Archives du mot-clé jazz

John Surman au Châtelet le 8 octobre 2016

surman01J’ai connu John Surman en concert dans les années 80s dans une maison de la culture du 93, dans le cadre des Banlieues bleus. J’écoutais beaucoup ses disques ECM à l’époque. Il était seul sur scène, entouré d’ordinateurs et de synthétiseurs sur la musique desquels il soufflait dans son fameux saxo baryton et autre clarinette ou saxo soprano.
Le 8 octobre dernier, il avait toujours ses trois instruments, plus quelques passages enregistrés sur séquenceur ou en re-re , à peine perceptibles et programmés sur un ordinateur invisible… Mais il était entouré en première partie d’un quatuor à corde, le Trans4mation String Quartet et du contrebassiste Chris Laurence. De bien belles musiques de chambre,  avec des réminiscences de Bach ou de musiques folks. Continuer la lecture de John Surman au Châtelet le 8 octobre 2016 

Al Jarreau : l’enchanteur

Tel est le nom de l’émission vue sur Fance Ô, 57 minutes de pur bonheur ! (Elle passe en replay ICI)
Al_Jarreau
Je me suis souvenu de ce coup de foudre à l’écoute de Breaking Away, I can recall, All I am, et tous ces songs que l’on retrouve ICI, dans le LP de 1981. J’étais devenu d’un coup un « absolute fanatic » de cet incroyable chanteur, vocaliste, scatteur, immense musicien d’une profonde originalité, à l’aise dans tous les styles de la chanson, du smooth jazz au blues, de la pop en passant par le R’n B, la bossanova, le jazz fusion, travaillant avec les plus grands de l’époque, Marcus Miller, Georges Duke, Larry Williams, Michel Petrucciani, David Sanborn, etc…
Pour Marcus Miller, cette voix « ne vient de nulle part. Al chante comme un cuivre, une basse, mais aussi comme l’eau, la pluie sur une planche de bois, une assiette qui se brise sur le sol ». Sur scène, Al Jarreau communie avec son public. Le musicien incarne ses chansons et représente la joie de vivre et la générosité. Toujours selon Marcus Miller : « Il y a deux Al Jarreau : le premier est le chanteur de jazz, héritier de Jon Hendricks et d’Ella Fitzgerald. Le deuxième est la pop star, interprète des plus gros tubes de la fin des années 1970. On sort de ses concerts avec une plus grande hauteur d’esprit. »

C’était le cas quand je sortais en juin 1983 du Palais des sports à Paris, après avoir communié avec la foule de ses autres admirateurs. Salle comble, j’étais au fond, je l’ai écouté plus que vu, j’apercevais sa tête de temps en temps entre toutes les autres… Émouvant souvenir !

Voici « take Five » par le jeune Al Jarreau :

Et pour les autres fanas de jazz, ne pas oublier ce SITE.

Plus il y a de fromage, plus il y a de trous

J’aime ce commentaire subtil d’un lecteur du MONDE :

Je viens d’entendre dans un silence religieux la philharmonie de Paris avec Lang Lang. Imaginons que certains se mettent à caricaturer Lang Lang. Est-ce que son talent immense pourrait être atteint par quelques traits de crayons ? Non ! J’en déduis que les Musulmans sont moins touchés par l’atteinte à leur prophète, qu’ils ne sont dépités de voir que nous ne respectons pas leurs interdits. Mais comment le pourrions-nous puisque nous ne sommes pas eux ?

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/actualite-medias/reactions/2015/01/18/le-redacteur-en-chef-de-charlie-hebdo-defend-la-une-controversee_4558467_3236.html#MzvG3eG6e8Dp8wXH.99

Voici une belle façon de déclarer, de la part d’un de nos compositeur de notre association MusiComposer, dans une belle impro de jazz sur un air bien connu :
« Je suis Charlie!  »

Dianne Reeves, une diva qui fait du bruit

Soiré jazz hier soir salle Pleyel avec la diva « flamboyante » (dixit le programme), Dianne Reeves. Le concert débute par une jazz session de ses musiciens, absolument formidables, notamment le pianiste et arrangeur Peter Martin, et un guitariste époustouflant, Romero Lubambo –  mais je n’aurai garde d’oublier le contrebassiste Reginald Veal et le batteur Terreon Gully. Pas besoin de diva, à eux quatre, ils pourraient faire le concert.

Arrive ensuite notre diva, Dianne Reeves, voix puissante mais qui sait aussi se faire douce et sensuelle dans un Misty de toute beauté délicatement arrangé par son pianiste.
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Les leçons de jazz d’Antoine Hervé

Bonjour à tous,

Me revoici après une agréable absence d’un mois à la montagne…
Parmi les très (peu!) nombreux amis que je compte sur Facebook, j’en ai un, excellent pianiste et professeur de jazz que j’aime bien, c’est Antoine Hervé.
Voici de lui cette leçon de Blues sur Le blues du contribuable d’une actualité permanente (et qui le sera encore davantage bientôt, quel que soit le gagnant des prochaines élections présidentielles): Continuer la lecture de Les leçons de jazz d’Antoine Hervé 

Pour ceux qui aiment le jazz, pour les MusiComposeurs et pour tous les autres

Voici une mine d’or* pour ceux qui aiment le jazz, un site qui répertorie toutes les vidéos de jazz existantes sur le Net, classées par interprêtes (avec notamment un « jazz Top 100 Artist « ), par style de musique, etc.C’est à  la fois une archive du jazz en vidéo et un vrai moteur de recherche pour écouter du jazz toute la journée. Voici l’adresse (URL) avec un petit conseil, et puis une information et un rappel pour les MusiComposeurs, et enfin les dates de quelques concerts d’amis**.
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Jacques Loussier ou le classique en jazz

La musique de Jacques Loussier pianiste classique et jazzeux connu fut (reste) l’une de mes grandes passions. On ne sait plus aujourd’hui que le grand Bach (Sébastien) était pour lui un ami intime. Il (Sébastien) a beaucoup écrit pour lui (Jacques). Comme bien d’autres, je les ai découvert tous les deux dans les lointaines années 60. Il faut savoir aussi que Jacques se joue de tout, et notamment des fausses notes. Voici par exemple, une piêce qui va ravir les amateurs de musique contemporaine ! 🙂 Et plus sérieusement, voici cette fois des nocturnes de Chopin « façon Loussier » qui raviront tout le monde :
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