La Scala à  Pleyel: Requiem de Verdi sous la direction de Daniel Barenboim

Hier j’étais à  Pleyel. L’orchestre et les choeurs de la Scala de Milan nous donnaient la Messe de Requiem de Verdi, sous la direction de Daniel Barenboim qui semble être devenu le nouveau Maestro de cet ensemble, après Claudio Abbado et Ricardo Mutti.
Encore une fois, quel chef d’œuvre, ce Requiem!
Et quel choeur somptueux ! Plus très jeunes, tous ces chanteurs, comparés à  ceux de Berlin (voir la vidéo plus loin), mais ce Requiem est parait-il leur carte de visite, et c’est bien justifié.

La boite à musique de J-F Zygel – 2013

 

Dialogue :

– Pas mal, cette émission de Zygel sur Verdi et l’Opéra romantique, vue en replay sur France 2, mais cela ne vaut pas un bon film ou un bon documentaire.
– Pas d’accord ! C’est une émission qui se veut d’abord de variétés, mais elle est de bonne tenue; la voir en replay permet de la visionner à une heure raisonnable. On y apprend des choses, même sur Verdi que je croyais bien connaitre !
Et puis on y voit des artistes exceptionnels, Continuer la lecture de La boite à musique de J-F Zygel – 2013 

Stravinski avec le L.S.O et Gardiner à Pleyel

Concert Stravinski mardi soir à Pleyel. Au programme : Apollon Musagète et Oedipus Rex par le London Symphony Orchestra et le Monteverdi Choir, sous la direction de Sir John Eliot Gardiner avec Jennifer Johnston : Jocaste, Stuart Skelton : Œdipe, Gidon Saks : Créon, Fanny Ardant : récitante. La séance commence par un discours sympathique de Laurent Bayle , Directeur … Continuer la lecture de Stravinski avec le L.S.O et Gardiner à Pleyel 

En direct de Mantoue, un Rigoletto éblouissant sur France3

Rigoletto est un opéra célèbre composé en quarante jours par un Verdi en grande forme, l’œuvre qui le consacre définitivement, après « Nabucco » comme Le grand compositeur d’opéra de son époque.
Avec un sujet emprunté à la pièce de Victor Hugo « Le Roi s’amuse » qui repose sur les escapades amoureuses du Duc de Mantoue et sur la complicité – qui devient haine – de son bouffon Rigoletto, c’est un drame romantique plein de fougue et de rebondissements.
Il offre à ses interprètes des musiques merveilleusement adaptées aux caractères bien trempés des personnages et Placido Domingo en fit une démonstration éblouissante, hier soir, dans le rôle de Rigoletto, ainsi que son élève, Julia Novikova, une jeune soprano russe toute en blondeur qui faisait ses premiers pas dans le rôle de Gilda, la fille de Rigoletto.
Quels talents ! Continuer la lecture de En direct de Mantoue, un Rigoletto éblouissant sur France3 

Nicolas Poussin : une peinture entre deux mondes

Nicolas Poussin, Eliezer et Rebecca, 1648, Paris

Nicolas Poussin, Eliezer et Rebecca, 1648, Paris, Musée du Louvre :

(Merci à Yves Rinaldi pour cet excellent billet)

Cette œuvre célèbre de Poussin est une commande du marchand lyonnais Nicolas Pointel qui avait demandé au peintre un tableau représentant de belles figures féminines. Poussin choisit cet épisode de l’Ancien Testament où le serviteur d’Isaac, Eliezer, propose à Rebecca d’épouser son maître et lui offre des bijoux en gage de la parole de celui-ci, parce qu’elle seule vient de lui proposer à boire. La scène, se déroulant comme une frise sculptée à l’antique, permet surtout au peintre de décrire les différentes réactions des jeunes femmes entourant Rebecca autour du puits, tout en leur faisant adopter des poses avantageuses qui mettent  en valeur leur plastique, sous de chastes drapés à l’antique. Il réalise ainsi le souhait de son commanditaire et se permet également de livrer une authentique étude psychologique de l’âme humaine, uniquement par le jeu des regards et la subtilité des expressions dépeintes.

Nicolas Poussin (1594-1665) : un normand devenu le « dieu de la peinture »

Etrange destinée que celle de ce peintre, né au hameau de Villers, près des Andelys, en Normandie et que rien de destinait par sa naissance à devenir ce « dieu de la peinture » selon l’expression d’André Félibien (1619-1695), ami du peintre et premier grand historien d’art français qui lui consacra un volume complet de ses Entretiens (Entretien VIII, 1685), première grande somme de l’histoire de l’art en France. Destin d’autant plus étrange que Poussin échappe à tous les critères habituellement applicables aux grands noms de la peinture. Il ne suscite en effet nul engouement de la part du grand public qui le boude, le jugeant pontifiant et ennuyeux, et son œuvre rebute quiconque serait en quête d’images spectaculaires et de sensations fortes, à l’instar d’un Caravage ou d’un Rembrandt, autres célébrités de la peinture du XVIIe siècle.
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Andrea Chénier, opéra d’Umberto Giordano (1896)

La saison lyrique 2009-2010 de l’opéra de Paris va remettre à l’honneur, durant tout le mois de décembre, l’opéra le plus célèbre d’Umberto Giordano (1867-1948) : Andrea Chénier créé au Théâtre de la Scala de Milan le 28 mars 1896. Umberto GIORDANO (1867-1948)

Né le 28 août 1867 à Foggia, dans les Pouilles, Umberto Giordano était destiné à suivre une carrière de chimiste comme son père mais se destina à la musique dès 1881, date à laquelle il entra au conservatoire de Naples pour une dizaine d’années. Ses premières œuvres passèrent assez inaperçues à l’exception de l’ La Mala Vita, créé en 1892 à Rome et qui fit scandale car racontant la « mauvaise vie » d’une prostituée napolitaine. Depuis Cavalleria Rusticana (1890), de Pietro Mascagni (1863-1945), l’heure musicale italienne était en effet au Vérisme, courant esthétique d’origine littéraire initié par l’écrivain italien Giovanni Verga (1840-1922).
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La Traviata d’Orange

Nouvelle soirée télé, hier soir. Nous étions un million et deux cent mille lyricomanes, confortablement installés dans nos canapés à  regarder la vie et la mort de Violetta avec son Alfredo d’amant dans l’opéra « La Traviata », opéra de Verdi diffusé en direct sur France 2, depuis les Chorégies d’Orange.
J’ai une pensée pour le public qui attend patiemment le début du spectacle dans cet amphithéà¢tre romain chauffé à  blanc par une grosse journée de soleil. J’ai en effet des souvenirs cuisants de soirées d’opéras dans les arènes de Vérone, après semblable journée, quand la pierre, telle une sole de four rediffuse sa chaleur accumulée et vous chauffe le séant malgré le petit coussin obligeamment fourni à  l’entrée