Musique de chambre de Brahms à Pleyel hier soir, avec au programme la sonate pour clarinette N°2, le Trio pour piano et cordes N°3 et le quintette pour piano et cordes op. 34.
Sympa le concert, hier soir à Pleyel.
Je l’avais choisi dans le programme pour faire – enfin – connaissance avec la musique de Guillaume Connesson. Excellente idée, sa pièce « Shining One pour piano et orchestre » est superbe, une musique tonale moderne dans la lignée des compositeurs français contemporains – je pense à Ravel, Messiaen mais aussi à Karol Beffa (ils sont de la même génération), d’un lyrisme étonnant, très « énergétique ». La partie piano est étincelante (comme l’indique le titre d’ailleurs) et il fallait le talent et la fougue d’un Jean-Philippe Collard en très grande forme pour nous enchanter.
Plusieurs choses m’ont surpris hier soir qui font de ce concert un moment particulier.
Tout d’abord, l’artiste.
Je voyais une femme « pas toute jeune » – normal, depuis le temps qu’on la connaît – une sorte de « vielle dame au piano », chanteuse et compositrice, une sorte de Barbara à la voix bien timbrée, au vibrato caractéristique.
Et bien, j’avais tout faux. Véronique Sanson est un vrai boute-en-train, déployant une énergie incroyable de super rockeuse, à la façon d’un Johnny qui aurait vingt ans de moins (« mais je JOUE vraiment de la guitare, moi ! » nous confie t-elle, au détour d’une chanson), Continuer la lecture de Véronique Sanson à Pleyel→
L’Orchestre de Paris nous proposait hier soir un programme éclectique, sous la baguette de son chef Paavo Järvi avec le concours du pianiste suisse Andreas Haefliger.
Au programme, donc, Le Tombeau de Couperin en version orchestre de Maurice Ravel, le Concerto N°24 de Mozart, et une création mondiale, La Vie antérieure pour piano et orchestre de Karol Beffa. Après l’entracte, Le sacre du Printemps de Stravinski.
A noter que ces deux dernières pièces étaient les vraies vedettes de ce concert, bien que la pièce de Ravel soit toujours aussi plaisante à écouter. Quant au concerto de Mozart, il était déjà au catalogue du pianiste et permettait de compléter le programme et de l’équilibrer pour faire plaisir aux vieilles dames du premier rang… Je n’en dirai rien – d’ailleurs je me suis assoupi deux fois pendant ces trente minutes de musique Mozartienne (*)…
J’ai beaucoup aimé le velours des violons du Prélude du Tombeau. L’orchestre s’est montré à son meilleur dans cette pièce de Ravel que j’adore, surtout dans les mouvements lents et mélancoliques.
La pièce de Karol Beffa a été pour moi une révélation. Continuer la lecture de Ravel, Beffa, Mozart et Stravinski à Pleyel→