Trop de lois tuent le droit

Nouvelle constatation aujourd’hui : trop de lois tuent le droit, et notamment celui de penser et d’exprimer ses opinions, voire de les manifester d’une façon « légale » alors que ces droits sont dans la Constitution. Voilà la conséquence d’un « ordre moral » de plus en plus prégnant, avec des comportements électoralistes voire carrément populistes où se complaisent  les personnels politiques de droite comme de gauche.
Je pense notamment à ces deux lois votées à toute allure  ou qui vont l’être ces temps-ci, l’une sur l’interdiction de la prostitution (on peut coucher, bien sur, mais sans payer… bandes d’ hypocrites !), l’autre sur l’interdiction de discuter des crimes conte l’humanité. La conjonction des deux n’est pas fortuite : On veut piquer des voix à Le Pen, voire l’empêcher de parler (tu parles !) et engranger celles des Marseillais d’origine arméniennes.
C’est une véritable police des consciences et des corps que nos élus veulent mettre en place.
Pire, ces lois ne serviront à rien, et ils le savent !

Une réflexion au sujet de « Trop de lois tuent le droit »

  1. Effectivement, nous assistons, sous couvert du politiquement et du historiquement corrects, à un véritable hold-ip de la pensée critique. Des élus, pas forcément compétents en la matière, dictent aux historiens la manière de considérer l’Histoire et aboutissent à priver les citoyens de tout droit au débat, fut-il l’occasion d’intentions révisionnistes. Imaginons cependant que le Parlement ait voté une loi similaire dans les années 1960/1970, une loi qui aurait interdit de remettre en cause la responsabilité des armées nazies dans les massacres des officiers polonais à Katin. Nous nous serions retrouvés bien cois lorsqu’après la chute du Mur de Berlin, on put prouver que c’était bien l’Armée Rouge qui en était la responsable des « Fosses de Katin », Staline partageant à l’époque les mêmes intérêts stratégiques qu’Hitler, notamment en Pologne. Loin de moi l’idée de remettre en cause la réalité du génocide arménien perpétré par les turcs en 1915. Mais je doute que nous, français, apprécierions que le Parlement turc légifère pour interdire toute négation du génocide vendéen perpétré par la Convention, lors des la Terreur révolutionnaire. À force de légiférer au gré des faits divers, des élections et des fluctuations des sondages d’opinion, nous en viendrons à réaliser la prédiction de Balzac : « Un pays de trop de lois n’a plus de Loi ».
    Y.R.

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