Archives de catégorie : Musiques classiques et jazz

Manu Dibango

Il nous faisait un jazz chantant, dansant, un jazz œcuménique étrangement moderne. Cet homme avait parcouru le monde, toutes le époques, s’inspirant de toutes les musiques rencontrées, mais on y sentait toujours l’origine africaine.

Je l’ai vu en concert il y a fort longtemps, à Créteil. Il respirait la joie de vivre, le plaisir de jouer. Sous les applaudissements répétés, et malgré la sono tonitruante, il semblait ne vouloir jamais s’arrêter, vivant son propre enchantement avec son saxo, riant, chantant parfois, infatigable.

Manu Dibango avait 86 ans. Il était déjà malade avant que le vilain virus ne le rattrape et l’emporte, ce matin.

Ici son célèbre « Soul Makossa » – 1973

Rions un peu pour nous changer les idées

Les Schumann par Cyrielle Golin et Antoine Mourlas

J’ai pu apprécier le grand talent de  Cyrielle Golin lors du concert donné cet été par le quatuor AKOS, au cours duquel ont été joués les deux premiers mouvements de mon 2e quatuor (Op.34).

Depuis, avec le pianiste Antoine Mourlas elle a enregistré un disque « Un moment musical chez les Schumann » d’œuvres de la famille Schumann – famille légèrement recomposée pour l’occasion 😉  – dont fait partie la Sonate pour violoncelle Op. 59 n°1 [extrait]

Ce duo est tout simplement éblouissant :

Je profite de ce billet pour présenter tous mes vœux à mes fidèles lecteurs. Et n’hésitez pas à vous abonner à ce blog par e-mail – voir la rubrique d’inscription en bas de page.  😉

Olivier Latry joue Jean-Louis Florentz

Le programme

Traverser l’agglomération parisienne le jour d’une grève des transports pour aller au concert de Noël, le soir, cela se mérite ! Et pourtant pas de regret : ce Récital d’orgue d’Olivier Latry, son 2000e concert nous dira le présentateur, ce concert dans l’auditorium de Radiofrance nous a enchanté, au sens propre du verbe.

Enchanteur cet orgue qui résonne d’une façon si particulière, donnant à entendre les moindres nuances de jeu, ce que ne permet pas la réverbération de ces églises et immenses cathédrales telles Notre-dame de Paris ou Latry régnait en Maître de cérémonie – quand il faisait bon de pouvoir y aller l’écouter…

Enchanteur le programme  et notamment les Variation sur un vieux Noël de Marcel Dupré, et surtout, surtout, ce fabuleuse poème symphonique La Croix du Sud composé par Jean-Louis Florentz pour son dédicataire et interprète de ce soir, Oliver Latry.

C’est pour moi une expérience inoubliable que cette plongée initiatique dans l’univers musical si particulier de Florentz, élève de Messiaen, une musique « qui élève l’âme », comme l’écrivait son beau-frère Maxime Le Forestier. .

Voici un enregistrement de La Croix du Sud qu’il fit à Notre Dame (En existe-t-il un sur disque ?)