Zygel raconte MESSIAEN au Châtelet

Jean-François Zygel a consacré à  Olivier Messiaen sa Leçon de musique du lundi 5 mai 2008 , commémorant ainsi le centenaire de sa naissance (1908 -2008). « J’y étais ! » 🙂

En attendant Zygel et Messiaen Nous voici hissés au deuxième balcon côté jardin. En levant la tête vers le plafond aux oracles , on peut lire en regardant droit devant soi deux d’entre eux : « musique et féerie » , cela s’annonce bien ! Les habitués et abonnés à  la leçon magistrale se sont précipités dès l’ouverture vers le parterre et ses confortables fauteuils d’orchestre.
Voilà  donc tout le charme du « placement libre ». Les autres s’organisent au mieux, calculant qui la visibilité, qui la meilleure écoute possible.Tout le monde lit le journal musical Cadences remis à  l’entrée, papote ou déchiffre le programme du soir, mais tout le monde est prêt.  La scène du Châtelet attend, la salle aussi Il est 20 h.

Enfin, les lumiêres s’estompent, une voix suave nous rappelle quelques consignes élémentaires concernant l’extinction des téléphones portables et le non usage des appareils photos. Les musiciens entrent en scêne : la violoniste, Stéphanie –Marie Degand, le clarinettiste Jérôme Comte et le violoncelliste Eric Picard, suivis par Jean-François Zygel. Le Quatuor pour la fin du temps

«Il est 3 heures du matin, écoutons le thême de la lumiêre du matin joué au violoncelle,
ceux des chants des oiseaux joués par le violon et la clarinette, et les accords du piano »

annonce d’une voix forte Jean-François Zygel. Chacun s’installe à  son poste et la musique du premier mouvement du Quatuor pour la fin du temps, intitulé « liturgie de cristal », s’élêve. Jean-François Zygel enchaîne :

« La musique d’Olivier Messiaen ne va pas d’un point à  un autre , il superpose les éléments, il juxtapose plutôt , il n’y a pas vraiment de rhétorique dans ce langage musical. Nous avons entendu le merle Stéphanie (au violon ), le rossignol Jérôme ( à  la clarinette ) et la lumiêre du matin jouée sur des harmoniques par Eric, et enfin les 29 accords joués par le piano

Sur ce, JFZ retourne au piano et les rejoue soigneusement en les comptant pédagogiquement, l’un aprês l’autre « 1, 2 ,3, 4 ,5 » jusqu’au numéro 29, accompagné par les trois autres instrumentistes. « Si l’harmonie chez Messiaen semble libre, il a donné beaucoup d’importance à  la mélodie. « Que la mélodie soit le but principal de nos recherches disait-il » Ces mélodies s’entendent parfois comme des « rubans sans silence». Ecoutons le septiême mouvement de ce Quatuor, dont j’aime tellement le titre « fouillis d’arc en ciel » s’exclame JFZ, Puis, il ironise : « Savez-vous qu’au Ciel on ne dit pas :« range ta chambre !… » mais : « range ton nuage ! » Il faut imaginer Dieu visitant les nuages des anges et se demander : « qu’est-ce que c’est que ce fouillis ! range ton nuage ! » Dans ce septiême mouvement observez comme la mélodie est simple et suave, ajoute-t-il juste avant que les musiciens ne l’interprêtent aussitôt.
Diversité dans l’œuvre de Messiaen Puis JFZ nous présente différentes facettes du compositeur Olivier Messiaen Oeuvres pour piano : En donnant l’exemple des Préludes composés à  l’à¢ge de 20 ans seulement et qui lui ont valu un second prix de composition. JFZ interprête alors au piano un court extrait de « Plaintes calmes » ( Prélude n° 7 ) pour piano solo. Il évoque ensuite les « Reflets dans le vent » et rappelle la grande admiration que le compositeur a toujours manifestée envers Debussy. Claude Debussy n’avait-il pas composé également un prélude intitulé « Reflets dans l’eau » ? Caractêres de sa musique Expressivité : – Le Thême et variations pour piano et violon, peu connu, est une musique douloureuse, que Zygel joue ensuite avec la violoniste Stéphanie-Marie Degand.

Notons aussi le caractêre três religieux de ce compositeur, il était catholique, un homme de foi et aimait donner des titres religieux à  ses musiques. Messiaen aime aussi le merveilleux, l’intense, les images .

– Autre atmosphère musicale dans la piêce île de feu, pour piano voulant restituer des cloches de Papouasie ! on y entend aussi des tam-tam
Revenons au Quatuor pour la fin du temps :
(Le professeur Zygel- philosophe en s’interrogeant tout haut : «quelle est la différence entre l’immortalité et l’éternité ?»

Ce Quatuor, Messiaen l’a composé en captivité, et il a été créé en Silésie le 15 juin 1941 devant 30 000 prisonniers ! Lisant un texte de Messiaen, Zygel précise que les quatre instruments de musique disponibles étaient, au jour de la création de l’œuvre, en mauvais état et même cassés, le violoncelle par exemple n’avait que trois cordes. JFZ se met alors à  compter celles du violoncelle d’Eric Picard (ce qui provoquera les rires dans la salle ). « Tout va bien il y en a quatre » « les artistes étaient vêtus n’importe comment Mais ça n’a pas changé» rétorque Zygel.

Ecoutons ce Quatuor pour la fin du temps ( 1941 ): il n’y aura plus de temps ;
mais au jour de la trompette du septiême ange,
le mystêre de Dieu se consommera
(Apocalypse de Saint-Jean– chapitre X)

Le Rythme chez Messiaen Chez Messiaen les rythmes sont complexes , mais non cadrés par la mesure; il fait alterner les valeurs brêves avec les valeurs longues. Il déplace aussi les accents, comme on le ferait exprês dans un langage parlé et Zygel de matérialiser l’exemple en disant une phrase et en appuyant à  contre temps sur les syllabes. L’Orgue : Olivier Messiaen a été nommé organiste titulaire à
l’église de la Trinité de Paris

à  l’à¢ge de 23 ans et a composé de nombreuses œuvres pour orgue. Ecoutons le maintenant ( oui c’est lui qui joue ! ) dans cet enregistrement du « Banquet céleste » . Sur cette musique três douce et recueillie, qui emplit maintenant tout le théà¢tre, Jean-François Zygel ne peut s’empêcher de prêcher lui aussi en imitant sur un ton de circonstance :

«Bonjour, nous sommes ici pour commémorer Frêre Olivier MessiaenOn se croirait à  France-Culture un dimanche matin vous ne trouvez -pas ajoute –t il ?

« Messiaen était un grand improvisateur , tout entier dans ses idées et três croyant. Tous les grands compositeurs se sont fait connaître tout d’abord grà¢ce à  leur talent d’improvisateur, ainsi Bach, Beethoven, Listz …d’ailleurs, ajoute Jean-François Zygel dans un sourire, je donnerai moi-même ici même au Chà¢telet une nuit d’improvisation musicale le 17 mai prochain. »

La couleur et le son chez Messiaen : Il y a un rapport três particulier chez Messiaen entre le son et la couleur; pour lui chaque accord possêde des couleurs spécifiques, et tel mode pourra être par exemple à  dominante « bleu violet » … Voici quelques extraits d’une de ses leçons-là ; c’est la classe de Messiaen; il commente Pelléas de Debussy, et parle de la couleur dans la musique : Autres thêmes religieux : Les Vingt Regards sur l’Enfant–Jésus, On y trouve le thême de Dieu, La premiêre communion, la Vierge et l’enfant, où¹ on perçoit un ralentissement du temps. Jean-François Zygel annonce un solo du Violoncelle mais celui-ci qui s’est éclipsé en coulisses depuis un moment, reste sourd à  ses appels; il ne revient toujours pas suspens. Zygel semble s’amuser de la situation et va directement s’installer à  la place réservée au violoncelliste Eric Picard: nous n’allons pas pinailler pour 30 secondes de retard ajoute-t- il, alors qu’il va nous interpréter un solo d’un quatuor exprimant « l’éternité » ce serait mesquin ! ( rires de la salle )… Eric Picard à  moitié confus fait enfin son entrée, éloigne vivement un pupitre sans partition, devenu inutile, et de mémoire interprête pour nous le magnifique solo, une longue et tendre complainte perceptible à  la limite de l’audible. Il est chaleureusement applaudi. Suit un bref faux-entracte , où¹ le trio reconstitué clarinette, violon et violoncelle interprête pendant quelques instants l’intermêde malicieux du quatuor pour la fin du temps. Ondes Martenot, Oiseaux, liturgie : 2008 fête aussi les 80 ans des ondes Martenot ! C’est le premier grand instrument électrique des années trente.
Messiaen a composé pour une fête de la lumiêre un sextuor pour les ondes Marthenot, la Fête des Belles Eaux
Ecoutons un extrait de cette musique féerique en remarquant particuliêrement le jeu des ondes Martenot : <Olivier Messiaen l’eau -extrait de Feteenvoyé par ploukkk Il faut savoir que les Ondes Martenot ont eu beaucoup de succês dans la musique de variété ; on les retrouve particuliêrement dans les chansons de Jacques Brel ( Ne me quitte pas ) et d’Edith Piaf.
Les oiseaux : Messiaen disait:

« Le meilleur de nos oiseaux chanteurs est là  : la Grive musicienne, aligne ses strophes fortement rythmées, d’une incomparable invention mélodique, dont les motifs trois fois répétés ont une allure d’incantation ;
elle a tout trouvé, même la « Klangfarbenmelodie » ou mélodie de timbres de Schoenberg, car elle sait mélanger, dans le même trait, des pizzi secs, des gouttes d’eau, des « frou-frous » de soieries.

(discours du 23 mai 1973 – Académie des Beaux -Arts)

La grive musicienne
ou Turdus philomelos (pour en savoir plus sur cette grande musicienne consultez ce site : ici )

Messiaen s’est sans doute souvenu de la phrase de Maurice Emmanuel : «Écoutons les oiseaux, ce sont nos maîtres » avant de devenir ornithologue. Il consacrera aux oiseaux beaucoup de temps, les observant et les écoutant de prês. Le compositeur Olivier Messiaen est tellement connu et aimé dans le monde, qu’on a même donné son nom à  une montagne en Arizona, le mont Messiaen ou « le Messiaenas »alors ?! …
A quand « le Zygelas » ?! ?… je me contenterai même d’un petit tas de sable ( rires de la salle )»

A partir de 1950 : Messiaen se passionne de plus en plus pour les oiseaux, il précise même sur sa carte de visite : « compositeur et ornithologue » Jean-François Zygel, seul sur scêne à  ce moment là  revient vers le grand Steinway, et de dessous un tas de partitions, retire un béret noir dont il se coiffe avec un certain bonheur. Il se munie d’un grand bloc note et se met en tête de mimer le compositeur passionné dans ses prises de notes musicales, ornithologiques et três matinales ! Grà¢ce à  ce petit jeu de scêne, nous imaginons sans peine la campagne dans le petit matin frais et les chants d’oiseau. Tout à  coup un chant vif et guilleret surgit (ça vient des coulisses ) Le professeur Zygel-Messiaen conscient de son devoir d’ ornithologue griffonne aussitôt quelques notes sur son bloc, en réfléchissant tout haut « Tiens, c’est la caille des blés ! », celle qui chante « paye -tes- dettes ! paye- tes- dettes ! » Une autre mélodie se fait entendre; on reconnaît la voix du Coulis cendré puis encore le chant d’amour d’un merle; ensuite son cri de propriétaire de territoire, plus vif, « pas si vite Monsieur l’oiseau, je dois noter ! » réplique JFZ, et l’oiseau, toujours invisible, consent à  répéter placidement sa mélopée…( rires du public).
L’ornithologue-musicien de la soirée n’hésite pas à  vérifier ses dictées musicales au piano ( les accords rythmés imitant au mieux les mélodies d’oiseaux, que Messiaen a su si bien transcrire pour notre oreille humaine ne percevant guêre plus que les demi-tons )… c’est vraiment três ressemblant » ajoute-t- il, satisfait. Avec les OGM nous avons sans cesse des surprises commente tranquillement Jean-François Zygel. Il y a maintenant de drôles d’oiseaux de nos jours »!
Apparaissent alors en chair et en os, les deux chanteurs d’oiseaux Jean Boucault et Johnny Rasse , três applaudis par un public amusé. Le trio formé par Jean, Johnny et JFZ décide de jouer une piêce qui semble issue du répertoire des esquisses pour piano, les deux oiseaux tenant três justement les parties oiselées . « Nous allons réaliser en direct le rêve d’Olivier Messiaen, un trio pour piano et deux oiseaux ! » commente JFZ. Pour voir un carnet de notation de chants d’oiseaux d’Olivier Messiaen cliquez :ici
Ecoutons Messiaen prendre en dictée le chant des oiseaux et
nous parler de la grive musicienne et du rossignol :

Maurice Ravel a composé les Oiseaux tristes et Messiaen l’Abaîme des Oiseaux, nous allons écouter le solo pour clarinette en remarquant le caractêre grave et profond de cette musique. Le chant de la clarinette s’élêve alors, três proche, mais à  la fois mystérieux et profond, mais il nous faut alors chercher des yeux le musicien dans la salle, car il n’y a plus de clarinettiste en scêne. Jérôme Comte a eu le temps de monter furtivement au premier balcon côté cour, où¹ il apparaît, debout , parmi les spectateurs étonnés. Le clarinettiste, discrêtement éclairé par un projecteur, nous offrira une sérénade émouvante et véloce, qui sera aussi chaleureusement applaudie. Comment définir la musique de Messiaen ? C’est avant tout une musique de l’étant . La musique de Messiaen ne devient pas, elle est tout simplement. Elle ne va pas d’un point à  un autre. Pour bien le comprendre, il faut penser à  ce qu’on éprouve devant une rosace, ou un tableau d’art dont on embrasse toute l’œuvre d’un seul regard. Cette musique est un éblouissement de couleurs. Messiaen compose par juxtaposition et superposition, écoutons par exemple cette piêce au piano le Regard des Anges (extrait des Vingt Regards sur l’Enfant–Jésus), et observons les différents thèmes:

– le thème d’accords,
– le thème rythmique,
– les flammes de feu,
– les scintillements,
– les oiseaux

Et tout cela, entendu ensemble, crée l’ éblouissement. Le titre d’une œuvre spécialement, résume bien toute l’œuvre de Messiaen : Eclair sur l’au-delà  . Jean-François Zygel en vient maintenant à  nous reparler des Ondes Martenot et nous présente le musicien Thomas Bloch, ondiste… qui nous fera entendre le thême de l’eau qui est le même thême que celui écrit dans Louange à  l’éternité On écoute une piêce ravissante pour Ondes et piano et sous les applaudissements enthousiastes, Thomas Bloch sort de scêne laissant la place à  la soprano Catherine Manandaza. Le chant et la voix dans la musique de Messiaen Réservant une part non négligeable à  la voix dans son œuvre , le compositeur a pensé à  la voix vocalisante, et a écrit des vocalises études Il a écrit aussi Poême pour Mi , ( Mi est le diminutif du prénom de sa premiêre épouse, Claire )nous allons entendre la « priêre exaucée » et comme dans toutes les vocalises on entendra de longues vocalises sur le mot « joie » .. .A… A …A .E (« eu !! ») en effet la derniêre syllabe normalement muette, est toujours paradoxalement appuyée par les chanteurs, comme le veut la partition ! Zygel se lance alors dans une vocalise improvisée « A… Ah ah ! » et termine lourdement sur un « euh » pour bien nous le faire comprendre… ( rires du public ) Déjà  la soprano Catherine Manandaza, majestueuse dans sa longue robe bleue, fait une entrée remarquée et confêre à  la scêne du Chà¢telet, consacrée surtout jusqu’à  présent à  la musique instrumentale, des allures d’un opéra plaisant ( ne pourrait-elle pas incarner une Castafiore moderne ? ai-je même pensé ) au cours de ses trop brêves interventions chantées et vocalisées, ( dont la Priêre exaucée ) on goûtera bientôt aussi à  son talent et à  son humour.
L’orchestre et la démesure : Zygel nous propose d’entendre un enregistrement d’un swing ! il s’agit bien de cela ! Un mouvement d’une symphonie de Messiaen ! la três célêbre Turangalaîla-Symphonie . On écoute attentivement ce cinquiême mouvement intitulé le sang des étoiles, dirigé ici par Myung-Whun Chung, avec Yvonne Loriod au piano, Jeanne Loriod aux ondes Martenot, et l’orchestre de l’opéra Bastille.
Ce mouvement éblouissant et foisonnant annonce aussi la fin de la leçon. JFZ propose alors d’interpréter une autre œuvre Louange à  l’éternité de Jésus avec la violoniste Stéphanie –Marie Degand dont on appréciera le jeu si sensible et délicat. Le duo musical s’interrogeant de maniêre si recueillie sur les notions d’éternité et d’immortalité divine, parviendra sans peine à  nous émouvoir . Un octuor poétique improvisé en guise de bis: Lorsque les huit musiciens – chanteurs d’oiseau, clarinettiste, violoniste, violoncelliste, ondiste, cantatrice, et pianiste reviennent sur scêne saluer son cher public, les applaudissements ne se font pas attendre. Ils ne cesseront qu’au sifflement inattendu et perçant d’un oiseau non identifié,(un chanteur d’oiseau, Jean ou Johnny ?) auquel immédiatement répond un autre chant, un autre cri, puis entrent dans la danse, le violon et la clarinette. JFZ a déjà  rejoint son piano; il joue quelques accords, se relève, se penche vers le Steinway, en pince et gratte harmonieusement les cordes;

la cantatrice devenue oFile:Olivier Messiaen 1930.jpgiselle elle aussi, vocalise maintenant sur des onomatopées comiques qui provoquent les rires du public; Johnny imite le merle puis John le Goéland et même la mouette; le violoncelle et la clarinette s’improvisent oiseau avec succês, et Thomas souligne l’un ou l’autre en murmurant sur ses Ondes… C’est sur cette savoureuse improvisation musicale, malicieuse réplique d’un certain Réveil des oiseaux, que la leçon s’achève.

Olivier Messiaen Nul doute qu’Olivier Messiaen du haut de son nuage, occupé à  classer d’autres fouillis d’arc en ciel, s’est arrêté lui aussi un instant pour suivre de prês l’évênement retransmis en direct du Théâtre du Châtelet par des ondes mystérieuses, pour se réjouir avec nous de cet hommage Zygélien aussi coloré que divertissant.

© Emilie A. pour MusiqueHarmonie.fr Pour en savoir plus sur Olivier Messiaen :ici

4 réflexions au sujet de « Zygel raconte MESSIAEN au Châtelet »

  1. Oui, Bravo et merci, Mazurka ! 🙂 J’ai particulièrement apprécié la vidéo montrant Messiaen et ses oiseaux.
    Ne pas oublier le billet concernant Turangalila et ses commentaires, bon compléments de ce billet, ici

  2. Merci Schlublu-Vincent, merci JLF,
    pour vos remarques,
    le billet est dense et la leçon est riche,
    en une heure et quarante minutes, il est très difficile de faire le tour de ce compositeur de génie, qui n’a pas fini de nous étonner

    Sinon c’est JFZ lui -même qui nous a recommandé de visionner
    ces extraits filmés sur Messiaen, quelle bonne idée !

    Il existe aussi un DVD sur Messiaen intitulé "La liturgie de cristal" que tous les mélomanes devraient voir.

  3. En musique le chiffre 3 a une symbolique forte :
    JLF le rappelle en donnant une aimable « leçon de pédagogie » aux compositeurs , " Les 3 à¢ges du compositeur " :
    voir là  musiComposer.fr/viewto…

    Dans le forum "orgue" : musiComposer.fr/viewto…
    Jean-Armand écrit : « On dit que la Fantaisie en sol majeur BWV 572 représente les trois à¢ges de l’homme. L’analogie est effectivement frappante. » ( post du 26 avril)

    et enfin, Olivier Messiaen parle nous rappelle que le chant des oiseaux peut se diviser en trois catégories :

    1 : le chant de « propriétaire de territoire »
    2 : le chant d’amour
    3 : le chant de louange, d’exaltation, pur, gratuit, le plus beau des trois ( chant entendu surtout à  l’aube et au crépuscule )

    d’ici là  qu’on établisse certains parallèles.

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