Le classique préfère le vinyle LP au CD

Foin de la modernité, foin des idées reçues !
Si vous voulez écouter de la musique classique enregistrée, préférez un bon vieux vinyle (LP) à écouter sur du bon matériel, plutôt qu’un classique CD (ou DVD).
En effet, le son issu du LP a toute chance d’être de meilleure qualité, malgré les craquements et le bruit de fond.
La preuve? Vous la trouverez dans cette passionnante étude comparative, ici :
http://www.audioholics.com/education/audio-formats-technology/dynamic-comparison-of-lps-vs-cds-part-4

4 réflexions au sujet de « Le classique préfère le vinyle LP au CD »

  1. Les avantages du vinyle semblent surtout venir de la compression du CD. Par exemple la dynamique relative. Autrement dit ce n’est pas un avantage inhérent au support, mais dû aux traitements à la noix que les ingénieurs du son font subir aux enregistrements, et qu’ils ne faisaient pas à l’époque des vinyles.

    Il y a déjà eu quantité d’articles sur le sujet. Le codage utilisé par les CD n’est pas exempt de reproche. Il y a un bruit de quantification (qui peut être augmenté par les équipements analogiques, l’ampli et les enceintes), il y a la limite du 0 dB au-delà de laquelle se produit une coupure, il y a la coupure en fréquence au-delà de 22 kHz (quoiqu’il soit bien établi que les adultes n’entendent absolument rien dans cette zone), il peut même dans certains cas y avoir du pleurage, aussi surprenant que cela paraisse.

    Il n’empêche que j’ai encore en tête la mauvaise qualité des disques que j’écoutais quand j’étais petit, et je ne voudrais pas y revenir.

  2. Jean-Armand :

    « Autrement dit ce n’est pas un avantage inhérent au support, mais dû aux traitements à la noix que les ingénieurs du son font subir aux enregistrements, et qu’ils ne faisaient pas à l’époque des vinyles »

    Mon commentaire :

    Il me semble que la « compression » c’était plutôt « avant », pour le simple motif qu’une pointe de lecture physique aurait immanquablement « déraillé » au delà d’une certaine « déviation » latérale du sillon, et que la tolérance physique au suivi d’une piste sinueuse par un objet physique est limitée par les lois inertielles (les mêmes qui limitent le rayon des courbes d’une voie de chemin de fer à une valeur elle-même fonction de la vitesse de défilement du rail sous la roue)

    Pour notre sujet, il en découle une pratique permanente très intéressante au niveau de la « remasterisation » (quel horrible néologisme) des anciennes matrices analogiques : le premier boulot des ingénieurs est de restaurer la dynamique d’origine, précédemment volontairement « aplatie » pour le motif évoqué ci-dessus

    Or, il se trouve que la perception auditive humaine est associative : l’expérience est d’autant plus prise en compte pour l’interprétation du réel qu’elle est ancienne et répétée, ce qui est peu ou prou le cas de tous les gens de ma génération : l’habituation au son « microsillon » nous fait ressentir comme une sorte de surprise malencontreuse à la découverte des mêmes enregistrement remastérisés … jusqu’à ce qu’une nouvelle habitude s’installe, à partir de laquelle, c’est l’ancien son qui sera perçu comme « non naturel », ce que vous rappelez très justement en écrivant : « je ne voudrais pas revenir au microsillon », et que le vulgum pecus traduit par l’adage : « On n’arrête pas le progrès » (sous-entendu : on est bien obligé finalement de l’accompagner)

    C’est encourageant de penser qu’en cette époque de pétrole rare et cher, on ne reverra jamais revenir les lampes à pétrole, sauf pour la décoration rustique, ha, ha, ha

    Bien amicalement,

    Christian Faivre

  3. Complément au message précédent :

    Autre pratique ancienne qui a de moins en moins cours aujourd’hui : ne pas graver les reprises prescrites pour « économiser » le support

    J’ai connu toutes les symphonies de Beethoven avec une forme sonate amputée, jusqu’à ce que je les entende enfin telle qu’elles sont écrites, et ce bond qualitatif est arrivé grâce au numérique…

    Certes, il y a des pratiques nouvelles malsaines qui prennent la place des anciennes : copier-coller certaines sections en reprise au lieu de les jouer pour de vrai, par exemple etc…

    Mais ces dérives affectent relativement peu l’univers feutré du classique

    Enfin, dernier avantage, et non des moindres : la mémoire collective s’est enrichie d’un support renouvelable à l’infini via le numérique : cette pérennité donne aux enregistrements historiques la valeur inestimable d’un « Musée imaginaire »

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