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Un requiem très politique

Il était ulcéré, Philippe Villin, petit marquis toujours en mal de publicité, banquier de son état, homme de droite revendiqué; ulcéré que son poulain, François Fillon ait voulu se maintenir à la présidentielle, quitte à faire élire l’ennemi intime, Emmanuel Macron.
Alors, «pour  soigner par une catharsis l’extrême peine que m’avaient infligée M. Fillon et sa clique », il a commandé, dixit le programme du concert, une «Création mondiale du Tenebrae, bref Requiem de Karol Beffa. Commande de Philippe Villin en hommage à une droite défunte. »
Le 6 mars, deux violonistes, un flûtiste et un violoncelliste ont donc pris place, devant le compositeur, Karol Beffa dans les salons du vaste duplex parisien pour un concert de dix minutes.
«Je voudrais que Fillon écoute ces tonalités crépusculaires en boucle pour mieux expier sa faute. »
La rumeur dit que les soixante invités, gratin du tout Paris des affaires, en ont surtout bien ri.
« C’est la commande privée la plus originale qui m’ait été passée », reconnaît le compositeur.

Ravel, Beffa, Mozart et Stravinski à Pleyel

Karol Beffa
Karol Beffa

L’Orchestre de Paris nous proposait hier soir un programme éclectique, sous la baguette de son chef Paavo Järvi avec le concours du pianiste suisse Andreas Haefliger.
Au programme, donc, Le Tombeau de Couperin en version orchestre de Maurice Ravel, le Concerto N°24 de Mozart, et une création mondiale, La Vie antérieure pour piano et orchestre de Karol Beffa. Après l’entracte, Le sacre du Printemps de Stravinski.
A noter que ces deux dernières pièces étaient les vraies vedettes de ce concert, bien que la pièce de Ravel soit toujours aussi plaisante à écouter. Quant au concerto de Mozart, il était déjà au catalogue du pianiste et permettait de compléter le programme et de l’équilibrer pour faire plaisir aux vieilles dames du premier rang… Je n’en dirai rien – d’ailleurs je me suis assoupi deux fois pendant ces trente minutes de musique Mozartienne (*)…
J’ai beaucoup aimé le velours des violons du Prélude du Tombeau. L’orchestre s’est montré à son meilleur dans cette pièce de Ravel que j’adore, surtout dans les mouvements lents et mélancoliques.
La pièce de Karol Beffa a été pour moi une révélation. Continuer la lecture de Ravel, Beffa, Mozart et Stravinski à Pleyel 

Clavier d’avenir : une surprise au Salon Musicora 2009 – Carrousel du Louvre

De Musicora, et des salons de musique en général, ne savons- nous pas déjà  presque tout ? Que pourrait bien nous révéler un éniême salon musical, même situé dans le cadre prestigieux du Carrousel du Louvre ? (C’est un peu ce qu’on murmure à  part soi, avant de lire le programme détaillé et de se laisser convaincre du contraire) Parmi les nombreuses manifestations musicales, l’effervescent Salon nous réservait ce Dimanche aprês-midi, un moment musical original, intitulé Clavier d’avenir.
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