Archives par mot-clé : jazz

Émile Parisien Quartet

Impétueux, torrentiel, cataclysmique, tels sont les adjectifs qui viennent à l’esprit quand on repense à ce concert de jazz qu’Émile Parisien et son quartet nous ont donné dans la salle voutée de l’arsenal de la place forte de Mont-Dauphin le 30 juillet dernier, dans le cadre des Musicales Guil Durance.
Je n’imaginais pas autant d’énergie déployée dans un concert de jazz. Ces jeunes musiciens(*) ont soulevé l’enthousiasme, transporté l’auditoire, jeunes et vieux, comme dans un concert de rock… et pourtant il s’agissait bien de jazz ! Oh, un jazz loin de la musique d’un Jan Garbarek dans Red wind, par exemple, même si tous deux jouent du même instrument, le sax soprano. Autres temps, autres jazz!
Voici quelques extraits d’une vidéo tournée avec mon vieux téléphone. Son seul mérite est de donner une idée de l’ambiance pleine de rythmes et de fureur.

Autre concert de Etienne Parisien, beaucoup plus sage, à Marciac, sa terre d’origine :

_________
(*) Emile Parisien (saxophone), Julien Touéry (piano, objets), Ivan Gélugne (Contrebasse), Julien Loutelier (batterie, objets, cithare)

John Surman au Châtelet le 8 octobre 2016

surman01J’ai connu John Surman en concert dans les années 80s dans une maison de la culture du 93, dans le cadre des Banlieues bleus. J’écoutais beaucoup ses disques ECM à l’époque. Il était seul sur scène, entouré d’ordinateurs et de synthétiseurs sur la musique desquels il soufflait dans son fameux saxo baryton et autre clarinette ou saxo soprano.
Le 8 octobre dernier, il avait toujours ses trois instruments, plus quelques passages enregistrés sur séquenceur ou en re-re , à peine perceptibles et programmés sur un ordinateur invisible… Mais il était entouré en première partie d’un quatuor à corde, le Trans4mation String Quartet et du contrebassiste Chris Laurence. De bien belles musiques de chambre,  avec des réminiscences de Bach ou de musiques folks. Continuer la lecture de John Surman au Châtelet le 8 octobre 2016

Al Jarreau : l’enchanteur

Tel est le nom de l’émission vue sur Fance Ô, 57 minutes de pur bonheur ! (Elle passe en replay ICI)
Al_Jarreau
Je me suis souvenu de ce coup de foudre à l’écoute de Breaking Away, I can recall, All I am, et tous ces songs que l’on retrouve ICI, dans le LP de 1981. J’étais devenu d’un coup un « absolute fanatic » de cet incroyable chanteur, vocaliste, scatteur, immense musicien d’une profonde originalité, à l’aise dans tous les styles de la chanson, du smooth jazz au blues, de la pop en passant par le R’n B, la bossanova, le jazz fusion, travaillant avec les plus grands de l’époque, Marcus Miller, Georges Duke, Larry Williams, Michel Petrucciani, David Sanborn, etc…
Pour Marcus Miller, cette voix « ne vient de nulle part. Al chante comme un cuivre, une basse, mais aussi comme l’eau, la pluie sur une planche de bois, une assiette qui se brise sur le sol ». Sur scène, Al Jarreau communie avec son public. Le musicien incarne ses chansons et représente la joie de vivre et la générosité. Toujours selon Marcus Miller : « Il y a deux Al Jarreau : le premier est le chanteur de jazz, héritier de Jon Hendricks et d’Ella Fitzgerald. Le deuxième est la pop star, interprète des plus gros tubes de la fin des années 1970. On sort de ses concerts avec une plus grande hauteur d’esprit. »

C’était le cas quand je sortais en juin 1983 du Palais des sports à Paris, après avoir communié avec la foule de ses autres admirateurs. Salle comble, j’étais au fond, je l’ai écouté plus que vu, j’apercevais sa tête de temps en temps entre toutes les autres… Émouvant souvenir !

Voici « take Five » par le jeune Al Jarreau :

Et pour les autres fanas de jazz, ne pas oublier ce SITE.