Moi qui ne suis pas un fondu de lyrique, voici pourtant une voix, un air qui me donnent des frissons quand je l’écoute.
Marie-Aude Roux en parle si bien dans son excellent article publié dans le Monde 2 du 2 juin 2007.
« Un opéra doit faire couler les larmes, causer l’horreur et amener la mort grâce au chant », écrit Bellini en 1834, trois ans après la création de Norma à la Scala de Milan. Quelle cantatrice digne de ce nom n’a rêvé ces larmes, cette horreur et cette mort ? Maria Callas plus que toute autre. Combien de films, de spots publicitaires, de génériques et jusqu’aux cartes postales musicales proposées sur le Net, ont repris, reprennent, reprendront, le fameux Casta diva de la Callas ? Cette priêre à la Lune, c’est l’hymne incontesté de la Divina.