Hier soir, il ne fallait pas manquer l’émission Les clefs de l’orchestre de Jean-François Zygel sur la 5. Il nous présentait une œuvre symphonique d’Olivier Messiaen Des canyons aux étoiles écrite en 1973 à l’occasion du bicentenaire des États-Unis.
Autant son émission grand public La boite à musique sur la 2 me laisse de plus en plus froid (je ne suis pas la cible), autant ces Clefs de l’orchestre sont passionnantes.
On aime ou on n’aime pas Messiaen, ses références mystiques – ici, comme d’habitude, elles abondent – et ses chants d’oiseaux – cette fois, ils sont surtout américains.
Pour ma part, point trop n’en faut ! Pourtant je suis admiratif de cette musique à nulle autre pareille; Continuer la lecture de Des canyons aux étoiles de Messiaen, expliqué par Zygel→
De gros nuages noirs dans la nuit tombante; nous nous précipitons hors du restaurant pour aller à Saint Clément-sur-Durance, le petit village situé à 10 km où a lieu le concert organisé par l’association Musicales Guil-Durance. Juste le temps de pénétrer dans l’église et des trombes d’eau s’abattent. Bien à l’abri, le concert n’en sera que plus agréable !
Sympathique, ce concert; j’ai bien aimé notamment la prestation du premier violon, la violoniste Domitille Gilon , qui allie superbement virtuosité et sensibilité.
Réédition du 6 juillet 2010, un billet d’ Yves Rinaldi
Artiste italien, né en 1934 à Borgofranco d’Ivrea (Piémont), Giovanni Anselmo est une des figures de proue de l’ARTE POVERA, principal mouvement d’avant-garde conceptuel italien apparu au début des années 1960.
ARTE POVERA : UN RETOUR VERS UNE MATIÈRE SIGNIFIANTE
Plus qu’un simple « mouvement » artistique né de la contestation d’une société marchande alors sûre de son éternelle prospérité, ARTE POVERA se veut plutôt une « attitude » de certains jeunes artistes italiens qui s’interrogent, comme tant d’autres de leurs collègues français du NOUVEAU RÉALISME ou encore américains du POP ART, sur les dérives consuméristes d’un société erratique, semblant avoir égaré la notion de sens, au détour d’une allée d’un de ces supermarchés, présentés alors comme les nouveaux temples de cités devenues tentaculaires. En ce sens, ARTE POVERA s’inscrit tout à fait dans l’émergence simultanée de deux courants clés de l’art de l’après-guerre : le HAPPENING (ou art « événementiel ») et l’Art CONCEPTUEL, dont les « Ready Made » des années 1910-1920, de Marcel Duchamp constituent les prototypes « historiques ».
Marcel Duchamp, Roue de bicyclette, 1913, Paris, Musée National d’Art Moderne.
Alors que les américains du POP ART, tel Andy Warhol, détournent l’imagerie publicitaire pour la tourner en dérision et « fabriquer » de nouvelles icônes comme on fabrique des boite de soupe en usine et que les Français du NOUVEAU RÉALISME recyclent les ordures ménagères et autres carcasses de voitures pour en faire des œuvres d’art livrées aux mannes du marché, les Italiens d’ARTE POVERA optent pour un recours systématique à des matières « pauvres », de préférence naturelles (Giovanni Anselmo, Giuseppe Penone) ou encore industrielles mais « brutes » (Mario Merz, Luciano Fabro). Continuer la lecture de Giovanni Anselmo : « un gris qui s’allège vers l’outremer »→