J’étais à la Bastille, hier soir, pour cette reprise de Don Juan de Mozart (Amadé, et non Amadeus!) dans une mise en scêne de Michael Haneke. Mise en scêne absolument fascinante, toute entiêre au service de l’action, même si elle se discute(*) dans son parti pris de transposer le drame dans notre siêcle, avec un décor urbain minimaliste que tout le monde situe sans peine dans une tour du quartier de la Défense ou dans tel quartier de Berlin, ou encore dans un des niveaux d’une ville souterraine, Montréal ou le Forum des Halles : décor nu, froid, sombre, oppressant, non habité (ce sont les locaux d’une entreprise, la nuit), fonctionnel et sans à¢me comme son hôte, Don Juan.
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Début de soirée, quelque part en Amérique du Sud.
Au hasard d’une rencontre sur internet (un chat sur Gmail), notre ami Marmelade, marionnettiste-joueur-de-mandoline-étudiant-l’harmonie m’a gentiment confié cette carte postale du Brésil. C’est un genre auquel nous nous étions essayé nous même lors de notre séjour au Québec, avec moins de talent que lui, il faut le dire. A vous de juger. /
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The late great Michael Brecker
Michael Brecker, le grand saxophoniste est mort samedi dernier des suites d’une MDS, maladie de la moelle osseuse devenue leucémie. La communauté mondiale du jazz s’était pourtant mobilisé pour lui trouver dans les pays de l’Europe de l’est (d’où¹ sa famille est originaire) un donneur en vue d’une transplantation de moelle épiniêre qui avait finalement eu lieu, en vain hélas. 
Homme simple et sympathique, émule respecté de John Coltrane, bête de studio ayant parait-il enregistré plus de 900 fois, c’était un de mes jazzmen favoris. Je ne résiste pas à vous faire écouter ce três beau morceau Song of Bilbao.
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Paul Klee, musicien
Tout le monde sait que Paul Klee, fils d’un professeur de musique et d’une mère cantatrice était lui-même un excellent musicien, au point qu’il se faisait de l’argent de poche comme violoniste aux concerts de la Société de Musique de Berne quand il était Lycéen. Il épousa plus tard une pianiste grace à laquelle il pu survivre quand la peinture ne le nourrissait pas encore en ses débuts à Munich.
Mais savez-vous que ses goûts musicaux étaient ceux d’un infâme conservateur? 
Portant Mozart au pinacle, il considérait que les Bruckner, Mahler et tout particulièrement Strauss marquaient le déclin de la créativité artistique. Mis à part Paul Hindemith, l’un de ses amis, il considérait que ses contemporains, sous l’influence des théories sclérosantes d’un Schoenberg faisaient une musique très académique. Son dessin montrant toute la détresse du pianiste jouant de la musique contemporaine, enchainé à son piano témoigne de ses sentiments. A moins que ce ne soient ceux de sa femme obligée de faire bouillir la marmite familiale ? 😉 (from : Paul Klee, Painting music, de Hajo Düchting, éditions Prestel)