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Boulez dirige l’Orchestre de Paris dans Schoenberg et Bartok

Hier soir, j’étais au concert Boulez, pas le gratuit du Louvre, mais à Pleyel (accès plus simple mais plus cher) dans une programme qui a lui seul valait le déplacement : La Nuit transfigurée, op.4 version pour orchestre de 1943, de Arnold Schoenberg, et les Concertos pour piano N°2, Sz 95 et pour orchestre, Sz 116 de Béla Bartok.

C’est le jeune et étincelant Bertrand Chamayou qui était au piano dans le difficile Concerto pour piano de Bartok.

J’avais choisi ce concert pour Boulez, car je ne l’avais jamais vu « en chair et en os »  dirigeant un orchestre. Je n’ai pas été déçu. Continuer la lecture de Boulez dirige l’Orchestre de Paris dans Schoenberg et Bartok

Yuja Wang à Pleyel

Yuga Wang à PleyelElle s’avance à petit pas prudents vers le piano, moulée dans un long fourreau de couleur sombre fendue jusqu’à mi-cuisse, juchée sur d’incroyables chaussures à semelles compensées, une mèche blonde sur le coté, face au public, dans sa chevelure brune encadrant un joli minois de jeune chinoise bien sage.

Elle se meut comme une marionnette, sourire vaguement figée – elle salue en s’inclinant jusqu’au sol dans un mouvement rapide de poupée désarticulée, puis s’assoit sagement au piano, et là, par un coup de baguette magique, la marionnette incertaine devient dragon bondissant.

C’est bien elle, c’est elle, ce petit génie du piano qu’Emilie nous a déjà raconté, et qui nous avait donné l’envie de la voir en chair et en os et de l’entendre.

Le programme avait été modifié, pas de Ravel, et autres compositeurs français initialement prévus,  mais personne ne s’en plaindra, qu’on en juge: De Sergueï Rachmaninov les Etude-tableau op. 39, n°6, Etude-tableau op. 39, n°4, l’Elégie op. 3, Etude-tableau op. 39, n°5; de Ludwig van Beethoven la Sonate n°13 op. 27 n°1 « Quasi una fantasia », d’Alexandre Scriabine la Sonate n°5 op. 53; et enfin de Franz Liszt la Sonate en si mineur. Deux heures de piano, suivies de cinq rappels et de cinq « extras » que l’artiste, infatigable nous offrira généreusement! Continuer la lecture de Yuja Wang à Pleyel

Richard Galliano Quintet à Pleyel

Première partie du concert, le pianiste Giovani Mirabassi, un pianiste italien exilé à Paris.

Ça commence bien, une impro très jazzy avec de beaux accords, un piano très mélancolique, puis ça devient carrément emmerdant… un trou d’air d’un bon quart d’heure d’un pianiste sans aucune inspiration. Il fallait durer les trente cinq minutes de la première partie, coute que coute… Dur, dur de jouer les Keith Jarrett !  🙁

La deuxième partie nous fait pénétrer dans un autre monde, celui d’un Galliano plein d’allant et de fantaisie dans un hommage à Nino Rota. Une heure trente parfaitement jouissive, avec de supers musiciens, Galliano, bien-sûr mais aussi un fantastique trompettiste Dave Douglas qui nous a sorti des sons incroyables de son instrument.

Sans oublier John Surman au saxophone. Ce concert nous a permis de redécouvrir cet artiste dans un répertoire qui renouvelle son image pour moi qui l’ai vu dans le temps lors d’ un concert electro-acoustique avec  musique atmosphérique, avec un compère qui était… ????  (Ah… alzheimer !)

Jean-Baptiste Milon, pianiste

Il était là, jeune homme souriant de 23 ans, plein d’une gentillesse volubile et d’un entrain communicatif, bavardant avec le compositeur Jean-Louis Peru dans le hall d’entrée de la Cité Internationale des Arts de Paris. Ils attendaient l’arrivée de la flûtiste avec laquelle Jean-Baptiste devait répéter une dernière fois la pièce de Jean-Louis Peru, trois quarts d’heure  avant le concert qui avait lieu dans l’auditorium, en sous-sol.

C’est ainsi que je fis connaissance de Jean-Baptiste Milon. Il nous invita à venir prendre un café en attendant dans son studio situé dans l’immeuble, trois étages au dessus, un studio réservé aux élèves du CNSM[1], avec une grande baie vitrée s’ouvrant plein sud sur les toits de Paris; un piano Yamaha quart de queue dans un coin – « le loyer comprend la piano avec quatre accords par an » -, des doubles portes pour ne pas se gêner entre pianistes locataires de la Cité des Arts.

Je lui dis incidemment que ma pièce pour piano ne serait finalement pas au programme du concert, ce soir, le pianiste ayant déclaré forfait deux jours avant.

-Ah bon? Dommage ! Je peux peut-être essayer. Vous avez la partition? Continuer la lecture de Jean-Baptiste Milon, pianiste