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La 100e du Sacre du Printemps au TCE

e Sacre du printemps, dans la version «restaurée» donnée par les danseurs de Ballet du Théâtre Mariinsky. Crédits photo : Vincent PONTET/WikiSpectacle

Ces récents concerts consacrés à la commémoration du 100e anniversaire du Sacre du Printemps de Stravinski au T.C.E. sont l’occasion de juger de la popularité de cette musique culte.
Pour cette occasion, on nous montrait pour la première fois,  le ballet dans la chorégraphie de Nijinski avec le tableau de fond de scène (unique) et les costumes fabuleux des danseurs, le tout reconstitué à partir de dessins plus ou moins  pris sur le vif à l’époque, la chorégraphie ayant été notée par Nijinski lui-même.
Il y avait donc un monde fou pour cette séance supplémentaire à laquelle nous nous sommes « raccrochés » au vu d’un mail reçu à la dernière minute (15 jours avant la séance, merci « La Terrasse » !). A l’entrée du théâtre, ce n’était point les vendeurs mais les acheteurs de billets d’entrée qui vous abordaient… autant de frustrés en puissance ! Et il y avait de quoi l’être. Car le spectacle auquel j’ai assisté vendredi après-midi 31 mai restera inoubliable. Continuer la lecture de La 100e du Sacre du Printemps au TCE 

Stravinski avec le L.S.O et Gardiner à Pleyel

Concert Stravinski mardi soir à Pleyel. Au programme : Apollon Musagète et Oedipus Rex par le London Symphony Orchestra et le Monteverdi Choir, sous la direction de Sir John Eliot Gardiner avec Jennifer Johnston : Jocaste, Stuart Skelton : Œdipe, Gidon Saks : Créon, Fanny Ardant : récitante.
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La séance commence par un discours sympathique de Laurent Bayle , Directeur de Pleyel et de la Cité de la Musique, à l’adresse de Sir John, discours louangeur qui se termine par un « Happy Birthday »  pour fêter le 70e anniversaire du récipiendaire, et une embrassade. Voilà qui commence bien ! Continuer la lecture de Stravinski avec le L.S.O et Gardiner à Pleyel 

Ravel, Beffa, Mozart et Stravinski à Pleyel

Karol Beffa
Karol Beffa

L’Orchestre de Paris nous proposait hier soir un programme éclectique, sous la baguette de son chef Paavo Järvi avec le concours du pianiste suisse Andreas Haefliger.
Au programme, donc, Le Tombeau de Couperin en version orchestre de Maurice Ravel, le Concerto N°24 de Mozart, et une création mondiale, La Vie antérieure pour piano et orchestre de Karol Beffa. Après l’entracte, Le sacre du Printemps de Stravinski.
A noter que ces deux dernières pièces étaient les vraies vedettes de ce concert, bien que la pièce de Ravel soit toujours aussi plaisante à écouter. Quant au concerto de Mozart, il était déjà au catalogue du pianiste et permettait de compléter le programme et de l’équilibrer pour faire plaisir aux vieilles dames du premier rang… Je n’en dirai rien – d’ailleurs je me suis assoupi deux fois pendant ces trente minutes de musique Mozartienne (*)…
J’ai beaucoup aimé le velours des violons du Prélude du Tombeau. L’orchestre s’est montré à son meilleur dans cette pièce de Ravel que j’adore, surtout dans les mouvements lents et mélancoliques.
La pièce de Karol Beffa a été pour moi une révélation. Continuer la lecture de Ravel, Beffa, Mozart et Stravinski à Pleyel 

The Rake’s Progress de Stravinsky à Garnier

Le Musicien enragé de William Steiner
Le Musicien enragé de William Hogarth

J’étais à Garnier hier soir pour voir le célèbre opéra de Stravinsky, « la carrière d’un libertin ».
Comme souvent à l’Opéra et surtout  à Garnier, le spectacle commence dans la salle.
A l’Orchestre, une foule de touristes nous entourent, principalement russes, très habillés – à l’Opéra, on reconnait les Français à leur tenue « ordinaire ». Devant nous plusieurs couples flirtent –  hommes mûrs accompagnés de tendrons en robe de soirée, de toute évidence des escorts girls en mission. Les flashs crépitent, tout est bon pour prendre des photos avec reflex, téléphones et même tablettes… Combien de millions de photos ont été prises du plafond de Chagall ?
Le spectacle commence et tout de suite, nous somme sidérés par l’invention et la beauté de la mise en scène d’Olivier Py. Tout au long de ce spectacle de trois heures, nous resterons admiratifs des changements de tableaux, des gags visuels qui sont autant de clins d’œil humoristiques soulignant la musique espiègle ou ironique de Stravinsky (Ah, cette cavatine dans la scène du bordel avec ses bouillonnants arpèges de clarinette, ou ce clavecin énigmatique qui souligne la scène du jeu de cartes !).
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