Archives pour la catégorie Ciné-video-télé

Tous les films et émissions de télévisions que j’ai vu et que j’ai trouvé intéressantes.

woody allen café society

Bon cru 2015, digne des « grands » Woody Allen, disent les critiques à Cannes.ý
Cette louange n’est pas imméritée. J’ai vu ce film hier soir et j’en suis sorti ravi, plein de bonne humeur. Comme « Roman », de Polanski, dont je  termine la lecture, voila un film qui contribue  avec forces références cinématographiques à la légende de Hollywood; un film intelligent, drôle, « juifissime » (« si les juifs croyaient en une nouvelle vie après la mort, ils auraient plus de clients »), une histoire à dormir debout à la Wood Allen, comme on les aime, une merveilleuse photographie (le film vaudrait le coup d’être vu rien que pour elle), bref…il faut courir le voir ! 🙂

Ballet du château des brouillards, œuvre symphonique d’Olivier Teitgen

Nouveau compositeur de l’association de compositeurs  Musicomposer, Olivier TEITGEN nous propose un ballet intitulé Ballet du château des brouillards.

C’est une œuvre tonale de « musique française », pleine d’élégance, d’humour et de poésie. Elle alterne les séquences  mélodiques rêveuses et bucoliques jouées tout à tour par les différents pupitres, thèmes et variations avec ostinatos de cordes – légers pizzicati,   notes pointées par les bois, les cuivres –  agrémentées d’arpèges  à la harpe, de solos de bassons, d’accordéon, de xylophone, de violoncelle, de trombones, longs crescendos vibrants- et les envolées lyriques  avec  descentes échevelées au  piano  et tuttis pleins d’une sonore conviction.
Le compositeur fait montre ici d’un réel talent dans l’orchestration symphonique.

En voici une vidéo tournée à l’occasion d’une enregistrement en studio par l’orchestre symphonique Star Pop Orchestra

Ravel, droits d’auteur, Boléro…

France Musique aujourd’hui nous passe en boucle le Boléro car il devient (enfin, c’est à confirmer !) libre de droit. Un peu « ras la casquette » de ce Boléro, non?

Non, car il est pour moi synonyme d’un évènement datant du 15 juillet 2007, un concert mémorable, un excellent souvenir, le concert donné à 2000 m d’altitude à Arvieux en Queyras.
Ce concert a fait l’objet d’un billet qu’on peut relire ICI.
Le Boléro, c’est aussi une excellente émission à la télé qui en dévoilait la genèse, pleine de péripéties, autre billet ICI.

Allez, je n’y résiste pas, revoici la petite video de ce « Concert des cimes » prise au téléphone.

Al Jarreau : l’enchanteur

Tel est le nom de l’émission vue sur Fance Ô, 57 minutes de pur bonheur ! (Elle passe en replay ICI)
Al_Jarreau
Je me suis souvenu de ce coup de foudre à l’écoute de Breaking Away, I can recall, All I am, et tous ces songs que l’on retrouve ICI, dans le LP de 1981. J’étais devenu d’un coup un « absolute fanatic » de cet incroyable chanteur, vocaliste, scatteur, immense musicien d’une profonde originalité, à l’aise dans tous les styles de la chanson, du smooth jazz au blues, de la pop en passant par le R’n B, la bossanova, le jazz fusion, travaillant avec les plus grands de l’époque, Marcus Miller, Georges Duke, Larry Williams, Michel Petrucciani, David Sanborn, etc…
Pour Marcus Miller, cette voix « ne vient de nulle part. Al chante comme un cuivre, une basse, mais aussi comme l’eau, la pluie sur une planche de bois, une assiette qui se brise sur le sol ». Sur scène, Al Jarreau communie avec son public. Le musicien incarne ses chansons et représente la joie de vivre et la générosité. Toujours selon Marcus Miller : « Il y a deux Al Jarreau : le premier est le chanteur de jazz, héritier de Jon Hendricks et d’Ella Fitzgerald. Le deuxième est la pop star, interprète des plus gros tubes de la fin des années 1970. On sort de ses concerts avec une plus grande hauteur d’esprit. »

C’était le cas quand je sortais en juin 1983 du Palais des sports à Paris, après avoir communié avec la foule de ses autres admirateurs. Salle comble, j’étais au fond, je l’ai écouté plus que vu, j’apercevais sa tête de temps en temps entre toutes les autres… Émouvant souvenir !

Voici « take Five » par le jeune Al Jarreau :

Et pour les autres fanas de jazz, ne pas oublier ce SITE.

Singin’ In The Rain au Châtelet

Singin_in_the_rain

Hier soir au Théâtre du Châtelet, j’étais au 18e rang du parterre pour voir la comédie musicale SINGIN’ IN THE RAIN, un an jour pour jour après avoir vu, au même endroit (mais mieux placé !) Un Américain à Paris.

Cette nouvelle comédie musicale produite encore par le Chatelet (merci, Monsieur Jean-Luc Choplin !) est dansée, chantée, parlée en anglais (avec sur-titres) par une troupe anglo-américaine,  des artistes qui conjuguent  les talents de comédiens, danseurs, chanteurs, acrobates. Elle est bâtie sur le scénario du film éponyme de 1952 de Stanley Donen, scénario signé par Betty Comden et Adolph Green et mis en scène par le danseur Gene Kelly – comme d’ailleurs Un Américain à Paris, le film de Minnelli qui date de 1951.

La mise en scène de Robert Carsen s’éloigne volontairement de celle du film et elle n’en est que plus fabuleuse de beauté et de raffinement, Continuer la lecture de Singin’ In The Rain au Châtelet 

L’Orgue de ND de Paris, visite avec Olivier Latry

Excellent documentaire qui nous fait découvrir les entrailles du grand orgue de Notre Dame et son histoire, inséparable de celle de la cathédrale.

Avec un guide émérite : Olivier Latry

Le lien : https://www.gloria.tv/video/fs9sEBqtuWgkJRyVhs8pBXnoL Continuer la lecture de L’Orgue de ND de Paris, visite avec Olivier Latry 

Les Misérables d’Henri Fescourt avec Zygel au piano

Ma première pensée sera pour mes fesses endolories par plus de trois heures dans l’un des mauvais fauteuils du Théâtre du Châtelet (*). Il y a tellement d’autres salles à Paris où les fauteuils sont plus confortables, Monsieur Zygel !

Ma deuxième pensée sera pour les spectateurs de l’année 1925. Les pauvres, ils n’ont pas eu la chance de voir un film superbement restauré en HD 4K, un film par ailleurs bien léché, mais qui exacerbe d’une manière un peu simpliste les boursouflures du mélodrame de Victor Hugo sans en restituer le coté picaresque… Éternelle comparaison entre le roman, enjolivé par le souvenir, si riche grâce au support de l’imagination et le film, si réducteur.

Ma troisième et dernière pensée sera pour le pianiste (voir la vidéo). A quoi se shoote-t’il? Faut-il être masochiste pour improviser au piano avec autant d’entrain, de science et de délectation pendant près de six heures, dans l’obscurité, au pied d’un grand écran !
J’ai bien aimé ces pincements de cordes basses dans les moments graves, moins ces accords en ostinatos à la main gauche, un procédé efficace pour créer le climat mais un peu trop appuyé ou systématique à mon gout.
Quand même, Bravo et Merci ! Monsieur Zygel, pour nous avoir offert ce spectacle si singulier.

(*) Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je n’ai pu assister qu’à la deuxième partie du spectacle (seulement trois heures et demie).

Fatima, un film de Philippe Faucon

J’ai vu Fatima, le dernier film de Philippe Faucon hier soir. La presse en dit beaucoup de bien, et c’est vrai que les dialogues en sont justes, que les acteurs sont excellents, qu’on y trouve les quelques remarques malicieuses qui font dire qu’il est plein d’humour…

Et pourtant j’ai été un peu déçu. L’intrigue est mince, le suspens n’est pas là (ça finit en queue de poisson), on ne s’ennuie certes pas, mais  l’histoire reste un peu mièvre, anecdotique, au « premier degré », c’est le monde des bisounours, bref le scénario est un peu léger… Rien à voir avec Ken Loach.

Musique à Versailles pour Louis XIV

concert_ballet-royal-de-la-Très agréable cette soirée Dimanche sur Arte qui diffusait La NUIT Louis XIV de William Christie (j’ai vu cette retransmission en replay, disponible jusqu’au 1er décembre sur le site d’ARTE).

Au programme, Denis Podalydès d’abord,  tel qu’en lui-même, formidable acteur dans une présentation royale de ces musiques du temps de Louis XIV, avec notamment l’opéra Atys de Lully plein de fantaisie et de sensibilité, une œuvre que j’ai découverte, et des pièces beaucoup plus connues de Delalande, Charpentier et Desmaret, interprétées par l’Ensemble des Arts Florissants et un quatuor de beaux chanteurs souriants sous la direction de William Christie; on se promenait gaiement à travers le château de Versailles dans une flânerie qui nous conduisait de l’Opéra Royal  jusqu’à la Galerie des glaces avec en bouquet final un feu d’artifice dans les jardins que l’on admirait par les fenêtres.

Sûr que  nous étions tous des Rois Soleil devant notre télé, mieux qu’à Versailles !

Emission à voir sur le site d’ARTE jusqu’au 1er décembre 2015.