La Venus à la fourrure de Roman Polanski

Encore un bon film auquel j’ai trouvé beaucoup de traits communs dans sa facture avec Les Garçons et Guillaume, à table ! vu il y a deux jours.

Dans les deux cas, il s’agit d’une adaptation d’une pièce de théâtre. Le théâtre est d’ailleurs un accessoire important dans ces histoires à deux personnages, puisqu’elles mettent en scène un homme de théâtre et une femme  : d’une part l’acteur Guillaume Gallienne qui joue les deux personnages, Guillaume et sa mère, comme dans un miroir ; d’autre part Vanda, comédienne (Emmanuelle Seigner) jouant la Wanda de l’histoire face à Mathieu Amalric, metteur en scène, véritable  sosie de Roman Polanski (réalisateur et mari de l’actrice Emmanuelle Seigner), encore un effet de miroir. Autant de clins d’œil au spectateur dans une histoire de famille !
Polanski_et_Seigner Amalric-et-Seigner

Seigner et Amalric à gauche. Seigner et Polanski à droite.

Je dois l’avouer, les sujets de ces deux films ne m’ont pas  vraiment passionné. Jouir sous les coups de fouet d’un coté, rechercher son identité sexuelle  jusqu’à trente ans de l’autre…  bof !

Mais ces deux histoires à dormir debout sont d’abord un jeu proposé au spectateur, avec ces ressemblances physiques, ces relations équivoques entre les personnages, le coté loufoque, voire carrément burlesque des situations, l’humour des dialogues, le découpage très fluide, le rythme rapide, le jeu de ces grands acteurs, la réalisation étincelante, et ici la musique d’Alexandre Desplat qui ponctue l’action et les dialogues, omniprésente sans être envahissante, tout cela forme un cocktail qui emporte l’adhésion.

 

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