Archives de catégorie : Soyons sérieux :-)

Manu Dibango

Il nous faisait un jazz chantant, dansant, un jazz œcuménique étrangement moderne. Cet homme avait parcouru le monde, toutes le époques, s’inspirant de toutes les musiques rencontrées, mais on y sentait toujours l’origine africaine.

Je l’ai vu en concert il y a fort longtemps, à Créteil. Il respirait la joie de vivre, le plaisir de jouer. Sous les applaudissements répétés, et malgré la sono tonitruante, il semblait ne vouloir jamais s’arrêter, vivant son propre enchantement avec son saxo, riant, chantant parfois, infatigable.

Manu Dibango avait 86 ans. Il était déjà malade avant que le vilain virus ne le rattrape et l’emporte, ce matin.

Ici son célèbre « Soul Makossa » – 1973

Rions un peu pour nous changer les idées

Le coronavirus? Un coup du Mossad, probablement

Article extrait de Slate.fr [BLOG You Will Never Hate Alone] sous-titré : Par son extrême sophistication et son ingéniosité retorse, le nouveau virus porte le sceau des services secrets israéliens 😀
Depuis l’apparition du coronavirus, ma vie est devenue un véritable enfer. Trouillard comme je le suis, je suis en proie à tous les délires possibles. Je vérifie ma température douze fois par jour, je me lave les mains d’une manière convulsive et quand il m’arrive de sortir, ce que j’évite au maximum, je m’enfile une double paire de masques qui me mangent la moitié du visage.

D’ailleurs, même à la maison, je porte un masque la plupart du temps. On ne sait jamais. J’ai beau avoir condamné mes fenêtres, je me méfie d’un courant d’air qui, se faufilant par les conduits d’aération, déposerait dans mon salon ce connard de virus. Même mon chat doit en porter un. Quant à ma femme, voilà des jours que je ne l’ai vue. Jusqu’à nouvel ordre, elle a l’obligation de dormir chez l’une de ses collègues de travail. Qu’elles s’empoisonnent donc les unes les autres.
Ma devise se résume en quelques mots: ne prendre aucun risque. Aucun. Même sous la douche, je continue à porter un masque. Après tout, rien ne nous dit que le virus n’a pas déjà contaminé les eaux de la ville.

Mes journées se passent à regarder une carte qui recense en temps réel les cas avérés. À chaque nouveau décès enregistré, je pâlis encore un peu plus et vérifie la bonne tenue de mon masque que je tends à son maximum, maintenu si serré que c’est à peine si je parviens à respirer (ce qui n’est pas plus mal).

De Wuhan, bucolique bourgade chinoise de onze millions d’habitants dont hier encore j’ignorais jusqu’à l’existence, je sais tout: le nom des hôpitaux, le nombre d’autoroutes, le numéro d’urgence à appeler en cas d’apparition de troubles suspects –le 120.
J’ai beau habiter à plusieurs milliers de kilomètres, j’ai l’impression de vivre parmi cette population à qui l’on interdit désormais tout déplacement, et je redoute le jour où les autorités m’emmèneront d’office dans l’une de leurs cliniques qu’elles bâtissent nuit et jour.

J’ai jeté toutes mes boîtes de riz. Sur internet, j’ai lu l’interview très instructive d’un chercheur vénézuélien diplômé d’une université bosniaque qui prétendait qu’elles auraient pu être contaminées sans que l’on n’en sache rien. Il aurait suffi qu’une chauve-souris se soit servie d’une rizière comme terrain d’atterrissage, et c’était plié. Pareil pour tout ce qui vient de Chine.

D’ailleurs, j’ai mis au rebut tout ce qui provenait d’Asie, si bien que j’écris cette chronique nu comme un ver, à même le parquet, qui lui vient du Brésil –j’ai vérifié auprès de la propriétaire.
Tout le reste, poubelle.
Je n’ai aucune confiance dans la parole publique, tous ces beaux discours dont on nous abreuve à longueur de temps. «Le risque de propagation demeure extrêmement faible, la situation est sous contrôle, la dangerosité du virus n’est pas avérée.» À d’autres. Mensonges, affabulations, balivernes!

Évidemment, si nos dirigeants nous disaient la vérité, que d’ici quelques jours, deux semaines au plus tard, nous allons tous crever dans d’atroces souffrances, ce serait la débâcle généralisée. Mieux vaut nous endormir et espérer un miracle. Un miracle!

De toutes les façons, cette histoire de virus est encore un coup du Mossad. Nul besoin d’avoir vu tous les épisodes du Bureau des légendes pour en être convaincu. Quel est le seul pays au monde où l’on ne compte à ce jour aucune manifestation du virus, aucune hospitalisation, aucun cas suspect? Je vous le donne en mille: Israël!

Oui mes amis, à l’heure où j’écris ces lignes, cul nul sur mon parquet brésilien, le virus s’est répandu sur toute la surface du globe à l’exception d’une seule contrée –comme si, arrivé aux portes du royaume hébreu, il passait son tour et enjambait le Jourdain en sifflotant.

Depuis les dix plaies d’Égypte on n’avait assisté à pareil exploit.

Et pendant que le monde entier s’alarmait de la propagation du virus, que croyez-vous que faisaient les dirigeants de cette infâme nation? Ni vus, ni connus, avec leurs alliés américains, ils vous concotaient un plan de paix dont même le fantôme d’Ariel Sharon n’aurait jamais rêvé.

Vous avez vu la nouvelle carte dessinée par les deux administrations, israélienne et américaine? Ce n’est plus un partage, c’est un simple carnage. Comme si découpant un poulet, on offrait à manger aux malheureux Palestiniens pas même une aile, encore moins une cuisse ou un morceau de blanc, mais tout juste les restes d’un croupion qui aurait eu à subir une coloscopie ravageuse.

Évidemment, le plan était tellement outrancier que pour passer sans encombre, largement au-dessous du radar des chancelleries occidentales, il fallait des circonstances extraordinaires, lesquelles se comptaient au nombre de trois: l’arrivée imminente du Messie, la collision prochaine d’une météorite avec la Terre ou l’avènement d’un virus meurtrier capable de se multiplier à la vitesse de la lumière. Le Messie était occupé, la météorite avait la tête ailleurs, restait le virus.

Pesé, emballé.

Toujours pas convaincu?

Vous savez quel film, depuis l’apparition du coronavirus, est en train d’être acheté en nombre sur les plateformes de téléchargement? Contagion. Nom du réalisateur: Steven Soderbergh. Cela ne s’invente pas. Soderbergh. Pas Soderali ou Sodermichrilopolis. Non, Soderbergh.

Comment cela, il n’est pas juif, Soderbergh?

Ah ben c’est bien ce que je disais: de nos jours, on ne peut plus faire confiance à personne.

Personne, je vous dis.

Pour suivre l’actualité du blog, c’est par ici: Facebook-Un Juif en cavale

(JLF : Trop drôle cet article ! 😀 )

Novecento au théâtre

J’étais dimanche après-midi au théâtre de laPorte Saint Martin à Paris, voir la pièce Novecento, d’Alessandro Baricco, pièce musicale montée et jouée par André Dussollier.
Quel fabuleux acteur, conteur, danseur, humoriste, cet André Dussollier ! Dans cette pièce musicale, où il nous conte dans un savoureux monologue la vie sur un transatlantique de  Danny Boodmann T.D. Lemon, dit Novecento, le « meilleur pianiste de tous les temps », il est accompagné d’une formation de jazz où  le talentueux pianiste Elio Di Tanna se confond avec Novecento dans un numéro époustouflant. 

Du bon théâtre, de la fantaisie qui charme et fait rêver, et surtout de la bonne musique… ce spectacle tourne depuis plusieurs années… on y reviendra encore 🙂

Anagrammes à quatre mains – Karol Beffa

J’étais hier soir au théâtre du Rond Point, à Paris, pour voir le spectacle de François Morel, composé sur des textes et sketchs de Raymond Devos. Un spectacle gentillet, loin de la prestation étourdissante de cet artiste complet qu’était Devos, tel que je l’ai vu il y a… longtemps.

A la sortie, la librairie du théâtre m’a donné à voir le dernier livre  Anagramme à quatre mains que publie Karol Beffa et Jacques Perry-Salkow. Quel bonheur que ce petit livre éblouissant d’une intelligence espiègle, mêlant le génie de l’auteur d’anagrammes à l’humour du musicologue ! 

Le jeune Lully engagé comme garçon de cuisine à la cour de France, son premier emploi

Je ne résiste pas à en publier un extrait ( exemple en gras) concernant Lully, le surintendant de la musique royale remarqué dans sa prime jeunesse par le Duc de Guise qui, de passage à Florence cherchait « un joli petit italien » pour sa nièce (voir ci-conte la statue d’Adrien Gaudez du jeune Lully exposée au Petit Palais ).

Arrivé en France en 1646, mort à Paris en 1687, le musicien servit le roi pendant près de quarante décennies. Ses succès lui valent de fortes inimitiés. Toujours en butte aux jalousies et aux intrigues courtisanes, ainsi passa la quarantaine d’étés de Monsieur Lully.