J’avais enregistré la diffusion sur Arte de ce nouvel opéra, et je l’ai vu dix jours après en différé.
Cet opéra de Mozart, on ne s’en lasse pas ! Il est toujours moderne avec un livret – un scénario, devrais-je dire – d’une incroyable actualité. Quand, au début, le valais Leporello nous chante son maître aimant toutes les femmes, qu’elles soient belles ou laides, grandes ou petites, duchesse ou femme de chambre, cadre supérieure au FMI ou femme de ménage au Sofitel.
DJ vs DSL, le Donjuanisme est éternel.
Ceci étant, la mise en scène « Pépère » de Robert Carsen m’a laissé sur la rive pendant tout le premier acte. Ensuite, je me suis fait embarqué, surtout grâce aux trois interprètes principaux. Continuer la lecture



Umberto GIORDANO (1867-1948) Né le 28 août 1867 à Foggia, dans les Pouilles, Umberto Giordano était destiné à suivre une carrière de chimiste comme son père mais se destina à la musique dès 1881, date à laquelle il entra au conservatoire de Naples pour une dizaine d’années. Ses premières œuvres passèrent assez inaperçues à l’exception de l’ La Mala Vita, créé en 1892 à Rome et qui fit scandale car racontant la « mauvaise vie » d’une prostituée napolitaine. Depuis Cavalleria Rusticana (1890), de Pietro Mascagni (1863-1945), l’heure musicale italienne était en effet au Vérisme, courant esthétique d’origine littéraire initié par l’écrivain italien Giovanni Verga (1840-1922).
Quel plaisir de chanter ces airs célêbres (
Nouvelle soirée télé, hier soir. Nous étions un million et deux cent mille lyricomanes, confortablement installés dans nos canapés à regarder la vie et la mort de Violetta avec son Alfredo d’amant dans l’opéra « La Traviata », opéra de Verdi diffusé en direct sur France 2, depuis les Chorégies d’Orange.
Cet opéra à voir vendredi soir dernier, en direct sur ARTE depuis le Festival d’Aix en Provence, l’Opéra préféré de Mozart selon Télérama, je ne me sentais pas de le regarder. D’abord parce que je ne suis pas un inconditionnel de l’Opéra… Or, trois heures et demi de chanteries, de 21H40 à 01H20, bonjour ! Ensuite, c’est un opéra peu connu… considéré comme un "opera seria" guindé, drapé dans la grandiloquence de l’Antiquité, un opéra de cour alourdi par les conventions du baroque tardif, dont Mozart, à 25 ans, ne s’était apparemment pas encore libéré. Enfin la critique de mon journal, Le Monde, tout en étant élogieuse titrait qu’ "Olivier Py en faisait un peu trop dans la mise en scène", avec ce jeu de tréteaux escamotables et autres échafaudages censés suivre la musique, et qui malheureusement saturait la vue au point qu’on en oubliait la musique. Et puis finalement, je me suis laissé faire. Heureusement !
Hier soir j’étais à Bastille pour Tristan et Isolde dans la mise en scêne de Peter Sellars, avec des vidéos de Bill Viola. Il s’agit de la deuxiême représentation cette année, de cette reprise de la mise en scêne de 2005. Elle ne sera ensuite plus reprise à l’Opéra de Paris, pour des questions de droits.