Devinette musicale

Qui a dit :

  • d’Alban Berg : C’est la derniêre fleur du postromantisme, avec tous les avatars que cela entraine.
  • d’Arnold Schoenberg : Il a exploré la méthode dodécaphonique avec une telle persistance dans le contresens qu’il se rencontre difficilement dans l’histoire de la musique une optique aussi erronée.
  • d’Igor Stravinsky : sa production postérieure à  Noces trahit un épuisement accéléré qui se manifeste par une sclérose dans tous les domaines.
  • d’Olivier Messiaen : son coté purement harmonique hérissait les plus indulgents.


Pierre Boulez (cité par Pierre Gervasoni, Le Monde du 19 novembre 2005)

3 réflexions au sujet de « Devinette musicale »

  1. Trouver des propos déplaisants dans la prose de Pierre Boulez, c’est assez facile, quoique généralement ses aggressions ne soient pas nominatives.

    En voici une qui est nominative, trouvée en deux minutes : (à  propos de Satie) "beaucoup de ses directives, pendant un long moment de sa vie, se sont avérées juste, jusqu’au moment où¹, déboussolé par une surestimation subite, il s’est précipité de droite et de gauche tel un insecte nocturne aveuglé par une excessive lumière".

    Une autre : "On sent dans Berg un amalgame des plus hétéroclites où¹ l’exotisme de bazar prend aussi sa place avec le tango de la cantate Le Vin".

    Les citations de l’article du Monde sont d’ailleurs extraites du même ouvrage que les deux plus haut : "Points de repère / Imaginer".

    En voici encore : "L’on n’a pas assez de blà¢me pour honnir Stravinsky et son Histoire du soldat".

    Mais il est vrai que plus loin, Boulez dit : "Si, pourtant, nous nous sommes permis de critiquer Berg, c’est que nous le plaçons bien au-dessus de tous les Gribouilles qui se croient et se proclament dodécaphonistes, et que nous répugnons à  donner la main – même pour célébrer ses louanges – à  cette classe putride qui constitue le plus clair du monde musical ‘parisien’ !"

    (Les textes du livre datent de 1948 à  ~1962).

  2. Ce qui me fait le plus rire, c’est "classe putride". On se croirait devant un discours de Castro.

    Wagner, par exemple, a dit du bien de la plupart de ses contemporains musiciens, même de certains qui aujourd’hui nous paraissent bien ternes.

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