Archives pour la catégorie Ciné-video-télé

Tous les films et émissions de télévisions que j’ai vu et que j’ai trouvé intéressantes.

De notre ami Magic Marmelade, cette nouvelle video où il joue de sa mandoline pour nous annoncer son nouvel opus:

Ida, de Pawel Pawlikowski

Ida
Ida
« Dans la Pologne amnésique du début des années 1960, une jeune nonne orpheline apprend qu’elle est la fille de juifs victimes du nazisme… Une quête identitaire silencieuse saisie avec une infinie délicatesse, dans un noir et blanc profond et une succession de décadrages à la beauté sidérante. Oscar du meilleur film étranger en 2015. »
On ne saurait mieux résumer ce film, admirable, à voir en replay sur arte+7 jusqu’à mercredi 12 octobre.
En voici une excelente analyse : Continuer la lecture de Ida, de Pawel Pawlikowski 

Juste la fin du monde de Xavier Dolan

Un film qui frappe fort, comme le film précédemment vu de Xavier Dolan.
Bien qu’il s’agisse d’un huit-clos – unité de lieu et de personnages – , on ne sent pas trop l’adaptation théâtrale de la pièce de Jean-Luc Lagarce, même si elle lui emprunte le scénario et probablement pas mal des dialogues. L’image est belle, un peu esthétisante – c’est la marque de fabrique de Dolan – , la musique de Gabriel Yared un peu trop prégnante parfois.
Mais les acteurs sont d’une vérité tout simplement époustouflantes dans des scènes oppressantes de violence  verbale ou dans les gros plans lumineux du non-dit. La conduite des acteurs est vraiment celle d’un maitre du cinéma. Rien que pour le jeu des acteurs, Ulliel,  Cotillard, brillants, Cassel, Seydoux et Baye dans la démesure, il faut voir ce film.

La boite à musique du 29/07/2016

Extrait du papier de François Ekchajzer, critique à Télérama :

« …alors bien sur, Zygel n’est ni un manchot ni un inculte, et l’émission recèle quelques explications intéressantes et quelques beaux moments, comme par exemple lorsque joue le cornettiste Médéric Collignon. Mais pourquoi tant de conformisme? »

Et voilà ! Les seuls  mots positifs d’une critique qui n’a qu’un but : dézinguer une émission   de Zygel particulièrement réussie, tant dans l’animation – qui n’avait rien de conformiste-  que dans les interventions  des différents protagonistes – qui n’avaient rien de convenues. Il est vrai que je ne regarde pas Pascal Sevran ni La Chance aux chansons, des émissions que Zygel s’efforcerait de challenger, d’après François Exagère Ekchajzer, qui n’a vu que la surface des choses dans cette émission réalisée pour les vrais mélomanes avides de découvertes musicales, justement.

La meilleure preuve en est la critique de Renaud Machart : Continuer la lecture de La boite à musique du 29/07/2016 

woody allen café society

Bon cru 2015, digne des « grands » Woody Allen, disent les critiques à Cannes.ý
Cette louange n’est pas imméritée. J’ai vu ce film hier soir et j’en suis sorti ravi, plein de bonne humeur. Comme « Roman », de Polanski, dont je  termine la lecture, voila un film qui contribue  avec forces références cinématographiques à la légende de Hollywood; un film intelligent, drôle, « juifissime » (« si les juifs croyaient en une nouvelle vie après la mort, ils auraient plus de clients »), une histoire à dormir debout à la Wood Allen, comme on les aime, une merveilleuse photographie (le film vaudrait le coup d’être vu rien que pour elle), bref…il faut courir le voir ! 🙂

Ballet du château des brouillards, œuvre symphonique d’Olivier Teitgen

Nouveau compositeur de l’association de compositeurs  Musicomposer, Olivier TEITGEN nous propose un ballet intitulé Ballet du château des brouillards.

C’est une œuvre tonale de « musique française », pleine d’élégance, d’humour et de poésie. Elle alterne les séquences  mélodiques rêveuses et bucoliques jouées tout à tour par les différents pupitres, thèmes et variations avec ostinatos de cordes – légers pizzicati,   notes pointées par les bois, les cuivres –  agrémentées d’arpèges  à la harpe, de solos de bassons, d’accordéon, de xylophone, de violoncelle, de trombones, longs crescendos vibrants- et les envolées lyriques  avec  descentes échevelées au  piano  et tuttis pleins d’une sonore conviction.
Le compositeur fait montre ici d’un réel talent dans l’orchestration symphonique.

En voici une vidéo tournée à l’occasion d’une enregistrement en studio par l’orchestre symphonique Star Pop Orchestra

Ravel, droits d’auteur, Boléro…

France Musique aujourd’hui nous passe en boucle le Boléro car il devient (enfin, c’est à confirmer !) libre de droit. Un peu « ras la casquette » de ce Boléro, non?

Non, car il est pour moi synonyme d’un évènement datant du 15 juillet 2007, un concert mémorable, un excellent souvenir, le concert donné à 2000 m d’altitude à Arvieux en Queyras.
Ce concert a fait l’objet d’un billet qu’on peut relire ICI.
Le Boléro, c’est aussi une excellente émission à la télé qui en dévoilait la genèse, pleine de péripéties, autre billet ICI.

Allez, je n’y résiste pas, revoici la petite video de ce « Concert des cimes » prise au téléphone.

Al Jarreau : l’enchanteur

Tel est le nom de l’émission vue sur Fance Ô, 57 minutes de pur bonheur ! (Elle passe en replay ICI)
Al_Jarreau
Je me suis souvenu de ce coup de foudre à l’écoute de Breaking Away, I can recall, All I am, et tous ces songs que l’on retrouve ICI, dans le LP de 1981. J’étais devenu d’un coup un « absolute fanatic » de cet incroyable chanteur, vocaliste, scatteur, immense musicien d’une profonde originalité, à l’aise dans tous les styles de la chanson, du smooth jazz au blues, de la pop en passant par le R’n B, la bossanova, le jazz fusion, travaillant avec les plus grands de l’époque, Marcus Miller, Georges Duke, Larry Williams, Michel Petrucciani, David Sanborn, etc…
Pour Marcus Miller, cette voix « ne vient de nulle part. Al chante comme un cuivre, une basse, mais aussi comme l’eau, la pluie sur une planche de bois, une assiette qui se brise sur le sol ». Sur scène, Al Jarreau communie avec son public. Le musicien incarne ses chansons et représente la joie de vivre et la générosité. Toujours selon Marcus Miller : « Il y a deux Al Jarreau : le premier est le chanteur de jazz, héritier de Jon Hendricks et d’Ella Fitzgerald. Le deuxième est la pop star, interprète des plus gros tubes de la fin des années 1970. On sort de ses concerts avec une plus grande hauteur d’esprit. »

C’était le cas quand je sortais en juin 1983 du Palais des sports à Paris, après avoir communié avec la foule de ses autres admirateurs. Salle comble, j’étais au fond, je l’ai écouté plus que vu, j’apercevais sa tête de temps en temps entre toutes les autres… Émouvant souvenir !

Voici « take Five » par le jeune Al Jarreau :

Et pour les autres fanas de jazz, ne pas oublier ce SITE.