Si vous voulez vivre LONGTEMPS, vivez VIEUX (Satie)

Ce n’est pas l’esprit (de sel) ou la musique d’ameublement de ce vieux gamin d’Eric Satie qui m’ont réjoui, hier, à  Beaubourg, mais davantage l’idée dadaiste d’appliquer le concept de basse continue à  la peinture, idée illustrée notamment par le film « Etude pour symphonie diagonale » de Hans Richter présenté à  l’exposition Dada.

En fait, c’est moins la méthode de la basse chiffrée, en accompagnement de la mélodie que les transformations de la variation symphonique qui semblent s’appliquer. Vous connaissez ces transformations: outre la transposition, on distingue classiquement les mouvements direct, contraire, rétrograde (ou « inverse ou « récurrent), et rétrograde et contraire. Si cela ne vous dit rien, allez voir les mouvements du contrepoint en imitation, chapitre 16 page 83 des 20 leçons d’harmonie (ou le chapitre 19, dodécaphonisme ou sérialisme).Ou encore si vous préférez, les excellents billets de zvezdoliki qui cumulent érudition et humour. Mais revenons-en au film. Il nous montre comment à  partir de quelques dessins géométriques simples, on peut par un jeu de caches et l’application de quelques transformations géométriques simples engendrer une œuvre cinématographique étonnante, et jamais ennuyeuse. Et cela date quand même de 1924 !

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