J’aime l’accordéon. C’est un instrument merveilleux pour qui sait en jouer, pour qui sait l’écouter. Le « vulgum pecus » pense tout de suite musette, java, valse sous les tonnelles et autre pacotille de la France dite profondeMoi je prétends qu’un bon accordéoniste est aussi capable d’exprimer beaucoup d’émotion avec son instrument, de nous faire rêver avec des musiques authentiquement romantiques, la preuve : (*) Je sais que cette réputation de ringardise poursuit encore les accordéonistes, témoin cette histoire que raconte Philippe Meyer :
Continuer la lecture de Histoire d’accordéon
Archives de catégorie : Musiques classiques et jazz
Actualités musicales
Grosse actualité pour votre serviteur, en ce retour de vacances.
J’étais hier à la mairie du XXe pour la leçon de Jean-François Zygel consacrée à la variation en musique. Thême intéressant que je n’ai pas vraiment traité dans mes 20 leçons d’harmonie, en cours de réfection; il me faut y remédier(*).
Et avant hier soir, c’était les 14e victoires de la musique classique, l’occasion d’une petite satisfaction d’amour propre.
Continuer la lecture de Actualités musicales
Les Victoires de la Musique Classique 2007
Pour une fois, je n’ai pas eu trop de mal à choisir parmi les six révélations 2006 qui nous sont proposés (jusqu’au 17 février 2007 minuit) pour les Victoires de la Musique Classique, le 28 février prochain à Pleyel, retransmises en direct par France3 et France Inter. Question de talents? Ils en ont tous, et tous artistes confirmés. La violoniste Sarah Nemtanu, par exemple est je crois premier violon à l’Orchestre National de France. Question de répertoire alors? Il est vrai qu’à ce niveau, le choix de la virtuosité est un choix facile dont je me méfie; la virtuosité est trop souvent gratuite. 
Continuer la lecture de Les Victoires de la Musique Classique 2007
Don Juan à la Bastille, mise en scène de Haneke.
J’étais à la Bastille, hier soir, pour cette reprise de Don Juan de Mozart (Amadé, et non Amadeus!) dans une mise en scêne de Michael Haneke. Mise en scêne absolument fascinante, toute entiêre au service de l’action, même si elle se discute(*) dans son parti pris de transposer le drame dans notre siêcle, avec un décor urbain minimaliste que tout le monde situe sans peine dans une tour du quartier de la Défense ou dans tel quartier de Berlin, ou encore dans un des niveaux d’une ville souterraine, Montréal ou le Forum des Halles : décor nu, froid, sombre, oppressant, non habité (ce sont les locaux d’une entreprise, la nuit), fonctionnel et sans à¢me comme son hôte, Don Juan.
Continuer la lecture de Don Juan à la Bastille, mise en scène de Haneke.