2010 une belle année pour fêter Schumann

Frédéric Chopin aurait presque pu retourner le compliment à Schumann " Chapeau bas Messieurs, un poète ! " en écoutant les œuvres musicales du plus littéraire des compositeurs romantiques. 2010 fête le bicentenaire de la naissance de Robert Schumann, né le 8 juin 1810 à Zwickau, en Saxe (située à l’est de l’Allemagne actuelle)

Les célébrations musicales autour de cet évènement sont bien discrètes, particulièrement en France. Schumann serait-il moins accessible que les autres compositeurs romantiques de son temps, tels Liszt, Mendelssohn ou Chopin ? Honnà ªtement, quels thèmes schumanniens nous trottent dans la tà ªte à l’instant mà ªme ou bien en cherchant dans notre mémoire ? Hormis ceux des Scènes d’enfant, des Lieder parmi les plus connus, du célèbre Concerto pour piano et orchestre en la mineur et de l’indémodable « petit cavalier » pour piano solo ?
Les jeunes musiciens découvrent la plupart du temps le répertoire de Schumann grâce à son Album pour la jeunesse enrichi de sa préface et de ses conseils précieux. C’est seulement plus tard que les mélomanes se laissent toucher par ses véritables chefs d’œuvres. Il faut probablement acquérir un peu de maturité pour écouter et interpréter Schumann, particulièrement: La Fantaisie en do M pour piano, op.17,(1836-1838)
les Kreisleriana (1838),
le Carnaval de Vienne, (1839-1840)
le Concerto en la m pour piano et orchestre, op. 54,(1841-1845)
la Sonate n°3 en fa m pour piano, op.14 (1835),
l’ Oratorio le Paradis et la Péri, op. 50, pour voix solistes, choeur et orchestre (1843),
le Concerto pour violon et orchestre (1853).
L’œuvre pour orgue (ou piano-pédalier), en général parfaitement ignorée de tous:
les Six Pièces en forme de canon,op 56
les Quatre Esquisses,op 58
les Six fugues sur le nom de B.A.C.H, op 60
et bien d’autres pièces musicales. Robert Schumann est-il vraiment complètement oublié en cette année 2010 ?
Quelques évènements musicaux récents nous feraient bien croire le contraire, en voici deux incontournables: La parution de l’intégrale Schumann par Eric Le Sage dont neufs volumes sont déjà enregistrès. Le concert Anniversaire proposé par Arte.tv et Arte + 7 diffusant deux œuvres de Schumann, (accessibles encore pendant quelques jours): L’ouverture de La Fiancée de Messine op. 100 en ut mineur et la Symphonie du Printemps, (Symphonie n°1 en si bémol majeur op. 38) par l’Orchestre Philharmonique de Chambre Allemand de Brà ªme, dirigé par le chef d’orchestre estonien Paavo Jà ¤rvi (Deutsche Kammerphilharmonie Bremen). On pourra compléter ce programme musical par la lecture de deux essais de Michel Schneider consacrés à Robert Schumann, "La Tombée du Jour, Schumann" (Ed. Seuil, coll. Points) et " Schumann, les Voix intérieures" (Ed. Gallimard), tous deux écrits sous l’égide des Chants de l’aube,(Gesà ¤nge der Frà ¼he) op. 133 pour piano, œuvre ultime du compositeur si tourmenté. Il restera encore, pour les plus curieux d’entre nous, à visiter les pages plaisantes que lui réserve le site de Radio France avant d’achever ce bref parcours en pays schumannien
en écoutant Eric Le Sage évoquer Schumann :
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et en admirant Martha Argerich interpréter ici le début du
Concerto en la m, avec le Leipzig Gewandhaus Orchestra dirigé
par Riccardo Chailly.
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Emilie A.

5 réflexions au sujet de « 2010 une belle année pour fêter Schumann »

  1. Bonjour,

    Pouvez vous répondre aux mails que je vous ai envoyé concernant la suppression de mes données informatiques personnelles sur vos sites.

    Je vous rappelle à  vos obligations de webmestre vis à  vis de la CNIL.

    Merci de faire le nécessaire, et surtout de répondre à  vos mails.

  2. Bonjour,

    Je ne suis pas le webmestre, toutefois je vous signale que si votre requête porte sur les messages du forum, vous pouvez les éditer vous-même, il me semble.

  3. Cher ami musicien, (ou chère amie musicienne) vous avez adressé des mails au webmaster récemment, et vous n’avez pas obtenu de réponses. Veuillez l’excuser
    il est absent encore pour quelques jours, et ne peut lire vos messages. Il ne manquera pas de vous répondre personnellement dès son retour.

    N’ayant ni votre email ni votre nom, je ne puis vous répondre personnellement, c’est pourquoi je vous écrit sur ce fil (Schumannien) peut-être pourriez-vous m’envoyer un message interne via le forum, si vous y êtes inscrit(e) ?

    Cordialement

    Emilie

  4. Etonnante l’expression relevée par le chef d’orchestre Paavo Jà¤rvi : Schumann "le Brahms des pauvres" qui a toujours existé dans l’ombre de Schumann,…dans l’émission " Anniversaire Schumann, Arte. TV ( voir à  9 ’02 et suivantes)
    videos.arte.tv/fr/videos/…

    En quoi cette expression employée et partagée par quelques professeurs et par d’autres musiciens se justifie t-elle ? Paavo Jà¤rvi exprime en tout cas son désaccord avec ce jugement. J’ai toujours perçu le contraire dans l’enseignement musical classique, français, le génie de Schumann, son sens inné de la poésie, sa complexité aussi. Brahms étant considéré plutôt comme un " cadet", ce qui n’enlève rien à  son propre génie bien sà»r.

    Sans irrespect de ma part, 🙂 je me souviens des cours de "reconnaissance d’œuvres musicales genre (licence 1 musico) la consigne étant :
    – si c’est un morceau symphonique plutôt "pesant" c’est sà»r c’est du Brahms !
    ou Crois-tu que c’était du Brahms ? Mais non ce n’était pas assez lourd (sic)
    bon c’est un raccourci évidemment beaucoup trop réducteur. Pourtant, on n’aurait jamais dit ça d’un Schumann.

    Schumann est un pur génie, il ne vit "à  l’ombre" de personne.

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