Lalo Schifrin s’explique

Le Monde de ce jour publie l’interview de Lalo Schifrin, 84 ans, grand compositeur de films (Mission impossible, Bullitt, L’Inspecteur Harry…), l’un des trois « grands » nés avant la guerre avec Michel Legrand et Ennio Morricone – dont on vient de souhaiter l’anniversaire hier.
Né en Argentine, il y fut l’élève de Enrique Barenboim, le père de Daniel, et plus tard celui de Messiaen, au conservatoire de Paris dans les années 50s. Pianiste de jazz, il joua notamment dans l’orchestre de Dizzy Gillespie. Cet interview est émaillé de considérations fort intéressantes sur la musique classique et le jazz, le style, la forme en musique. A lire ci-dessous. Continuer la lecture de Lalo Schifrin s’explique 

Petite suite pour piano solo

Et voici ma dernière composition :

Et le lien vers la partition.
Et ce qu’en dit la critique :
« Très originale Suite pour piano de 5 tableaux pianistiques écrits par un pianiste-compositeur et improvisateur à la plume mordante et sarcastique. Continuer la lecture de Petite suite pour piano solo 

John Surman au Châtelet le 8 octobre 2016

surman01J’ai connu John Surman en concert dans les années 80s dans une maison de la culture du 93, dans le cadre des Banlieues bleus. J’écoutais beaucoup ses disques ECM à l’époque. Il était seul sur scène, entouré d’ordinateurs et de synthétiseurs sur la musique desquels il soufflait dans son fameux saxo baryton et autre clarinette ou saxo soprano.
Le 8 octobre dernier, il avait toujours ses trois instruments, plus quelques passages enregistrés sur séquenceur ou en re-re , à peine perceptibles et programmés sur un ordinateur invisible… Mais il était entouré en première partie d’un quatuor à corde, le Trans4mation String Quartet et du contrebassiste Chris Laurence. De bien belles musiques de chambre,  avec des réminiscences de Bach ou de musiques folks. Continuer la lecture de John Surman au Châtelet le 8 octobre 2016 

Ida, de Pawel Pawlikowski

Ida
Ida
« Dans la Pologne amnésique du début des années 1960, une jeune nonne orpheline apprend qu’elle est la fille de juifs victimes du nazisme… Une quête identitaire silencieuse saisie avec une infinie délicatesse, dans un noir et blanc profond et une succession de décadrages à la beauté sidérante. Oscar du meilleur film étranger en 2015. »
On ne saurait mieux résumer ce film, admirable, à voir en replay sur arte+7 jusqu’à mercredi 12 octobre.
En voici une excelente analyse : Continuer la lecture de Ida, de Pawel Pawlikowski 

Juste la fin du monde de Xavier Dolan

Un film qui frappe fort, comme le film précédemment vu de Xavier Dolan.
Bien qu’il s’agisse d’un huit-clos – unité de lieu et de personnages – , on ne sent pas trop l’adaptation théâtrale de la pièce de Jean-Luc Lagarce, même si elle lui emprunte le scénario et probablement pas mal des dialogues. L’image est belle, un peu esthétisante – c’est la marque de fabrique de Dolan – , la musique de Gabriel Yared un peu trop prégnante parfois.
Mais les acteurs sont d’une vérité tout simplement époustouflantes dans des scènes oppressantes de violence  verbale ou dans les gros plans lumineux du non-dit. La conduite des acteurs est vraiment celle d’un maitre du cinéma. Rien que pour le jeu des acteurs, Ulliel,  Cotillard, brillants, Cassel, Seydoux et Baye dans la démesure, il faut voir ce film.

Pas raciste, l’intelligence artificielle?

Les techniques d’intelligence artificielle sont de nos jours utilisées partout dans le numérique, réseaux sociaux (facebook et consorts) , automobiles, compteurs électriques, etc.

Le Monde publie aujourd’hui un article très intéressant qui met en évidence le fait que ces techniques sont loin d’être neutres, contrairement à ce que l’on pourrait croire a priori : elles reflètent peu ou prou les opinions   mais aussi les non-dits de nos sociétés, tels qu’ils s’expriment à travers les bases de données utilisées. Et la constitution ou le choix de ces bases de données n’est jamais neutre, il résulte de déclarations, de décisions humaines. La machine, toujours, reste manipulée par l’homme.

A lire ICI

Olivier Greif et son 4e quatuor « Ulysses »

"Je veux que ma musique surprenne, perturbe, émeuve l’auditeur. Le pire compliment qu’on puisse me faire est de la trouver « jolie »."
 Olivier Greif
"Il est allé très loin dans le beau et dans le laid. Et il en était très fier!"
 Patrick Langot,
Violoncelieste du quatuor Syntonia et créateur du 4e quatuor "Ulysses" d'Olivier Greif.

___________Biographie________________ Site  d’Olivier Greif_______________

J’ai découvert une première fois la musique d’Olivier Greif (1950-2000) avec la Sonate de Requiem, une œuvre aigüe, particulièrement poignante lors d’un concert au Châtelet avec Henri Demarquette.
Un récent concert donné par l’association  Les Musicales Guil Durance m’a permis d’approfondir la connaissance de cette musique singulière. Cette fois c’est l’Ensemble Syntonia, qui nous  interprétait brillamment ULYSSES. Continuer la lecture de Olivier Greif et son 4e quatuor « Ulysses »