c’est mon problème ! 😉

  159. Ben voila prems!
    Film que je voudrais voir, mais qui semble peu distribue.
    A chaud quelques remarques:
    – le type semble a moitie autiste
    – j’ai toujours considere que la qualite d’un piano c’etait son cote changeant et pas toujours tres juste, ce qui oblige l’interprete a etre parfois imaginatif pour faire sonner son morceau sur tel ou tel piano

  160. J’ai rajouté dans le billet un streaming de Reverso de Dusapin que j’ai repiqué de l’enregistrement de Radio France (avec quelques améliorations quand même, suppression du souffle et de bavardages intempestifs notamment)

  161. Trés bon commentaire, moi aussi j’ai adoré et j’y suis retournée.
    La musique du générique ne voulait pas sortir de ma tête aussi et je voulais préciser qu’elle est maintenant téléchargeable sur Amazon à  environ 1€ voilà  merci !

  162. MAL AUX OREILLES ? QUE FAIRE ?

    Tous les musiciens, mélomanes et pros devraient protéger leurs oreilles :

    Prévenir les risques

    Plusieurs astuces permettent, lorsqu’on est souvent exposé au bruit, de réduire l’impact des nuisances sonores :

    – se mettre au calme un peu chaque jour pour reposer ses oreilles ;
    – réduire le temps passé à  écouter de la musique, notamment au casque
    – écouter au casque à  un faible volume ;
    – ne pas passer ses soirées au téléphone ;
    – lorsqu’on va écouter un concert : se protéger les oreilles avec des boules Quiès ou mieux, des filtres (ils ont l’avantage de ne pas couper les fréquences et donc de ne pas dénaturer les équilibres sonores) ;
    – anticiper le plus qu’on peut les bruits pour « prévenir » l’oreille : une oreille avertie en vaut deux, et soyez sûr qu’elle souffrira beaucoup moins si elle est prévenue de ce qui va arriver ;
    – ne pas hésiter à  se boucher les oreilles lorsqu’on traverse une rue en travaux ou qu’on entend un métro arriver.

    Extrait de : medecine-generale.suite10…

  163. CIt. JLF : Non, le compositeur est un artiste qui compose avec ses valeurs propres, valeurs qu’il s’est appropriées ou qu’il s’est forgées.  »

    -Oui bien sûr, ceci dans le meilleur des cas;cependant personne ne compose  » ex nihilo « ; Les « valeurs propres » ne le sont jamais entièrement, la preuve : on englobe beaucoup de compositeurs dans des  » courants musicaux « , voire des époques entières. Ce qui ne contredit pas le fait que chaque artiste puisse garder sa personnalité et l’exprimer dans ses œuvres.

    Quant au fait de  » composer gentiment « , il relève aussi de  » l’esthétique  »
    ( celle-ci étant liée de toute façon à l’éthique) et il est bien éloigné de toute réflexion subjective !
    créer une musique « aimable », consciemment ou non, c’est s’inscrire dans une esthétique bien particulière.

    . Il n’y a pas de jugement de valeur là dedans. ¦Peut on reprocher à un compositeur de vouloir plaire, [Mozart, – désolée de citer cet exemple ressassé,- cherchant des  » notes qui s’aiment « , selon ses propres mots. Elles ont eu parfois l’amour vache , ces notes en s’affrontant dans le quatuor des dissonances , dans Don juan ou dans un certain Adagio et Fugue]

    Une romance d’aujourd’hui écrite en sol mineur, ou mieux en si b mineur , enrichie de thèmes langoureux, faciles à mémoriser aura du succès à coup sûr, et surtout si la pièce est confiée à des interprètes aux sonorités veloutéesâ; Personne n’écrit  » atonal  » dans le monde de la musique grand public, â; ou cela m’a échappéâ;les orchestrations n’y sont jamais tellement sophistiquées, quant à la notion de concept musical elle est absente.

    La musique  » plein les oreilles  » n’est pas forcément agréable, à moins d’être fou de rock , quoique certains tutti de l’orchestre classique ne soient pas en reste dans la course aux décibels. Certains compositeurs sont mêmes réputés dangereux auprès des musiciens d’orchestre ( Beethoven, Bruckner, Berlioz ?) dans leur démesureâ;.

    On oublie souvent la notion de « confort d’écoute » tout simplement, au-delà duquel l’auditeur risque se sentir écrasé voire agressé. Les premiers rangs dans les salles de concert , les fauteuils d’orchestre ne sont pas forcément les plus confortables d’un point de vue acoustique…
    Les musiciens (les cordes par exemple ) placés à proximité des percussions ou des cuivres se protègent des effets sonores soudains et nocifs. D’où¹ l’importance aussi des dispositions orchestre/ salle /public.

  164. p>Emilie : « Finalement un compositeur n’a t-il pas tout intérêt à composer « gentiment »

    Hum… Composer « gentiment » plutôt que « méchamment » relève de l’éthique plus que de l’esthétique et c’est une nouvelle grille d’analyse bien subjective !
    Personnellement je préfère revenir du concert avec de la musique « plein la tête » plutôt que « plein les oreilles ».
    On peut être mélomane sans être masochiste. 🙂

    « et en se référant aux valeurs sûres du passé ?  »
    … ou a contrario en créant les valeurs sûres de l’avenir? Non, le compositeur est un artiste qui compose avec ses valeurs propres, valeurs qu’il s’est appropriées ou qu’il s’est forgées. Que cela plaise ou non est une autre affaire. Qu’il recherche l’applaudimètre lors d’un concert est une évidence.

  165. Cette description vivante , enjouée et parfois grinçante m’a beaucoup plu ! En tous cas cela me donne envie de découvrir le deuxième opéra de l’excellent Bruno Mantovani !

    On en parle ici : saison10-11.operadeparis….
    cliquer en bas sur « opéra » puis sur la vidéo correspondante à « Akhmatova »

    Akhmatova est d’ailleurs « un grand poète », en fait elle est La grande dame de la littérature russe du XX e siècle voici une présentation sur le site « Esprits Nomades » :
    http://www.espritsnomades.com/si...

    EN 2010 , et à côté des autres œuvres présentées ce soir là ,
    ( sauf l’œuvre raffinée de « Johannes Maria Staud  » appréciée de tous ) l’ opus 16 de Schoenberg fait presqu’ office de friandise au rayon  » Bach-Vivaldi » …

    Finalement un compositeur n’a t-il pas tout intérêt à composer « gentiment » et en se référant aux valeurs sà»res du passé ?

    Tout dépend de ses motivations: Musique ? Applaudimètre ? Provocation ?

  166. Quand on clique sur "Acheter" en haut à  droite, on tombe sur le vrai Apple Store, avec un produit dont le texte a visiblement inspiré celui qui a fait cette fausse page Apple…

  167. Très fort le leurre consistant à  faire croire qu’on est sur le site de la grande marque, le menu copiant celui de ce site et renvoyant bien vers ses pages web !

  168. « Mais il n’y a de sourd que celui qui ne veut entendre… » (Laurent)

    Sauf les vrais sourds … bien entendu (librement inspiré de Brassens)

    Cela dit, l’humour n’est pas méprisant en soi : c’est plutôt une forme parmi d’autres d’hygiène mentale destinée à combattre l’ennui

    Ce dernier nous guette tous à un moment ou à un autre, et un bon éclat de rire est le seul remède connu : comme toutes les potions efficaces, il n’est pas nécessairement facile à avaler

    Totor qui n’a pas (toujours) tort

  169. Oui ce sont de très belles pièces, curieusement peu connues, je les ai signalées dans le billet , sans pouvoir les intégrer (voir après la vidéo "paradis mécanique " dans le texte )

    " Plus récente et créée en 2008, l’œuvre vocale et orchestrale: Sonnets, I composée d’après les poèmes de Louise Labé."

    ( Il semble que la diffusion des vidéos soit réservée à LydianAirs
    http://www.youtube.com/user/Lydi... )

  170. Merci Laurent, il s’agit bien d’une distraction musicale, ( a joke ?) sans prétention, je ne pensais pas qu’elle aurait attiré tant de mépris.
    Que d’aigreur !

    Je suis rassurée qu’il y ait encore quelques musiciens à l’esprit ouvert…

    Gershwinou, merci pour ta vidéo, effectivement c’est un très joli moment de pop music, très artistique et même poétique.(Ce n’est pas comparable évidemment avec la précédente « Billie Jean », qui n’est qu’un montage à partir d’une idée…)
    c’est très bien filmé également et la ballerine évolue comme un automate gracieux sortie d’une boîte à musique.

    j’ai apprécié aussi les compositions du compositeur hongrois Gabor Kemeny
    dont tu parles sur les forums : musicomposer.fr/viewtopic…
    Merci pour toutes ces découvertes musicales !

    Emilie

  171. Totor : il vient souligner que l’on peut aimer autant Dusapin que Michael Jackson. Cela ne me semble pourtant pas si compliqué à  comprendre. Mais il n’y a de sourd que celui qui ne veut entendre…

  172. Vous avez compris ce que vient faire ce pauvre Dusapin dans le commentaire sur ce navet ?

    Pas moi…

    Il y a là  comme un vieil air de relent à  Roncevaux qui plane par ici

  173. Personnellement, je me rangerais derrière Émilie : il n’est pas question ici de grand art, mais simplement de se faire plaisir, et c’est très réussi. La vidéo elle-même est suffisamment originale, la transcription pianistique stimulante et l’usage percusifs divers et variés également.

  174. Pour une fois je suis d’accord avec ce coucou (qui joue maintenant les poulettes?)

    Les transitions vidéo permettant les raccords musicaux au montage sont facilement repérables, ça sent son bricolage, et le tout n’est pas très « fun » – mais pas plus que Wagner ou Brassens, il est vrai ! 😉

    Dans le genre « fun » je préfère par exemple cette vidéo :
    http://www.dailymotion.com/video...

  175. Oh la la !!! cela devient vraiment « le blog des plaintes et des lamentations en tous genres » décidément… on dirait un groupe de grincheux un peu ringards sur les bords non ? …
    Et d’abord, les avez-vous eues ces idées de mise en scène ? que proposez-vous de mieux ?

    Il n’y a pas que Wagner et Brassens dans la vie ! (sic)
    ( et fichtre nous savons combien Brassens est un grand)

    Vivent DUSAPIN, Stockhausen et …le roi de la pop et… tutti quanti…

  176. Voir ici un extrait de la dernière "livraison" de Dusapin, son opéra "Passion" qui est joué au Théâtre des Champs Elysées :
    http://www.theatrechampselysees….

    Pour le reste, concernant les dérives culturelles que stigmatise Yves Rinaldi, je suis assez d’accord avec Laurent : ce ne sont pas les institutions qu’il faut montrer du doigt de façon systématique, mais plutôt ce qu’en font nos dirigeants, au quotidien.
    Musées publics et galeries privées, même combat?
    Théatre des Champs Elysées et Stade de France, même combat?

  177. Prouesse? Bof…
    C’est du bon travail de montage vidéo à partir de quelques idées de mise en scène. L’intérêt artistique est mince.

  178. Merci Totor (voila un pseudo qui, au moins, ne traduit aucun orgueil mal placé de la part de son auteur) pour votre message. Lorsque j’évoquais la dialectique, je l’envisageais justement dans son sens dérivé – et altéré – que les marxistes lui avaient donné ; à savoir : une pseudo-confrontation de points de vue strictement encadrée par une pensée…unique en l’occurrence car exclusive, sur un plan idéologique, à l’instar de l’ancienne « disputatio » chère à la scholastique médiévale, dont la Sorbonne était férue et experte. C’est justement ce paradoxe là que je cherchais à souligner : une pensée, une idéologie monolithiques se parant du costume vertueux de la dialectique et de la pluralité des approches. Et, force est de constater que notre pays est devenu champion de ce type de contorsion intellectuelle qui ressemble fort à l’idéologie fordiste qui recommandait de laisser les consommateurs américains libres de choisir leur voiture, pourvu qu’elle soit une Ford T…. Transposée aux enjeux qui nous intéressent dans cette tribune, il s’agirait d’admettre le pluralisme culturel et artistique, pourvu qu’il corresponde au dogmatisme en vigueur dans les cénacles auto-proclamés du moment.
    Cordialement,
    Yves Rinaldi.
    Yves Rinaldi.

  179. Pour émettre une simple remarque de bon sens, il me semble que l’art de cour des XVIIe et XVIIIe siècles n’a pas donné que des restes de « naufrage », tout de même… C’est aller bien vite en besogne. Et si le ministère de la culture est bien une excroissance de la tradition centralisatrice française, il faut aussi souligner qu’il est une innovation gaullienne : il y a donc eu solutions de continuité entre le Grand Siècle et les années 1950 : l’histoire n’est pas un déterminisme.

    Du reste, l’art « officiel » de notre temps peut aussi produire du beau et du bon : quelle que soit la personnalité et les travers de Boulez, plusieurs de ses œuvres n’en sont pas moins stimulantes (ne confondons pas un maître avec ses épigones). Après tout, en matière d’art « officiel », ne retrouve-t-on pas depuis quelques temps les vertus et l’équilibre de l’art académique du XIX siècle, de la peinture des Couture et Cabanel aux opéras de Thomas ?

  180. Bonjour Yves RINALDI

    Vous parlez de « monolithisme dialectique » : la dialectique étant la mise en opposition des contraires ne saurait être constitutive de quelque monolithe que ce soit

    Ce qui est monolithique est la « pensée unique », comme vous le soulignez très justement, précisément parce qu’elle exclut les différences, et dont vous établissez à juste titre la lointaine filiation objective avec l’académisme (que l’on pourrait d’ailleurs généraliser en tant que « conservatisme », ce qui rétablirait aussi la parenté réelle la plus triviale entre politique et culture)

    Une raison à tout cela ? Nous nous sommes réveillés vieux au lendemain de notre (trop) glorieuse histoire, et de cet âge pesant , qui engourdit l’esprit public, nous avons gardé le goût des valeurs « consacrées »

    Pour faire un beau vieux, il faut avoir eu une belle jeunesse : la nôtre, culturellement parlant s’est engloutie avec l’absolutisme dès l’Ancien régime : de ce naufrage est née la lignée de l’Art officiel, propagande qui n’avoue pas sa vraie nature, et qui satisfait si bien l’appétit pour le déjà vu des médiocres, et la propension à s’immiscer partout des hommes de pouvoir

    Sans Louis XIV, point de ministère de la culture au sens « moderne » (raccourci volontairement polémique…)

    Votre réflexion est à ce titre remarquable : c’est si rare de lire un texte qui sorte un peu des sentiers battus…

    D’habitude, la discussion (pas la réflexion, hélas) revient à dire : il y a sûrement une bonne raison d’en parler… puisqu’on en parle, ce qui est la consécration telle que la conçoivent les snobs…

    Et pour contredire Bricas, tout en paraphrasant Brassens : « le temps ne fait rien à l’affaire »

  181. Il me semble que ce débat sur la musique et la personnalité de Pascal Dusapin est révélateur de l’idéologie qui anime les milieux officiels de la création contemporaine dont on retrouve d’ailleurs les termes à l’identique dans celui concernant les arts plastiques et que je connais donc un peu mieux. On a du mal à envisager la création dans sa pluralité et on n’admet la notion de progrès que dans le mouvement et l’innovation que l’on consacre volontiers de « modernes », afin de bien l’opposer au reste, à celle des « non-modernes » qui, du coup, deviennent des « anti-modernes », immédiatement suspectés de fascisme réactionnaire et bien sûr de ce fait stigmatisés par la Pensée Unique, ce fléau issue de l’énarchie qui s’est également emparée des rênes de la politique culturelle française.
    Le monolithisme dialectique qui règne désormais sur les arts en France, n’est certes pas nouveau et procède d’une pesante tradition colbertiste ; jadis « académique », l’idéologie officielle des institutions artistiques se pense aujourd’hui résolument « moderne » et « créative » au point d’en devenir un nouvel académisme qui s’ignore : celui de la nouveauté à n’importe quel prix, surtout si ce dernier voit sa côte boostée par le marché…. Et ce qui est valable pour les Xavier Veilhant et autres Carole Benzakem l’est également pour Dusapin et la plupart des compositeurs issus de cette mouvance contemporaine « avant-gardiste ».
    La confusion, sciemment entretenue, entre « modernité » et effet de « mode » conduit à ne considérer qu’un seul point de vue de la création, tout en déconsidérant les autres points de vue, complémentaires mais pas forcément antithétiques. Nous avons eu le droit au règne sans partage des « installationnistes » dans les arts plastiques des années 1980-2000 ; aujourd’hui les néo-pop-artistes à tendance néo-mangas se partage les cimaises des plus grandes institutions qui ne prennent aucun risque à consacrer des célébrités… déjà consacrées par la spéculation du marché de l’art, de même que l’on ne prend plus beaucoup de risque à programmer Dusapin…dans des institutions publiques dont on sait, par avance, que le contribuable paiera les places invendues (et invendables ?). Il arrive un moment où l’on parvient à se demander quel sens a encore la politique culturelle de notre pays quand on voit l’ahurissant déclin du prestige des artistes français à l’étranger, notre pays ayant désormais acquis la réputation d’être une province reculée de la création et une destination tout à fait évitable pour les artistes souhaitant acquérir une audience internationale. Ne faudrait-il pas y voir également un effet pervers de la façon dont on distribue les subventions destinées à « favoriser les œuvres de l’esprit », comme le prévoyait la charte fondatrice du Ministère de la Culture? Il est certain que les choix opérés laisseront toujours des artistes frustrès sur le bord de la route mais il faut reconnaître que l’on voit et l’on entend systématiquement les mêmes, toujours aux meilleures places et que dans les cénacles concernés, l’on se repaît toujours des mêmes chimères sur le « rayonnement culturel de la France ». Un aveuglement un peu trop chronique sévit ici, au point qu’on se demande, là-bas ou plutôt ici-bas s’il ne sert d’autres intérêts que ceux de l’art….
    Yves RINALDI

  182. cit. Totor : Ne serait-il pas plus simple de dire tout bêtement : « ce que je compose me vient … comme ça me vient, parce que … je suis musicien »

    je suis d’accord avec vous bien sûr, rien ne vaut la simplicité et le langage direct, mair alors ce ne serait ni le même homme justement ni le même domaine musical….
    A mon avis, Parler de « sa musique » pour Pascal Dusapin, fait partie de son mode de pensée, et du même geste créateur que celui de « faire de la musique » …je pense qu’il n’a pas renoncé à la parole dite ou écrite juste parce qu’il est musicien…Il se place tranquillement à la frontière de tous ces domaines …( écriture, discussion, art de la conversation, philosophie, architecture,)…son rêve est peut être celui d’un grand sorcier, faiseur de formes musicales à la fois folles et raisonnées… ça peut être exaspérant quelquefois de se perdre dans tant de considérations…
    Si tout ce « paratexte  » ou cet « appareillage » accompagnant chaque partition musicale, jugé prétentieux et inutile par certains, si tout cela n’est pas de la supercherie, et cela lui est vraiment nécessaire, pourquoi lui refuser ?

    Comme vous dites,Totor, il reste une solution : celle de suivre un des conseils possibles et souhaitables de Pascal Dusapin :
    – Allez écouter mes œuvres en concert, et vous comprendrez… »

  183. En lisant les interventions sur ce forum à propos de Dusapin, j’ai une réaction que certains trouveront simpliste : à mon avis, une musique, pour être qualifiée ainsi, doit éveiller, interpeler (positivement), à première écoute, l’intérêt et la sensibilité de l’auditeur. L’analyse vient ensuite, qui peut constituer un enrichissement de l’écoute. Je pense que la même réflexion vaut pour les autres arts. Bien entendu, on peut objecter que la qualité d’écoute dépend de la qualité de l’auditeur, de sa sensibilité, de sa formation etc. On peut aussi constater, à juste titre, que l’arbitre final est le temps, bien que de nombreux ratés ont eu lieu…Mais chacun fait ses choix et a le droit d’en exprimer les raisons.

    Je ne connaissais pas « Clam 2/2 » de Dusapin qui est effectivement réussi. De ses opéras je ne connais que
    « Medeamaterial » dont j’avais acheté le disque il y a quelques années, et qui m’a beaucoup ennuyé.
    « Clam » me rappelle certaines réalisations d’Eliott Carter que je trouve bien venues du fait du foisonnement sonore, du mélange judicieux des timbres, mais selon mon sentiment, le développement de « Clam » est bien linéaire et évènementiel. Ce qui compte, c’est que mon intérêt et ma sensibilité sont éveillés par cette courte pièce…mais par quoi ne faut-il pas passer pour en arriver là!! Je trouve que d’autres compositeurs français actuels ont vraiment quelque-chose à dire, comme par exemple Connesson, Dutilleux, Escaich, Dalbavie…et personnellement je ne mets pas Dusapin sur le même plan. Mais, comme on dit : cela n’engage que moi .

  184. J’ai passé un moment magique trop rare à  la TV. Oublié les soucis, les peines. Charme de la musique, des voix, tout était là  pour nous faire passer un moment de rêve. Merci à  France 3 et tant pis pour les grincheux.

  185. Merci Emilie pour votre réponse déjà très fouillée, et qui apporte un éclairage intéressant sur des questions complexes

    C’est amusant que vous établissiez en fin de votre explication un parallèle avec la musique de Mozart : je me rappelle d’une bagarre homérique que j’ai eue il y a pas mal d’années avec un copain, également fondu de musique, parce qu’il affirmait (péremptoirement, selon moi) que la différence principale entre Mozart et Beethoven résidait dans cette question de volume : Mozart se serait déployé en surface, et Beethoven dans un espace « psychologique » multi-dimensionnel »

    Comme cela devait vouloir dire que l’un restait à la « surface », et que l’autre évoluait dans les « profondeurs insondables » de l’âme humaine, j’ai trouvé cette mise en opposition comme un artefact intellectuel parfaitement dénué de fondement

    D’où la question posée à propos de votre remarque sur la musique de Dusapin

    Quand on connaît le degré d’abstraction des réflexions de l’intéressé sur l’essence de son Art, on peut s’interroger sur le côté réel de ce qu’il avance comme explication

    Ne serait-il pas plus simple de dire tout bêtement : « ce que je compose me vient … comme ça me vient, parce que … je suis musicien »

    Mais alors, que resterait-il à dire à ceux qui vont à ses confèrences ?

    Autre réponse possible : « Allez écouter mes œuvres en concert, et vous comprendrez… »

    Cordialement

  186. « La musique en trois dimensions » chez Dusapin :

    Comment l’expliquer ? Comment reconnaître ces dimensions ?

    « mélodie », « rythme » et « composition » ne sont pas à proprement dit, les éléments constitutifs de cette musique, même si en un sens ils y sont mêlés.

    Mélodie et rythme sont plus du fait d’ une pensée linéaire : ainsi beaucoup d’auteurs de musique classique (au sens général) organisent leur musique d’un point A à un autre point Z tout en la faisant évoluer par maints chemins surprenants
    Mélodiquement, rythmiquement, dramatiquement…Les fugues de Bach, les sonates de Mozart, celles de Beethoven par exemple, sont très organisées et dirigées de cette façon, (tension, détente, point culminant d’un chant, cadences, résolutions, etc.) d’autres pièces au contraire restent suspendues, extatiques, comme certaines œuvres d’Eric Satie .

    Il faudrait considérer une pièce donnée de Pascal Dusapin, partition en mains évidemment et argumenter de façon précise pour illustrer ces propos (je ne donne ici que quelques termes généraux)
    – Ecoutons par exemple du solo orchestral 4 Clam donné plus haut
    Qu’est-ce qui donne cette impression d’espace, de volume ?

    – Les sources sonores : simultanées, diffuses, multiples et démultipliant justement les point sonores originaux (propagation du son)
    – La résonance, la vibration : augmentation et prolongement en écho des sons originaux (longueur, largeur)
    – Les timbres, l’épaisseur et la coloration du son, timbres multiples, décalés, superposées, en échos, (épaisseur)
    – La translation rapide et le déplacement des registres aigus vers les mediums et basses
    – l’agogie et la vitesse de déplacement de ces « formes » musicales et en mouvement.

    Tout cela donne l’impression d’un « environnement sonore », écrit, mesuré, coloré, agité et diffusé en tous points, et d’un réel volume sonore..

    (Certains compositeurs sur nos forums « MusiComposer » s’apparentent un peu à ce type de musique là.. sensible et intuitive, spatiale. )

    Dusapin parle plutôt bien de musique.
    Quant à ce qu’il dit encore de la musique telle qu’il la pense : il évoque encore la forme, le volume, la sculpture, et même la forme vivante (élastique, évanescente, fuyante, organique )
     » former c’est inventer des bords…
    assembler des blocs de durée,
    je suis un écrivain de musique, c’est du dessin »

    Est-ce seulement une impression de vocabulaire et de déclaration péremptoire ?
    « agogie, élasticité, timbre, translation, spectres sonores » …ne peut on pas retrouver tous ces éléments dans un opéra de Mozart ?

    Dusapin écrit la musique, certes de façon artisanale et savante, mais à l’ombre de Xenakis en un sens, l’architecte et le musicien, inventeur de « polytopes » de musique et lumière.

    voilà Totor pour répondre à votre question, ma réponse tardive …et encore incomplète

    Emilie

  187. Emilie :

    Dusapin est sans doute plus un architecte de l’immatériel, un architecte qui pense la musique en volume, en trois dimensions

    Quelles sont ces trois dimensions ? Mélodie, Rythme, composition ? Comment les reconnaissez-vous, et comment les appelleriez-vous concrètement chez Dusapin ?

  188. Pour ma part j’aime certaines pièces de Dusapin, son opéra « Perela, l’homme de fumée » par exemple, ou des pièces pour piano. En revanche, dès qu’il parle ou qu’il écrit, cela devient quelconque et prétentieux. Il surfe sur les idées à la mode, sans assurer aucune consistance à son discours.
    Encore une fois, il y a des gens qui savent parler de musique (Boulez par exemple – je le dis d’autant plus volontiers que je n’aime pas sa musique), mais pas Dusapin.

  189. Frédéric Ferney (le Bateau Libre) parle plutôt bien de Pascal Dusapin, et avec Dusapin en personne.

    <img src=""Le Bateau Libre" N°1 Pascal Dusapinenvoyé par lebateaulibre. – Futurs lauréats du Sundance. />

    Pour ma part, j’estime que sa musique est ce qu’elle est, mais Dusapin est certainement l’un des compositeurs les plus cultivés et les plus intéressants de sa génération, certainement parce qu’il est entouré d’artistes-chercheurs appartenant à divers domaines (biologistes, architectes, écrivains, philosophes) et qu’il ne cesse de "penser la musique" et de la « mettre en question » et aussi de la mettre en quelque sorte « en danger ». J’aime bien cette prise de risque…

    à écouter:
    le bal

    comme il titre son livre, "une musique entrain de se faire", sa musique quelque part se cherche continuellement.

    On peut apprécier son discours par rapport à l’espace, aux arts plastiques, à l’écriture, à l’architecture, et à la philosophie, la pensée de Deleuze (Rhizome) …
    Dusapin est sans doute plus un architecte de l’immatériel, un architecte qui pense la musique en volume, en trois dimensions…Sans cesse préoccupé par la forme, tout en la combattant.

    Son opéra Passion sera donné à Paris, début octobre 2010, au
    Théâtre des Champs Elysées

    Ses citations:(sources vidéo rue 89)

    " Composer c’est penser" donner à la musique de s’inclure dans l’espace infinie qu’est le monde"…

    "j’écris pour moi pour quelques amis et pour adoucir le cours du temps…"
    (Borges)

    " écrire pour soi n’est pas une solution, il faut éviter de se faire plaisir…ne pas réduire sa pensée à des choses que l’on connaît "…

    "Mon corps se délite si je ne pense pas, si je n’écris pas de la musique"

    Alors, qu’écouterons-nous de Dusapin en premier ?

    Certainement pas tout de suite ses œuvres pour piano…Je crois que le piano est un instrument réducteur pour les compositions de Pascal Dusapin, même si les performances des interprètes sont admirables car ces pièces sont redoutables, mais aussi très ardues à l’écoute…Ses œuvres orchestrales et vocales conviennent mieux à l’univers qu’il imagine et sont plus réceptives.

    Voici un extrait d’une œuvre intéressante dans laquelle je défie tout mélomane d’y déceler une quelconque « bouillie » sonore (n’est-ce pas chers amis compositeurs )

    Clam :

    <img src="

  190. Un vrai faux :

    Avis recherche
    URGENT
    Recherchons admirateur/trice pour commentaire sur ce blog en vue de remonter la cote Du Sapin au marché de Noël.
    Quadrumane débutant s’abstenir.

  191. Victor, Fred, Laurent, ne vous méprenez pas : l’anathème que m’a jeté « Monsieur trois points » ne mérite pas de réponse. Il est le fait d’un jeune homme qui n’a pas vraiment terminé sa crise d’adolescence.
    On l’a vu pendant quelque mois dans nos forums; il portait en bandoulière son arrogance et son mépris pour les compositeurs « qui ne sont pas de leur siècle puisqu’ils composent comme grand Papa »…
    Il nous a quitté brutalement un jour en démontrant son manque d’humour et sa mauvaise éducation. Je n’imaginais pas qu’il lisait encore le blog, probablement sur Facebook qu’il fréquente beaucoup.
    Sa mère (il vit chez ses parents) est, je crois infirmière. Espérons qu’elle saura soigner son handicap.
    Pour moi, en tout cas, il n’y a pas sujet à discuter plus avant.
    PS. Les commentaires sont modérés a priori depuis la mi-aout car nous recevons beaucoup de spam fabriqué « à la main », je veux dire par des hommes et non par les habituels robots. 🙂

    Avis recherche
    URGENT
    Recherchons admirateur/trice pour commentaire sur ce blog en vue de remonter la cote Du Sapin au marché de l’art.
    Melomane débutant s’abstenir.

  192. Je trouve (pour ma modeste part) :

    1) qu’on peut ne pas aimer Dusapin sans forcément rejeter la musique contemporaine ;

    2) qu’on peut aussi aimer la musique de Dusapin et ne pas aimer le personnage ;

    3) qu’on la droit de vivre même sans aimer la musique contemporaine, et de s’exprimer librement ;

    4) qu’on peut toujours écrire de très belles choses en si bémol ;

    5) qu’il n’est pas nécessaire d’être joué à l’opéra Bastille ou à Donaueschingen pour avoir quelque chose à dire, et avoir quelque chose à dire en art est toujours respectable ;

    6) que les « amateurs compositeurs » ont au moins le courage de signer leurs œuvres à « bonne médiocrité », quand certains internautes auto-érigés en arbitres des bons goûts (tout en fustigeant cette attitude chez autrui) n’ont pas le courage de signer leurs insultes exposant une bêtise crasse.

    Je ne vous salue pas, monsieur « … »

  193. Je ne le connaissais pas mais vos commentaires ont aiguisé ma curiosité. J’ai donc écouté plusieurs pièces de Dusapin.
    Sur plusieurs d’entre elles j’ai eu l’impression d’entendre une même note une note sur deux ou sur trois. Sur les autres bouillie ou cacophonie suffit à qualifier mon impression (toute personnelle). Je ne me prononcerai pas sur l’idée que ceux qui disent l’aimer le font par conformisme, n’étant pas dans leur tête. J’espère simplement pour eux qu’il n’en est rien.

  194. Dusapin descend pourtant du Sapiens, comme dirait son copain Coppens (Yves…)

    Pour la bouillie, il reste au choix : les pastilles Rennie, ou mieux, les boules Quies

  195. Allez, on en verra toujours, des gens qui ne savent pas penser par eux-mêmes, qui gobent tout ce qui est à  la mode sans un soupçon de recul. Le degré d’éducation n’y fait rien : les uns sont fanatiques de Lady Gaga, les autres de Dusapin. C’est confortable d’avoir la même opinion que ses pairs. La seule différence, peut-être, c’est que les plus éduqués sont les plus intolérants.

  196. (Réponse à littlejazzman)
    Une bibliothèque de partitions gratuites en ligne ne peut publier que des partitions qui sont tombées dans le domaine public. C’est-à-dire dont le compositeur est mort depuis plus de 70 ans (plus les périodes de guerre, qui varient d’un pays à l’autre).
    Les auteurs que vous citez sont tous encore sous protection du droit d’auteur, donc non publiables dans IMSLP.

  197. Victor, Fred, Laurent, ne vous méprenez pas : l’anathème que m’a jeté "Monsieur trois points" ne mérite pas de réponse. Il est le fait d’un jeune homme qui n’a pas vraiment terminé sa crise d’adolescence.
    On l’a vu pendant quelque mois dans nos forums; il portait en bandoulière son arrogance et son mépris pour les compositeurs "qui ne sont pas de leur siècle puisqu’ils composent comme grand Papa"
    Il nous a quitté brutalement un jour en démontrant son manque d’humour et sa mauvaise éducation. Je n’imaginais pas qu’il lisait encore le blog, probablement sur Facebook qu’il fréquente beaucoup.
    Sa mère (il vit chez ses parents) est, je crois infirmière. Espérons qu’elle saura soigner son handicap.
    Pour moi, en tout cas, il n’y a pas sujet à  discuter plus avant.
    PS. Les commentaires sont modérés a priori depuis la mi-aout car nous recevons beaucoup de spam fabriqué « à  la main », je veux dire par des hommes et non par les habituels robots. 🙂

  198. Plancher sur Dusapin (!) avec humour vaut mieux que de se farcir ses écrits : les amateurs auront au moins rigolé un bon coup, et se moquer d’un nombriliste revient à  pratiquer l’hygiène intellectuelle la plus salutaire

    Quant à  la postérité… Parle-t-on de l’opinion publique de cette foule protéiforme d’obscurs abrutis qui avait quasiment oublié J-S Bach, avant de jeter Telemann, tout en méprisant Haydn, etc. ?

    Que sait-on aujourd’hui de la masse de génie humain que la connerie ordinaire a balancé aux oubliettes ?

    "Je n’ai jamais pu comprendre l’infini – la seule chose qui m’en donne une idée est l’étendue de la bêtise humaine" (Einstein)

  199. bonjour a tous.
    quelle polémique …. sur ce Monsieur dusapin….
    on en parle dans cent…deux cent ans…..on verra ce qui reste de l’œuvre.
    et puis ce discours toujours aussi inutile sur le "contemporain… pas contemporain …"
    qui détient la vérité ? personne. seul la vérité du coeur et des émotions reelles transcrites musicalement résisteront aux polémiques et aux temps futurs. le temps décidera pour nous tous, comme pour ceux d’hier, ceux-la même qui nourrissent aujourd’hui nos modestes ambitions musicales et notre culture.

  200. J’avais cru le rédacteur JLF malicieux et plutôt admirateur de Dusapin …ou ai je mal compris l’article ?

    Je parle du vrai Dusapin (pas denoù«l)

    – Oui, oui "on peut écrire encore beaucoup de grandes choses en si b Majeur " pour paraphraser un grand homme

  201. Je trouve (pour ma modeste part) :

    1) qu’on peut ne pas aimer Dusapin sans forcément rejeter la musique contemporaine ;

    2) qu’on peut aussi aimer la musique de Dusapin et ne pas aimer le personnage ;

    3) qu’on la droit de vivre même sans aimer la musique contemporaine, et de s’exprimer librement ;

    4) qu’on peut toujours écrire de très belles choses en si bémol ;

    5) qu’il n’est pas nécessaire d’être joué à  l’opéra Bastille ou à  Donaueschingen pour avoir quelque chose à  dire, et avoir quelque chose à  dire en art est toujours respectable ;

    6) que les "amateurs compositeurs" ont au moins le courage de signer leurs œuvres à  "bonne médiocrité", quand certains internautes auto-érigés en arbitres des bons goûts (tout en fustigeant cette attitude chez autrui) n’ont pas le courage de signer leurs insultes exposant une bêtise crasse.

    Je ne vous salue pas, monsieur "…"

  202. ‘aurai aimé des explications sur l’absence de poulenc dutilleux chostakovitch
    katchatourian et le double concerto pour orchestres à cordes de martinu; merci cordialement. littlejazzman.

  203. Dusapin est un type bien… quand il compose de la musique. Quand il parle ou quand il écrit, il est incompréhensible, redondant, inintéressant. On est loin, très loin, des qualités de pédagogue de personnes comme Messiaen, Boulez ou Bernstein.

  204. C’est assez drôle comme article, mais si c’est une critique – et ça l’est -, il n’y a aucun argument derrière. JLF a t-il ouvert et écouté au moins une dizaine de partitions de Dusapin avant de pouvoir juger ? (et non pas survolé une partoche et écouté un extrait ou être allé à deux concerts !)
    Vos articles sont vides, creux, puisque la critique est superficielle : vous ne parlez même pas de musique mais vous vous attaquez au personnage. C’est aussi dégoûtant que de s’attaquer au physique d’une personne, et cela ne fait que révéler la débilité de vos propos.

    Peut-être êtes vous jaloux que Dusapin ait une personnalité – au moins musicale ?

    Si vous voulez vraiment agir – càd concrètement -, commencez par vous taire s’il vous plaît. Au lieu de dire des âneries, présentez-nous vos superbes compositions en sib Majeur (à moins que vous soyez déjà passé à polytonalité ?) ou des pièces pour orchestre ?

    Ce qui me gène avec les amateurs compositeurs, c’est qu’ils font de la musique sans avoir une connaissance profonde du passé, tout en ignorant ce que font les compositeurs aujourd’hui (sauf les Beffa, Bacri et autres compositeurs à rayonnement microscopique s’enterrant dans des clichés acceptés par la société et un politiquement correct).
    Concernant la technique, ils appliquent « théorie, harmonie et contrepoint », sans regarder plus loin que leur nez. La peur est toujours le même sentiment qui gouverne l’ignorant : peur d’autrui, de la nouveauté, de l’étranger ; ça ne m’étonne aucunement au regard de vos partitions.

    Alors c’est sûr, à ce jeu, JLF, vous êtes plutôt bon, mais vous trainer un chiffon d’âme, rien de plus. Vous ne creusez pas à l’intérieur de vous-même, ni ne vous surpassez. Vous incarnez la bonne médiocrité de l’amateur péteux qui est fier de se dire compositeur pour le temps de sa retraite (lisez les correspondances de Monsieur Croche, bon sang !).

  205. Emilie :

    "Petit Quiz Mozartien :
    Les "Six quatuors" en hommage à  Haydn valaient 50 Louis d’or, combien valaient-ils en florins d’argent ? en Kreuzer ? …et combien en euros contemporains ?"

    En utilisant la formule de conversion tarabiscotée du Louis d’or en poids de métal précieux, puis en convertissant ce poids au cours du dernier fixing de l’once d’or fin, on arrive à  environ dix mille euros pour les six quatuors

    Pour ce tarif, il n’est pas impossible que WA, vivant de nos jours, eà»t préféré faire footballeur, où¹ cette somme se gagne en dix minutes…

  206. J’ai donc vu cette émission classique et jazz sur MA Télé – et pas sur le net. Excellente émission, des peoples qui n’étaient pas des potiches, et intervenaient pour poser des questions intelligentes et ne semblant pas trop "téléphonées".
    Et surtout des interprètes au dessus de tout éloge, que ce soit "la" Stutzmann (quelle voix étonnante! et quelle cheffeux d’orchestre !) ou le quatuor Ebène. Quels talents! Ils savent tout faire…allez les écouter sur leur site de jazz :
    http://www.quatuorebene.com/fr/a...
    Jean-Yves Thibaudet était moins étincelant qu’à  Pleyel (pas de ceinture avec des brillants… :-). Mais c’était sympathique de sa part, pour les téléspectateurs français qui ne peuvent pas aller au concert qu’il se soit produit au studio de Zygel (qui s’est dit "honoré" de cette participation, d’ailleurs).

  207. finalement peu de monde à  mon concert mais que des des gens de qualité … que d’émotion devant la qualité d’écoute, une quarantaine de personnes tout au plus pour m’écouter, mais les retours sont plus grands que mes espérances. des enfants étaient aussi présent et ils ont été ravis. que du bonheur … je remercie tous les gens présents et je remercie ici aussi pour ces belles lumières sur internet

  208. Et bien, voilà  un article qui va en effet à  l’encontre des idées reçues concernant Nicolas Poussin, tout au moins en ce qui me concerne.
    Pour moi, jusqu’à  cette lecture, Poussin c’était surtout… beaucoup de poussière !!

    Et puis, plus qu’un article sur Poussin, c’est une leçon sur l’art de regarder et d’analyser une œuvre picturale avec son contexte.
    Merci Monsieur le Professeur ! 😉

  209. Pourquoi :
    Dans une émission culturelle qui sort de l’ordinaire et qui pourrait nous faire enfin un peu rêver, nous imposer des invités tels qu’une ministre dont on a ‘soupé’ et un diseur de jt dont on ne supporte même plus la caricature.
    (Désolée pour l’irrévérence)….
    Qui plus est, les caméras s’attardent sur eux avec une telle insistance……..
    On en oublierait presque, hélas, les prestations des merveilleux et talentueux Artistes présents.
    Quel gà¢chis…….

  210. Les infos sur la diffusion de la Boù®te à  musique 2010 étaient justes JLF, France 2 avait bien annoncé :

    Jeudi 29 juillet 2010 Thème: "l’amour et la mort",
    Jeudi 5 août 2010 Thème "Rythme et virtuosité".
    Jeudi 12 août 2010 Thème: "Classique et Jazz",
    Jeudi 19 août 2010 Thème: "Europe et Méditerranée",
    Jeudi 26 août 2010 Thème: "Hommage à  Bach",

    Apparemment il y a eu inversion dans la diffusion TV de deux épisodes.
    La preuve en est que le site diffuse déjà  l’émission « Classique et Jazz » . Par conséquent on peut la visionner avant même sa parution TV, (Ce côté retour vers le futur, me plaît): programmes.france2.fr/la-…

    Etonnant qu’on ne lise nulle part des explications ou une petite note de France 2 pour ce « mini beans ». Bah c’est l’été , tout est permis ou presque…! "Errare humanum est"
    L’émission « Europe et Méditerranée » était plaisante, j’aurais bien aimé que PPDA s’exprime plus longuement,( que pensait -il lui de la musique ? )On aura bien admiré Mme Roseline Bachelot, souriante et savante, rien d’étonnant pour une passionnée d’opéra et spécialiste de Verdi.

    Pour créer vraiment la surprise, Jeudi prochain ce serait bien de programmer « Hommage à  Bach ! » la délicieuse confusion sera plus logique ainsi…. Et surtout, l’audience n’affichera pas un double zéro, puisque beaucoup auront déjà  vu l’émission sur la toile. Enfin ce n’est qu’une idée…
    Boù®te à  musique plus 7 c’est déjà  un beau cadeau, mais tout bien considéré « Sept jours de rediffusion » sur le web c’est trop court, voire frustrant pour un ZYGEL ! Ne pourrait-on pas les laisser, toutes, en ligne et tout l’été ces émissions-là  ? Merci d’avance…

    Emilie

  211. " Fausse Monnaie " fait bien de remarquer qu’au temps de Mozart et au pays de Mozart, c’était le "florin d’argent" qui était monnaie courante…Cependant, Mozart l’européen, ce génie tant aimé, aimait voyager.

    Nombre de ses correspondances font état justement des "florins" gagnés, bien entendu, mais aussi parlent des "guinées" (d’usage en Angleterre, en son temps d’enfance) et des fameux "Louis d’or". (français) Il estimera lui-même ses "Six quatuors en hommage à  Haydn" à  50 Louis d’or, …Dans une autre lettre, sa propre mère évoquera "une nouvelle élève claveciniste " de Mozart, lui payant généreusement "3 Louis d’or "une douzaine de leçons, et il y a bien d’autres exemples ou les "Louis d’or" sont invariablement cités.

    J’avoue que ne citer que les "Louis d’or" était un peu provocateur, et ne semble évoquer que les séjours et les tournées musicales du prodigieux compositeur "au Royaume de France", quand on sait l’accueil hostile qu’on réserva justement à  Mozart jeune adulte, de retour à  Paris,
    (refus d’éditer ses symphonies concertantes ou de lui faire obtenir un livret d’opéra) cela peut évidemment en étonner plus d’un. Et donc, "Rendons à  Mozart ce qui revient à  Mozart, ses florins d’argent bien mérités. "

    Toutefois un "Louis d’or" équivalait à  l’époque, à  quatre "florins d’argent", rien n’empêche d’établir alors les correspondances monétaires nécessaires, n’est-il pas vrai ?

    Petit Quiz Mozartien :
    Les "Six quatuors" en hommage à  Haydn valaient 50 Louis d’or, combien valaient-ils en florins d’argent ? en Kreuzer ? …et combien en euros contemporains ?

    NB: On sait que Mozart eu des funérailles de 3 e classe (Pauvre Mozart) mais ce n’était pas la fosse commune gratuite quand même…
    " Le coût de l’enterrement de Mozart s’élevait à  8 florins 56 kreuzer, plus 3 florins pour le corbillard. Il représentait 1/5 de l’argent
    liquide dont disposait sa veuve. Un enterrement
    de 2e classe aurait coûté 37 florins pour six porteurs et six enfants de
    choeur, au lieu de quatre."
    ‘ Extrait de " Mozart Mythes et réalités" : http://www.guywagner.net/pdf/moz... )

    Emilie

  212. Monsieur,

    Je desire recevoir un CD D’Aurelia Legay…Si possible gratuit…
    Merci beaucoup…
    Monsieur DOLBEAU Gerard 101 Rue Hoche
    92700 Colombes

    Merci beaucoup à  l’Avance

  213. tout le monde sait bien que Mozart vivait aisément en collectionnant des louis d’or (Emilie)

    Tout le monde … ? Mozart thésaurisait des Florins peut-être, mais des Louis ?

    C’est vrai que tout le monde le sait bien maintenant

  214. La nouvelle,on la trouve sur le site du CNSMDP.

    Le "Qui a dit" est à  compléter par… "que Sarko et Carla Bruni ne favorisaient pas la musique classique et ses interprètes?"

    La réponse appartient aux lecteurs du blog. 😉

  215. l’émission la boite à  zik,que je ne rate jamais enfin presque,un moment de detente que j’aprécie,rien à  dire et à  redire,parfait,france 2 doit garder cet émission,qui est maintenant ma boite a zik !

  216. Il a quand même la santé, ce jeune homme ! A moins que Saint Jacques lui ait prété des jambes toutes neuves, ou que l’Esprit Saint lui ait soufflé dans le dos tout au long du trajet?

  217. Pour ce qui est de l’audience, notons que l’émission la boù®te à  musique de JF ZYGEL est diffusée cette année le JEUDI SOIR …On se demande bien pourquoi (?) Cela en a dérouté plus d’un ! Maintenant que le public s’est habitué au Vendredi…
    Beaucoup de téléspectateurs ne consultent pas les programmes tv des magazines et s’attendaient à  la regarder ce Vendredi soir…à  mon avis France 2 voulait absolument que les mélomanes consultent leur site après coup.

    C’est dommage de toujours juger une émission sur ces données précisément: audience, part de marché etc., à  ce rythme les meilleures émissions ne tiendront pas, surtout si elles sont si peu annoncées.

  218. Dire que " pour une fois l’émission était bien rythmée" est à  la fois vrai et faux, car elle a souvent été très bien menée et rythmée cette célèbrissime émission, et cette qualité là  est plutôt une récurrence.

    Qui a trouvé l’instant Chopin bà¢clé ? Ce moment était subtil au contraire ! ( vite, à  ré-écouter d’urgence) et puis il n’ y a pas que Chopin dans la vie ( musicale) …euh ! enfin …bref…

    Je l’ai trouvé fort bien assaisonné, ce bouillon de culture musical, même si effectivement il n’a pas vraiment mis en scène les trois candides de l’émission, Hugues Aufray, Disiz Peter Punk et Nolwenn Leroy, était-ce un choix délibéré ? Dommage. Y a t-il eu des coupures au montage ? Ce n’est pas grave :on se procurera leurs cd !

    Hugues Aufray s’est vraiment distingué par ses mots poétiques et sa culture musicale. Je m’attendais à  ce qu’il chante avec Zygel au piano, improvisant…

    Musicalement aussi, il faut saluer chaque prestation des autres musiciens, tous excellents : les impros d’Antoine Hervé ( même si l’intermède Chopin était un peu succinct) , mais Antoine Hervé qui joue si bien, ne joue jamais assez longtemps, je trouve, ce qu’il a interprété sur un thème de Chopin était d’une grande délicatesse… les prestations de la mezzo soprano Béatrice Uria Monzon, et ses commentaires fort intéressants, les airs chantés par le baryton, Laurent Alvaro, ( on connaissait déjà  de lui son interprétation de « l’air du froid » de Purcell, mais ce fut un plaisir) celles du harpiste de jazz Park Stickney( La harpe est rarement utilisée pour ce répertoire) et celles du Quatuor Voce et le clarinettiste Nicolas Baldeyrou ( superbe quintet de Mozart , leur impro valsée sur do dièse mi) mais aussi le jeune joueur de guimbarde et de flà»te à  calebasse chinoise, Wang Li,animant la séquence « instrument rare », ne faisait-il pas du chant « instrumental » diphonique ? on entend au moins deux voix, étonnant pour un flà»tiste, cela doit venir de sa technique de souffle continu dont parle JFZ.

    Notons que Jean –François Zygel a contesté une fois plus la version du film Amadeus de Milos Forman, ( et ça m’énerve vraiment, chaque fois, car j’ai aimé cette version justement ) dans laquelle on compatit au « pauvre Mozart, mourant, abandonné et dont le cortège funéraire ne sera suivi que par un chien (errant) et qui plus est, lors d’une tempête de neige , avant d’être jeté dans une fosse commune » tout le monde sait bien que Mozart vivait aisément en collectionnant des louis d’or, qu’il a eu des funérailles grandioses, et ce, sous un soleil de plomb( hé !)

    Plus sérieusement, Grand Merci à  Jean-François Zygel et à  ses invités pour ces bons moments.

    Cette belle émission est visible pendant sept jours sur le site de France 2 . Régalez-vous !!!

    programmes.france2.fr/la-…

  219. Le message est destiné à  J.F. Zygel
    Je vous suis depuis quelques années. J’ai eu le plaisir de vous voir et vous entendre à  Biot.
    Votre boù®te à  musique est une idée originale et très intéressante.
    Nous y voyons des interprètes de talent et je pensais en vous regardant hier soir
    que le couple de chanteurs d’opéra que je connais bien Elizabeth Vidal (soprano-
    colorature et André Cognet barython-basse) illustrent parfaitement le rapprochement entre classique et modernité dans leur spectacle de l’opéra aux beatles.
    Pour apprécier le talent d’Elizabeth : l’écouter dans la Méditation de Thaà¯s en
    vocalise… un enchantement.
    Peut-être pourriez-vous leur consacrer un peu de votre attention. Merci.

  220. Grand Merci à  Hélène Werlé, pour son message et l’indication de l’adresse du site "bidochon", que mon article ait plu à  Christian Binet me fait très plaisir, et qu’on prenne le temps de l’écrire aussi.

  221. Ce portait si plaisant à lire et à écouter, si ressemblant, est vraiment à l’image de l’artiste et de sa musique : sensible, intelligent, tellement musical, et par dessus tout il nous fait aimer sa musique donc « La » musique. J’en connais même quelques-uns qui grâce à ce beau témoignage, se décideront à « composer »….Merci à Florentine Mulsant et Merci à JLF.

  222. Merci pour vos commentaires sur l’interview réalisée par Jean Louis Foucart.
    L’éléctroacoustique m’a permis de prendre conscience du son , cela est vrai. Mais il ne m’a pas apporté d’ enrichissement dans le domaine de l’harmonie. Mais je suis très sensible à la démarche de Ligeti par exemple.

  223. Beau billet. Quelle érudition !
    Tout ce qui peut paraitre "gratuit" au "vulgum pecus" de l’art contemporain (dont je suis hélas) s’éclaire tout à  coup, quand il comprend l’intention de l’artiste, au delà  de la beauté formelle de l’œuvre.
    Merci Yves !

  224. Bravo Jean-Louis Foucart pour ce très beau portrait d’une compositrice aussi attachante que talentueuse. On y apprend beaucoup sur elle et son travail. Dommage que Florentine Mulsant ait conservé un mauvais souvenir de son incursion dans la musique électro-acoustique qui permet quand-même de prendre conscience du son en tant que véritable matière susceptible d’être sculptée dans un espace défini par le temps et la place occupée par les protagonistes (source sonore/auditeurs). Même si le niveau de la production musicale électro-acoustique n’est pas à la hauteur de la technologie déployée, il n’en reste pas moins un domaine d’exploration sonore tout à fait novateur et passionnant.
    Florentine Mulsant a aussi de la chance de pouvoir faire saisir ses partitions par un spécialiste de Finale car ce logiciel, aussi performant soit-il, est une vraie usine à gaz pour celui qui est pressé d’en finir avec les corconvolutions des informaticiens qui ont conçu ce genre de système alambiqué….
    Merci à Florentine Mulsant de nous avoir ouvert un peu de son jardin secret et de nous avoir fait goûté à la saveur de sa belle musique.
    Yves Rinaldi.
    Yves Rinaldi.

  225. Entretien passionnant ! Un très belle veine musicale, accessible, mais qui interroge et ne laisse pas indifférent : en un mot, ça fait envie ! Merci Florentine Mulsant pour ce témoignage, merci Jean-Louis.

  226. Il a bien raison!

    Si vous aimez la musique live, Moodio.tv stream des concerts des Francofolies de Spa.

    Le 23/07 : Arid
    Le 24/07 : Marie Warnant
    Le 25/07 : Phantom Ft. Lio

  227. Merci Laurent pour cet article très documenté sur ce sujet fort intéressant pour nous.
    Je l’ai requalifié dans la rubrique « Musicologie ».

  228. Et de retour de congés, me voici en mesure de donner le lien qui permet d’écouter les enregistrements de notre concert. Rappelons que ces enregistrements ont été réalisés par notre talentueux preneur de son (et compositeur associé) Richard long. Qu’il en soit chaleureusement remercié ! 🙂 Voici LE LIEN

  229. Votre réponse est intéressante : elle pose une différence de nature entre une « réduction » pour piano, et une « amplification » orchestrale du même morceau

    J’ajouterais pour le cas particulier de LVB, que sa prodigieuse capacité à improviser au piano dédiait naturellement cet instrument à la recherche thématique et/ou harmonique, ce qui constitue, comme vous le dites fort justement, un processus d’élaboration

    L’orchestration elle-même est chez Beethoven suffisamment « normalisée » pour ne pas faire en elle-même l’objet d’une recherche supplémentaire spécifique : tous les exégètes soulignent à juste titre la grande similitude de l’instrumentation entre Haydn et Beethoven, la différence résidant davantage dans la construction que dans la coloration, ce qui est précisément le fruit le plus apparent de la recherche thématique préalable

    Enfin, il est tout à fait possible que ce qui fut entendu comme une version définitive réduite au piano n’était en réalité qu’une improvisation destinée à accréditer l’affirmation : « j’ai une symphonie toute prête » (sous-entendu : en voilà la preuve…)

    Cette hypothèse cadrerait bien avec la pratique avérée de l’auteur et le fait non moins évident que personne n’a pas pu mettre la main sur le manuscrit allégué de la Xe Symphonie, hormis quelques fragments dispersés

    Cordialement

  230. Merci pour toutes ces précisions !

    Pour ce qui concerne les particelles, ou les ébauches pour piano de symphonies (ou de toutes œuvre équivalente), je ne pense pas qu’on puisse les retenir comme « transcriptions » : non seulement elles précèdent l’œuvre définitive (qu’elles contiennent donc en germe, mais qu’elle ne « réduisent » pas, par définition, correspondant donc à un processus différent d’élaboration), mais en outre elles sont destinées avant tout au travail du compositeur et non à la divulgation ultérieure (encore que ceci ne soit pas empêché par cela !).

    Bien cordialement

  231. Sur l’intéressante version pianistique op.61a du fameux concerto pour violon op.61 :

    Je pense que ce concerto était une commande émanant du grand pianiste, également éditeur de musique, Muzio Clementi

    LVB, comme il en était coutumier en pareil cas, a réalisé le « boulot » a minima, ce qui explique le choix de la « simple » transcription, néanmoins complétée par quelques ajouts techniques spécifiques du piano : sections en écho utilisant le thème exposé par l’orchestre, remplissages harmoniques sous forme de basses d’Alberti avec ponctuation rythmique à la main gauche de la mélodie d’origine exposée à la main droite, trilles prolongés remplaçant les tenuti du violon, pour permettre le rendu des nuances cresc. et decresc. etc.

    Il n’a pas pu s’empêcher de réserver à son propre usage une cadence pianistique nettement plus évoluée, qui ne manque pas de susciter quelques regrets : il est évident que si ce génie du piano avait envisagé la réutilisation du matériau thématique de son opus 61 dans un tel esprit de « recréation », il l’eût fait autrement plus élaboré…

    Pour la même raison, le numéro 6, attribué parfois abusivement à ce concerto n’a jamais été proposé par l’auteur (op.61a indique bien une simple variante d’édition de l’op.61).

    Par contre, il a travaillé un certain temps sur un « vrai » sixième concerto pour piano, également en ré, si je me souviens bien, et hélas abandonné, à cause des progrès de la surdité, ce qui montrait bien que le concerto était pour lui un mode de relation permanent et privilégié entre un virtuose et son public, et qu’il perdait de son sens joué par un autre : il n’y eut d’ailleurs plus d’autre ébauche de concerto après cette dernière tentative avortée.

    Le premier mouvement pianistique de sa Ve symphonie, à comparer avec le travail de transcription effectué plus tard par Liszt : LVB, là encore face à une commande, se contente de recopier soigneusement les quatre voix principales, réparties également entre les deux mains, sans recherche particulière de coloration : cette version, jouée devant Goethe l’impressionna si fort que le poète de Faust s’en déclara bouleversé, ce qui chez lui voulait plutôt dire qu’il trouvait cette musique … extravagante

    Enfin, il existe une transcription pour trio à corde de la Symphonie de jeunesse N° 2 op.36, encore influencée par Haydn, et, par définition, ce trio pour P-V-Vc est assez proche de son original pour orchestre

    On sait aussi que l’auteur avait l’habitude de réaliser une ébauche pianistique intégrale de ses symphonies, avant de passer à l’orchestration : il expliquait ainsi en 1827 à Schindler (son « secrétaire »), qu’il « avait dans son pupitre une nouvelle symphonie entièrement terminée  » (la Dixième, par conséquent, non retrouvée, à part quelques courtes ébauches), et un contemporain a rapporté que malgré sa surdité quasi totale, il pouvait l’interpréter entièrement de tête au piano, et qu’il jouait toujours aussi magnifiquement les passages les plus difficiles, en dépit de son infirmité

    Cordialement

  232. Les exemples que tu as choisis (notamment "Gris qui s’allège vers l’outre-mer") sont assez beaux aussi, sur le seul plan esthétique. Et le principe de "Structure qui mange" est très simple à  analyser donc facile à  apprécier pour un premier contact avec l’Arte Povera. À Nice, où¹ je sévis, le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) a quelques bons exemples, mais plus abscons et un peu moins faciles à  apprécier directement sur le plan esthétique (notamment le "Lit étrusque" de Calzolari, ou des œuvres de Tinguely).

  233. Merci Laurent pour ce compliment. l’art conceptuel est souvent rebutant à  cause de l’apparence des œuvres présentées au public. Mais derrière cette approche purement visuelle, il convient d’en décrypter les intentions. Le plaisir qu’on peut en ressentie alors provient essentiellement de cette compréhension inattendue. Là  encore, on accède à  une dimension conceptuelle, celle d’un plaisir intellectuel.

  234. Etonnante l’expression relevée par le chef d’orchestre Paavo Jà¤rvi : Schumann "le Brahms des pauvres" qui a toujours existé dans l’ombre de Schumann,…dans l’émission " Anniversaire Schumann, Arte. TV ( voir à  9 ’02 et suivantes)
    videos.arte.tv/fr/videos/…

    En quoi cette expression employée et partagée par quelques professeurs et par d’autres musiciens se justifie t-elle ? Paavo Jà¤rvi exprime en tout cas son désaccord avec ce jugement. J’ai toujours perçu le contraire dans l’enseignement musical classique, français, le génie de Schumann, son sens inné de la poésie, sa complexité aussi. Brahms étant considéré plutôt comme un " cadet", ce qui n’enlève rien à  son propre génie bien sà»r.

    Sans irrespect de ma part, 🙂 je me souviens des cours de "reconnaissance d’œuvres musicales genre (licence 1 musico) la consigne étant :
    – si c’est un morceau symphonique plutôt "pesant" c’est sà»r c’est du Brahms !
    ou Crois-tu que c’était du Brahms ? Mais non ce n’était pas assez lourd (sic)
    bon c’est un raccourci évidemment beaucoup trop réducteur. Pourtant, on n’aurait jamais dit ça d’un Schumann.

    Schumann est un pur génie, il ne vit "à  l’ombre" de personne.

  235. Oui merci Nicolas, l’interview est intéressant…J’aimerais bien entendre les compositions de Christian Binet, connais-tu l’adresse d’un site musical où¹ il les présenterait ?

  236. Cher ami musicien, (ou chère amie musicienne) vous avez adressé des mails au webmaster récemment, et vous n’avez pas obtenu de réponses. Veuillez l’excuser
    il est absent encore pour quelques jours, et ne peut lire vos messages. Il ne manquera pas de vous répondre personnellement dès son retour.

    N’ayant ni votre email ni votre nom, je ne puis vous répondre personnellement, c’est pourquoi je vous écrit sur ce fil (Schumannien) peut-être pourriez-vous m’envoyer un message interne via le forum, si vous y êtes inscrit(e) ?

    Cordialement

    Emilie

  237. Bonjour,

    Je ne suis pas le webmestre, toutefois je vous signale que si votre requête porte sur les messages du forum, vous pouvez les éditer vous-même, il me semble.

  238. Bonjour,

    Pouvez vous répondre aux mails que je vous ai envoyé concernant la suppression de mes données informatiques personnelles sur vos sites.

    Je vous rappelle à  vos obligations de webmestre vis à  vis de la CNIL.

    Merci de faire le nécessaire, et surtout de répondre à  vos mails.

  239. Déjà  presque dix jours que ce concert lyrique et poétique, autour des poèmes d’Oscar Mandel, a eu lieu. Et j’en garde un souvenir tellement agréable et vivant.

    Ce fut un régal, un excellent moment de musique bien défendu par chanteurs et pianiste. (En plus de la qualité des œuvres proprement dites, la beauté des timbres et l’expressivité des voix solistes y sont pour beaucoup : Ursula Barrière, Clémence Gegauff, Pierre-Henri Ageorges)
    Est à  souligner aussi le grand travail effectué par le choeur sur des pages musicales contemporaines, fort difficiles d’exécution. Ce concert nous révèle d’autant plus les trois personnalités des compositeurs de la soirée Jean-Louis Foucart, John Sernee et Yves Rinaldi.

    Une mention spéciale revient à  Benoù®t Aguettant, remarquable pianiste et directeur musical de l’évènement, et bien évidemment à  Yves Rinaldi qui a pratiquement tout organisé avec l’aide précieuse d’ Ursula Barrière, d’Anne Le Bihan et du choeur ArteMisia. Merci pour cette belle soirée musicale.

    On attend la mise en ligne du mp3 avec impatience.

    Emilie

    ps: Vous qui aimez la poésie, conjointement à  la musique, je vous recommande la lecture intégrale de "cette guêpe me regarde de travers" d’Oscar Mandel.

  240. C’est vrai, on ne s’aperçoit pas que Philipp Addis est anglophone,
    sa diction est parfaite.
    Karen Vourc’h, émouvante soprano, est aussi une "actrice" impressionnante dans le rôle de Mélisande. Elle incarne vraiment le personnage.
    Finalement le parti pris du décor est le milieu marin (aquatique), et les tours du chà¢teau sont métamorphosées en phares…(Mélisande a parfois des airs étranges de petite sirène sur son rocher, mais là , c’est un autre conte… )
    Très belle prestation aussi de Marc Barrard, qui dans le rôle de Golaud est très imposant, pourtant il garde une dimension humaine, ce qui estompe un peu son côté anti-héros.

    Ce qui étrange dans cet opéra de Maeterlinck- Debussy c’est que personne ne semble pleurer la mort de Pelléas, et encore moins de reprocher le crime à  son auteur. Même Mélisande a perdu la mémoire. On est vraiment ici au coeur du royaume des ombres plus que des clartés.

  241. En effet, j’ai pu voir les deux premiers actes avec un grand plaisir. Un très bon niveau d’ensemble en effet, et une diction re-mar-qua-ble de Philip Addis, à  faire pà¢lir un francophone. La mise en scène est parfois un peu trop elliptique, mais ne manque pas de charme ni de poésie (étrange scène de la tour, mais finalement parti pris qui se défend). L’ensemble est très poétique, les jeu de lumières y contribuant pour beaucoup.

  242. Deux rediffusions à  noter : les 2 et 9 juillet prochains sur MEZZO

    Magnifique opéra dirigé Par John Eliot Gardiner, Excellentes prestations des musiciens et chanteurs, on adhère moins au choix des " costumes", neutres, presque fades, quant à  la mise en scène, originale, parfois ingénieuse, elle se défendait bien.

    Une belle critique à  lire de Gilles Macassar (Telerama)
    http://www.telerama.fr/musique/p...

  243. Compositeur, Binet l’est absolument.
    Dans sa dernière BD Haut de gamme, un "Prélude pour orchestre à  cordes
    (violons 1 et 2, alto, cello et contrebasses) et déambulateur" figure au dos des pages de couverture…Prélude signé de l’auteur, Christian Binet.

    Il est écrit en ré b majeur d’après ce que j’en ai lu, Un Andante de 29 mesures , chiffré à  4/4…
    Les violons et altos évoluent dans des valeurs brèves et s’opposent aux pupitres graves, qui sont l’assise du morceau ( valeurs longues, rondes et blanches) Le thème principal joué aux violons 1, chante avec nostalgie, et s’apparente à  une complainte.

    Après la demi cadence ( au milieu du prélude, mes. 14) commence un dialogue plus animé, entre les pupitres aigus ( violons 1 contre violons 2 et alti ) ce mouvement alterné, syncopé, donne l’impression d’un passage ternaire dans du binaire,c’est l’instant solaire du prélude qui ne dure que six mesures…Dès la mesure 21, le thème principal, et toute l’exposition du prélude reprennent (a tempo) jusqu’à  la cadence finale.

    le propos intimiste de ce prélude nous ferait souhaiter presque l’entendre par un ensemble à  cordes plus restreint (quintet, quatuor )

  244. Je pense qu’il faut attendre la sortie du nouveau site internet de Mezzo en septembre pour que la communication se mette en place et que l’on connaisse les programmes… Voir aussi mezzo sur Facebook. C’est ICI (mais je ne suis pas chez Mezzo !! 😉

  245. Je viens de m’abonner sur free à  Mezzo Hd et je m’aperçois avec stupeur que le programme est différent de Mezzo SD et qu’il est impossible de trouver ce programme à  l’avance sur Free ou ailleurs Je ne suis d’ailleurs pas le seul dans ce cas et vais donc faire cesser cet abonnement si cela persiste!!

  246. C’est vrai que Bach transcrivait beaucoup, mais d’abord pour se faire plaisir à  lui-même, et croù®tre dans son art, On pourrait supposer qu’il souhaitait jouer les concerto de Vivaldi "tout seul" sur son orgue par exemple ou les jouer avec d’autres. Une façon de s’approprier les répertoires, de les assimiler, sans les "copier" toutefois et sans avoir recours à  tout un orchestre, plus difficile à  réunir.
    D’ailleurs c’est curieux comme les transcriptions de Bach qui passent de l’orchestre à  un instrument soliste ou quelques instruments solistes, ne semblent pas "réduites", (" réduction" par opposition à  "orchestration" ) Le résultat aurait pu être catastrophique sous une autre plume que celle de Bach.
    Quoique réduction ne signifie par forcément " appauvrissement" loin de là .

    La chaconne Bach-Brahms pour la main gauche est impressionnante , c’est d’ailleurs plus une "Fantaisie- passacaille " pas ses dimensions. Ce genre d’écriture se retrouve d’ailleurs dans les œuvres originales de Bach destinées au clavier, ( dont on devine qu’elles pourraient être jouées au violon) ce qui laisse supposer que Bach devait se transcrire lui-même sans cesse.
    ( je ne dis pas du tout qu’il était à  court d’idée !!!)

    Pourquoi est-ce que Bach si génial, éprouvait le besoin d’écouter et de transcrire d’autres œuvres que les siennes ? Capter l’air du temps ? Curiosité artistique ?

    – Oui, il faut présenter ta transcription pour piano solo Laurent, du concerto de Vivaldi pour quatre claviers, et nous expliquer tout le processus : comment s’y prendre pour réduire une partition d’orchestre ou d’orchestre de chambre ! Ce sera tout un prochain billet… Chiche ?!

  247. Je suis d’accord. Ce qui est intéressant chez Liszt, du point de vue du processus créateur, c’est que son admiration pour ses contemporains (que traduisent ses transcriptions/paraphrases – déjà  des re-créations) ne semble pas l’avoir tellement influencé dans sa propre production, sauf peut-être l’harmonie wagnérienne. Du moins c’est l’impression que j’ai, mais je me trompe peut-être et j’attends avec impatience une mise au point brève mais salutaire là -dessus.

    Pour ce qui est de la transcription comme art de compositeur, Bach lui-même transcrivait beaucoup (et adaptait souvent). J’ai un faible tout particulier pour le fameux concerto pour quatre claviers d’après Vivaldi :

    http://www.youtube.com/watch?v=t...

    Je me suis amusé à  le réduire pour piano seul, si ça intéresse quelqu’un 😉

    Deuxième transcription fidèle qui me touche beaucoup (quoique moins que l’original) : la Chaconne en ré mineur du même Bach, cette fois adaptée (plus que transcrite véritablement) par Brahms pour la main gauche seule :

    http://www.youtube.com/watch?v=4...

    (Personnellement je la préfère à  la transcription de Busoni…)

  248. Merci pour l’interprétation d’Horowitz, elle est effectivement sobre et élégante.

    La transcription musicale est donc un art à  part entière, les Schubert-Liszt sont à  ce propos l’un des plus beaux exemples. Certainement parce que Liszt était compositeur tout autant que virtuose. ( trop virtuose peut-être, son maître Czerny a du le marquer un peu…j’aime moins certaines paraphrases de Liszt)

    On croit souvent que la transcription est utilisée pour voler au secours des répertoires insuffisants de tels ou tels instruments, ce n’est pas vrai pour le piano, surtout à  l’époque de Liszt, pourtant il a été prolixe en la matière. Cela prouve qu’il était aussi à  l’écoute de bien des musiques (autres que les siennes) c’est rare pour un compositeur.

  249. C’est imparable : l’interprétation de Cziffra lui-même est bien moins agressive, et passe mieux. Russo est fatiguant : c’est bavard, agité, répétitif ; bref on demande grà¢ce.

    Mais tu as raison sur le fond : c’est bien la transcription elle-même qui multiplie les embà»ches et, in fine, c’est cela qui me pose problème (la virtuosité pour la virtuosité). On ne retrouve pas l’esprit de l’original (même en tenant compte de la destination instrumentale différente). Las, il faut bien faut bien nourrir ces animaux carnavalesques que sont les pianistes (et le public en redemande, du reste).

    À tout prendre voilà  une transcription beaucoup plus sobre, bien plus fidèle à  l’original, et tellement moins laborieuse, sous les doigts d’Horowitz !

    http://www.youtube.com/watch?v=E...

  250. Ce n’est un secret pour personne, Laurent, le grand Cziffra était un passionné de virtuosité, le Paganini du piano, ceci dit un phénomène de la musique romantique aussi. Pourquoi a- t- il adapté cette pièce ? par goût de la démesure ? on a l’impression qu’il s’est lancé un défi à  lui-même…Faire disparaître les mouvements des doigts par le truchement de la vitesse, atteindre le jeu de l’extrême ?

    Le terme de "torche -doigts" que tu emploies plus haut, est un peu cru, mais il me plaît bien, dans le sens où¹ les doigts comme des danseurs " se plient" se donnent à  fond, comme des sportifs de l’extrême ( en extrapolant un peu, je l’avoue)la torche c’est aussi le feu,.

    La transcription de Cziffra c’est un pur "con fuoco" et c’est justement vers "la Fulgurance" qu’il veut tendre.

    D’autre part la partition de Rimsky est un exercice à  l’outrance du chromatisme, toujours très suspect celui là  (le chromatisme ) ne veut-il pas noyer les tonalités ? Gommer le cadre harmonique habituel ? Musique bourdonnante, folle, obsédante, tout pour déstabiliser l’auditeur,…Et l’émotion, étrange, elle commence déjà  là  ! (quand c’est bien joué)

    Virtuosité chez Cziffra ? Oui, mais pas seulement, car quand on l’écoute dans ses versions des années 50 il y a une réelle musicalité dans l’interprétation de sa pièce d’une légèreté incroyable avec des accents presque" dolce":

    à  écouter là  : http://www.youtube.com/watch?v=n...

    Contrairement aux "imitateurs" qui s’essayent à  l’exercice, (Yuga Wang elle s’en sort plutôt bien, mais elle le jouera de mieux en mieux, comme tous les grands, ils ne cessent de progresser…c’est une constante en musique)

    Pour en revenir à  Bumble-bee, j’aime moins ce que fait Sandro Russo

    ici : http://www.youtube.com/watch?v=-... ) Un jeu trop dur, trop sà»r… même si c’est extraordinairement réussi techniquement d’ailleurs.

    C’est peut-être plus facile de faire passer l’émotion de cette musique d’extra terrestre, au violon ( Rimsky-Korsakov avait destiné cette pièce au préalable pour le violon, dans son opéra) et du coup transposée au piano, la pièce paraît presque martelée,plus rythmique, alors qu’elle est avant tout mélodique.

    Cziffra a surchargé la mélodie d’une forêt d’octaves à  en avoir le vertige, cela ne joue pas en faveur de la légèreté naturelle non plus… Les octaves au piano, est une écriture connotée (Un intervalle que je n’aime pas beaucoup ) …redoutable pour la justesse et la virtuosité.

    La version sur Dailymotion des "pianistes" est sà»rement plus intéressante :

    http://www.dailymotion.com/video...

    On trouve une partition de base sur free-score de Bumble-bee

    La partition ( de base)
    http://www.free-scores.com/parti...

  251. Oui à‰milie, je ne doute pas qu’elle puisse par ailleurs être très touchante. Je suis parti un peu au quart de tour, je le reconnais ! Je me suis juste focalisé sur la virtuosité pure présente dans cet extrait : je ne trouve pas l’adaptation de Cziffra réussie du tout.

  252. J’arrive un poil après la bataille… mais je rejoins Laurent sur le poujadisme décomplexé de ce petit texte, et Emilie sur le fait que 4’33 n’est évidemment pas une œuvre sur le silence, mais une œuvre sur l’écoute et l’indétermination (sur le ready-made aussi). Enfin, j’espère m’exprimer sans sfumato ni pédanterie… 🙂

  253. ce sont des fausses statues ..
    il n’ya aucun dignitaire egyptien qui porte la moustache ,
    et l’exécution de ces statues ne respectent en rien les proportions egyptiennes ,
    de plus pour des satues représentant la "genèse" egyptiennes , les couleurs sont trop bien conserver à  certains niveau ..
    sans compter l’écriture plus que grotesque sur les supports
    ces staues sont des fakes à  100%

    à  comparer avec les status de la mem époque de menkaure ou djedefre , qui sont authentique

  254. Nous sommes d’accord à‰milie – sans aller jusqu’à  museler les musicologues ! 😉
    Même si encore une fois je dirais que le problème n’est finalement pas qu’un compositeur (ou tout musicien d’ailleurs) parle de son art, mais la façon dont il en parle (n’oublions pas les médecins de Molière…).

    Jean-Armand, je suis bien d’accord : la musique de Messiaen se reconnaît en quelques secondes d’écoute. Le plus intéressant dans la remarque de G. Sacre est le constat que le rythmes ajoutés par exemple, ont effectivement bien souvent le même effet que le rubato. Bien des passages de lecture difficile dans sa musique pour piano paraissent en fait beaucoup plus évidents à  l’écoute (et toute mon admiration va aux Muraro et autres Loriod qui ont le courage de déchiffrer le pointillisme de la notation – sans compter le virtuosité technique bien sà»r).

    Je maintiens que le jargon est condamnable, si toutefois on se met d’accord sur le sens de ce terme. Car le jargon, ce n’est pas le vocabulaire technique ! C’est une complexification abusive de langage destinée à  appréhender d’une réalité simple (et souvent pour se distinguer le savant du profane – cf. Bourdieu).
    Ainsi, lorsqu’un physicien parle de quark ou de boson, c’est pour désigner quelque chose de précis et qu’aucun autre nom ne peut remplacer clairement. Lorsqu’un musicologue parle de quarte et sixte, idem. Lorsqu’un géographe parle de mégalopole, idem. Mais lorsque ledit géographe commence à  parler de "bidonvillisation", lorsque le politologue parle de "gouvernance", je dit que l’on entre insidieusement dans le jargon. Mais c’est peut-être affaire de sensibilité personnelle.

  255. Je suis d’accord sur le fait que Messiaen a affublé de noms compliqués des notions qui étaient moins compliquées que ça.

    Il n’en reste pas moins que les rythmes qu’emploie Messiaen ont vraiment une personnalité propre à  l’écoute. Les comparer à  "croche – noire – croche" ne leur rend pas justice ; "noire – croche – noire" serait déjà  plus proche : les rythmes typiques de Messiaen ne font pas un nombre entier de temps.

    A propos de l’harmonie, que Messiaen ait eu des visions colorées avec la musique n’intéresse personne d’autre que lui. En revanche, là  encore, on reconnait certains accords de Messiaen instantanément. L’accord sol – do – mi – fa# par exemple. Qu’il est inutile de vouloir comparer à  un accord classé (#11), vu la façon dont Messiaen l’emploie.

    Le jargonnage n’est pas condamnable a priori. Dans les sciences dures il est nécessaire, parce qu’on doit être aussi précis que possible. Dans les arts et les lettres, en revanche, les mots sont le plus souvent flous ; en créer de nouveaux n’apporte aucun bénéfice.

  256. Il est vrai que l’exercice ici était plus ludique que musical, mais je ne le jugerais pas aussi sévèrement. Yuja Wang est trop fine pianiste pour être réduite à  un moment "de bravoure". Ceci a le défaut de tous les extraits, n’oublions pas tout le récital offert avant ce "bis" ( je crois bien le cinquième ) Il faut absolument l’entendre en direct, dans toute sa dimension, Yuja Wang est une très grande artiste, elle ne pourra que t’émouvoir Laurent, à  mon avis.

  257. Merci Laurent d’avoir citer l’excellent Tristan Murail, et comme il a raison…

    En un sens la musique dite contemporaine était forcée de s’affubler d’un "paratexte " , finalement inutile, pour se justifier. et elle subit encore cette même pression.
    "On vous demande toujours un discours"…c’est vrai, est-ce la faute des musicologues ? des historiens ? du public lui-même ? qui veut toujours mieux saisir ce qu’il entend.

    Il y a aussi cette manie dans le geste même de la composition que "tout doit être justifié" . Or, Une œuvre bien pensée, finalement se justifie d’elle-même.

    a t -on demandé à  Bach de justifier sa Messe en Si, ou son Art de la Fugue, et son "traité de langage musical" à  ce propos où¹ est-il ? si ce n’est dans sa musique…

    Ah bas le jargon, et trève de bla bla bla,
    du son ! du son ! je ne vois qu’une solution :
    muselons, muselons
    musicologues et donneurs de leçons.

    Diapason est une bonne revue
    je regrette l’ancien "Monde de la Musique"
    que je lisais en biblio dans le temps.

    Emilie

  258. Et je ne résiste pas au plaisir de citer le bon Guy Sacre :

    "Plutôt que de se demander si la rythmique "à  valeurs ajoutées" n’est pas une manière originale de noter le rubato, [le critique] vous apprendra les termes hindous dont elle s’affuble. Il s’extasiera sur un "rythme non rétrogradable" (le développement, au fond, de la cellule croche-noire-croche, dont plusieurs siècles de musique nous offrent l’exemple), plutôt que d’avouer l’indifférence que l’on devrait avoir pour un private joke […].
    Surtout ce critique nommera à  son tour un accord violet veiné de blanc, un accord orangé veiné de vert avec quelques tà¢ches noires, au lieu d’écouter l’accord en question (et de s’apercevoir qu’il est moins flou et ésotérique que le langage qui le décrit)"

  259. Le discours technique du musicien ne sonne jamais creux, car il use de termes nécessaires ; mais certains prennent souvent un malin plaisir à  se draper dans le jargon (je maintiens le mot, car il est exact : c’est le mal de notre temps dans tous domaines – et l’à‰ducation nationale, où¹ je sévis, en est l’un des pires exemples).
    Je maintiens que l’hermétisme est un vilain défaut, car ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – et simplement. Le langage est un moyen de communiquer ses idées, pas de les obscurcir, et il est souvent le paravent des médiocres pour brouiller les pistes derrière un savant sfumato. C’est un des vices de la recherche actuelle d’ailleurs, pas seulement en musicologie. Loin d’être "vraiment dangereux", c’est surtout fort irritant.

    Tristan Murail reconnait lui-même (dans le Diapason de ce mois-ci) : "À un moment, il y a eu une forte pression sociale pour que chaque partition soit justifiée, argumentée par un contexte littéraire, politique ou philosophique. Sans quoi la musique n’avait pas d’intérêt. Les choses ont changé, mais on vous demande toujours un discours."

  260. non , non Jean-Armand, retourne vite voir les tableaux de Veermeer, c’est bien de lui que je parle, Malevitch ne m »intéresse pas pour l’instant. Veermeer joue avec la lumière et démontre bien que le blanc n’existe pas. vibration lumineuse : blanc-rose, blanc-gris, blanc-violet…)

    Franchement je ne vois pas en quoi Mallarmé est hermétique ..

    quant à  Messiaen on s’aperçoit de sa complexité surtout dans ses pages de musique, moins dans ses explications et commentaires.

    "passer outre le discours pour apprécier la musique" c’est un bon adage, Laurent , je trouve,
    cependant le discours technique d’un musicien ne sonne jamais "creux" contrairement à  celui du "pédant." ( y en a t-il encore de vrais pédants vraiment dangereux de nos jours ? ils sont vite repérés et ..moqués non ? )

    Je trouve un peu facile de surligner ces verbiages des années 70, il aurait fallu le faire dès leur parution. Maintenant tous ces gens ont déjà  un , voire deux genoux à  terre, on peut toujours leur "taper dessus"

    Quant à  l’hermétisme, ce n’est pas forcément un (vilain) défaut

  261. Chère à‰milie, je ne suis pas sà»r que le but de la charge en question fut de dire que " le silence n’existe pas " … Mais bien plutôt de dénoncer un (petit) monde copieusement nourri aux subventions pour créer ce qui pourrait très bien se faire dans un atelier d’ados motivés et sans l’appareil jargonnant et l’esprit élitiste mal placé que dénonce aussi Renaud Machard.

    Cela me rappelle le jugement expéditif mais salutaire que j’ai lu, voici quelques années, sous la plume de Guy Sacre, dans sa somme consacrée à  la musique pour piano. Il démonte en deux ou trois phrases acides le verbiage de Messiaen s’auto-commentant à  satiété et ensevelissant ses œuvres sous un déluge de commentaires plus ou moins hermétiques, que se contente de reproduire une critique un peu trop confortable. Je précise que j’aime beaucoup Messiaen (et Sacre aussi ne s’en cache pas du reste) ; mais cette remarque m’a fait le plus grand bien : il m’est apparu, comme une évidence alors, qu’en effet, il faut savoir passer outre le discours pour apprécier la musique, et qu’entre le vocabulaire technique du musicien et le jargon boursoufflé du pédant, il y avait une limite à  ne pas franchir.

  262. Quand Olivier MESSIAEN est décédé les Oiseaux du Monde ont perdu leur plus grand chantre, aujourd’hui avec la disparition d’Yvonne LORIOD ils viennent de perdre leur plus belle interprête!
    Quelle émotion! Voici ce couple d’exception réuni dans ce petit cimetière de PETICHET face à  ces paysages qu’ils ont tant apprécié et qui les a tant inspirés.

  263. Ah ! Emilie, un peu de polémique, voilà qui va égayer ce blog ! Avec l’esprit frondeur, voire provocateur qu’on me connait, je ne peux m’empêcher d’en rajouter une couche. Voilà ce qu’écrit Renaud Machard (Le Monde du jeudi 10 juin) dans un article intitulé ‘L’exaltante invitation au voyage de Gérard Pesson" (festival Agora, Centre Pompidou jusqu’au 19 juin) :
    A l’heure de la simplification des documents administratifs, l’Ircam continue de s’exprimer en une logorrhée qui, au mieux, rappelle l’hermétisme de Mallarmé, au pire, les grandioses nanars de la musicographie jargonneuse des années 1970-1980. Ainsi l’Ircam loue -t-il sans sourciller, et sans contrepet délibéré semble-t-il, « le métier aboli de sa performance », la relation entre « nulle part auparavant » et « partout ensuite » ou encore la « présence de l’invariant au sein de ce qui mute ». C’est en tout cas ce qu’on lit dans L’Etincelle n°7 (juin 2010), un illustré savant publié par le laboratoire associé au Centre Pompidou.

  264. pffffff…tout ce verbiage pour essayer de dire que " le silence n’existe pas " en ce bas monde ?
    c’est vraiment laborieux.
    Je ne trouve pas ça drôle, et bien des musiciens de l’Ircam sont bien plus intéressants que les auteurs de critiques faciles à  l’écoute…limitée, ce qui ma foi rejoint le silence.

    Il n’existe pas plus de "silence" en musique que de "blanc" en peinture. Veermer et Cage = même combat.

  265. Il est difficile de préserver l’ancien dans le contexte de recherche permanente de gain des entrepreneurs et autres …

    Dépenser de l’argent pour préserver les "vieux trucs" passe même pour pure folie aux yeux de beaucoup.

    Dommage pour ce monde peuplé de personne ayant perdu jusqu’à  leur propre identité.

  266. Personnellement, ces prestations me laissent de marbre. Transformer la musique en art de clown n’est pas ma tasse de thé. Et chercher la vitesse pour la vitesse est une subtilité de fans de tuning.

    Si la prestation de D. Garret est intéressante, PARCE QUE musicale (quoique la vitesse excessive n’aide pas à  goûter la fantaisie et la grà¢ce aérienne du morceau), le fatras de Yuja Wang est proprement abominable. Mais peut-être est-ce moins de sa responsabilité que de celle du massacreur qui a ravalé le petit bijou de Rimski au rang de torche-doigts amusical : on a connu Cziffra plus inspiré…

  267. C’est mordant, c’est méchant, un tout petit peu poujadiste, mais tellement drôle !
    (et probablement pas si faux que cela dans l’esprit !)

  268. En fait d’autres immigrants européens, comme Kurt Weill ou Korngold, ont eu à Hollywood au moins autant d’influence que Rachmaninoff.

    Schoenberg a, lui aussi, émigré aux Etats-Unis (pas très loin de l’endroit où vivait Stravinsky, qu’il détestait). Mais Schoenberg ne voulait jamais écrire de musique commerciale, et se tourna vers l’enseignement.

  269. oui, je confirme ! Le Pianiste Franck Sitbon est un véritable phénomène, je ne le connaissais pas,
    jusqu’au jour où¹ mes jeunes élèves "qui sont fans de la nouvelle star" ne cessant de me parler de cette émission, j’ai pu l’entendre l’an passé, jouer en "différé"…c’est un véritable virtuose, il peut tout jouer, tout accompagner, et surtout il valorise n’importe quel "filet de voix"…Une perle ! …

    j’aimerai bien qu’il soit l’invité de la boù®te à  musique de JFZ, jean-François Zygel, pour un duel d’impros…ou autres tours musicaux.

    (Je suis étonnée comme la part "d’invention" musicale est faite à  ce genre musical, les Klassikeux devraient en prendre de la graine…plutôt que d’imiter le jeu du prof. ou de faire croire aux marmots que jamais ils ne seront Mozart ou Beethoven…)

  270. Pelléas arrive à  Paris salle Favart direction Gardiner
    Pelléas, Phillip Addis
    Mélisande, Karen Vourc’h
    Golaud, Marc Barrard
    Arkel, Markus Hollop

    et Yniold ? je ne sais pas… Mais mercredi 16 juin dans deux semaines j’y serai.

    Et [ce n’est pas pour raconter ma vie, c’est pour savoir si ce genre d’écart culturel est fréquent, merci de me dire…]
    Et attention les classiques-exclusifs ! Mercredi 9 juin une semaine avant j’ai 2 places pour le pavillon Baltard demi-finale de la Nouvelle Star M6 en direct j’y serai aussi yeah !

    Franck Sitbon le pianiste accompagnateur attitré de l’émission est carrément à  couper le souffle. Que donnerait-il en Debussy, Ravel, Messiaen ? Que donnerait-il aujourd’hui, car je gage qu’il sort du Conservatoire.
    Les autres musiciens dirigés par Olivier Schultes sont excellents. Les cloisons des genres sont plus que poreuses

  271. En effet, il est extrêmement étonnant que Pierre Boulez ait choisi de promouvoir l’œuvre d’un Jean-Baptiste Robin, jeune compositeur-organiste qui allie l’absence de personnalité (ce qu’on peut entendre de lui ressemble toujours, soit à  du Thierry Escaich, soit à  du Jean-Louis Florentz) à  la vulgarité, et qui semble ici singer sans grande conviction une esthétique à  la Dalbavie-Mantovani…

    Je ne partage pas entièrement la virulence de Renaud Machard : Dalbavie, au moins, a un univers. Mais si le choix de ces œuvres de jeunes musiciens est du fait de Pierre Boulez, il faut bien reconnaître un manque cruel d’audace et de clairvoyance.

  272. soutenons l’église qui en a vraiment besoin ces temps si avec tous les scandales qui l’éclaboussent. Même si on sait que cela touche une minorité de prêtres, c’est toutes l’église malheureusement qui est affecté. JLF> Merci d’éviter la publicité pour les sites marchands sur ce blog, SVP, quelle que soit par ailleurs la cause que vous défendez => « anonyme ».

  273. J’ai assisté au premier des deux concerts, celui du 27 mai. En voici un rapide compte-rendu.

    Messiaen ("Appel interstellaire" pour cor solo, extrait de "Des canyons aux étoiles") : Boulez a choisi probablement l’extrait le moins intéressant que l’on puisse trouver dans tout Messiaen, un duo de cors insipide (pourquoi ce "solo" est-il joué à  deux ? aucune explication dans le programme).

    Bartok (Musique pour cordes, percussion et celesta) et Berg (Quatre pièces pour clarinette et piano op. 5) étaient intéressants et correctement interprétés.

    Webern (Cinq mouvements pour quatuor à  cordes op. 5) : égal à  lui-même, c’est-à -dire : froid.

    Varèse (Octandre) : une pièce que j’aime bien mais qui ce soir manquait de punch. La direction mécanique de Boulez ? Peut-être mon éloignement (j’étais au milieu du premier balcon) ? Pleyel ne se prête pas à  la musique de chambre. Mais tout de même, les pièces pour clarinette et piano de Berg passaient beaucoup mieux.

    Après l’entracte :

    Debussy (Nocturne n°1 : Nuages) : la direction de Boulez a la réputation d’être analytique, "on entend tout", et rythmiquement précise. Ce sont des qualités partagées avec mon ordinateur, qui est lui aussi capable de mettre en avant chaque voix, et de respecter une battue stricte. Toutefois mon ordinateur a moins de succès que Boulez.

    Schoenberg (IIième et IIIième pièces des Cinq pièces pour orchestre op. 16) : je n’ai pas reconnue Farben, qui est pourtant une belle matière sonore.

    Ravel (Une barque sur l’océan, orchestration Debussy) : légère déception, moindre que pour Nuages. On sent une certaine émotion.

    Stravinski (Le Sacre du Printemps, fin de la IIième partie) : là  enfin la direction de Boulez se montrait efficace pour mettre en valeur la partition.

    Après une pause interminable, il y avait une présentation de "Boulez, ses pour, ses contre", sans qu’on sache en quoi elle consisterait.
    On a installé le maître sur une estrade, dans un fauteuil, avec un lampadaire pour l’éclairer, et un commissaire (appelé "modérateur" dans le programme) pour l’interroger.
    Alors un récitant est apparu, qui a entrepris de narrer par le menu la vie du jeune Boulez, se voulant drôle mais ne réussissant pas, accumulant les anecdotes d’authenticité douteuse :

    – Bébé Boulez ne marche qu’à  trois ans. Le récitant met ça sur le compte de "l’aversion pour le rythme régulier".
    – Etudiant à  Paris, Boulez se procure de l’argent de poche en jouant du piano aux Folies-Bergères.
    – Yvette Horner reçoit une demande de Pierre Boulez pour créer un concerto pour accordéon… Après enquête, le prétendu Boulez se révèle être un escroc déguisé.

    Au bout d’une demi-heure de ce galimatias ponctué d’interventions musicales peu inspirées (et tonales, au grand dam sans doute de l’intéressé), j’ai quitté la salle.

    Au chapitre des désagréments de ce concert décidément décevant :
    – Aucun commentaire sur les œuvres interprétées, dans le programme. On aurait pu avoir le point de vue de Boulez, par exemple. Etait-ce pour pousser les spectateurs à  acheter le livre en vente dans le hall ?
    – La salle Pleyel a décidé, depuis le début de l’année, que tout sac doit être déposé à  l’accueil. Je suis donc obligé de déposer mon sac à  dos, qui me sert à  transporter mon PC portable professionnel. Il paraît que c’est parce que des clients se sont plaints que les gens font du bruit avec leur sac pendant les spectacles.
    Personnellement je me plaindrais plutôt du bruit que font les papis et mamies du XVIième, bien arrivés dans la vie, à  tousser et moucher. Ils viennent directement de chez eux, sans sac à  dos bien entendu, ils n’ont pas une dure journée de travail avant. Et on ne peut pas leur demander de laisser leur tête au vestiaire.
    Il y en a d’ailleurs un qui a fait un esclandre, avant le début du concert, parce qu’il y avait une caméra de télévision installée au balcon, qui le gênait légèrement. L’idée que le concert puisse être vu par des millions de personnes devait sans doute le froisser. Mais vu le programme il n’y avait aucun risque.

  274. Beaucoup d’œuvres contemporaines (qui datent en fait du XX e siècle ) encore peu jouées, incluent cette notion de spatialisation…Je ne trouve pas cette "exigence" si démesurée ni même déplacée. N’y a t-il pas dans certaines pièces de Boucourechliev cette même exigence ?

    On sait bien qu’en France on fuit " Stockhausen, Xenakis, et les autres…" mais

    La spatialisation fait partie intégrante de la musique, la preuve en est des expériences passées ( Berlioz, et bien avant les musiciens de Venise…)

    le génial Edgar Varèse aussi ne dédaignait pas cette notion essentielle :
    espace et son, …interaction des timbres; géographie d’orchestre…

    Pierre Boulez est loin d’être le seul à  se préoccuper d’espace et de spatialisation…les connaisons nous tous ? C’est bien présomptueux d’affirmer

    " Quel grand musicien tiendrait aujourd’hui la "spatialisation" comme une vertu cardinale de la musique de l’avenir et oserait affirmer que cette dimension oblige à  repenser totalement le plan des salles de musique classique ? On ne connaît que Boulez pour tenir avec autant d’opinià¢treté ce discours."

    Même Un compositeur qui écrit pour grand orgue de cathédrale, n’écrirait pas de la même façon que pour une petite salle non réverbérante… ( voir la musique de Louis Vierne )

    Les projets d’orgue révolutionnaires de Guillou en un sens incluent aussi cette notion de spatialisation

    peut-être que si les compositeurs vivaient avec leur temps, ils cesseraient au contraire de penser "concert-salle dortoir" où¹ on reste figé dans des fauteuils confortables …non ?

    "Les salles classiques fonctionnent depuis des siècles" … ? ça prouverait seulement qu’on y joue peut-être la sempiternelle même musique …( mais là  j’exagère un peu …)

    Boulez a parfaitement raison, il n’y a pas encore de salle de concert du XXI es digne de ce nom, permettant d’y jouer les œuvres vraiment audacieuses.
    Il faudrait que les architectes se penchent vraiment un jour sur le problème…Boffil ? Calatrava ?

    mais la musique il est vrai n’est pas une priorité, en ce temps de crise.

  275. Yvonne Loriod-Messiaen est une Dame bien extraordinaire, merci jlf-MusiComposer.

    Terriblement impressionnante en "diva" sur les plus grandes scènes internationales, – technique, maîtrise, sensibilité, mémoire – et surtout la Gardienne Absolue et intraitable de la maison Messiaen… mais/et, la même personne, désarmante de simplicité réelle dès qu’on lui parle, chute libre !

    J’imagine parfois une prêtresse sacrée intouchable qui deviendrait instantanément … quelqu’un de la famille ; une tante tout à  fait gentille, qui excellerait à  faire pour nous des confitures ! Je ne peux mieux dire l’effet produit ni le contraste. Vivacité de paroles, de gestes, légère exubérance plus que sympathique… Je l’ai adorée

    Voici la copie d’une lettre émouvante qu’elle écrivit 3 semaines après le décès de son mari

    http://www.oliviermessiaen.org/Y...

  276. La création de Pelléas fut très éprouvante pour Debussy ; nous aurions tort de sous-estimer ce qu’il a pu ressentir devant l’ironie facile de certains spectateurs, la condescendance de certains confrères, tout cela probablement encouragé par Maeterlinck qui n’hésite pas à  souhaiter (dans "Le Figaro") une "chute prompte et retentissante" pour cette pièce qui lui "est devenue étrangère".

    Peut-être avez-vous pu lire le contenu du pseudo programme distribué ce jour d’avril 1902 sur les marches de l’Opéra Comique. Un texte plein de clins d’oeil salaces, aux antipodes du climat de l’œuvre. On soupçonne un geste suicidaire de Maeterlinck, le persiflage ne s’en prenant qu’au texte de l’opéra. De quoi en tout cas changer la curiosité du public en prévention malveillante.

    Il faut lire les souvenirs de Paul Valéry ou ceux de René Peter concernant cette première de Pelléas. L’ambiance "poisseuse" dont parle Valéry est bien réelle. "Dire qu’il fait si beau dehors" regrette un voisin de René Peter. André Messager dans la fosse doit se retourner à  plusieurs reprises sans guère de succès face à  un parterre qui n’écoute pas la musique mais détourne le sens de chaque mot pour en rire à  gorge déployée. Là  on ne regrette plus le soleil de dehors, ça devient amusant…

    Essayez de construire un grand et beau chà¢teau sur le sable de la plage, passez-y quatre ou cinq heures. Eloignez-vous, observez les enfants qui approchent…

    Bien sà»r oui, quelle joie de tout écrabouiller. Le public se défoule. Seulement Debussy a mà»ri et travaillé Pelléas pendant près de dix ans. Ce que l’on détruit en abaîmant Pelléas, c’est la volonté d’échapper au théà¢tre musical ordinaire. De faire autre chose que ce qui plaît à  peu près à  tout le monde opératophile. Cette soif debussyste d’aller chercher l’émotion plus loin que les autres (Debussy avait rêvé je cite, "ce poète qui, ne disant les choses qu’à  demi, me permettra de greffer mon rêve sur le sien"), cette infinie délicatesse debussyste ne fait-elle pas insulte aux confrères, au métier des confrères, comme aux ambitions limitées, vite satisfaites, de tous ces confrères capables d’écrire un nouvel opéra tous les un ou deux ans.

    Crachez sur un opéra de … [x], il aura tôt fait d’en faire un autre (voyez les souvenirs de Romain Rolland sur les réactions de Strauss durant Pelléas). Mais massacrez ce qu’un homme, Debussy, a porté secrètement au profond de lui-même pendant dix ans, d’une façon si brà»lante… « Mélisande… J’ai passé des jours, des nuits entières à  poursuivre ce rien dont elle est faite, sans y parvenir. » Lire sa correspondance avec Pierre Louà¿s, voir sa perpetuelle exigence, son désarroi, son insatisfaction. L’œuvre finalement écrite, je ne dis rien des difficultés qu’il eut à  faire accepter Pelléas par l’Opéra, puis de celles dues à  l’incompréhension des interprètes lors des premières répétitions.

    Je sais que Pelléas, malgré la catastrophe de la générale, et les incidents qui ont encore suivi (à  la 3ème de l’œuvre on voit le chanteur populaire Paulus sortir en rigolant), je sais que Pelléas a fini malgré tout par s’imposer, essentiellement paraît-il grà¢ce au soutien des "jeunes" musiciens, littérateurs, poètes, critiques… Proust, Gide, Ravel, Laloy … Et bien sà»r grà¢ce aux qualités propres de l’ouvrage, qui a pu bénéficier d’une programmation suffisamment longue pour effacer le souvenir de l’accueil-réflexe initial.

    Mais ne doutons pas que la blessure profonde reçue par Debussy le 30 avril 1902 l’a marqué à  vie. On a pu attribuer à  ce choc l’inhibition qui l’a empêché de mener à  terme la composition de "La Chute de la Maison Usher", à  quoi il travailla jusqu’à  sa mort…

  277. Un grand merci à eskaïaneetska pour cet écho. Ci-joint la vidéo du Moqueur Polyglote sur YouTube (g.é.n.i.a.l!).  

  278. Obsèques d’Yvonne Loriod-Messiaen aujourd’hui voilà  5 jours, 25 mai 2010 en l’église de la Trinité à  Paris.

    Cérémonie émouvante on l’imagine. Le cercueil entre nous tous, sa famille, ses proches, ses élèves, amis, admirateurs…

    Jacqueline la soeur aînée. Martine la filleule d’Olivier et d’Yvonne… Michel Béroff, Roger Muraro…

    Jean-Rodolphe Kars, lauréat du concours Olivier Messiaen 1968, devenu prêtre, co-célèbre la messe avec le Père Kohn curé de la paroisse du temps où¹ Olivier Messiaen tenait l’orgue.
    Le Choeur grégorien de Paris est là , et Olivier Latry à  l’orgue.

    Les Petites Soeurs des Pauvres de Saint-Denis sont là  aussi ; elles ont soigné Madame Loriod dans les quatre difficiles et dernières années de sa vie.

    J-R. Kars parle très bien, d’Yvonne Loriod inspiratrice créatrice de Messiaen, de son talent multiple – composition, poésie… (de son génie réel) et de sa foi, une foi unissant "la foi du charbonnier" à  la plus grande pénétration des vérités théologiques. Il cite une anecdote : A un admirateur qui s’étonnait – légitimement – de sa capacité à  assurer des programmes de concerts si riches et si difficiles, dans des laps de temps si étroits parfois, et qui interrogeait Yvonne Loriod sur le secret de cette énergie : "Je me nourris de Jésus" avait-elle répondu.

    Le prêtre ajoute qu’ "une idée de l’art étonnant d’Yvonne Loriod est donnée sur YouTube, où¹ nous pouvons la voir et l’entendre interpréter ‘Le Moqueur polyglotte’. Yvonne est là  tout entière".

    Il évoque le voyage spirituel, affectif, intellectuel et professionnel que fut la vie commune d’Yvonne Loriod et Olivier Messiaen. Il nous renvoie au petit dépliant accompagnant la cérémonie, illustré de deux photos. La première, Yvonne Loriod interprète inspirée. La deuxième : Yvonne Loriod et Olivier Messiaen assis côte à  côte dans le train.

    Le Père Kars se permet "une réflexion naà¯ve" : "Pareillement, ils sont là  tous les deux réunis dans le voyage éternel"

  279. Incroyable histoire de la réussite de la personne qui n’a pas peur de suivre ses rêves. Je n’ai jamais entendu parler de quelqu’un étude si difficile de devenir compositeur après une trentaine d’années. Nicolas Demetri est un excellent exemple pour tous ceux qui veulent réaliser quelque chose, mais ont peur de démarrer en raison de l’à¢ge, le sexe ou le manque d’éducation.

  280. C’est sans doute en hommage à  cette pianiste incontournable de l’école française du piano du XXe siècle que Marianne Jammes, incarnant la volcanique soprano Maria-Ulrika von Glott, dans son délirant spectacle musical "L’ultima Recital" se voit flanquée d’une pianiste dénommé Yvonne de Saint-Coffre….

  281. Certes, la soprano Georgette Leblanc, compagne de Maeterlinck, fut la cause de la brouille entre celui-ci et Debussy qui lui préféra la filiforme écossaise Mary Garden. Mais la Leblanc eut sa revanche et quelques années après la création houleuse de l’œuvre à  l’Opéra Comique (1902), elle endossa le rôle tant convoité. C’est aussi cette même Georgette Leblanc qui créera le rôle titre d’"Ariane et Barbe Bleue", l’opéra de Paul Dukas sur un livret assez bancale de Maerterlinck.
    Bien des années après la mort de Debussy, Maeterlinck accepta enfin d’assister à  une représentation de Pelléas. Il en fut bouleversé et concéda, un peu tard il est vrai, ses remords de n’avoir pas su reconnaître à  temps le génie du compositeur qui venait de faire entrer sa pièce de théà¢tre dans la légende de l’Opéra.
    Mary Garden eut un destin hors du commun. Devenue la première femme à  diriger un opéra – celui de Chicago – elle s’était également illustrée en réalisant le premier streap-tease de l’histoire de l’Opéra, dans une danse des Sept Voiles de la "Salomé" de Richard Strauss qui dévoila à  un public autant scandalisé qu’admiratif, une poitrine parfaite, à  des lieux des langueurs d’une Mélisande diaphane….. C’est oublier que Mary Garden, avant d’incarner l’évanescence de la prosodie debussyste, avait créé le rôle de "Louise" de Gustave Charpentier à  Paris, en 1900, œuvre "vériste" dans laquelle la belle jeune fille bien sous tout rapport choisit la liberté d’une existence montmartroise sulfureuse auprès des artistes bohèmes épris de sa plastique…..sculpturale. Debussy n’était non seulement pas sourd à  la limpidité du timbre de la belle écossaise mais encore pas aveugle face à  la créature censée (dés)incarner le rêve symboliste de Maeterlinck…..

  282. Je confirme : Oscar Mandel est un homme d’un abord simple, chaleureux, attachant, plein d’humour. Il me fait penser à  Jacques Prévert, que j’ai un peu connu (musicomposer.fr/themes/Ca…
    Mettre ses poèmes en musique fut pour moi l’occasion de le rencontrer, en même temps qu’un exercice passionnant.

  283. Tu as raison Jean-Armand, de citer le Pelléas de Schoenberg …excellente idée que de redécouvrir cette pièce…

    Quant aux interludes musicaux ( écrits pour changement de décor…) ils ne sont plus interprétés…

    Pour la réception de Pelléas auprès du public je vois les choses différemment :

    Même si le Pelléas et Mélisande de Debussy marque un tournant dans toute l’histoire de la musique occidentale, cette œuvre réussie, belle et incontournable, n’est audacieuse que surtout "musicalement", intrinsèquement, et touche beaucoup plus les compositeurs et les interprètes eux-mêmes que le reste du public… N’est-ce pas avant tout une leçon de composition ?
    elle est beaucoup moins révolutionnaire " scéniquement", ni même dans le fond du propos.

    Je ne sais pas si au début du XX e siècle, la majorité du public était si désireux vraiment de "la rejeter", étant donné que le langage musical utilisé était volontairement au plus près du" théà¢tral", ( prosodie soignée) …et puis d’une part la pièce de Maeterlinck était déjà  connue, créée à  Paris, en 1892, et déjà  appréciée, d’autre part, les musiques de Debussy étaient déjà  bien jouées.

    Pelléas ne risquait donc pas grand chose …Ne risque- t- il pas plus en 2010 en fait ? ( l’indifférence est aussi une forme de rejet, certains qualifient ce texte de désuet…)

    Les œuvres audacieuses du XX e siècle ont été effectivement en grande majorité rejetées du grand public (ce n’est pas seulement un cliché sans fondement. ) et même rejetées et critiquées par des mélomanes ou compositeurs, souvent les congénères des auteurs concernés ! Et cela à  chaque période de ce grand XXe siècle tellement éclectique…

    Disons qu’en musique, ce qui fait scandale un jour ne demande en général que très peu de temps pour se classer dans les chef-d’œuvres en suite.

    Plus tard dans le siècle, Stravinski, Bartà³k, …Stockhausen, Ligeti, John Cage, eurent à  coeur de "remuer "leur public (avec succès)…

    Quels sont les critères qui maintenant font des musiques contemporaines-classiques des pièces "à  scandale" ? Hormis les provocations scéniques, un peu gratuites. Peut-être bien que, à  cause d’une imagination épuisée, de répertoires exploités et usés, la notion de rejet en musique n’existe même plus entre cette fin de XXe siècle et ce début de XXI e siècle ?

  284. On pourrait ajouter que "Pelleas et Mélisande" est la pièce la plus réussie de Maeterlinck. "Ariane et Barbe-bleue", par exemple, qui a donné l’opéra de Dukas, est un livret loupé.

    Ce n’est pas un hasard si Pelleas et Mélisande a inspiré Fauré, Schoenberg, Sibelius et Debussy. Après l’opéra de Debussy, la pièce de Schoenberg (purement instrumentale) est la plus réussie. Il s’agit du Schoenberg encore tonal, mais à  la limite de l’atonalité, un cran plus loin que "La nuit transfigurée" ; une très belle pièce, peu connue, que je vous recommande d’écouter.

    Les interludes orchestraux furent composés à  la hà¢te par Debussy, parce que les changements de décor demandaient plus de temps que ce qu’il avait prévu. Le style, effectivement plus traditionnel (c’est-à -dire plus romantique, plus wagnérien) laisse penser que Debussy avait une excellente maîtrise du langage romantique. Comme tous les créateurs réellement originaux, il n’arrivait à  son propre style que par beaucoup d’efforts. Pris par le temps, il s’est montré moins original.

    Un point mérite d’être rappelé : la cabale contre Pelleas et Mélisande fut provoquée en partie par Maeterlinck, dépité que Debussy ait refusé que son épouse chante le rôle-titre. On ne peut pas dire que l’œuvre fut rejetée par le public ni fit scandale, ce fut au contraire un succès, comme en témoignent les 300 représentations. Cela va à  l’encontre du cliché comme quoi les œuvres audacieuses du XXième siècle auraient été incomprises du public.

  285. Euh, si mes souvenirs sont bons, le John Hancock Center et la Sears Tower, tous deux à  Chicago, ont été conçus par l’ingénieur-architecte Fazlur Khan de l’agence américaine SOM, l’un en 1969 et l’autre en 1974, la Sears Tower détronant à  l’époque le record de hauteur des tours jumelles du World Trade Center (1972/410-415m de haut) d’une trentaine de mètres (444m). C’est à  lui que l’on doit pour l’un cette armature de renfort faite de grandes poutres croisées en losanges, inspirées de celles de la Tour Eiffel et qui rend le John Hancock si reconnaissable. C’est d’ailleurs ce gratte-ciel qui inspira le célèbre film catastrophe "La Tour Infernale" (1975).
    Quant à  la Tour Sears, sa structure faite de prismes accolés dégressifs en a fait un cauchemar pour les employés des sociétés installés dans les étages les plus élevés : vent permanent, murs et vitres qui tremblent les jours de fort vent (pas rare à  Chicago), ascenseurs bloqués à  cause des mouvements de balancier infligés par le même vent aux structures sommitales, etc. On raconte même une anecdotes où¹ une employée de bureau, brutalement aspirée aux trois quarts dans le vide par une fenêtre qui venait d’éclater tout près d’elle et qui aurait été tout aussi brutalement "inspirée" à  l’intérieur, après quelques secondes d’une frayeur qu’on imagine….à  la hauteur du bà¢timent. Une légende ? En tout cas, la Sears qui avait été conçue uniquement à  des fins commerciales a été obligée de se doter d’un étage panoramique destiné aux touristes, avec entrée réservée au rez-de-chaussée, devant le grand succès remporté par sa hauteur.
    Le John Hancock, fut, à  son époque, le premier gratte-ciel "social", c’est-à -dire mélangeant bureaux, commerces et appartements (les plus hauts du monde pendant très longtemps). il y a même un hôtel et une piscine située à  plus de cent mètres de haut. On aménagea également devant l’immeuble une "piazzetta" destinée à  retenir les passants en créeant une aire de convivialité, jusque là  si souvent absente des gratte-ciel.
    Les deux tours, typiques de la course à  la démesure des années 1960-1970, partagent au moins le même type de revêtement extérieur en verre fumé, comme notre bonne vieille Tour Montparnasse nationale, de la même époque (1974), mais avec une hauteur bien plus considérable. De même, le procédé constructif est totalement différent. Les gratte-ciel américains sont entièrement structurés en poutres géantes et treillis métalliques tandis que leurs équivalents français sont bà¢tis autour d’un noyau central en béton armé d’où¹ partent les poutres métalliques supportant les planchers, telles les branches d’un arbres partant du tronc. C’est normal, les américains possède une tradition sidérurgique considérable (Pittsburgh) et les français sont les maîtres de la technologie du béton, depuis le milieu du XIXe siècle où¹ l’on osa élever à  Paris un immeuble entièrement fait de cette pierre artificielle promise, déjà  à  l’époque, à  un grand avenir.
    Yves RINALDI

  286. Bravo pour ce prix, fut-il honorifique. Votre contribution à  MusiComposer.fr se rattache à  une démarche stylistique radicale qui prouve que la diversité est la règle chez nous, pourvu que la qualité soit au rendez-vous et que le résultat soit à  la hauteur des intentions affichées. Le contraste avec la pièce de Nicolas Démétri, l’autre lauréat de ce Concours de Printemps prouve l’étendue des styles que MusiComposer.fr accueillent depuis sa création, à  l’époque de Musique Harmonie. Votre pièce est riche de tensions, aux antipodes de l’atmosphère élégiaque de celle de l’autre lauréat. Le choix de vous reconnaître tous deux ex-aequo n’est pas paradoxal mais illustre parfaitement la complémentarité des opposés qui fait toute la richesse de la création contemporaine, loin de la monolithique monotonie qui prévaut dans certains cénacles musicaux autoproclamés.
    Bravo encore à  vous,
    Amitiés,
    Yves Rinaldi.

  287. Mon humour de mauvais goût mis à  part, c’est vrai que les concerts à  la Cité de la Musique sont excessivement bon marché. Avec un abonnement, on s’en tire à  12€ par place. A l’opéra Bastille, pour avoir une place qui ne soit pas à  trois kilomètres de la scène, il faut compter au moins 5 fois plus… Je ne parlerai pas du Chà¢telet ou de Garnier, où¹ là  le risque avec une place bon marché c’est de ne pas voir la scène du tout.

    Vous me direz, pour des concerts de musique contemporaine, 12€ c’est encore trop cher puisqu’il y a de nombreux événements gratuits : festival Radio-France, concerts de l’ensemble 2E2M au conservatoire rue de Madrid… (Ca y est, je retombe dans l’humour de mauvais goût).

  288. L’ accord de tonique DO MI SOL et l’ accord de dominante SOL SI RE ne peuvent pas comporter à eux deux toutes les notes de la gamme de Do majeur: il manque le FA et le LA, que l’ on trouve alors dans l’ accord majeur FA LA DO.

  289. Effectivement, les lecteurs flash (qui permettent l’écoute directe) fonctionnent très bien sous Firefox et sous Google Chrome, mais pas sous Internet Explorer.
    Mais il y a encore des gens qui utilisent Internet Explorer? 😉

  290. Merci JAM ! de la part de tous ceux qui ne peuvent pas aller au concert (travail, jardinage, famille, fauché, trop loin, etc.) 😀

  291. Bonjour Arthur,

    Effectivement, effectivement, les comptes-rendus sont passés assez bas dans ma pile de priorités, après les activités familiales, l’activité professionnelle (10h de travail + 2 fois 1h30 de déplacement), les cours de musique (5 h par semaine), les concerts auxquels j’assiste, la composition, la participation au forum, quelques autres activités Internet, le dépannage de mon PC qui m’en fait voir, le jardinage, l’écoute de musique, la lecture. Autant dire qu’à  ce niveau de priorité, il n’y a plus rien qui sort. 🙂

    Et c’est bien dommage, car j’ai assisté à  quelques concerts mémorables ces derniers mois.

    J’encourage tous ceux qui liront ce billet à  aller au plus grand nombre de concerts possibles à  la Cité de la Musique : c’est très bon marché, c’est de très haute qualité, et vous n’aurez plus besoin de nos comptes-rendus à  Arthur et moi puisque vous aurez assisté aux concerts.

  292. Sur mon PC ça fonctionne bien avec Firefox 3.6, mais pas avec IE 8, effectivement. La page reste indéfiniment en attente d’éléments du serveur, qu’elle ne reçoit jamais. Merci d’avoir signalé le problème ! Ceci dit, je ne sais pas si Jean-Louis aura une solution.

  293. Vous devez effectivement être un peu déboussolé, pour poster votre demande sur un site consacré à  la musique… 🙂

  294. J’étais pour ma part au concert du 27 mars, à  la Cité de la Musique. John Adams y dirigeait le Asko/Schà¶nberg Ensemble, un groupe de hollandais spécialisés dans la musique contemporaine. Le programme – 100% Adams – était à  la fois plutôt "traditionnel" (pour du Adams), et en même temps bien intéressant et très agréable. Je veux dire par là  qu’il a interprété ses œuvres probablement les plus connues, mais que sa musique vaut vraiment d’être connue. Fraiche, spontanée, pas ennuyeuse (même si inspirée en partie de la musique répétitive). Du sport pour les instrumentistes aussi, comme ce "Shaker loops", tout en trémolos, ou encore la Chamber Symphony, avec une partition toute en virtuosité et en pièges rythmiques.
    Etait également au programme la (le ?) son of Chamber Symphony, inspiré de la Chamber Symphony, mais moins "extême" et ponctuée d’un peu d’électronique.

    La direction, à  la fois ample et précise, la gaîté et la vigueur du monsieur sont assez communicatives, et il a été longuement ovationné à  la fin du concert. En bref, un très bon moment.

    P.S. JAM est allé à  un autre concert de John Adams, mais malheureusement il est en pleine grève des comptes-rendus je crains donc que nous n’en sachions pas plus 😉

  295. Je suis bien ennuyé je ne réussis pas à  activer les enregistrements postés sur ce billet. Y-a-t-il un problème côté serveur, ou bien est-ce sur mon PC ?

  296. Bonjour,

    Je pars à  la mi juin faire un tour d’Europe. Après avoir visité l’Europe du sud, je souhaiterais aller en Russie prendre le transsibérien et descendre en Mongolie. Je n’ai aucune date fixée, c’est pourquoi je n’ai pas pris de Visa. Je m’étais renseigné sur des forums qui indiquaient qu’il était possible de se procurer un visa depuis Minsk ou Kiev entre autre. C’est ce que je comptais faire initialement.

    Seulement on m’a informé que, suite à  une nouvelle loi, il était dorénavant très difficile de se procurer un visa russe et que je ne n’arriverais pas à  me procurer un visa dans un pays voisin.
    Mais qu’en est-il pour un visa de Transit ? Est-ce la même chose ? Il doit bien y avoir une solution à  mon problème …

    Vous pouvez voir plus en détail le projet de voyage sur mon pseudo, preuve fondée de ma demande.

    A savoir que j’ai posé ma question sur le site du routard, sans réponse … Essayé d’appelé plusieurs fois le consulat et l’ambassade ( ne décroche pas ). Je suis un peu déboussolé.

    Merci à  ceux qui pourront me renseigner …

  297. J’étais ce soir au concert d’Henri Demarquette.
    Magnifique concert dans un théatre de Champs Elysées bien rempli,
    Deux interprètes en pleine possession de leur art, Demarquette bien sûr, la vedette, mais aussi Giovanni Bellucci, brillant pianiste trop peu connu en France "une force de la nature déchaînée", a t-on dit de lui, l’un des dix meilleurs pianistes contemporains, grand spécialiste de Liszt, très célèbre dans son pays.

    La sonate de requiem d’Olivier Greif était particulièrement poignante, elle générait un stress tel qu’une personne s’est plus ou moins trouvée mal au 2e balcon, à l’issue de l’œuvre, c’est dire !
    Outre le programme, nos deux artistes nous ont gâtés avec deux "bis", un scherzo de sonate de Rachmaninov et un mouvement (adagio) de la 5e sonate de Beethoven.
    Deux heures de musique de chambre "quatre étoiles", comme le dit Télérama .

  298. oui , les visions fugitives sont un chef d’œuvre , ici jouées très joliment en effet, et dans le désordre comme l’indique la légende ( seulement neuf sur les 20…) Ce n’est d’ailleurs pas un ordre anodin, probablement poétique et dynamique ici :

    1. No. 9: Allegro Tranquillo
    2. No. 3: Allegretto
    3. No. 17: Poetico
    4. No. 18: Con una dolce lentezza
    5. No. 11: Con vivacità 
    6. No. 10: Ridicolosamente
    7. No. 16: Dolente
    8. No. 6: Con eleganza
    9. No. 5: Molto giocoso

    mais en concert on ne joue pas l’intégrale, tout comme les préludes de Chopin, c’est rare…

    Il y a un lien intéressant pour visionner ( sans jeu de mot) Prokofiev au piano dans un film ici voir surtout les dernières secondes en film muet : ( cliquer en bas de page sur le second lien si le premier ne marche pas)

    hospaud.org/hai/audvid/ar…

    ( les versions piano / orgue sont sublimes, jouées par Guillou, voir plus haut, une toccata de feu martelée et jouée comme il se doit, Prokofiev ne peut qu’applaudir ! L’orgue d’ailleurs transcende souvent ce piano "transcrit" du XX e s )

  299. Oui Emilie, c’est Prokofiev qui joue la toccata en Ré m opus 11. Il l’a joue beaucoup moins vite d’ailleurs et avec beaucoup plus de nuances que le jeune Guillou, c’est étonnant.
    Finalement on trouve sur internet pas mal d’interprétations de ses œuvres pour piano par lui- même enregistrées sur "piano-roll". Il suffit de mieux chercher que je ne l’avais fait ! 🙂
    Cette jolie suite, par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=e...

  300. Oui, je suis encore là  pour apprécier ce que mes amis, mes commègues de métiers font.
    C’est un très beau travail qui mérite assez d’encouragement et qui demande assez d’efforts.
    Je vous remercie d’avoir diffuser cette belle plage pour nous qui sommes très long de vous voir.
    Je voudrais alors m’excuser si dérange votre quiétude. Mais je voudrais laisser mon mail au Maître et aussi avoir ses contacts si possible.

    Merci pour tout!

  301. C’est génial, depuis que ce fameux nuage se promène sur la France, plus de trace d’avion, le ciel est pur, la nuit c’est un plaisir de regarder la lune et les étoiles même en ville… On veut des nuages comme ça tous les jours !

  302. Rien de tel pour se stimuler qu’une bonne petite musique. C’est fou la dose d’énergie et de motivation que cela peut nous apporter. Une vraie petite dose de voyage et de nostalgie 🙂

  303. J’ai vu ce film aussi, ‘Le Concert" dont tout le monde parlait tant…

    Pourtant les bons acteurs, le génie de Tchaà¯kovski, le scénario rocambolesque et cette histoire émouvante, ne parviennent pas à  faire du "Concert" un film incontournable, " à  voir absolument ", mais je dirais, plutôt "à  écouter"…( Excellent choix musicaux, jeu crédible des acteurs) car c’est une suite de scènettes juxtaposées, graves ou comiques, une histoire racontée et montée dans le désordre…un peu brouillonne.
    Par exemple,on ne peut pas dire que les plans soient soignés,( Ce n’était certainement pas une préoccupation majeure ici…) on dirait un montage réalisé à  la hà¢te. On dirait "une pièce de théà¢tre" filmée, ( unité de lieu, ambiance confinée, peu d’extérieurs réels)
    La voix off expliquant à  la fin "le comment du pourquoi," se superpose à  la musique, la reléguant au second plan, on se disait aussi qu’on ne pouvait tenir "musicalement", donc sans paroles que dans un temps limité.

    Dans l’ensemble, j’ai eu la nette impression d’un film "comprimé, raccourci par nécessité (?)

    Les films "musicaux" sont rarement réussis, je n’en connais que deux vraiment incontournables : le pianiste ( Polanski) et Amadeus (Milos Forman).

    Ceci dit, l’humour, du premier au énième degré, est certainement la première qualité du film " Le Concert" …qui pourrait bien vous divertir. Qui sait ? Surtout si vous aimez la musique…

  304. Très intéressant et vivant cet article: manque plus que l’illustration sonore…

    Selon John Adams, " les compositeurs, quelle que soit leur culture, doivent beaucoup à  la France, car la France a donné Debussy, Ravel, Messiaen…

    Ecoutez-le s’expliquer : http://www.cite-musique.fr/franc...
    (voir dernière vidéo en bas de page " Domaine privé, John Adams, le minimalisme américain")

    Consultez aussi le programme musical autour de " John Adams" à  la cité de la musique : http://www.cite-musique.fr/franc...

  305. :SPM INFOS
    – Bach rencontre Buxtehude avec Marthe Keller et Francesco Tristano Schlimé, est au cinéma Bio de Carouge film au Bio-vidéo
    > avec les
    > horaires suivants :
    >
    > 14h25 me/sa/di

    > 18h55 tous les jours

    > 21h10 tous les jours

    – Interview Daniel Kà¼nzi TSR 1 12h30, 12 mars 12h45

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html...

    Article dans Le Temps du samedi 6 mars
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/...

    Article Le Courrier, vendredi 5 mars

    http://www.lecourrier.ch/index.p...

    Interview Daniel Kà¼nzi, SolidaritéS, 5 mars

    http://www.solidarites.ch/journa...

    Interview Daniel KàœNZI -Genève à  chaud sur Léman Bleu 1 mars

    http://www.lemanbleu.ch/leman_bl...

    Interview Radio cité par Olivier Delhoume

    http://www.radiocite.ch/page-152...

    Procainement dans Scène Magasines, interview D.K.
    http://www.scenesmagazine.com/

    Bande annonce et documentation
    http://www.danielkunzi.ch/?page_...

    France Musique Francesco Tristano Schlimé explique et joue La Capricieuse de Buxtehude
    sites.radiofrance.fr/fran…

    -Bach rencontre Buxtehude sera au cinéma ABC de La Chaux-de-Fonds les 17 et 18 avril à  18h15 , en présence du réalisateur

    -Le 20 avril à  Saint Imier, Espace noir

    – Lausanne Cinéma Bellvaux en avril, date à  préciser
    – Pully City, avril, date à  préciser
    ************
    ************
    SOCIETE PRODUCTIONS MAISON
    Passage Baud-Bovy 10
    CH-1205 Genève
    Tél. 022 800 00 80
    Fax 022 329 15 10
    http://www.danielkunzi.ch

  306. Puisqu’on parle de musique américaine, je signale que j’assisterai mardi prochain 16 mars au concert que John Adams donne à  Pleyel, pour la création de sa symphonie "City Noir" (plus œuvres de Ravel, Stravinsky, Debussy, etc.). Il dirigera le London Symphonic Orchestra.

    10 ans que John Adams n’avait pas été invité en France, dit-il dans une interview parue aujourd’hui dans Le Monde.
    O๠l’on apprend principalement qu’il n’a plus besoin de diriger pour "payer ses factures", mais qu’il dirige quand même "parce qu’il aime ça"… 🙂
    Je ferai une petite relation de ce concert.
    Pour ceux qui ne connaissent pas John Adams, taper son nom dans Google… 🙂
    A noter que JA dirigera aussi le pianiste américain et célèbre blogueur dont j’adore l’humour, Jeremy Denk, voir son blog ici : jeremydenk.net/blog/
    Il n’y a pas écrit depuis 2 mois… grosse tournée en Europe oblige…

  307. la Pastorale oui bien sà»r , mais J’avais déjà  cité la 6 eme dans le " texte du Billet " la 6 eme c’est bien la Pastorale …citée dans les symphonies connues…

    relire plus haut : " Certes, la popularité écrasante des autres symphonies (comme la Pastorale, l’Héroù¯que, la Cinquième, ou encore la Neuvième avec son ode à  la joie célèbrissime) explique en partie cet état de fait."

  308. "les plus célèbres sont bien la 3 e, la 5 e et la 9 e , vient ensuite la 8 e pas si méconnue du public, car plusieurs fois interprétée et enregistrée. "

    Hum… Objection votre honneur ! :-/
    La 6e symphonie dite "Pastorale" n’est-elle pas du même compositeur?
    Et si oui, est-elle si méconnue du public qu’elle ne mérite pas d’être citée ici?
    Pour moi, c’est la plus belle avec la 9e, évidemment…

  309. Merci pour cette excellente émission sur France-Inter, consacrée à  Chopin, compositeur qui est encore " source d’audace et d’inspiration pour beaucoup "d’après Pascale Fautrier, auteur d’une biographie Chopin et interviewée pendant l’émission…Les commentaires comme les exemples musicaux particulièrement sont bien venus.

  310. Il suffit pourtant d’écouter le concert pour comprendre le choix de ce programme.

    d’autre part, aucun interprète n’est tenu à  garder un programme éternellement figé sous prétexte de leurs seules dates de composition. Bien des interprètes révèlent au compositeur leurs propres œuvres et sur un autre jour…

    Il est évident qu’on peut toujours trouver une « œuvre moins jouée » dans un corpus donné. Comparons ce qui est comparable il est évident qu’il s’agit ici de comparer les 7 dernières symphonies de Beethoven.

    Pour notre exemple il s’agissait de comparer les deux choix de Jurowsky par rapport aux trois plus célèbres symphonies de Beethoven évidemment.
    les plus célèbres sont bien la 3 e, la 5 e et la 9 e , vient ensuite la 8 e pas si méconnue du public, car plusieurs fois interprétée et enregistrée.

    Les deux premières sont encore sous l’emprise des maîtres viennois et donc classiques. [elles ne sont en tous cas pas ignorées des étudiants et musiciens apprentis, et de leurs jurys, car combien de fois ces musiques servent encore de sujets d’ examens d’ écoute d’œuvres ou d’analyse ! ]

    La quatrième et la septième restent sérieusement à  redécouvrir par rapport aux trois géantes .

  311. Citation :

    "Je n’aurais sans doute pas du soustraire à  ce texte quelques notes de bas de page élémentaires, indispensables à  certains lecteurs, apparemment plus jeunes ou peu habitués au décryptage de mots et de pensées"

    Lecture recommandée :

    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr...

    Toto

    PS : je ne fume pas

  312. Tiens c’est une bonne idée Zozo ( je vous ai reconnu finalement) :lancer une invitation à  rédiger un billet (titre compris bien sà»r) !

    – alors c’était une blague n’est-ce pas ? " surprise -surprise comme dit l’autre dans le film " les Visiteurs" Ok je n’avais pas compris.

    JLF rappelle souvent qu’il suffit de proposer un billet pour éditer sur le blog, Toto pourrait rédiger un article sur les symphonies de Beethoven, j’ai cru comprendre qu’il s’y connaissait en lisant son commentaire, mais est-ce le même Toto ??? http://www.foucart.net/?2010/02/...

    Si Zozo, ( Zorro ?) peut transmettre le message à  ce(s) Toto(s) …?!?

    au plaisir de vous lire…

  313. Houlala, qu’est-ce que Toto n’a pas dit là  avec sa proposition de titre ! Quelle histoire ! Pauvre Toto, tu ne vas pas te faire embaucher comme rédacteur, c’est Zozo qui te le dit !
    D’autant qu’un webmaster soucieux du référencement de ce blog défendrait également le titre initial.
    Le titre de Toto comporte en effet les seuls mots "survie", "musées" et "difficile" et n’est pas signifiant pour Google, pour tout dire il est même… ambigu ! 🙂
    Le mot "musiciens" est indispensable pour cerner le sujet.

    Personnellement je préfère cette autre histoire de Toto :
    -Papa, c’est encore loin l’Amérique?
    -Tais-toi et nage…

    (C’était un commentaire signé : Toto Zozo)

  314. Conclusion :

    4. De la clarté à  l’ambiguà¯té:

    En sciences (domaine de rigueur par excellence) Tu as raison Jean-Armand, la clarté (de tout article, puisqu’il s’agit de publication ici…) est indispensable.

    Or en sciences, comme dans les domaines artistiques, ne procède t -on pas aussi par tà¢tonnements, par intuition et par hasard ?

    Personne n’a la clarté infuse (hormis Dieu).

    Quant à  l’ambiguà¯té, elle règne aussi en musique, et pour un bon bout de temps. L’harmonie (du classique au jazz) préfère le plus souvent ses accords étranges, impossibles à  chiffrer, à  cataloguer, et les retient comme des plus remarquables. Ce ne sont que des notes sans importance, sans conséquence, évidemment…

    L’expression « avoir la vie dure », dans sa signification courante et populaire, n’est pas ici infirmée ni contredite dans ce billet, elle y est malicieusement incluse. La vie des musées de musique rencontre des obstacles tout autant qu’elle résiste et rayonne. Si l’inversion de l’épithète (dure vie / vie dure) du titre rebelle, jette une ombre contradictoire sur ce texte : ce n’est que pour mieux l’éclairer en multipliant ses angles de lecture.

    Il est vrai qu’on n’est pas tenu de répondre à  un commentaire quasi anonyme, (voilà  la plus belle des clartés à  demander « au siècle des Lumières » : celle de se présenter et de signer) Cependant l’amitié de ta réponse m’a guidé la main. Encore merci Jean-Armand.

    – Les musées dédiés aux musiciens ont bien la vie dure.

    Et que vive la musique et qu’elle perdure dans son
    ineffable et « dur désir de durer » !

    Emilie

  315. 2. Et quelle est donc cette affaire ?

    Pas grand-chose. Deux vocables, fièrement logés dans un titre, qui décident de s’inverser et ce, sans aucune ponctuation. Inversion fatale, et moins innocente que le contrepoint renversable si musical, et spécialement dans ce titre-là . Cataclysme assuré : un texte entier plonge tout à  coup dans l’absurdité au point qu’il se dérobe à  tout entendement.

    3. Voyons cela :

    Hé !? On aurait pu titrer : « la dure vie des musées, la douce vie des musées , la Dolce Vita , dure dure la vie des musées ! Plus dure la vie ? » Ne visant chaque fois qu’un aspect du problème
    Ah ! On propose : « la survie difficile des musées ? » Non, décidément c’est un peu hors sujet, trop général et ennuyeux. « La survie » ? c’est un peu suffoquant, négatif. Et puis, il est surtout question de musique ici : de sa pérennité et de sa fragilité, de son histoire, vivante dans sa grà¢ce fugitive. Ne focalisons pas non plus sur les difficultés mais plutôt sur les contradictions, les chocs, tout ce qui génère l’enthousiasme des mélomanes et des fans : la vie quoi !!! Alors ?

    Alors, alors « Les musées dédiés aux musiciens ont la vie dure ! » Celui là  est parfait. Je persiste et je signe. Qui pourra me convaincre d’un autre titre ? Ah ?!! C’est un jeu de mot ! Impossible à  deviner !

    …/…

  316. Gracias :
    Merci pour cette fine lecture Jean-Armand et pour ce que tu as décelé dans ce simple billet. A juste titre tu parles d’ambiguà¯té. Il faudrait que je m’en explique un peu. Merci encore pour ton commentaire.

    1 . Constat :
    Je n’aurais sans doute pas du soustraire à  ce texte quelques notes de bas de page élémentaires, indispensables à  certains lecteurs, apparemment plus jeunes ou peu habitués au décryptage de mots et de pensées. [ En ajoutant par exemple : « doit-on comprendre l’expression dans son acception courante et généralisée ? / Notez l’ironie de l’expression en regard du sujet évoqué et des exemples concrets cités ? / « comment faut-il comprendre l’adjectif « dure » employé ici : endurcie, résistante, pérenne, difficile, éternelle, à¢pre, qui dure, qui endure ? /Justifiez votre réponse.]

    …/…

  317. Excellente émission Chopin ce soir sur ARTE (surement rediffusée aussi sur le site internet).
    J’ai particulièrement aimé l’interprétation des 24 préludes opus 28 par Alexe௠Volodine. Ces préludes sonnent étonnamment moderne.