Pour cette session de printemps 2009 de notre Concours de Composition des Adhérents, le jury de 11 personnes avait à juger des mérites respectifs des 9 nominés. Le choix s’exerça à partir de la grille d’analyse suivante :
1 à‰motion – plaisir d’écoute ? Intuition du compositeur ?
2 Savoir écrire? Rigueur ? ( = les points forts : Structure & forme / Mélodie / Rythme / Harmonie / Orchestration, langage contrastes, nuances, agogie , métrique)
3 Style? (Références stylistiques – citations /ou au contraire : innovation – originalité, humour)
4 Qualité du graphisme? (partition )
5 Qualité du mp3 ( interprétation, son, midi, live) Par ailleurs chaque juré a attribué une note (de 1 à 3) à chacun des trois favoris qu’il souhaitait voir distinguer. Ce processus de vote a permis de désigner un grand vainqueur, loin devant ses concurrents nominés. Il reçoit le premier prix. Et trois de ses poursuivants reçoivent par ailleurs les encouragements du jury.
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Archives de catégorie : Musiques classiques et jazz
Jaroussky chante Haendel
Le contre-ténor Philippe Jaroussky, élu « artiste lyrique 2009 », interprête Haendel et des mélodies italiennes. En toute simplicité, et avec son talent immense. C’est sur ARTE, et sur le net.
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Zoroastre de Rameau à l’Opéra Comique
Une production suédoise de Rameau, chantée en français comme il se doit ? Quelle surprise d’entendre une troupe étrangêre s’approprier ce que nous considérons souvent comme typiquement français.
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Haendel, la BaRockStar du Messie
Soirée Haendel hier sur Arte avec « Le Messie », son oratorio anglais le plus fameux, suivi d’un excellent documentaire sur ce génie protéiforme de la musique baroque, précoce virtuose de l’orgue dans sa Saxe natale, puis globe trotteur bon vivant faisant ses classes en Italie avant de s’installer définitivement à Londres où¹ il prend la nationalité anglaise. Il y finit aveugle, aprês 36 ans d’activité intense; ne composant plus mais improvisant toujours à l’orgue aprês s’être montré un homme d’affaires inventif et un entrepreneur de spectacle à succês, le contraire d’un Jean-Sébastien Bach, son exact contemporain. Le spectacle fut filmé le 1er avril au Théatre an der Wien, avec l’ensemble Mattheus, le choeur Arnlod Schoenberg dirigé par Jean-Claude Spinosi et les solistes Bejun Mehta, contre-ténor, Cornelia Horak, soprano, Florian Boesch, Baryton, Richard Croft, et surtout Susan Gritton, magnifique soprano. Le Messie porte à la scêne un épisode de l’histoire sainte, d’aprês le livre prophétique d’Esaà¯e : la vie et la mort de Jésus, jusqu’au retour du Christ le jour du Jugement dernier. L’ouvrage est découpé en trois actes (l’Avent et la Nativité, la Passion, la Bonne Nouvelle), sur un livret issu de la Bible, compilé par Charles Jennens. Cet oratorio de trois heures, Haendel le composa entre le 22 août et le 14 septembre 1741. Vingt quatre (24) jours. Incroyable ! Il semble que son mode de composition était proche de l’improvisation, ce qui explique à la fois les três nombreux emprunts, réemplois et réécritures dans ses œuvres et sa capacité à écrire vite des mélodies três chantantes, três appréciées de ses interprêtes. Cet Oratorio ne comporte pas d’action stricto sensu. Jésus n’apparaît pas, l’essentiel étant de prouver qu’il est bien le messie que l’Ancien Testament avait annoncé. Le librettiste Jessens enchaîne de courtes citations liées par plusieurs niveaux de sens dans une constante progression du récit. Le Messie n’est pas un personnage dramatique, il est évoqué par allusions, analogies ou commentaires dans des textes solennels ou imagés, se prêtant bien aux illustrations musicales auxquelles Haendel excellait. Est-ce parce que justement, il n’y a pas d’action que le metteur en scêne, Claus Guth, craignant que l’on s’ennuie, s’est senti obligé de nous servir cette mise en scêne incroyablement foldingue, terriblement théà¢trale? Il parait que c’est une premiêre dans la représentation d’un oratorio. Mais jugez plutôt.
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