L’IMSLP, alias Bibliothèque Musicale Petrucci est un projet de bibliothèque musicale en ligne ouverte aux contributions des internautes.Après plusieurs mois de fermeture que l’on croyait définitive, elle rouvre ses portes !!! Continuer la lecture de L’IMSLP (et ses 20.000 partitions) re-ouvre ses portes !
Archives de catégorie : Musicologie
Musique et Paradoxes
Sur une proposition de Genese nous vous invitons
à découvrir le site Quatuor dont l’auteur Christian Ricordeau, est architecte. Ce site est divisé en quatre parties: Science, Architecture, Musique, Mathématique. Celle consacrée à la musique et
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Quand György Ligeti défie le temps
«Ma musique n’est pas littéraire ou illustrative, mais elle est pleine de sensations. J’aime les allusions, les double sens, les polyvalences de signification, les double-fonds les arrière-pensées »* Il est parfois des œuvres si inattendues et si mystérieuses qu’on ne sait de quelle manière les considérer. Faudrait-il approcher celle-ci comme un spécimen d’un art conceptuel ? un dangereux exercice de style ? ou une sculpture savante et sonore ?
Toujours est-il que cette œuvre étonnante de György Ligeti (1923-2006) se veut avant tout poème et qui plus est poème symphonique pour 100 interprètes : Continuer la lecture de Quand György Ligeti défie le temps
La peur du mot : Le compositeur face au texte
Une triple alternative Qu’il écrive des mélodies ou qu’il compose sur un livret d’opéra, le musicien se voit généralement confronté à trois types d’attitudes dans le rapport que sa musique établira au texte :
- le mot asservit sa musique. Le compositeur renonce à la primauté du son. La force du texte s’impose à lui.
- La musique recouvre les mots. Le texte est comme une table qui serait totalement dissimulée par une grande nappe et réduite au rôle de simple support au couvert musical.
- La musique met le mot à nu. Elle féconde les mots pour les transmuer en voix : elle les fait chanter. Car le chant, libérant la parole de sa fonction agissante, instaure la gratuité du mot, son « inutilité » fonctionnelle. La musique devient ici l’instrument de cette libération : on ne parle plus pour agir lorsque l’on chante ; on parle pour faire « chanter » les mots, pour en révéler toute la force poétique et la richesse polysémique, sources de sensations.
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