The Artist

C’est un film français (pas évident à première vue), un mélo gentillet, avec une intrigue inspirée des comédies américaines – mais il y manque les chants!
La musique est belle, ainsi que la photo. Le langage cinématographique est original.
Ce film vous met de bonne humeur, mais n’a rien à voir avec « Intouchable »,qui a beaucoup plus de « sens ». Continuer la lecture

Une nouvelle Samaritaine en 2014

Le projet de rénovation des magasins parisiens de la Samaritaine est enfin dévoilé aux habitants du 1er arrondissement de Paris.
Le bel immeuble de la Samaritaine en bordure de Seine ne peut passer inaperçu des millions de touristes qui se sont baladés sur la Seine en bateau-mouche, ou tout simplement le long des quais. Quant aux parisiens, ils connaissent depuis toujours « La Samar’ », soit pour y avoir fait des achats avant sa fermeture il y a dix ans,  soit pour y avoir connu quelque « employé de commerce » ou étudiant au « petit boulot » saisonnier.

On ne savait plus où en était le projet mais il est enfin connu et définitif: les trois quarts des immeubles seront réhabilités en façade et les corps de bâtiments intérieurs restructurés en respectant les styles et la construction d’origine, sauf coté rue de Rivoli.
La vidéo ci-dessous en explique les tenants et aboutissants. Continuer la lecture

Le Havre, de Aki Kaurismäki


Aki Kaurismäki au festival de Cannes

Je voulais voir ce film (Prix Louis-Delluc 2011) après avoir lu de bonnes critiques et parce que j’ai d’excellents souvenirs de cette bonne ville du Havre que j’aime beaucoup.
De fait, pas de « belles »vues de la ville, contrairement à ce que j’ai pu lire. Pourquoi? Ce n’est pas le sujet. Continuer la lecture

Boulez dirige l’Orchestre de Paris dans Schoenberg et Bartok

Hier soir, j’étais au concert Boulez, pas le gratuit du Louvre, mais à Pleyel (accès plus simple mais plus cher) dans une programme qui a lui seul valait le déplacement : La Nuit transfigurée, op.4 version pour orchestre de 1943, de Arnold Schoenberg, et les Concertos pour piano N°2, Sz 95 et pour orchestre, Sz 116 de Béla Bartok.

C’est le jeune et étincelant Bertrand Chamayou qui était au piano dans le difficile Concerto pour piano de Bartok.

J’avais choisi ce concert pour Boulez, car je ne l’avais jamais vu « en chair et en os »  dirigeant un orchestre. Je n’ai pas été déçu. Continuer la lecture

Intouchables

8 millions d’entrées aujourd’hui… J’y suis allé hier soir pour faire parti de ce gros tas de spectateurs.
Même si on y rit rarement aux grands éclats, c’est une excellente comédie, qui vous emporte rapidement et d’une façon irrésistible.
J’avais vu l’émission sur ce film, interview de critiques dont celui de Télérama sur arrêt sur image (http://www.arretsurimages.net/index.php).

Le critique de Télérama trouvait ce film médiocre car « il n’élève pas les spectateurs… ». Je pensais donc qu’il s’agissait de gros rires à la française. Pas du tout ! On rit rarement, on sourit tout au long du film, et c’est surtout diablement bien filmé, très rythmé, avec un scénario en béton dont on doute qu’il soit adapté d’une fait réel tellement l’histoire est incroyable.
Et au moins, en ces temps moroses cela fait-il du bien de voir des choses positives – ce qui explique d’ailleurs le succès du film.

Vu ce soir Melancholia de Lars Van Trier

Bof…. ! Peut mieux faire, sans plus. Belles images, Wagner à toutes les sauces musicales, mais un scénar qui ne casse pas trois pattes à un canard. Ma voisine a bien résumé les choses : c’est l’histoire de deux femmes, l’une allumée, l’autre terre à terre… rien d’original.
Ça ne vaut pas les 3 étoiles du Monde ou les critiques dithyrambiques que j’ai lu à droite ou à gauche.

Gustav Mahler, autopsie d’un génie

Ce soir ARTE proposait en direct un formidable concert pour célébrer le 100e anniversaire de la mort de Gustav Mahler.
Claudio Abbado dirigeait la Philharmonie de Berlin dans Le chant de la terre chanté par Anne Sofie Von Otter et Jonas Kaufmann. L’émotion courait tout au long de cette œuvre sublime. Le Maestro avait les larmes aux yeux en dirigeant le « Finale »
(sans diriger, nous les avions nous aussi… )
Ce concert était suivi d’une émission documentaire d’Andy Sommer sur Mahler, sa vie, son œuvre, portrait érudit grâce aux interventions du musicologue Henri-Louis de la Grange. Continuer la lecture

Instruments virtuels à vent

Quand on parle d’instruments virtuels – instruments fonctionnant sur la base d’échantillons à commande midi – on pense toujours au clavier midi, la difficulté étant alors d’imiter « au mieux » le phrasé obtenu avec l’instrument réel.
Et pourtant, il y a encore quelques années existaient chez Yamaha et Akaï des contrôleur midi commandés par le souffle (on soufflait le midi :-) )
En voici quelques exemples choisis dans le classique et dans le jazz. Continuer la lecture

Midnight in Paris de Woody Allen

J’ai vu ce soir ce énième Woody Allen, présenté à Cannes il y a 2 jours hors compétition.
Le héros est incarné par un Owen Wilson, dont le jeu, la dégaine et le débit verbal est emprunté avec brio et talent à Woody Allen. Ce jeune homme d’une trentaine d’année, « ouvrier d’Hollywwood » de profession (comprendre scénariste à succès) arrive à Paris flanqué d’une jolie fille qu’il compte épouser bientôt.

Continuer la lecture

« Alerte maximale », à voir sur ARTE vendredi 25 mars, 20H40

Programmation spéciale – Vendredi 25 mars à partir de 20h40 sur ARTE, un film qualifié de « Film de science-fiction »
Science-fiction ? Pas tant que cela, plutôt d’une actualité… brulante. !

Et ensuite ce documentaire sur la sécurité qui débute par cette citation d’Einstein :
L’homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique.
C’est ici : Continuer la lecture

Medici.tv modernise son site

Je viens de voir (gratuitement) deux très belles vidéos musicale (concert et opéra) sur ce site très intéressant.

Voici le communiqué que m’envoie medici.tv:
Chers amis de medici.tv,

En avant-première, nous avons le plaisir de vous présenter le nouveau site de medici.tv ! Nous espérons que vous prendrez beaucoup de plaisir à naviguer sur cette nouvelle plateforme, que nous avons voulue plus accessible et plus interactive. Continuer la lecture

Les femmes du 6e étage et la Gaîte Lyrique

J’avais vu la présentation de ce film. Elle m’avait donné l’envie d’aller le voir (ce qui est relativement rare), question de ton, d’ambiance qui en émanait..
Et puis j’ai lu des critiques un peu perfides, un film gentiment nunuche qui m’ont rendu perplexe.
Finalement j’ai vu ce film hier soir et dans le genre comédie légère, je le trouve carrément génial. Si vous avez envie de voir un film gai, sans prétention intellectuelle mais délicatement romantique, avec de bons acteurs (pour une fois, Lucchini n’en fait pas des tonnes, et les espagnoles – des actrices non professionnelles- sont formidables de naturel), une scénario bien ficelé (des ficelles qui ne sont pas des câbles), des dialogues émaillés de bons mots à la Audiard, courez voir ce film.
Vous ne serez pas déçu.

Et vous ne serez pas déçu non plus – surtout si vous avez gardé l’âme enfantine – en allant visiter le nouveau site de la Gaîté Lyrique, ici : http://www.gaite-lyrique.net/experience/ .
Attention, GROSSE liaison internet requise (c’est du flash gourmand en bande passante).
Et n’oubliez pas de visiter les différentes pages après l’introduction.

Ballet de l’Opéra National de Paris : Caligula de Nicolas Le Riche sur Medici.tv

    Pour la première fois medici.tv retransmet un ballet de l’Opéra National de Paris, il s’agit de Caligula, ballet réalisé par le chorégraphe Nicolas Le Riche, imaginé à la fois sur une célèbre musique de Vivaldi, les Quatre Saisons et sur une création musicale électro-acoustique de Louis Dandrel. Continuer la lecture

La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier

J’ai découvert mardi soir le film La Princesse de Montpensier en présence de Bertrand Tavernier au Cinéma du Palais à Créteil. Les 2 heures 19 passent assez vite. Sans doute pas le meilleur Tavernier mais une démonstration de ses qualités de grand cinéaste une fois de plus. Il permet aussi de relire Madame de Lafayette afin de se projeter dans une période controversée de l’histoire de France… Barbarie, conflits d’intérêts, un film jamais lugubre cependant grâce à la modernité du traitement : à tout prendre, on rit plus qu’on ne pleure… Tous les acteurs (les secondaires inclus) sont bien à leur place. Au premier plan, la jolie dame tiraillée (Mélanie Thierry), mais c’est surtout Lambert Wilson qui s’en tire avec panache, et un petit nouveau qui promet, Raphaël Personnaz, irrésistible en Duc d’Anjou ! Mis à part Lambert Wilson dont il n’a pratiquement pas parlé (lui ferait-il trop d’ombre avec l’autre film qu’il faut avoir vu, Des hommes et des Dieux ?), Tavernier a passé son temps à encenser ses acteurs et en particulier Mélanie Thierry. Mais situons d’abord le film et son réalisateur avec un extrait de cet excellent article du journal « Les Echos » :
Continuer la lecture