Archives pour la catégorie Concerts

MENDELSSOHN, HÄNDEL, SUPPE

On nous communique :
Dans le cadre de sa 14ème saison,

l’Orchestre symphonique LES CONCERTS D’ATHALIE,
dirigé par son chef d’orchestre – fondateur Léonard Ganvert
Prix de direction musicale du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris
Lauréat de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation
donnera
l’Ouverture d’Athalie de Felix MENDELSSOHN-BARTHOLDY
le Concerto pour orgue en Fa majeur, opus 4 n° 4 de Georg Friedrich HÄNDEL
et la Missa pro defunctis – Requiem de Franz von SUPPE Continuer la lecture de MENDELSSOHN, HÄNDEL, SUPPE 

Les Misérables d’Henri Fescourt avec Zygel au piano

Ma première pensée sera pour mes fesses endolories par plus de trois heures dans l’un des mauvais fauteuils du Théâtre du Châtelet (*). Il y a tellement d’autres salles à Paris où les fauteuils sont plus confortables, Monsieur Zygel !

Ma deuxième pensée sera pour les spectateurs de l’année 1925. Les pauvres, ils n’ont pas eu la chance de voir un film superbement restauré en HD 4K, un film par ailleurs bien léché, mais qui exacerbe d’une manière un peu simpliste les boursouflures du mélodrame de Victor Hugo sans en restituer le coté picaresque… Éternelle comparaison entre le roman, enjolivé par le souvenir, si riche grâce au support de l’imagination et le film, si réducteur.

Ma troisième et dernière pensée sera pour le pianiste (voir la vidéo). A quoi se shoote-t’il? Faut-il être masochiste pour improviser au piano avec autant d’entrain, de science et de délectation pendant près de six heures, dans l’obscurité, au pied d’un grand écran !
J’ai bien aimé ces pincements de cordes basses dans les moments graves, moins ces accords en ostinatos à la main gauche, un procédé efficace pour créer le climat mais un peu trop appuyé ou systématique à mon gout.
Quand même, Bravo et Merci ! Monsieur Zygel, pour nous avoir offert ce spectacle si singulier.

(*) Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je n’ai pu assister qu’à la deuxième partie du spectacle (seulement trois heures et demie).

Musique à Versailles pour Louis XIV

concert_ballet-royal-de-la-Très agréable cette soirée Dimanche sur Arte qui diffusait La NUIT Louis XIV de William Christie (j’ai vu cette retransmission en replay, disponible jusqu’au 1er décembre sur le site d’ARTE).

Au programme, Denis Podalydès d’abord,  tel qu’en lui-même, formidable acteur dans une présentation royale de ces musiques du temps de Louis XIV, avec notamment l’opéra Atys de Lully plein de fantaisie et de sensibilité, une œuvre que j’ai découverte, et des pièces beaucoup plus connues de Delalande, Charpentier et Desmaret, interprétées par l’Ensemble des Arts Florissants et un quatuor de beaux chanteurs souriants sous la direction de William Christie; on se promenait gaiement à travers le château de Versailles dans une flânerie qui nous conduisait de l’Opéra Royal  jusqu’à la Galerie des glaces avec en bouquet final un feu d’artifice dans les jardins que l’on admirait par les fenêtres.

Sûr que  nous étions tous des Rois Soleil devant notre télé, mieux qu’à Versailles !

Emission à voir sur le site d’ARTE jusqu’au 1er décembre 2015.

Soir d’orage musical

Concert_072015De gros nuages noirs dans la nuit tombante; nous nous précipitons hors du restaurant pour aller à Saint Clément-sur-Durance, le petit village situé à 10 km où a lieu le concert organisé par l’association Musicales Guil-Durance. Juste le temps de pénétrer dans l’église et des trombes d’eau s’abattent. Bien à l’abri, le concert n’en sera que plus agréable !
Sympathique, ce concert; j’ai bien aimé notamment la prestation du premier violon, la violoniste Domitille Gilon , qui allie superbement virtuosité et sensibilité.

Voici ce qu’en dira Le Dauphiné, le lendemain : Continuer la lecture de Soir d’orage musical 

Musique sud américaine à la Philharmonie de Paris

Alondra-de-la-Parra
La belle mexicaine Alondra de la Parra

Le périphérique parisien s’est montré tel qu’en lui-même, embouteillé, puant, juste assez fatigant pour nous faire regretter les bords de Seine quand nous allions à Salle Pleyel.
Une fois sorti du parking de la Philharmonie, même impression désagréable : on aborde un chantier qui est tout sauf culturel : des couloirs interminables en béton brut, des barrières un peu partout pour des espaces condamnés, des toilettes non éclairées, des ascenseurs aux fils électriques pendants… que s’est-il passé depuis l’inauguration il y a neuf mois? On comprend l’Architecte qui avait honte de cette inauguration anticipée.
Une fois entrés dans l’immense salle, tout change, avec cette vue plongeante du deuxième balcon où nous sommes installés:

La scène vue du 2e balcon
La scène vue du 2e balcon

cette salle est spectaculairement belle, admirable de proportions et d’aménagement.

Le son se révèlera encore plus incomparable, rien pour faire regretter la salle Pleyel. Loin de l’orchestre, nous entendons le moindre grattement de la guitare de Yamandu Costa, le moindre feulement du bandonéon de Richard Galliano comme s’ils étaient tous deux près de nous : un miracle d’acoustique. Chaque instrument de l’orchestre se détache distinctement, et ne parlons pas des coups de gong de La Noche de los Mayas; le morceau final de ce concert exceptionnel, un son tellement puissant qu’il en est à peine supportable.
Au programme :
Darius Milhaud Le Boeuf sur le toit (quel délice cette bi-tonalité !)
Astor Piazzolla Concerto pour guitare, bandonéon et orchestre à cordes (Richard Galliano, toujours aussi fantastique, Yamandu Costa le nouveau Di Meola)
Astor Piazzolla Oblivion (une musique divine)
José Pablo Moncayo Huapango
Silvestre Revueltas La Noche de los Mayas, suite orchestrale (quels effets orchestraux !) Continuer la lecture de Musique sud américaine à la Philharmonie de Paris 

L’auditorium de Radio France

Cette bonbonnière toute de bois blond a été inaugurée le 14 novembre dernier, mais c’est seulement maintenant que France2 met l’enregistrement vidéo des deux concerts de cette inauguration à la disposition des mélomanes, en replay. Il faut en profiter pendant les quelques jours qui restent pour les visionner.
Dans le premier concert, l’Orchestre National de France dirigé par Daniele Gatti ne démérite pas, mais c’est une fois de plus le Philharmonique sous la direction de Myung-whun Chung avec le chœur de Radio France qui rallie les suffrages, tant par le programme choisi que par l’interprétation, avec le Romeo et Juliette de Prokofiev restitué avec une fougue étourdissante, l’Ave Verum Corpus (k618) de Mozart et surtout le Daphnis er Chloé de Ravel, sans oublier le petit bonus, le Prélude à la Corrida extrait du Carmen de Bizet, un air martial dont Myung-whun Chung nous dit que c’est là le véritable Hymne national français!

Les concerts à visionner ICI.

Gala d’ouverture de la Philharmonie de Paris

Cette soirée ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices, avec le méchant papier de l’architecte Jean Nouvel dans Le Monde d’hier, clamant sa colère de n’avoir pu être le Patron avec un grand P de ce projet durant les deux dernières années. Il reproche à Laurent Bayle, le Directeur Général de la Cité de la musique de lui avoir fait de l’ombre en sabotant la fin des travaux,  en le forçant à ouvrir la Philharmonie au public dès janvier – date prévue par les organisateurs des concerts depuis un an – alors que tous les travaux extérieurs ne sont pas terminés…
Bon, on s’est passé de Nouvel à l’inauguration, et on n’en est pas mort ! Hollande et son premier ministre l’ont avantageusement remplacé pour l’inauguration. 🙂 Continuer la lecture de Gala d’ouverture de la Philharmonie de Paris 

Splendeurs et misères des comédies musicales

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La troupe d’Un Américain à Paris salue son public enthousiaste

 

En trois soirées consécutives, j’ai vu trois spectacles qui ont fait l’objet d’une excellente critique dans Telerama, trois comédies musicales… enfin, parlons plutôt de « spectacle total », mélange de comédie, de danse et chants sur des musiques connues,  sachant qu’un seul de ces spectacles revendique – et à juste titre – cette appellation.
Commençons par la première soirée au Théatre Ranelag (Paris 16e) avec ce que le programme intitule « Le Concert sans retour » – ce demi-succès serait-il sans lendemain? Continuer la lecture de Splendeurs et misères des comédies musicales 

Galliano, Demarquette, Braley au Chatelet

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Richard Galliano, Henri Demarquette et Frank Braley

Encore un concert inoubliable… J’adore la musique de Richard Galliano, roi de l’accordéon moderne  après son maitre, Astor Piazzola (que j’ai vu aussi dans le temps, encore un concert souvenir inoubliable) mais surtout jazzman accompli et excellent mélodiste. Cette fois, double plaisir, Galliano s’était acoquiné avec notre ami Henri  Demarquette pour nous démontrer que le violoncelle se marie admirablement avec l’accordéon ou le bandoleon. Et suprême surprise, un autre artiste que j’aime beaucoup, Frank Braley, éminent pianiste (que j’avais vu à l’entracte lors du concert précédent) était là pour diriger l’Orchestre Royal de chambre de Wallonie qui accompagnait nos deux artistes; il est le chef de cette formation depuis le 1er janvier 2014, succédant à Augustin Dumay : la fête !
Au programme le Concerto pour hautbois et violon en ut mineur Bw1060, transcrit pour accordéon et violoncelle de J-S Bach. Admirable? Puis le Grand tango de Piazzola pour violoncelle et orchestre à cordes, une commande de Rostropovitch à Piazzola? Là, nous eummes droite à une démonstration de la maestria du maitre Deamarquette. Quel feu d’artifice de virtuosité musicale ! Et à son tour Galliano nous joua son Opale concerto, avec toujours la même fougue, une oeuvre très mélodique.

Après l’entracte (voir les photos prises du foyer, à la fin du billet), l’orchestre nous joua La maison du diable, une symphonie de Boccherini. J’avoue que j’ai failli m’endormir… :-/

Heureusement le concert se termina par une suite de sept danses, « Contrastes » pour accordéon, violoncelle et orchestre à cordes, du pur  Galliano, une musique qui souleva l’enthousiasme et fut bissée (pour partie) plusieurs fois, avec d’autres petits « extras ».

Et voici maintenant une video de répétition de ce concert :

et les photos que je n’ai pas résisté au plaisir de prendre de Paris by night vu des fenêtres du  foyer du Théâtre du Châtelet, pendant l’entracte : le Pont au Change et la Place du Châtelet avec sa colonne, le Théâtre de la Ville, le tout noyé dans les  féeriques reflets des murs peints du  foyer dans les fenêtres…