Le passé des Phéniciens, le présent de ma tortue, l’avenir des orchestres symphoniques

1- Très intéressante exposition sur les phéniciens à l’IMA, ce temps-ci.

Tridacne, 650-580 av. J.-C.

Ce peuple de l’antiquité vécut sur le territoire du Liban actuel (Tyr, Byblos…), du XI siècle jusque vers 400 ans av J.C..

Peuples de marins et de commerçants, les phéniciens fondèrent une centaine de comptoirs tout autour de la méditerranée, jusqu’en Espagne (Cadix) et au Maroc, sans oublier Carthage, en Tunisie…pendant qu’ils se faisaient envahir sur leurs territoires tout à tour par les Assyriens, les Grecs (Alexandre le grand), les Egyptiens, Babyloniens (Nabuchodonosor)

Pour commercer, il faut communiquer…Ce sont eux qui créent le premier alphabet, repris par les grecs (qui le complètent avec les voyelles), et dont découlent ensuite les alphabets grecs, latins, arabes, cyrillique…

Etudié au XIXe siècle sous Napoléon III (et très à la mode), ce peuple mystérieux fait fantasmer beaucoup de monde, cf. le Salambo de Flaubert, qui passa quatre ans à se documenter pour écrire ce grand roman historique, à relire!

Je retiens deux choses :

– Leur art (minuscules sculpture d’ivoire, ou d’argent doré) semble assez influencé par l’art égyptien, cf. ce coquillage servant de boite à fard, dont la tête féminine a les yeux maquillés à la mode égyptienne.

– C’est eux qui ont « inventé » la pourpre cardinalice grâce à l’exploitation d’un coquillage, le murex ! 🙂

2- Ma tortue (encore une animal à coquille ) est sortie de terre le 1er mars, avec trois semaines d’avance par rapport à l’année dernière (déjà en avance de plus d’une semaine sur l’année précédente).

Et il y a encore des gens qui nient le réchauffement climatique !! :-/

3- J’étais hier à Pleyel, pour la présentation du programme 2008-2009.

Beaucoup de belles et bonnes choses nous sont promises pour cette nouvelle saison qui démarre en juillet prochain. Mais j’ai relevé le discours prospectif très alarmiste du Directeur musical Laurent Bayle concernant l’avenir à moyen terme des grands orchestre symphoniques.

Pour lui, ces mastodontes sont condamnés du fait de leur gigantisme : Ils seront incapables de s’adapter à l’économie des temps difficiles qui se préparent. Pour preuve :

  • Tous les grands orchestres américains perdent déjà de l’argent, nous dit-il (les notres sont subventionnés, sinon ils n’existeraient déjà plus…).
  • Ils se déplacent de plus en plus difficilement, une fois par an seulement, et encore, alternativement en Europe et en Asie…

Mieux vaut composer pour la musique de chambre, maintenant, surtout quand on ne s’appelle pas Mahler… !

PS : Je signale ce billet de notre ami zvezdo sur Stravinski, ici

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