Nos (r)egards pour leurs musiques

Oublions la crise ! à‰coutons plutôt, regardons leurs musiques. Alfred (pas celui-là , l’autre, celui de Musset 🙂 ) fait dire à  son Fantasio : Un sonnet vaut mieux qu’un long poême, et un verre de vin vaut mieux qu’un sonnet.
En notre compagnie, il ajouterait que les deux vidéos ci-dessous valent mieux que son verre de vin.
Les parcours musicaux de nos deux adhérents du Salon de musique, Sébastien Fraboulet et Olivier Calmel se croisent donc ici avec ces deux visions singuliêres de leurs musiques.
A chacun son voyage : Voici d’abord Pod Ljub Mandoline walk in Ljubljana’s industrial areas, (errements d’un Français en Slovénie), puis Solo de coquillages par le Quintet d’Olivier Calmel au Sunside (égarements d’un Hongrois à  Paris 🙂 ).
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Piano mécanique

Vendredi 3 octobre, je retournais à la Cité de la musique pour un concert de l’ensemble Ictus, toujours sur le thème « Le fil du temps ». Le programme était le suivant :

György Ligeti Poème symphonique pour cent métronomes
Philippe Leroux De la texture
Steve Reich Drumming, premier mouvement
Paul Usher Nancarrow Concerto
György Ligeti Kammerkonzert
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Le dernier concert d’Alfred

J’étais hier soir, salle Pleyel au dernier concert d’Alfred Brendel, pianiste, 78 ans, avec l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich. Le temps que l’orchestre nous exécute en grande formation "les quatre versions originales de la Retirata notturna di Madrid de Luigi Boccherini, réorchestrée par Luciano Berio" (huit minutes de musique inintéressante au possible,  grosssse désillusion!) et notre grand homme de pianiste entre en scène pour l’exécution du concerto N°9 "jeune homme" de Mozart. Une pièce sans grand relief, au cours de laquelle j’ai failli m’endormir deux fois. Brendel joue avec sa sobriété coutumière, beaucoup de retenue, notamment dans le 2e mouvement, un andantino relevant du style pathétique, nous dit le programme. Pathétique ou non, c’est celui que je préfère. Le troisième mouvement mené à un train d’enfer avec de brusques ralentissements me parait bien convenu; tout cela, c’est du "petit Mozart". Et l’on se prend à regretter d’avoir vu Alfred pour la dernière fois en concert dans un œuvre mineure. Il nous entend, d’ailleurs.  Ses fans font un tel vacarme, tous hurlant debout qu’il revient nous jouer encore, seul, dans un silence religieux deux courtes pièces, l’un des six Moments musicaux de Schubert, puis une pièce extraite des Années de pèlerinage de Frantz Liszt. Après l’entracte, c’est enfin le plat de résistance que j’attendais, la 1ère symphonie  en ré majeur, dite Titan, de Gustav Malher. Et là, je ne suis pas déçu.
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