Singin’ In The Rain au Châtelet

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Hier soir au Théâtre du Châtelet, j’étais au 18e rang du parterre pour voir la comédie musicale SINGIN’ IN THE RAIN, un an jour pour jour après avoir vu, au même endroit (mais mieux placé !) Un Américain à Paris.

Cette nouvelle comédie musicale produite encore par le Chatelet (merci, Monsieur Jean-Luc Choplin !) est dansée, chantée, parlée en anglais (avec sur-titres) par une troupe anglo-américaine,  des artistes qui conjuguent  les talents de comédiens, danseurs, chanteurs, acrobates. Elle est bâtie sur le scénario du film éponyme de 1952 de Stanley Donen, scénario signé par Betty Comden et Adolph Green et mis en scène par le danseur Gene Kelly – comme d’ailleurs Un Américain à Paris, le film de Minnelli qui date de 1951.

La mise en scène de Robert Carsen s’éloigne volontairement de celle du film et elle n’en est que plus fabuleuse de beauté et de raffinement, utilisant tous les procédés modernes du genre : pas de levée de rideau, les artistes déménageant eux-mêmes les accessoires et le mobilier entre les scènes en des mouvements très fluides, des séquences filmées qui s’insèrent sur grand écran dans un déroulé d’une précision remarquable, et les rampes qui déversent une pluie fine – et surement tiède ! – sous laquelle le héros, Don Lockwood alias Dan Burton chante la chanson éponyme.

La chorégraphie de Stephen Meer est pleine d’invention elle aussi et met en relief les talents d’acrobates, de danseurs de claquettes et la fougue des artistes – notamment les cascades impressionnantes (*) de Daniel Crossley qui joue Cosmo Brown, le pianiste et copain de Don Lockwood.

La musique joyeuse du film est interprétée par un orchestre Pasdeloup plein d’allant sous la direction de Stephen Betteridge. On entend avec bonheur de nombreuses chansons (on les connait presque toutes !) du compositeur Nacio Herb Brown et de son compère, Arthur Freed, parolier à succès, également producteur des films de Stanley Conen et Minnelli. Et surtout on admire le passage d’une musique vaguement syncopée au début,

avec une instrumentation quasi symphonique à celle complètement déjantée d’une formation de jazz – je me suis surpris à taper du pied la mesure (Oh, légèrement !) durant toute la deuxième partie du spectacle.

Encore une fois, après Un Américain à Paris, ce nouveau spectacle du Châtelet mérite tous les superlatifs. Dommage que ce théâtre ferme bientôt pour trois ans – mais il est vrai que la salle a grand besoin d’être rajeunie, comme nous l’avions déjà constaté dès 2006 lors de la première du Chanteur de Mexico.
(*) Ces cascades sont au moins aussi impressionnantes que dans le film :

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