Gala d’ouverture de la Philharmonie de Paris

Cette soirée ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices, avec le méchant papier de l’architecte Jean Nouvel dans Le Monde d’hier, clamant sa colère de n’avoir pu être le Patron avec un grand P de ce projet durant les deux dernières années. Il reproche à Laurent Bayle, le Directeur Général de la Cité de la musique de lui avoir fait de l’ombre en sabotant la fin des travaux,  en le forçant à ouvrir la Philharmonie au public dès janvier – date prévue par les organisateurs des concerts depuis un an – alors que tous les travaux extérieurs ne sont pas terminés…
Bon, on s’est passé de Nouvel à l’inauguration, et on n’en est pas mort ! Hollande et son premier ministre l’ont avantageusement remplacé pour l’inauguration. 🙂

Je n’ai suivi en direct que la deuxième partie de ce concert chez moi, à la télé (sur le net), et donc il me sera difficile d’avoir un avis personnel sur la salle, l’acoustique, etc.  A la télé, cette salle dite « en vignoble » ressemble à une grande huitre ouverte dont l’écaille et la couleur aurait la couleur et aussi vaguement les formes d’un violoncelle… Il parait que c’est le fait du matériau utilisé dans ces « nuages » , ces écrans suspendus qui permettent de contrôler les réverbérations des sons. Ils sont fait de  bois d’érable, comme les stradivarius.

Le Concerto pour Orchestre de Thierry Escaich ne démontrera pas la qualité de l’acoustique, mais c’est peut-être du à la forme de l’œuvre, très foisonnante dans son orchestration ou à la qualité de la prise de son (placement des micros?). Quelques moments de belle musique quelque peu gâchée par cette acoustique assez frustrante. Le Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, l’oeuvre suivante est fascinante de beauté éthérée, et le son en est cette fois sublime, même à la télé !

J’ai vu cet après midi la première partie de ce concert de gala sur ARTE. Le Concerto pour piano en sol majeur de Ravel, avec Hélène Grimaud éblouissante au piano, une œuvre aux accents très gershwiniens  m’a notamment  fait regretté de ne pas être  sur place. Encore qu’à défaut d’avoir Le Son de la salle, on voit les artistes tellement mieux à la télé.

Bon, promis, on ira inauguré cette nouvelle salle au printemps !

Le programme de ce concert est visible ICI.

Les échos de cette soirée dans la presse sont assez unanimes : la Philharmonie avec ce concert a réussi son examen de passage. Voir par exemple l’article de Marie-Aude Roux dans  Le Monde ou celui du Parisien

 

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