Archives pour la catégorie Economie, Politique et Vie sociale

Bizet avait-il tort

de faire mourir Carmen sous les coups de son amant, à la fin de son opéra ?
C’est l’avis de Leo Muscato, metteur en scène d’un nouveau Carmen à Florence. Il réécrit la fin de cet Opéra et fait mourir Don Jose sous les coups de Carmen.
Pourquoi ?
« En cette époque marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse au meurtre de l’une d’elles » nous dit-il.
Carmen, pauvre victime, pauvre « petite chose » …
Excusez moi, Monsieur Muscato, mais sur un plan moral, est-il moins grave de tuer un homme plutôt qu’une femme ?

Pas raciste, l’intelligence artificielle?

Les techniques d’intelligence artificielle sont de nos jours utilisées partout dans le numérique, réseaux sociaux (facebook et consorts) , automobiles, compteurs électriques, etc.

Le Monde publie aujourd’hui un article très intéressant qui met en évidence le fait que ces techniques sont loin d’être neutres, contrairement à ce que l’on pourrait croire a priori : elles reflètent peu ou prou les opinions   mais aussi les non-dits de nos sociétés, tels qu’ils s’expriment à travers les bases de données utilisées. Et la constitution ou le choix de ces bases de données n’est jamais neutre, il résulte de déclarations, de décisions humaines. La machine, toujours, reste manipulée par l’homme.

A lire ICI

De la guerre islamique

Enfin une analyse  subtile – et lucide, même si elle est peut-être  un peu trop exclusivement « psychologisante »- de la situation créée en France par le terrorisme islamique.
[Tribune de Yann Moix publiée dans La Matinale du Monde le 3 aout 2016}

On note, dans les journaux, une débauche d’analyses sur les attentats terroristes. C’est légitime : chacun veut livrer non pas sa version mais son point de vue sur les causes, les effets, les raisons, les conséquences de ce qui se passe en France.

Personne n’a raison ; personne n’a tort. Il s’agit, avant tout, de donner forme à « quelque chose » qui n’en a pas vraiment. Ce pays de culture, cette nation d’intellectuels (c’est touchant, c’est honorable, c’est ce qui fait la beauté de la France), tente, désespérément, à chaque fois qu’un attentat a lieu sur son territoire, de venir greffer sa part de clairvoyance, de connaissance, d’intelligence sur le chaos.

On ne sait plus qui croire, qui lire, tant l’offre abonde : sociologues, historiens, théologiens, philosophes, écrivains se succèdent, s’empilent parfois, pour tenter de défricher l’indéfrichable.
Ecart vertigineux

Car ce qui frappe, d’abord, quand on lit la presse de ces derniers jours, c’est l’écart vertigineux entre la qualité des auteurs et la médiocrité des acteurs ; entre l’intelligence des articles et la bêtise crasse des actes ; entre la profondeur des éditorialistes et l’indigence des terroristes. Continuer la lecture de De la guerre islamique 

Rocard, BHL et le Brexit

Michel Rocard souhaitait que les Anglais qui n’ont jamais voulu d’une Europe politique votent le Brexit, pour qu’on soit enfin débarrassés de ces lobbys  britanniques que seul le marché unique intéressait pour le développement de leur commerce, et qui l’ ont poussé toujours plus loin en quarante ans. Ses vœux sont exhaussés.

Un Brexit qui provoque par ailleurs une saine  colère de BHL. J’aime  son coup de gueule dans Le Monde d’aujourd’hui. Lire ci-après : Continuer la lecture de Rocard, BHL et le Brexit 

« Mon coeur se serre »

Avant d’écrire son bouquin à scandale qui me révulse assez pour que je ne puisse pas envisager de le lire (1), Jacques Drillon dans le Nouvel Obs nous apprend que « Valérie Trierweiler a lu beaucoup de livres (qui l’ont sauvée, dit-elle). Elle sait donc qu’il ne faut jamais se priver de quelques clichés bien sentis, que «mon cœur se serre», que «les souvenirs affluent» qu’«une vague de nostalgie m’envahit», et qu’on «se ferme comme une huître». Qu’il faut savoir enchaîner les merveilles, et viser le poétique, sans craindre la surenchère: «Dormir sans rêver, sans la douleur qui creuse son sillon, sans la colère qui me ravage, le manque qui me dévore.». »

Je n’ai pas lu ce bouquin mais je reste assez voyeur pour m’intéresser à ce qu’on en dit. :-/
Et l’article de Jacques Drillon intitulé Au fait, comment écrit Valérie Trierweiler? est trop marrant pour que j’en épargne la lecture à mes lecteurs.
A gouter, ce passage : Continuer la lecture de « Mon coeur se serre »