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Quatuor Debussy et Franck Tortiller en concert

Quel plaisir que d’assister à un concert du Quatuor Debussy et du vibraphoniste et compositeur Franck Tortiller !

Le 28 juillet dernier, dans la salle voûtée de l’arsenal de Mont-Dauphin, ils nous ont interprété avec brio, talent et humour , successivement des extraits de Porgy and Bess (My man’s gone et Summertime) de Gershwin,  les danses de Ravel (d’après le 

Tombeau de Couperin), et enfin Les Cépages, (« compositions bourguignonnes ») de Franck Tortiller, le tout arrangé savamment par ce compositeur et entremêlé de dialogues hilarant entre Christophe Collette, le premier violon et Franc Tortiller (au premier plan ci-contre).

J’ai particulièrement apprécié les airs Ravéliens ainsi que la valse musette  jazzy de Tony Murena que le groupe nous a jouée, en extra, toujours arrangé par Tortiller (voir extrait video ci-après : https://youtu.be/tc1CaIC4dxk.

Un excellente soirée.

Fazil Say

A la lecture d’un compte rendu du concert de Fazil Say au Festival d’Auvers-sur_Oise, je me suis souvenu d’un concert du 12/11/2006 de l’O.N.F. consacré aux musiques américaines, dirigé par Kurt Mazur, avec Fazil Say au piano. Voici un extrait du billet que j’ai fait à cette occasion concernant la prestation de Fazil Say :

Hier (12/11/2006), on ne peut pas dire que le pianiste Fazil Say, (un surdoué comme on en voit peu) nous interprétait du Gershwin, non. En fait il se jouait du piano (comme on se joue de quelqu’un) avec la complicité de Gershwin. Très vite, on a compris que c’était pour lui l’occasion d’entamer une conversation avec son piano comme on le fait avec son voisin de table à  la terrasse d’un bistro; ils se sont raconté l’histoire de Rhapsody in blue. Pendant que le piano lui disait quelque chose dans les aigus, le pianiste le regardait affectueusement, le menaçait du doigt en souriant de la main gauche, et le piano de lui répondre immédiatement dans les graves; alors le pianiste balayait tout le clavier d’un revers de ses mains de prestidigitateur pour signifier que graves ou aigus, telle n’était pas la question. Et le piano de lui répondre d’une petite voix plaintive. Alors le pianiste tendait son bras vers le premier violon, derrière lui, la prenant à  témoin de sa bonne foi, et cette dernière, une jeune femme compréhensive de lui répondre immédiatement en musique avec tout l’orchestre. C’était fascinant. D’aucun me diront que c’est là  le cinéma habituel d’un grand concertiste. Je ne crois pas, ce dialogue était trop naturel, trop évident. Et l’orchestre, et la salle?
Avant l’entracte le public en délire avait ovationné ce pianiste génial, l’implorant de revenir encore et encore nous refaire un tour de sa magie musicale – et il obtempéra, bien sûr avec une improvisation sublime sur le thème de Summertime, façon à  la fois très jazz (c’est aussi un excellent pianiste de jazz) et très classique. Pour finir il se fit pousser amicalement dans les coulisses par le maestro, ne sachant plus comment résister à  ces ovations répétées. La scène se renouvela en fin de concert.

(Le billet entier est à lire ICI)