Et l’heureux gagnant de notre concours de composition est …

Olivier Calmel. 🙂 Par 7 voix sur 11 exprimées, il rafle le premier prix « Automne 2008 » du « Concours du Salon de musique des compositeurs associés« . Cette session était particuliêrement exceptionnelle par la qualité des œuvres présentées. Chacun a pu s’en rendre compte sur le forum.
C’est pourquoi les jurés et compositeurs associés ont souhaité également distinguer Richard Long pour la qualité d’écritures des piêces qu’il présente; ils se proposent de le coopter comme Compositeur associé, ainsi qu’Olivier Calmel. J’adresse personnellement toutes mes félicitations à  ces deux compositeurs. Voici quelques unes des explications de vote.

Aprês beaucoup d’hésitations, je donne ma voix à  *Olivier Deshayes* pour  » Fall and Death Of The Tree Of Life », œuvre que je trouve três originale par son sujet et son traitement, et fort bien écrite. J’ai hésité avec Olivier Calmel dont l’œuvre est également originale, et Richard Long, qui propose quelque chose de fort bien écrit mais beaucoup plus classique. Les autres compositions ont également beaucoup de qualités. Ungadr༠mérite quelques encouragements. Cauchemar et Regiao Duc Trai, sans être três ambitieux créent un climat original et plein de charmes. Fall and Death Of The Tree Of Life reste l’un des plus poétiques. Mais des 6 compositions, deux s’en détachent nettement . Malgré leur côté formel et parfois un peu trop prévisible et classique, ces musiques tranchent sur les autres par leur professionnalisme : La Sonate pour piano et percussions d’Olivier Calmel et Céremonial de Richard Long. Deux partitions savantes, deux univers différents.
– écrite pour orchestre d’harmonie, Cérémonial, est une musique musclée et bien construite, que l’on aimerait dédiée à  une cavalerie triomphante. Le fugato furtif amorcé (en B) , crée une surprise et ne laissera pas les baroqueux indifférents. Cette musique, judicieusement cuivrée et colorée, décrit un univers solaire et serein.
– ma préférence va à  la Sonate pour piano et percussions. Cette partition dynamique et élégante réconcilie pour nous des amours réputées inconciliables : jazz, école russe et grande musique française. Je pense qu’elle mérite le premier prix.

Parmi les piêces proposées j’en distingue deux largement au-dessus des autres et radicalement différentes :
– Yuhira : fall and death of the tree of life est une œuvre rare conduite avec une maîtrise sonore parfaite. Son austérité apparente dissimule une richesse de timbres extraordinaire, les flà»tes devenant de véritables voix humaines. Le parti pris mélodique est difficile mais jamais aride. Du grand art qui tranche sur les styles des musiques du site. Ma préférence irait à  cette œuvre pour le premier prix.
– Le 3e mouvement de la sonate pour piano et percussion d’Olivier Calmel est três contemporain et, là  aussi, d’une maîtrise totale, de bout en bout. Un vrai compositeur contemporain pour une piêce qui fait honneur au concours. Mon coeur balance car je voudrais également récompenser cette œuvre exigeante.
Dommage que Richard Long ait choisi ce « Cérémonial » assez pompier. J’ai, en revanche, beaucoup aimé la douce mélodie du thême de Marianne extrait des « Caprices de Marianne » qu’il n’a hélas pas présenté au concours.
Les piêces de Restif et de Chris de Witte sont également d’une belle qualité, chacune dans leur style. Quant au « Ungardr༠» de Shlublu, c’est orchestralement três suggestif et coloré ; três visuel en somme mais assez « facile » d’un point de vue de l’originalité des motifs que la musique agence.
Par contre j’ose à  peine qualifier « intéressante » la « Promenade d’automne » de Chris. De même, les variations d’Hubert Garavel, « intéressantes » dans le cadre des espaces membres, ne me semblent pas avoir leur place dans le cadre du concours qui doit, avant tout, récompenser une œuvre originale. Il est certain que H.Garavel se sert de la forte prégnance de l’aria d’Haendel pour chercher à  séduire son public. Il faudrait pouvoir le juger sur une composition de son cru.

Mon œuvre préféré est celle d’Olivier Calmel: « Sonate pour piano & percussions. () RestifXp – Regiao duc trai: est bien construit, três intéressant. Cette piêce demande une écoute três active mais cette écoute révêle une conduite vraiment intéressante de la juxtaposition des voix. L’harmonie est libre mais cohérente. La piêce devient répétitive durant les derniêres 30/50 secondes. C’est écrit sobrement. Les nuances sont là , les information d’interprétation aussi. Manqueraient les liaisons de l’alto et du violoncelle permettant aux interprêtes de définir les poussé/tiré. Exemples, les mesures 6 et 7.
Chris Dewitte – Cauchemar: Excellent jusqu’à  3’03 ». La redite tombe donc comme une explication technique de quelque chose de poétique. C’est vraiment dommage.() La partition manque d’informations d’interprétation (liaisons, nuances, etc). Même commentaire que pour Restif concernant les cordes. Les nuances manquent également à  l’exception des crescendo/decrescendo. C’est dommage.
Chris – Promenade d’automne : Joli sans aucun doute, mais pas original et un peu léger en l’état. Les idées directrices sont là  et fonctionnent mais elles mériteraient un développement. Quelques fautes de style (la cadence à  4’43 par exemple). La partition n’est malheureusement pas disponible.

Je vote sans la moindre hésitation pour Olivier Calmel et son troisiême mouvement d’une sonate pour piano et percussions. On peut en effet considérer, je l’ai lu, qu’il s’agit d’une piêce de structure hybride classique/jazz. Je vois plutôt Olivier Calmel comme un compositeur qui pense et maitrise si bien la structure de ce qu’il vient à  composer que le recours à  des formes en effet variées s’opêre avec limpidité et naturel. L’œuvre, bien que sans concession à  une oreille trop facile, est três agréable à  écouter et s’impose d’elle-même. Et là  où¹ tant d’autres compositeurs croient devoir faire œuvre de littérature (en générale prétentieuse et verbeuse) pour expliquer « avant » à  l’auditeur ce qui serait bon qu’il comprenne – il y en a un comme cela dans le concours – Olivier Calmel déploie les notes d’une œuvre évidente et accomplie aussitôt qu’entendue.

J’ai une nette préférence pour l’œuvre de Hubert « Six variations sur un thême de Haendel ». Toutefois, peut-on considérer ce morceau comme une véritable composition ? L’œuvre est quand même portée par cette três jolie mélodie de Haenydel, support non négligeable dont ne bénéficie pas les autres compétiteurs. Je place en deuxiême position la proposition de RLMusique « Ceremonial » três proche de mes goûts musicaux. Tout y est soigné, bien en place, aucune faute d’harmonie me semble-t-il. La partie rythmique est bien dosée et tombe toujours bien à  propos. Il y a un petit air Disney World mais bon… Je place en troisiême position « Cauchemar » de Chris Dewitte. Une mention spéciale pour CHRIS, qui a fait un bel effort et qui est admirable dans sa persévérance. A ce titre, c’est un exemple.

14 réflexions au sujet de « Et l’heureux gagnant de notre concours de composition est … »

  1. Bravo à  tous pour ce beau concours, avec bien sà»r une mention particulière au gagnant… Beaucoup de diversité dans ces morceaux, c’est la preuve d’une grande richesse du site.
    Félicitation à  Olivier, Richard, Hubert, Vincent, François-Xavier, Damien , Chrisian et Christian: continuez à  nous ravir!
    cordialement
    Phil

  2. Bravo à  Olivier et à  Richard. A l’évidence, le niveau augmente de concours en concours et ils n’en n’ont que plus de mérite.

    Bravo aussi aux autres participants.

    🙂

    Jean-Jacques (Groupir)

  3. Hi Pitchoun,

    C’est la première fois que des commentaires sont dévoilés. C’est une surprise, surtout pour ceux qui ont fait preuve de sincérité ( de trop grande sincérité dirons-nous). Ils proviennent des personnes ne faisant pas partie du jury officiel. Je le sais, car je reconnais les commentaires que j’ai envoyés. J’ignore si le jury a tenu compte de ces avis mais je pense que oui dans une certaine mesure au vu du résultat final. Personnellement, je suis également un peu gêné de voir un de mes commentaires, sévère je l’avoue, donné ainsi en pà¢ture. J’avais imaginé que ces commentaires resteraient dans l’enceinte close de la délibération d’un jury. Si j’avais su qu’ils allaient être publiés, soit je me serais abstenu, soit j’y aurais mis un minimum de formes. Il est vrai que, si les commentaires étaient restés confinés là  où¹ il me semble qu’ils auraient dà» l’être, on aurait évité de blesser l’une ou l’autre personne.

    Ceci démontre une fois de plus que si les paroles s’envolent les écrits restent.

    On fera attention la prochaine fois.

    Jean-Jacques (Groupir)

  4. Et celui-là , de commentaire, vous le trouvez sympa ?

    Une mention spéciale pour CHRIS, qui a fait un bel effort et qui est admirable dans sa persévérance. Je considère souvent ses créations bien en deçà  des compositions généralement entendues sur MusiqueHarmonie. Je pense qu’il en est conscient lui-même et que malgré tout, contre vents et marrées, il continue à  jouer le jeu. A ce titre, c’est un exemple.

    Un exemple de quoi, au fait ?

    Peut-être avons-nous là  un effet sournois du Beaujolais nouveau ?

    PS : Marées s’écrit avec un seul r, même en lui faisant courageusement face (pas comme le mot : erreur …)

  5. Bonsoir,

    Ce qui m’apparait évident, c’est que le niveau des candidats était parfaitement hétéroclite. Moi aussi, si j’avais été jury, j’aurais voté pour Olivier Calmel; c’est indéniablement son ouvrage qui méritait de gagner. Ce qui me chagrine un peu, c’est qu’on ne boxe pas dans la même catégorie! Pour moi, il a présenté un travail tellement propre que ça saute aux yeux que c’est un professionnel, en plus issu d’une famille de musiciens professionnels: je suis un autodidacte à  peu près total, je n’ai jamais fréquenté un conservatoire, et je suis le seul dans ma grande famille à  m’intéresser à  la musique en général et à  la composition musicale en particulier, autrement dit, je suis en quelque sorte un extra-terrestre dans ma planète familiale.
    Ceci n’excuse pas la médiocrité de mon travail: à  moi de me hisser au niveau d’Olivier, ce n’est pas à  lui de s’abaisser au mien. Mais bon, j’ai quand même la désagréable impression d’avoir servi de faire-valoir à  quelqu’un qui finalement, on peut le dire, a vaincu sans véritable gloire. Veni, vidi, vici: mais les dés étaient pipés dès le départ!
    J’ai encore quelques petits trucs à  dire qui me chagrinent. Pourquoi Olivier n’a-t-il présenté qu’un seul mouvement de sa pièce?
    Jean-Sébastien Bach lui-même, ne notait pas souvent les nuances et souvent même pas le tempo: le résultat est que des controverses sont nées entre les différents interprètes sur la manière de jouer la plupart de ses œuvres: c’est aussi ce qui fait que sa musique est toujours vivante et actuelle! (ça c’est pour répondre à  la réflexion concernant la notation).
    Mon explication concernant ma coda qui reprend à  peu près le début de mon morceau n’a pas su convaincre: tant pis pour moi!

    Je veux quand même féliciter les gagnants parce que je pense sincèrement qu’ils ont présenté les meilleures pièces de musique.
    J’encourage les autres candidats à  persévérer dans la composition musicale parce qu’ils ont tous fait preuve d’imagination et que chaque ouvrage présenté à  ce concours mérite au moins considération et respect.

    ChrisDewitte

  6. Cher Chris,

    Nous n’avons pas à  rougir de ce que nous sommes, nous avons notre sincérité pour nous

    Après tout, Trénet qui a crée quelques unes des plus grandes chansons de la langue française n’a jamais su lire, ni écrire la musique

    Le vrai problème, ici comme ailleurs, c’est qu’à  l’approche de Noù«l nous soyons en même temps déjà  … opaques

    Cordialement

  7. Bonjour à  tous

    Je comprends tout à  fait la réaction de certains suite à  la ‘parution’ des commentaires, et je trouve également qu’il n’était pas utile de publier tout cela.

    Pour répondre à  Chris Dewitte :
    Désolé si tu as cette impression de faire-valoir, ça n’était l’intention de personne j’imagine en tout cas pas la mienne. J’ai passé -beaucoup trop- de concours, j’en ai gagné quelques uns et je n’ai qu’une chose à  dire la dessus : il n’y a ni ‘vainqueur’ ni ‘vaincu’, encore moins de personne au dessus ou au dessous des autres. Il y a juste un contexte et un jury (nécessairement subjectif).

    Un des concours importants que j’ai passé est le concours national de jazz (la défense). J’ai eu un prix de composition, j’étais très content de l’avoir évidemment, mais objectivement ce concours rassemble la crème hexagonale de ce qui se fait en jazz contemporain, et d’autres méritaient tout autant d’avoir le prix. En plus le jury m’a fait savoir que ce n’était pas vraiment du jazz que j’écrivais (trop écrit ou trop imaginé, bref). Donc même quand on gagne on fait nécessairement l’objet de remarques destinées a priori à  nous faire avancer. Il faut les accepter s’il est sont justifiées, modérées et respectueuses, sinon il faut les rejeter en bloc.

    Ensuite tu parles de ‘catégorie’ ? J’avais bien lu le règlement et il me semblait que toutes les ‘catégories’ étaient acceptées. Laurent n’a-t-il pas gagné la fois d’avant ? Il me semble bien qu’il gagne sa vie avec la musique…
    Qu’est-ce qui différencie un professionnel d’un amateur ? Le seul critère objectif est la part de ses revenus dans la musique, y’en a pas d’autre.
    Mon père était -selon moi- un grand compositeur, il était joué très régulièrement et dans des contextes très variés (professionnel et amateur). Il gagnait pourtant l’essentiel de ses revenus en étant directeur de conservatoire, ce qu’il faisait avec beaucoup de coeur et de professionnalisme.

    Je connais des amateurs qui écrivent des pièces d’orchestre magnifiques et des pros qui ne savent pas écrire un choral de Bach correctement.
    Maintenant, de manière personnelle, je considère que pour écrire à  peu près bien la musique que je souhaite composer, la meilleure option était d’apprendre en classe d’harmonie, de contrepoint, d’orchestration. C’est mon choix (comme dirait Evelyne..). Enfin il n’y a ni temps, ni à¢ge, pour apprendre. Dans nos métiers, nos passions, on apprend continuellement et toute la vie. La seule réelle difficulté pour moi est de ne jamais se résigner, ne jamais se contenter de ce qu’on croit savoir, rester modeste car on est tous à  la recherche, personne n’a de réponse ni de vérité absolue (sauf peut être Beethoven, mais il n’est plus là  pour nous en parler !).

    Je pensais être un pianiste de jazz et un jour j’ai vu Tigran Hamasyan (21 ans, prix Monk à  19 ans je crois, 2eme prix Solal puisqu’on parle de ‘prix’), un vrai génie du piano. Ce jour là  j’ai beaucoup écouté et beaucoup réfléchi. Et puis je me suis remis au travail : chacun développe son univers et se donne les moyens de s’exprimer, la musique n’est pas une compétition.

    Enfin la raison pour laquelle je n’ai proposé que le 3eme mouvement est simple : la sonate fait 17 minutes, ce qui me semblait un chouia long pour un jury qui allait se coltiner une dizaine, voire plus, de pièces assez variées.

    Pour répondre à  CHRIS :
    Personne n’a à  rougir de quoique ce soit, il faut juste assumer les écrits, musicaux ou autre, que nous diffusons. Je ne crois pas que la sincérité ne soit remise en question pour personne ici.
    Tu cites Trenet, on peut en citer des dizaines d’autres, comme Hendrix, qui sont de vrais génies sans savoir placer un do sur une portée.

    Merci à  ceux qui ont pris le temps d’écouter ce mouvement de sonate.
    Je veux aussi remercier bien sà»r les interprètes : les frères Durupt (www.duolinks.fr).

  8. Les mots nous échappent […] mais au-delà  il y a l’envie formidable de
    composer comme celle de présenter notre nouvelle œuvre aux autres compositeurs de musique harmonie .

    Aurions – nous atteint les "04:00 de musique sans l’appel persévérent de jlf;j’ai vraiment apprécié lesmots simples d’Olivier: " il n’y a ni "vainqueur ni ‘vaincu" Se comparer n’aidera à  rien. Notre but est de se dépasser soi-même; souvent il suffit que deux ou trois membres de musique harmonie aient apprécié ce qu’on écrit pour oser continuer;le reste c’est du vent, de l’orgueil. de la solitude.

    Pourquoi compose-t-on ? Pour être célèbre: aucun de nous ne l’est. Pour nous amuser, oui et on s’amuse beaucoup sur musique harmonie même si parfois on s’envoie des fleurs fanées ?! Chacun a son style; souvent on fauche à  l’autre ses blés quand il a le dos tourné: c’est de bonne guerre.

    Comme dans une famille chacun connait les défauts de l’autre et c’est assez sympa: y’ a l’intello, le snob, le plat & le fat, le raleur, l’illuminé, le chercheur & celui qui trouve jamais rien , celui qui aime travaillerà  table & celui qui déteste ça, celui qui copie & celui qui est authentique , le ringard et l’avant-gardiste, bref on peut y faire son marché tout à  loisir […]

    Bon,bien sà»r personne n’a voté pour moi alors que j’étais le meilleurs (je blague !) mais ça ne fait rien; j’y ai découvert plein de copains et c’est ça incité à  jeter un oeil sur ce blog sans ça je n’aurais pas pu saluer l’heureux vainqueur.

    Bravo Olivier !

    cordialement à  tous
    restifxp

  9. Bonjour,

    Savoir pourquoi l’on ne gagne pas me semble d’une importance capitale.

    J’ai participé à  beaucoup de concours dans ma vie. Je n’en ai jamais gagné aucun, même lorsque je partais favori (l’orchestre qui se foire et fait croire au jury que j’ai en effet synchronisé à  côté). C’est l’une des plus grandes frustrations de ma vie!!! Mais perdre sans savoir pourquoi, c’est encore pire. Personnellement j’ai besoin de connaître mes défauts et mes qualités pour continuer. Donc je suis plutôt heureux de lire une partie de ce qui a motivé la décision. Ce sont les critiques violentes que j’ai reçu ces 6 dernières années qui m’ont permis d’avancer et qui me permettent aujourd’hui d’approcher mes rêves.

    Je pensais réellement en participant cette année que j’aurais ma chance parce que les échos que j’avais eu sur cette pièce, dans la presse comme ailleurs, avaient été positifs. Lorsqu’Olivier a présenté sa pièce (que j’adore) j’ai su que j’avais perdu toute chance de gagner: je me souviens même avoir été affecté toute la journée qu’il ait osé présenter sa pièce LOOOL. On ne peut pas lutter contre des gens qui savent réellement écrire et ont un "vrai" métier, acquis durement avec les années. C’est une leçon. Olivier tu m’énerves 😀 Veux tu être mon professeur?

    La victoire de Laurent l’année dernière restait ainsi prévisible. Je connais aussi la musique de Richard Long depuis des années. Richard a un talent énorme, qui m’a même inspiré un moment: cette pièce n’est d’ailleurs pas ce qu’il a fait de mieux. Ecoutez Labyrinthe!!!

    Ensuite il faut en effet relativiser: Olivier Calmel a 34 ans et Richard Long 39. Qui a cet à¢ge et cette expérience dans les concurrents?

    En ce qui me concerne, j’ai quelques très beaux commentaires qui me rassurent et des critiques violentes masquées comme celles-ci "Et là  où¹ tant d’autres compositeurs croient devoir faire œuvre de littérature (en générale prétentieuse et verbeuse) pour expliquer « avant » à  l’auditeur ce qui serait bon qu’il comprenne". Une critique qui ne vise peut-être pas uniquement mon œuvre mais qui pourrait s’appliquer à  la mienne (néanmoins, quand on écrit une fable musicale, il est normal d’alterner musique et texte donc je ne la prends que comme une critique subjective qui bien qu’impitoyable s’avère tout aussi contestable).

    La critique fait partie du jeu!

    Et pour finir, revenons à  l’essentiel: bravo à  Olivier (qui décidémment cette année rafle tous les prix de cette planète) et à  Richard.

    NB: je m’appelle Damien Deshayes pas Olivier Deshayes LOOOL

  10. En ce qui me concerne je vais me sentir obliger de compléter mon "commentaire sur les commentaires" car apparemment il n’a pas été très bien pris pour des raisons que j’ignore totalement.

    Mon message ne vise aucunement à  accuser les lauréats d’avoir concouru parce qu’ils avaient un certain à¢ge. Bien au contraire!!! La barre est en effet haute, et il convient pour nous perdants de relativiser. Nous avons encore le temps d’arriver au niveau d’Olivier et de Richard (en ce qui me concerne je n’ai que 26 ans) et les critiques formulées ici nous permettront sans doute d’avancer dans ce sens.

    Egalement lorsque j’écris "Lorsqu’Olivier a présenté sa pièce (que j’adore) j’ai su que j’avais perdu toute chance de gagner: je me souviens même avoir été affecté toute la journée qu’il ait osé présenter sa pièce LOOOL" je prends bien le soin de mettre un smiley. La pièce d’Olivier était d’un niveau supérieur, cela ne fait aucun doute. Il n’a pas à  culpabiliser d’avoir concouru!!! Mais ce qui est clair, c’est que dès le 2e post, je savais que le prix m’échapperait parce que je reconnais en Olivier, autant qu’en Richard des qualités évidentes et supérieures que je n’ai pas pour l’instant. Ce n’est ni de la frustration ni de la dévalorisation, c’est juste un gros compliment à  l’envers de deux belles personnalités musicales 🙂

    J’espère cette fois que mes intentions ne laissent aucune ambiguité 😉

  11. Pour compléter un peu vu de ma -petite- lucarne : j’ai écrit cette sonate à  26 ans
    Et encore une fois personne n’est supérieur, ta pièce Damien notamment est très interressante et je ne vois pas en quoi elle serait inférieure.
    Je considère uniquement que, pour avoir la possibilité d’écrire la musique que je veux écrire, il est important de passer par des étapes, qui comporte notamment le conservatoire, mais pas uniquement.
    Si j’avais voulu faire de la musique électronique j’aurais passé plus de temps dans d’autres univers, avec d’autres personnalités, et je ne me serai pas pris la tête autant sur le contrepoint rigoureux (que j’adore du reste, mais c’est un autre débat..)
    La seule vraie question pour moi est : se donner les moyens qui sont en adéquation avec ce qu’on veut faire, et ne pas se reposer sur des acquis (faire confiance à  son oreille interne donc en dépit de tout ce qu’on apprend)
    Mais tout cela est très personnel et nous avons certainement des visions différentes suivant nos expériences

  12. Si ta pièce a été écrite à  26 ans, c’est encore plus impressionnant 🙂

    > "Et encore une fois personne n’est supérieur, ta pièce Damien notamment est très interressante et je ne vois pas en quoi elle serait inférieure."

    La subjectivité artistique, tu sais ce que c’est 😉 . Tout cela fait partir d’un processus nous permettant de nous améliorer. On reconnait tous le génie de Williams, pourquoi ne pas reconnaître que sur le plan de la maîtrise d’écriture, tel ou tel collègue a un meilleur niveau technique? Je ne crois pas que cela soit indécent, même si je comprends que cela mette mal à  l’aise. Je ne parle pas d’inspiration ni d’originalité mais de maîtrise technique (cette capacité à  passer facilement d’un style à  l’autre, à  manier les contrepoints…). Or c’est cette maîtrise qui permet à  un compositeur de pouvoir exprimer au mieux ses idées musicales. Tout le monde n’est pas au même stade sur ce point. Après, tout dépend en effet de ses objectifs personnels.

  13. A la demande de pitchoun, notamment, je supprime ici tous les commentaires inconvenants qui ont pu émailler la publication de ces résultats.
    Concernant certaines explications de vote, j’avais prévenu leur auteurs que je les publierai. J’ai effectivement oublié de "censurer" certains des propos que l’on pouvait considérer avec raison comme blessants.
    Cette erreur m’amène à  présenter ici des excuses – tardives – aux personnes concernées, et aux lecteurs que ces commentaires ont pu choquer.

    Sur le fond, et pour que cesse toutes discussions polémiques inutiles j’engage maintenant les adhérents à  prendre leur responsabilité.
    Je les y aiderai si nécessaire… :-/

  14. Bonjour à  tous,

    Le concours qui vient de se dérouler a été une gageure pour le jury, tant les œuvres proposées étaient stylistiquement différentes et spécifiques.
    Nous avons fait fi de nos sensibilités personnelles pour récompenser celui dont la pièce paraissait être à  la hauteur des intentions affichées (titre, texte de présentation, orientation stylistique générale, nomenclature choisie, etc.).
    Même si, personnellement, la pièce de Yuhira correspond à  ma sensibilité, j’ai reconnu dans l’œuvre présentée par Olivier Calmel, une maîtrise et une économie de moyens rares prouvant que son travail était largement à  la hauteur de ses intentions.
    Pour répondre à  quelques insinuations fielleuses, la délibération ne s’est pas apparentée à  une loterie à  la côte d’amour, ni à  un exercice de recrutement de "valeurs sà»res" pour le Salon des Compositeurs Associés. A quelques très rares exceptions près, nous sommes tous des "amateurs". Cependant notre "amateurisme" statutaire ne fait pas abstraction d’un niveau d’exigence que nous nous fixons pour nous-mêmes et pour l’ensemble du Forum.
    Nous ne souhaitons pas que le Site ressemble à  tous ces forums bavards et vains, véritables exutoires pour des personnalités aigries et/ou dogmatiques dont les postures "intellectuelles" tiennent lieu de talent. Ici tous les talents, toutes les bonnes volontés, y compris exprimés par des moyens techniques modestes, sont les bienvenus. Ce ne sont pas les performances des logiciels utilisés que nous évaluons, ni mêmes les professions de foi théoriques et parfois fumeuses, mais la musique et seulement elle. Nous tentons toujours d’adopter une attitude humble devant les travaux soumis à  notre jugement car nous connaissons le difficile travail de remise en cause permanente de soi que requiet toute création de l’esprit.
    Cordialement, Yves RINALDI.

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