La soprano Aurelia LEGAY

Puissance et délicatesse d’une voix au service du bel canto et de la mélodie Ceux d’entre vous qui auront eu la curiosité d’écouter les mélodies d’ Yves RINALDI sur notre site ont probablement été conquis par l’extraordinaire voix de l’interprête : la soprano Aurélia LEGAY

A la question malicieuse qui lui serait posée en ces termes : « Aurélia Legay, qui aurait dit que, hippie à  18 ans, vous alliez devenir la cantatrice que vous êtes aujourd’hui ?» La réponse de la diva à  la voix de velours, tout d’abord surprise, puis amusée, ne tarderait pas à  se faire entendre. Se remémorant ses premiêres années musicales, Aurélia Legay afficherait un franc sourire, pour s’exprimer ensuite d’un ton à  la fois soutenu et ému : « J’ai envisagé de me lancer dans le chant, dans la lignée de la carriêre de mon pêre, le ténor Henry Legay, peu de temps aprês sa mort, j’ai pris alors réellement conscience de la beauté et de l’exigence de ce métier, et j’ai décidé que ce serait aussi le mien, j’avais alors 20 ans. » Aujourd’hui, Aurélia Legay fait partie de la prestigieuse agence artistique « Opéra et Concert »
de Paris dans laquelle elle côtoie Véronique Gens, Rolando Villazon, Neil Schicoff et Waltraud Meier pour ne citer que des stars internationales de la scêne lyrique. Son parcours fut atypique. Bien qu’elle soit la fille du célêbre ténor Henri Legay, connu notamment pour son interprétation du Roi d’Ys d’Edouard LALO et qui enregistra dans les années 1960-1970 pour la firme EMI, elle n’aborda le chant que tardivement, à  l’à¢ge de vingt ans. C’est à  la danse qu’elle consacra ses premiêres années ainsi qu’au cinéma où¹ elle partagea la vedette avec Pierre Arditi et Rolland Giraud dans le film « La petite allumeuse » de Daniêle Dubroux, sorti en 1987.
Ses dons vocaux se révélêrent três rapidement et c’est avec un premier prix qu’elle acheva ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris.
Elle fut notamment l’élêve de la célêbre soprano Renata Scotto et du grand baryton français Gérard Souzay, connu pour son interprétation des lieder romantiques allemands.
Sa carriêre, encore jeune, montre pourtant un nombre impressionnant de rôles dans des styles allant du baroque à  la musique contemporaine, avec une prédilection pour le bel canto et Offenbach. Elle participe à  toutes les productions du théà¢tre du Chà¢telet, en tant que doublure de la soprano anglaise Felicity Lott qu’elle dut d’ailleurs remplacer au pied levé à  plusieurs reprises, abandonnant pour l’occasion un des rôles secondaires qui lui permettait de chanter chaque soir. Lorsque la production part en tournée, Aurélia Legay endosse officiellement le rôle principal. On a pu l’entendre chanter, au mois de mars dernier, le rôle de Médée dans le « Teseo » d’Haendel (1713) à  l’opéra de Nice et en costume du XVIIIe siêcle, dans le cadre d’une production reconstituant fidêlement les fastes de l’opéra baroque.

Aurélia Legay n’hésite pas non plus à  relever des défis scéniques difficiles comme celui consistant notamment à  interpréter un des trois rôles principaux des « Contes d’Hoffmann » d’Offenbach, celui d’Antonia, dont certaines vocalises flirtent avec le registre de colorature, au Palais Omnisports de Paris-Bercy en 2004, sous la direction de Jean-Claude Casadessus et dans une mise en scêne particuliêrement éprouvante pour les chanteurs, signée Jérome Savary. Le rôle de « Mireille » de Gounod, dont Callas disait qu’il était le plus difficile du répertoire des sopranos,n’a plus de secret pour elle, ni celui de Mimi de « La bohême » de Puccini et tant d’autres encore. Son registre correspond à  celui d’une soprano d’opéra comique, pour reprendre la terminologie officielle, mais elle peut également chanter en mezzo soprano, lorsque la partition l’exige.Outre sa puissance vocale et l’extrême clarté de sa diction, le chant d’Aurélia Legay se caractérise par une expression intense des sentiments, avec toutes les nuances de l’à¢me, rendues de la maniêre la plus émouvante qui soit. Avec elle, les déclarations d’amour de Victor Hugo, dans « Je respire où¹ tu palpites » ou « Il lui disait, », (mp3 ici) prennent une dimension lyrique rare, l’auditeur ne pouvant qu’être touché par l’intelligence avec laquelle chaque mot est chanté, la musique se mettant au service du poête.
On peut aussi l’écouter sur notre site, interprétant les textes contemporains du poête Yves Bonnefoy, mis également en musique par Yves Rinaldi. Bonne musique!

3 réflexions au sujet de « La soprano Aurelia LEGAY »

  1. Pouvez-vous m’envoyez l’une de vos meilleurs mélodie(si possible GRATUITEMENT) je suis l’une de vos meilleurs FANE
    merci d’avance
    je vous adore bisoux

  2. Monsieur,

    Je desire recevoir un CD D’Aurelia Legay…Si possible gratuit…
    Merci beaucoup…
    Monsieur DOLBEAU Gerard 101 Rue Hoche
    92700 Colombes

    Merci beaucoup à  l’Avance

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